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EAN : 9782757809433
320 pages
Éditeur : Points (28/01/2010)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 33 notes)
Résumé :
L'auteur imagine le périple en Italie de Jean-Jacques Rousseau, Diderot et Grimm. Ils sont accompagnés de Lambert, le valet que Madame d'Epinay, protectrice de Rousseau et maîtresse de Grimm, a mis à leur disposition. Entre Florence, Sienne, Rome et Naples, le voyage des trois écrivains sera ponctué de mille et une péripéties. Lambert, chargé de veiller sur eux, mais aussi d'observer les agissements des uns et des autres, nous raconte les déboires, les désaccords et... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Iboo
  03 octobre 2016
Je suis restée un peu sur ma faim avec ce Voyage des Grands Hommes.
Rousseau, Diderot et Grimm, c'était pourtant prometteur mais d'anecdotes sans grand intérêt en situations répétitives, on tourne un peu en rond, il faut bien le dire.
S'ajoute à cela, le phrasé populaire du XVIIIe siècle, truffé de mots et d'expressions qui n'ont plus court et dont j'ignorais le sens. Il est vrai, cependant, que ce style était logique dans le contexte vu que le narrateur du récit n'est autre que Lambert, le valet de ces Messieurs. Mais il n'empêche que ce souci d'authenticité voulu par l'auteur m'a, par trop souvent, déroutée et je suis certainement passée à côté de quelques subtilités ou traits d'humour.
Il en ressort néanmoins que si le sel de certains passages m'a échappé, j'en ai relevé d'autres assez savoureux. D'où mon appréciation mitigée.
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yo
  10 octobre 2011
Diderot, Rousseau et Grimm. Trois grands hommes des Lumières, qu'on peut imaginer proches par les idées mais sans grand lien. Pourtant, sous la plume de Vallejo, les trois auteurs se rendent ensemble en Italie, suivant ainsi l'ordre de Mme d'Epinay qui met à leur disposition une voiture et un valet, Lambert. le voyage ne sera pas de tout repos.
En effet, bien qu'illustres aujourd'hui, nos trois grands hommes ne sont dans la vie quotidienne pas à une bassesse près. Tout ceci attriste fortement Lambert, déjà chagriné de devoir accompagner des non-nobles et de ne pas tenir compagnie à son aimée, restée à Paris. Rousseau, homme de salon, est connu pour les quitter brusquement, avant de revenir s'asseoir. Ce n'est pas, comme le pensait Lambert, pour apaiser une colère, mais pour soulager une vessie défaillante. Diderot est lui aussi mal en point et réclame, dès qu'une baisse de forme se présente, un verre de lait. Quant à Grimm, son intérêt se porte plus sur les femmes que sur ses amis.
Lien : http://livres-et-cin.over-bl..
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Florence94
  15 août 2012
Madame d'Epinay propose à trois de ses amis, Rousseau, Diderot et Grimm de leur offrir un voyage en Italie. Pour les accompagner elle leur attache les services de l'un de ses valets, Lambert. A la fin de sa vie, à l'occasion du transfert au Panthéon des cendres de Rousseau, le valet Lambert fait le récit de ce périple. Il nous conte ainsi les péripéties du voyage, les discussions philosophiques des trois grands hommes mais surtout il va nous révéler leur véritable personnalité faite de grandes idées mais aussi de petites lâchetés et autre mauvaise foi.Ce récit d'un voyage fictif effectué ensemble par Rousseau, Diderot et Grimm est très agréable à lire, humoristique mais teinté d'amertume. L'auteur fait descendre nos grands hommes de leur piédestal.
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sweetie
  13 février 2014
Rousseau, Diderot et Grimm assis dans la même calèche en route pour un voyage d'agrément, c'est assurément du bon temps en perspective. J'aime beaucoup l'écriture de François Vallejo : vivante et évocatrice.
