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EAN : 9782878581829
252 pages
Éditeur : Viviane Hamy (11/09/2003)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 49 notes)
Résumé :

Que faisait Antoine au musée d'Art moderne pendant ses heures de bureau? C'est une bonne question, la plus simple des questions, et Véra Carmi ne parvient pas à La poser à son mari. Son attitude évasive, étrange, l'intrusion soudaine de Mlle Rotheim et de sa pension digne de Balzac, et puis cette étrange histoire d'une série de tableaux de Soutine ne font qu'épaissir le mystère...

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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Nebulas
  07 février 2016
Antoine et Véra Carmi forment un couple heureux. Antoine est un homme d'affaires réussi qui travaille pour une entreprise internationale. Il voyage beaucoup en laissant sa femme Véra seule à la maison à Paris. Véra, elle, elle travaille comme rédactrice indépendante.
Antoine et Véra n'ont pas beaucoup d'amis. Ils n'ont pas beaucoup de parents non plus. Véra a abandonné ses parents et a perdu tout rapport avec eux. Antoine a encore un père et un frère, qui habitent chez une certaine « Mlle Rotheim », une femme âgée avec une santé précaire qui est une sorte de mère adoptive d'Antoine. Véra ne les connaît pas ; Antoine a refusé de présenter sa femme à sa famille. En effet, il cache sa famille pour Véra, car il a peur que sa famille brise son mariage. C'est une chose qu'on apprend seulement plus tard dans le livre. Antoine rend visite chez sa famille sans emmener Véra avec lui. De plus, Antoine fait vivre sa famille par leur verser régulièrement beaucoup d'argent.
Au début du livre on apprend la situation de Véra, c'est elle qui raconte l'histoire. Véra n'aime pas le manque de contact avec la famille de son mari et l'argent versé. Elle ne comprend pas pourquoi Antoine agit comme ça, fait-elle honte à lui ? Elle trouve que Mlle Rotheim exerce une mauvaise influence sur son mari. On peut facilement comprendre les sentiments de Véra et ses frustrations en ce qui concerne Mlle Rotheim, cette femme injuste ! Antoine, il agit vraiment bizarrement et son comportement est non justifié envers sa femme.
Après quelques chapitres, la perspective change et on apprend l'histoire de la vie de Mlle Rotheim. Après avoir lu cette histoire, on comprend mieux son influence sur Antoine et, au moins dans mon cas, on trouve Mlle Rotheim soudainement vraiment sympathique.
C'est un livre surprenant et captivant avec une histoire originale. J'ai surtout aimé la fin du livre : il y a des développements relativement à quelques tableaux du peintre Soutine, parmi lesquelles « le Groom », qui, finalement, mènera Véra encore à Mlle Rotheim et son ménage. Le livre a gagné le Prix des libraires en 2014.
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nelly76
  01 novembre 2019
-" Une oeuvre d'art,c'est ce qui doit nous embellir la vie,ou l'empoisonner, c'est pareil".Dernière phrase de cette histoire ,comme épilogue.
Je dois dire qu'en cette journée grise et pluvieuse de Toussaint,la lecture du roman de F.Vallejo a embelli une fin d'après-midi tristounette.
J'étais au côté de ce couple : Véra et Antoine, qui à cause de trois tableaux d'un certain Soutine ( peintre célèbre et reconnu) vont se murer dans un silence lourd de conséquences, beaucoup de non-dits où la confiance n'aura plus sa place ,chacun se méfiera de l'autre ,trop de secrets à cacher et à garder,puis finalement la bulle va éclater et chacun va se libérer de ses " chaines" en se confiant à l'autre ,en expliquant le pourquoi de telle situation afin de retrouver la confiance et l'estime de l'autre.Un jeu dangereux entre l'homme et la femme surtout Antoine qui vit et vogue au gré du vent sur des non-dits ,non-dits voulus par accord tacite avant leur mariage mais qui petit à petit va les mener à la ruine.
J'ai retrouvé avec sérénité le style très personnel et en même temps sublime de F.Vallejo,d'une autre époque parfois mais ô combien vrai et c'est avec regret que j'ai refermé ce roman.
