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Marie-Claire Bancquart (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070366693
Éditeur : Gallimard (30/05/1975)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 231 notes)
Résumé :
« Voilà des semaines que j'attends, du fond de mon trou, une occasion de leur filer entre les doigts.
Leur échapperai-je ?... je ne crois pas...
Tant pis ! si l'on me prend, on me prendra !
Je suis en paix avec moi-même...
Mon nom restera affiché dans l'atelier des guerres sociales comme celui d'un ouvrier qui ne fut pas fainéant...
Ils ne m'auront pas ! Et je pourrai être avec le peuple encore, si le peuple est rejeté dans la rue... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
colimasson
  26 août 2013
Quelle idée de vouloir lire L'insurgé lorsqu'on se souvient à peine de ce qu'était la Commune. Si certains livres historiques se comprennent bien sans prérequis, d'autres peuvent d'abord donner cette impression avant de perdre totalement leur lecteur inculte (moi) dans un défilé de noms de personnages, de lieux et de dates qui ne leur évoquent rien.

Quelle idée de vouloir lire L'insurgé lorsque l'on n'a même pas lu les deux volumes qui précèdent ce dernier acte d'une trilogie. Peut-être aurait-il été plus judicieux de lire d'abord L'enfant puis le bachelier avant de vouloir se lancer dans la découverte d'un Jules Vallès que l'on aurait sans doute mieux compris si on l'avait suivi depuis le récit de ses premiers vagabondages.

Mais comme il est des livres qui, malgré leur inscription dans un contexte social, politique et historique stricts restent malgré tout compréhensibles, L'insurgé aurait pu en faire partie. Rapidement, on réalise qu'il n'en est rien et que ce récit biographique tiré de l'expérience révolutionnaire de la Commune se veut avant tout témoignage historique. L'aspect universel est laissé de côté : que ceux qui voudraient pouvoir trouver davantage que cette monnaie brute que nous livre Jules Vallès se tournent vers autre chose. Il n'y aura ici rien de plus et rien de moins que le récit d'une révolution marquée par la désillusion et par les retournements de position de ses sujets. Vision lucide mais qui, parce qu'elle s'inscrit très précisément dans le contexte de la Commune, ne prétend absolument pas se généraliser à d'autres situations révolutionnaires. Pour peu qu'on ait l'âme d'un chercheur d'or, on pourra bien sûr extraire de L'insurgé des réflexions qui feront étrangement écho à notre époque où l'hypocrisie et les affaires d'intérêts ne sont plus un mystère pour personne. Pour le reste, débrouillez-vous, et bonne chance pour comprendre qui sont les personnages et les lieux évoqués par Jules Vallès, et pourquoi ils lui semblent si cruciaux lorsqu'ils n'évoquent rien pour le quidam n'ayant pas assez révisé ses cours d'histoire.

« C'est Gustave Mathieu, le poète, et Regnard, le chevelu, qui m'abordent à une table de Bouillon Duval où je viens de m'asseoir, et m'apprennent qu'une trentaine d'individus se sont jetés sur la caserne des pompiers de la Villette, et ont fait feu sur les sergents de ville. »

Mais enfin, peu importe. Avant de se laisser perdre par ces références obscures, on aura pu profiter du style d'écriture lapidaire de Jules Vallès, impliqué et passionné dans ses descriptions incisives, dans ses figures de style sanglantes et dans ses jugements tranchants. Pour une lecture d'abattoir, nous pouvons nous reposer sur le savoir-faire de Jules Vallès –le résultat tout en ossements, sanglant et rempli de tripes, ne devrait pas décevoir les carcasses que nous sommes.

« J'ai pris des morceaux de ma vie, et je les ai cousus aux morceaux de la vie des autres, riant quand l'envie m'en venait, grinçant des dents quand des souvenirs d'humiliation me grattaient la chair sur les os –comme la viande sur un manche de côtelette tandis que le sang pisse sous le couteau. »

A côté de ces homoncules de chair et de sang, Jules Vallès n'oublie pas toutefois que gravitent des âmes à la psychologie trouble. Les sentiments indécis et les émotions teintées d'hypocrisie sont passés au crible de son regard : l'individuel essaie de justifier le collectif dans une compréhension plus fragmentaire du grand phénomène de la Commune.