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CeCedille
  08 octobre 2012
L'idée est plaisante, de raconter le voyage d'un valet de chambre en Italie, chargé d'accompagner trois messieurs, se disant philosophes, nommés Diderot, Rousseau et Grimm. On sait qu'il n'y a pas de grand homme pour un valet de chambre, ce que démontre le roman. Les maitres se disputent, s'embrassent et au fond se haïssent. le valet est balloté entre leurs exigences contradictoires, dont il sait tirer profit. François Vallejo est un virtuose du style, recomposé à la manière de l'époque, dans le parler savoureux de Lambert, le valet. Nos philosophes, vaniteux, maladroits, couards, rancuniers, n'en sortent pas grandis. Mais le lecteur aura bien ri à leurs dépens, avec l'illusion d'une excursion réjouissante et pittoresque tant dans l'Italie des arts et des (mauvaises) odeurs, que dans la société de la fin de la fin de l'Ancien Régime. On n'aura rien appris sur la philosophie des Lumières, mais beaucoup, et dans la bonne humeur, sur les grandeurs et les misères de la nature humaine.
Lien : http://diacritiques.blogspot..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
IbooIboo   04 octobre 2016
- Mes amis, a repris M. Diderot, il est temps, puisque Grimm a encore sa connaissance, de jeter les fondements de notre nouvelle croyance, une religion des hommes libres et de l'avenir.
- Je sens que vous allez blasphémer, Diderot, il faut vous taire.
- Ah Rousseau, détrompez-vous, vous m'entendez commencer l'éloge de la religion.
- Je connais assez bien votre cœur pour m'attendre au pis sur ce chapitre.
- N'attendez plus, me voici, et j'affirme qu'une religion devrait mettre au-dessus de tout le plaisir et non la pénitence, et non le cilice. La joie de l'âme ne saurait être que l'expression de la joie du corps. Si une religion me demande de m'étouffer, de traquer le pêché là où il n'est pas, ou bien là où il me réjouit, je n'en veux pas. Si une religion dresse sous mes yeux la liste de toutes ses maussaderies, me fait jeûner, porter la haire, me couvre de cendres, je n'en veux pas. Si elle dresse la liste des plaisirs à ma portée et qu'il me faut connaître, voilà ma religion, et c'est celle de l'amour.
- Vous oubliez, Diderot, que la religion de nos pères s'est fondée comme la religion de l'amour.
- Sans doute, mais de quel amour parle-t-on ?
- De l'amour de Dieu et des hommes.
- L'amour de Dieu et des hommes, parlons-en, c'est votre catéchisme, l'amour de Dieu et des hommes et toutes les religions le professent mais regardez bien la figure de cet amour : partout où il se répand sur cette terre, il devient l'amour de la mort. Cela commence avec notre grand Sacrifié qu'on nous donne en exemple. C'est son sang versé qu'il nous faut aimer. Et à celui qui ne veut pas aimer sa mort, on s'empresse de la donner. Nos religions prospèrent sur la mort des impies, et voilà l'amour. Plus de soixante-dix sectes de l'Alcoran trouvent assez d'amour dans leur foi pour nourrir des coupeurs de têtes ; nos catholiques et nos calvinistes s'entrégorgent par amour et par tous les temps ; on arrache des langues, on attache sur la roue, on brûle, cela s'appelle l'amour de Dieu et des hommes : l'amour de la mort, vous dis-je. Notre religion ne sera qu'amour de la vie, de ses passions, de ses fantaisies, de la joie.
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IbooIboo   18 septembre 2016
Chacun poursuivait ses accrocs au mariage avec la plus grande ardeur. Les conversations d'entresol allaient leur train et les rires silencieux remplissaient l'office, quand on a raconté que M. d'Épinay avait acheté à une fille, et sans le savoir, un mal vénérien des plus tenaces, en avait fait don, en homme libéral qu'il savait être quelquefois, à Madame la marquise qui en avait aussitôt fait profiter M. Dupin. Les meilleurs médecins s'employaient à arrêter le mal, et nous prêtions notre concours avec les mines les plus respectueuses et la crainte que l'air de la demeure ne soit empoisonné et que nous succombions à notre tour. Mais notre maison était bien tenue et nos maîtres ne partageaient pas avec leurs gens ce qui n'appartenaient qu'à eux.
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Florence94Florence94   14 août 2012
Les hommes sont oublieux. Les grands hommes sont oublieux des petits, le grand Rousseau, au moment de mourir, n'avait certainement pas conservé aucune mémoire du petit Lambert qui le dépassait pourtant d'une bonne tête. Les hommes sont oublieux. Les petits danseurs ne sauront plus à dix ans d'ici qui était le grand Rousseau. Les petits sont oublieux des grands. Personne ne veut entendre personne.
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