Pour les amoureux de la belle écriture ,de notre langue si bien servie par F.Vallejo ,je vous le recommande.⭐⭐⭐⭐
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Florence94
  15 août 2012
Véra Carmi est appelé par des gardiens du Centre Pompidou, son mari aurait fait un malaise en admirant une toile. En arrivant sur place il s'avére que la victime a disparu. Et le plus surprenant pour Véra est qu'en rentrant chez elle, son mari est là, en pleine forme et qu'il n'évoque rien de tout cela. Au lieu de poser des questions, elle se tait. Les questions se bousculent dans sa tête. Elle va alors s'intéresser de plus près au passé de son mari, découvrir sa drôle de famille qui lui veut tant de bien et enfin comprendre comment un peintre né au XIXe siècle peut empoisonner la vie d'un cadre supérieur en aéronautique du XXIe siècle.Le tout début du livre est déconcertant, on se demande où l'auteur veut en venir, mais ensuite l'histoire décolle. On plonge dans les relations pesantes qu'entretient le mari de Véra Carmi avec sa famille. Il est difficile de comprendre comment ce cadre supérieur, si sûr de lui dans son milieu professionnel, peut se comporter comme un petit garçon dès qu'il est confronté à sa famille, totalement incapable de se libérer de l'emprise que celle-ci exerce sur lui.
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XS
  13 novembre 2016
Une quatrième de couverture alléchante sur le papier, ce Prix des libraires était bien tentant. Mais si les effets de style peuvent appuyer la confusion des personnages, les subir tout au long du récit rend la lecture pesante. Les personnages, trop éthérés pour que je puisse m'intéresser à leur destinée; c'est dommage car l'intrigue est originale.
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Didine76
  23 février 2013
Intéressant roman sur fond artistique avec une enquête. On a envie de connaître le dénouement.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
nelly76nelly76   01 novembre 2019
Être l'auteur de tout le journal de l'entreprise ,de tous les rapports ,c'était bien joli,ça n'a pas empêché la routine de s'installer : les mêmes fautes à toutes les lignes,les mêmes défauts de construction ,et rester enfermée pour redresser tant de prose malmenée ,malhabile. Elle se disait parfois que la condition des femmes n'avait guère changé depuis la préhistoire .L homme ,guerrier mâle, continue à étendre son territoire de chasse,Antoine caracole dans les capitales européennes ,pendant que Véra ,attachée à son piquet,attendant son retour ,ravaude la prose des hommes.Non,elle ne le disait pas sérieusement ,le travail à domicile ,c'est une conquête sociale ,féministe ,tandis que le malheureux mâle s'use la santé à courir ,voler,à travers le monde.( page 127)
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nelly76nelly76   01 novembre 2019
Elle a rangé les trois cartes dans une pochette intérieure de son sac à dos ,trois Soutine inquiétants, trois bombes accrochées à ses épaules,un vrai membre de l' ETA en plein Madrid, a t-elle songé , pendant qu'Antoine travaille tranquillement. Il faudrait avoir la force de les lui balancer à la figure,comme une femme qui partage tout avec son mari.C'est vrai ,elle partage sa vie depuis 6ans,non?enfin ,partager une vie,ce n'est pas ce qu'on croit: c'est mettre en commun ,partager, mais c'est aussi diviser.Partager un gâteau : chacun son lot,à toi ton morceau d'opéra, à moi le mien.Partager,c'est à la fois ce qui nous rassemble et ce qui nous sépare. Tu partages ma vie?Tu la divises,tu la mets en morceaux.Le souci d'autrui et l'égoïsme rendus par le même verbe,et si je lance mes trois bombinettes en forme de carte postale,je vais la partager notre bonne petite vie commune je vais la réduire en miettes.(page 65).
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NebulasNebulas   26 janvier 2016
Une vie rien que à nous, c’est un mensonge auquel nous avons envie de croire. Mais jamais deux individus n’ont eu une vie qu’à eux, illusion que des gens de plus de trente ans devraient avoir perdu depuis longtemps.
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nelly76nelly76   01 novembre 2019
Vrai ou faux,Soutine où pseudo-Soutine,quelle importance ,quelle différence ? Véra allait passer de longs moments à scruter ces yeux tristes et ces lèvres narquoises, à garder dans le coin de l'oeil cette tâche rouge lumineuse.Une oeuvre d'art c'est ce qui doit nous embellir la vie ,ou l'empoisonner ,c'est pareil.
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Florence94Florence94   14 août 2012
- Je t’avais bien dit que ce n’était pas une femme pour toi, avait lancé Melle Rotheim qui n’avait jamais prononcé une phrase semblable, du moins pas directement. Et puis, tu vois, elle s’en va, exactement comme ta mère, dans les mêmes conditions, peut-être pour les mêmes raisons. Tout se répète sans cesse. Heureusement que je suis toujours là, moi. Tout se répète sans cesse, et tout se répétera. J’étais là pour sauver ton père et je suis toujours là pour te sauver. Encore heureux que tu n’aies pas à nous ramener deux enfants.
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