« J'ai peur de paraître lâche à ceux qui m'ont entendu dans les cénacles à gueux, promettre que, le jour où j'échapperais à la saleté de la misère et à l'obscurité de la nuit, je sauterais à la gorge de l'ennemi.
C'est cet ennemi-là qui m'encense aujourd'hui. »

Alors, lâche ou combattant, que serez-vous ? La lâcheté consisterait à s'avouer vaincu et à ne pas faire l'effort d'approfondir ses recherches pour comprendre les implications des renseignements que Jules Vallès nous fournit dans L'insurgé. Oui mais… la situation décrite dans ce récit ressemble parfois si étrangement à celle que nous reconnaissons chez certains de nos compatriotes qu'on se demande s'il ne vaudrait pas mieux se consacrer à des luttes plus actuelles… Jules, retrouve ta vieille carcasse et viens griffonner deux ou trois de tes mots lapidaires à propos de notre époque : tu aurais une nouvelle occasion de devenir grinçant –et nous aussi.

Lien : http://colimasson.over-blog...
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lecassin
  22 novembre 2013
Le BEPC ! Brevet d'Etudes Primaires des Collèges, mon BEPC. Voilà qui ne va rajeunir personne : c'était en 1972… et « L'insurgé » de Jules Vallès fut mon « livre de prix » (offert en Livre de Poche par l'Entente Scolaire Intercommunale de Tourlaville - Bretteville - Digosville - La Glacerie – le Mesnil au Val) à l'occasion de mon brillant succès aux épreuves du dit Brevet cette année là.
Mais revenons à nos moutons…
« L'insurgé », donc… Troisième volet de la trilogie de Jacques Vingtras, ouverte avec « L'Enfant » et poursuivie avec « le Bachelier » ; publié chez Charpentier en 1886 après avoir paru initialement en 1885 (l'année de « Germinal » du grand Zola) dans les journaux « La Nouvelle Revue » et « le Cri du Peuple ».
« AUX MORTS DE 1871
À TOUS CEUX
qui, victimes de l'injustice sociale,
prirent les armes contre un monde mal fait
et formèrent,
sous le drapeau de la Commune,
la grande fédération des douleurs,
Je dédie ce livre. »
Le ton est donné. Vallès entreprend de nous raconter la Commune de Paris dans toute sa grandeur mais aussi dans toute sa cruauté. On verra son héros, Jacques Vintgras, l'écrivain Vingtras, ferrailler sur les barricades… dans la tourmente des soubresauts de l'Histoire et l'euphorie de l'action.
Dans ce dernier opus de l'auteur, paru un an après sa mort, Jules Vallès se fait le défenseur de tous ceux que cette fin de 19ème siècle gène aux entournures. Dans un style très vif (journalistique dirait-on aujourd'hui) il nous plonge dans une de ces « brûlures de l'histoire » qui contribua à faire de la France ce qu'elle est aujourd'hui…
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gill
  13 février 2013
"L'insurgé" n'est ni une histoire de la Commune, ni un roman historique, ni une autobiographie révolutionnaire. C'est l'histoire d'un homme, d'un écrivain, d'un livre "le réfractaire".
C'est le combat contre la lâcheté de gagner sa vie, de se vendre à des emplois alimentaires et le désespoir de voir sombrer sa liberté pour échapper à la misère.
C'est, aussi, la révolte de l'homme de lettres engagé face à la censure d'où qu'elle vienne.
"L'insurgé" est le dernier tome d'une trilogie qui, après "L'enfant" et "Le bachelier", fait le récit, autobiographique, de la vie d'un écrivain : Jacques Vingtras.
Un homme écrit sur une révolution, sur sa révolution et L Histoire perce sous le roman sans, toutefois, le faire disparaître.
Jules Vallès, convaincu s'engagea dans la Commune,de toutes ses forces. Lorsqu'elle s'empare de Paris, il est élu maire du XIX° arrondissement. le lendemain, il est condamné à mort. Son journal, "Le cri du peuple" est interdit.
Dans ce troisième volume, l'auteur montre son héros sur les barricades, dans la tourmente de l'action, au milieu des corps sans vie.
Ce livre, Jules Vallès l'a dédié, en 1885, à tous ceux qui, victimes de l'injustice sociale, prirent les armes contre un monde mal fait et formèrent, sous le drapeau de la Commune, la grande fédération des douleurs.
Quand il fut mis en librairie, son auteur était mort depuis un an, sa secrétaire et amie, Séverine, se chargea de rédiger, d'après les notes de Vallès, les chapitres 28 à 34 de l'ouvrage.....
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candlemas
  03 décembre 2017
Je reproduis ici ma critique de l'Enfant et du Bachelier, la trilogie constituant selon moi un tout indissociable :
Je réalise avec le recul ce que je dois à ce professeur ponot (du Puy en Velay) qui, par chauvinisme ou volonté d'inscrire la littérature dans son contexte local, me fit étudier ce libre plutôt que le "traditionnel" Vipère au Poing de Bazin.
Ce roman autobiographique sur l'enfance pauvre et malheureuse dans cette rude région ne m'avait pas marqué de prime abord, et Vipère au Poing, lu depuis, me semble narrativement plus intéressant et mieux écrit. Mais le travail inconscient a fait son oeuvre, et m'amena, de fil en aiguille, à lire les tomes 2 et 3 (Le Bachelier, L'insurgé) ; et aussi participa sans doute à ma prise de conscience de la nécessaIre lutte -encore aujourd'hui, en France-
pour les droits des enfants;
Avec le recul, je me rends compte aujourd'hui à quel point Jules Vallès m'a marqué. Comme il l'a dit lui-même : "ce qu'ils appellent mon talent n'est fait que de ma conviction".
Et en effet, dans L'enfant, je n'ai pas été touché extérieurement par une sentiment d'empathie et de commisération, mais saisi, par identification, d'un sentiment de révolte et par l'ardent désir d'affirmer qui je suis, ce que je pense, ce que je crois, au mépris des interdits.
C'est cette même force de résistance à l'oppression qui portera ensuite Jacques Vingtras / Jules Vallès a dénoncer Napoléon III, manquant d'être interné comme aliéné alors qu'il s'oppose au coup d'Etat, et à dédier le Bachelier à « ceux qui nourris de grec et de latin sont morts de faim. » On y voit monter les frustations qui nourriront demain sa volonté de combat.
Enfin, L'Insurgé , qui raconte son implication corps et âme dans l'aventure désespérée de la Commune, aura été mon préféré, apothéose du travail de résilience entamé dans l'enfance, poursuivi dans les tumultes incertains de l'adolescence, et qui s'achève dans l'accomplissement mature de la révolte communarde.
Accomplissement, cette folie des plus pauvres, excessive et sanglante ?
Oui, car si L Histoire et la loi du plus fort ont voulu que la République bourgeoise triomphe et écrase dans le sang les barricades parisiennes, cette rare et éphémère expérience de démocratie populaire et directe, s'élargissant notamment pour la première fois aux femmes, fut.
L'utopie au pouvoir se révéla certes dangereuse dans ses excès, et on peut craindre qu'avec plus de succès elle eût pu sombrer dans les mêmes travers que la Terreur ou la Révolution bolchevique ; mais elle n'en demeur (-rait ?) pas moins un rappel à la république bourgeoise que lorsque les "exclus" (pour reprendre un terme actuel) d'un système se font trop nombreux et trop éloignés des élites au pouvoir, celui-ci peut voir sa fin toute proche...
Au-delà de cette dimension politique (incontournable à mon sens du roman autobiographique de Jules Vallès), et que l'on adhère ou pas aux thèse anarchistes (pas, en ce qui me concerne), on ne peut, à mon sens, que s'enthousiasmer pour la force de conviction de cet homme, qui transcende ses souffrances dans la lutte pour ses idéaux et nous rappelle l'importance de dire NON, simplement pour ses valeurs, et ne serait-ce que dans sa vie personnelle.
Vallès est donc pour moi, dans sa trilogie autobiographique, l'incarnation même de ce Temps des Cerises, aussi dramatique que marquant, approfondie depuis dans différents ouvrages plus historiques ; et Jacques / Jules, malgré ses excès, est comme un grand frère un peu tête brûlée, qui rappellerait à son cadet sage et rangé l'importance de conserver et entretenir toujours sa force de rébellion... au cas où...
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Bene31
  15 décembre 2013
Même si parfois on regrette d'avoir eu des a priori sur une oeuvre ou un auteur, et bien cette fois-ci je n'ai pas réussi à les dépasser. J'ai été rapidement perdue puis carrément engloutie sous la rapidité du style de Vallès, j'ai perdu le fil des réunions politiques qui s'enchaînent, pourtant j'aime ça la politique et les conciliabules !! Si tel était le but, de rendre la confusion de cette époque, le but est parfaitement atteint, mais mon esprit avait tendance à divaguer pendant la lecture…
L'Insurgé vient clore la trilogie Jacques Vingtras, après L'Enfant et le Bachelier, autobiographie romancée de Vallès. Après son diplôme, Vingtras vit de petits boulots, se lance dans le journalisme en proposant ses services aux différents journaux de la capitale et finit par monter le sien. Par ce biais, il exprime sa révolte contre le régime, il est plusieurs fois condamné. Pacifiste, il manifeste contre l'entrée en guerre de la France contre la Prusse. Très vite le Second Empire s'effondre. Vallès s'oppose au gouvernement de Défense nationale, fonde le Cri du peuple. Lors de la capitulation de la France face à la Prusse à Versailles, le gouvernement suspend la parution des journaux. Quelques jours plus tard, la Commune de Paris est officiellement proclamée, Vallès est nommé membre de la Commission de l'Enseignement. Leurs adversaires sont trop nombreux et les dissensions internes trop importantes. La révolte est écrasée, les révolutionnaires pourchassés. Vallès parvient à s'échapper et à fuir Paris.
Son exil durera neuf ans, c'est d'ailleurs pendant cette période qu'il écrit l'Insurgé.
Ce récit vaut avant tout par la puissance de l'engagement de cet homme, qui n'a fait que se battre pour ses idées, contre la misère et la censure, son immersion dans la lutte sur le terrain, mais aussi par les considérations sur l'écriture. Vallès a aussi bien la révolte chevillée au coeur que le désir d'écriture, ce livre qu'il porte et qui sera le fruit de cette révolte.
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Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
gillgill   13 février 2013
C'est peut-être vrai que je suis un lâche, ainsi que l'ont dit sous l'Odéon les bonnets rouges et les talons noirs ! Voilà des semaines que je suis pion, et je ne ressens ni un chagrin ni une douleur ; je ne suis pas irrité et je n'ai point honte. J'avais insulté les fayots de collège ; il paraît que les haricots sont meilleurs dans ce pays-ci, car j'en avale des platées et je lèche et relèche l'assiette.
En plein silence de réfectoire, l'autre jour, j'ai crié, comme jadis, chez Richefeu :
"Garçon, encore une portion !"
Tout le monde s'est retourné, et l'on a ri.
J'ai ri aussi - je suis en train de gagner l'insouciance des galériens, le cynisme des prisonniers, de me faire à mon bagne, de noyer mon coeur dans une chopine d'abondance - je vais aimer mon auge !
J'ai eu faim si longtemps !
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JcequejelisJcequejelis   12 avril 2012
C'était mon livre, le fils de ma souffrance, qui avait donné signe de vie devant le cercueil du bohème enseveli en grande pompe et glorifié au cimetière, après une vie sans bonheur et une agonie sans sérénité.
A l'œuvre donc ! et vous allez voir ce que j'ai dans le ventre, quand la famine n'y rôde pas, comme une main d'avorteuse qui, de ses ongles noirs, cherche à crever les ovaires !
Moi qui suis sauvé, je vais faire l'histoire de ceux qui ne le sont pas, des gueux qui n'ont pas trouvé leur écuelle.
C'est bien le diable si, avec ce bouquin-là, je ne sème pas la révolte sans qu'il y paraisse, sans que l'on se doute que sous les guenilles que je pendrai, comme à la Morgue, il y a une arme à empoigner, pour ceux qui ont gardé de la rage ou que n'a pas dégradés la misère.
Ils ont imaginé une bohème de lâches, — je vais leur en montrer une de désespérés et de menaçants !

391 - [Le Livre de Poche n° 1244, p. 22-23]
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colimassoncolimasson   20 février 2014
Si j’ai pu me faire quelques idées et les aligner en rangs d’oignons, c’est que j’ai toujours gagné assez pour boire mon litre, et prendre mon café avec la consolation ! On dit que j’ai tort de me piquer le nez ? Mais, sacré nom ! c’est quand ce nez-là me chatouille que ma pensée se ravigote, c’est quand j’ai l’œil un peu allumé que j’y vois le plus clair !... C’est pas pour la vertu, croyez-le bien, jeune homme, qu’on recommande aux pauvres de ne pas licher ; c’est parce qu’on a peur que cela leur débrouille un peu la cervelle, et leur graisse les muscles, et leur chauffe le cœur ! Êtes-vous content de ce que j’ai fait ? … Oui… Eh bien, j’ai écrit cela avec la suée de mes cuites !
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colimassoncolimasson   10 septembre 2013
Comment ne se fâchent-ils pas ? / C’est que j’ai gardé tout mon sang-froid, et que, pour faire trou dans ces cervelles, j’ai emmanché mon arme comme un poignard de tragédie grecque, je les ai éclaboussés de latin, j’ai grandsièclisé ma parole, -ces imbéciles me laissent insulter leurs religions et leurs doctrines parce que je le fais dans un langage qui respecte leur rhétorique, et que prônent les maîtres du barreau et les professeurs d’humanité. C’est entre deux périodes à la Villemain que je glisse un mot de réfractaire, cru et cruel, et je ne leur laisse pas le temps de crier.
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colimassoncolimasson   22 février 2014
Le spleen ronge, avec la gloutonnerie d’un cancer, la place où jadis ils croyaient avoir une âme, et fait monter la nausée du dégoût jusqu’à leurs narines, qui palpitèrent aux odeurs d’encens. Faute de ce parfum, il leur fallait le parfum de la poudre… or, l’air n’est chargé que de torpeur et de couardise ! Ils se débattent quelque temps encore ; un beau soir, ils avalent du poison pour crever comme les êtres –qui n’ont pas d’âme !
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La saga des Passagers du vent sera de retour en librairie ! A l'approche de la sortie du tome 8, nous avons recueilli des témoignages de journalistes et d'historien pour parler de la saga.
Résumé : Paris, 16 février 1885. On enterre Jules Vallès, tout juste cinq ans après l?amnistie des communards et le retour des exilés. Zabo est là, au milieu de la foule immense. Alors que nous l?avions quitté vingt ans plus tôt, en Louisiane, elle répond aujourd?hui au prénom de Clara. Quand elle voit une jeune fille, fraîchement débarquée de sa Bretagne natale, se faire maltraiter, Zabo réagit?
En savoir plus : https://www.editions-delcourt.fr/serie/passagers-du-vent-08-le-sang-des-cerises-journal-1-4.html
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L'Enfant, L'Adolescent, Le Jeune homme
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L'Enfant, La Bachelier, L'Insurgé

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