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EAN : 9791026239703
125 pages
Librinova (23/08/2019)
4.11/5   14 notes
Résumé :
Lorsque Nathaniel rencontre Anna Marchall Borowski, il ne se doute pas que bousculer malencontreusement une vieille dame sur un trottoir parisien va bouleverser sa vie. Il ne tardera pas à le réaliser. Femme de tête, Anna parviendra à s’immiscer dans son quotidien jusqu’à en changer le cours. Ils quitteront Paris pour la capitale de l’Alsace où Nathaniel se retrouvera à la tête d’un hôtel, le Saint James, secondé par Mary Hutchinson, une amie d’Anna. Faisant face av... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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Belle surprise que la découverte de ce premier roman de Nicolas Vallier, "De circonstance", un roman Feel-good aux allures de polar... ou l'inverse ? Vous l'aurez compris, l'auteur mélange les genres et bien que le côté polar débute tardivement et passe au second plan, vous trouverez bel et bien dans ce récit tous les ingrédients du genre, un cadavre (si l'on peut dire), un commissaire, un suspect (qui aura bien du mal à parler) et même des fausses pistes (sinon pour le commissaire, au moins pour le lecteur).
Au départ pourtant, rien ne laissait présager la tournure qu'allait prendre les événements. On suit le parcours de Nathaniel, devenu cadre dans une société de lingerie à Paris, après avoir quitté Dijon. Mais une rencontre improbable avec Anna Marchall Borowski, une aristocrate d'origine russe, propriétaire d'hôtels en Alsace, va changer le cours de sa vie. Après avoir intégré une association dont elle s'occupe, Nathaniel se voit proposer la direction d'un de ses hôtels, le Saint James. Et les voilà partis sur Strasbourg où il va faire la connaissance de Mary, directrice d'un autre hôtel, qui lui apprendra les rouages du métier. La vie pourrait ainsi s'écouler tranquillement, sauf qu'un "cadavre" a "choisi" l'hôtel que dirige Nathaniel pour faire son apparition dans une des chambres. Nathaniel va dès lors s'improviser détective et tenter de faire la lumière sur cette mort mystérieuse. Même si le récit va ensuite tourner autour de l'enquête, dont le commissaire n'aura au final qu'une faible part, le meurtre ne reste qu'un prétexte pour laisser libre cours au style décalé de l'auteur qui n'a pas son pareil pour dédramatiser les situations en les décrivant avec légèreté et humour.
En résumé, j'ai adoré ce roman ponctué de chapitres courts, avec des personnages hauts en couleurs et attachants, tels que Anna dont le timbre de voix s'est immédiatement imposé dans mon esprit, tant elle m'inspirait ces personnages féminins qu'on retrouve dans les adaptations des romans d'Agatha Christie.
Si vous recherchez une lecture divertissante, je ne peux que vous recommander de lire "De circonstance". Pour ma part, j'attends avec impatience le prochain roman de Nicolas Vallier.
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DE CIRCONSTANCE : Un roman détonnant et déroutant ! Une belle surprise !

Avec ce premier roman, Nicolas Vallier nous entraîne dans son univers à la fois léger, drôle, divertissant mais aussi plein de profondeur et d'humanité.

Il nous propose une histoire dans laquelle se croisent des personnages « haut en couleurs », attachants et imprévisibles, qu'il dépeint avec justesse.

Si l'auteur a su construire un scenario sur fond d'enquête policière, DE CIRCONSTANCE est, par essence, loin des polars traditionnels. C'est avec adresse que l'auteur nous fait basculer dans l'esprit des romans policiers anglais où se mêlent humour, ironie et enquête menée par des détectives amateurs, un brin originaux, autour de cadavres qui le sont tout autant (pas de noirceur mais, bien au contraire, un drame tragi-comique !)

Le récit débute sur une rencontre impromptue qui a lieu en pleine rue, entre une vieille dame mystérieuse (Anna Marchall Borowski) et Nathaniel, un jeune cadre qui travaille dans une entreprise de lingerie fine et… objets divers (drôle de choix !). de leur altercation va naître un étrange pacte qui va les entraîner du côté de Strasbourg.

Dès lors, liés l'un à l'autre, c'est pour le meilleur mais surtout pour le pire, que nous allons suivre l'aventure déroutante d'Anna et Nathaniel qui se trame sur fond de meurtres et d'enquête policière.

On retiendra que dans cet imbroglio de genres, de personnages, de facéties, l'auteur soulève la question des bonnes convenances, dans le sens de ce qu'il convient de dire, de faire, de penser.. OU PAS ! dans certaines circonstances.

Au terme de cette lecture, on découvre un auteur généreux et heureux d'écrire, qui n'hésite pas à nous transmettre son goût de l'écriture. Son style singulier, à la fois courtois et élégant, s'apprécie par une écriture fluide et précise.

Le texte est bien construit pour une lecture distrayante et divertissante. DE CIRCONSTANCE est un roman réussi, qui nous fait passer un bon moment, avec au détour de certaines pages, de belles idées, glissées subtilement par l'auteur qui s'est plu à nous les faire partager. On ne peut que l'en remercier.
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J'ai été agréablement surprise par ce roman c'est cool relax on s'y sent bien ,à la limite on ne cherche même pas à savoir le qui le pourquoi ni le comment de ce meurtre car oui le meurtre d'une personnalité politique a bien été commis dans cet hôtel de bonne réputation dans la merveilleuse ville de Strasbourg et même les circonstances prêtent à sourire...On se laisse entraîner par des personnages bien sympathiques Nathaniel issu d'une famille catholique pratiquante dont les parents le soupçonnent d'avoir des relations peu conventionnelles...Mary sa très séduisante associée à la direction de l'hôtel et Anna cette charmante et pétillante dame âgée qui sait si bien faire de Nathaniel ce qu'elle veut...Oui on finira par résoudre cette énigme ou plutôt ce drame, moment très touchant..Il y a dans ce roman quelques pépites m'ayant fait rire aux larmes, rien que le nom du chien que je ne citerai pas vaut de l'or !ou cet extrait : "Mais aucune preuve ne le désignait comme un assassin psychopathe , assoiffé de sang , machiavélique et fétichiste des bras ou des doigts .. Ce dernier point n'ayant toutefois pas encore été tranché. " ..propos ...de circonstance !
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Un beau portrait de femme qui sait ce qu'elle veut. Anna se prend d'affection pour Nathaniel et l'entraîne dans ses aventures. Tout d'abord dans une association qui promeut les bonnes manières puis à la direction d'un de ses hôtels. Mais une cliente est assassinée.
J'ai regretté que la résolution de l'énigme soit aussi convenue, vous l'aurez compris, l'intrigue n'est pas le point fort de ce livre. En revanche, les personnages et leurs relations sont très bien décrits. L'écriture est fluide et agréable. le livre se lit très facilement.
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Un roman « de circonstance » pour passer un moment des plus agréables

Avec ce premier roman, « de Circonstance » Nicolas Vallier annonce la couleur de son talent. Une écriture maitrisée et riche, un style soigné, le tout dans une belle plume fluide et agréable. C'est un roman dont le genre se situe entre le polar et le Feel-good.
La grande force de l'auteur est d'être léger, drôle et humain quelles que soit la situation. Il n'y a aucune noirceur dans l'histoire. Tous les personnages, l'assassin compris, sont attachants et dépeints avec justesse.
Dès le début, le ton est donné ; un humour à demi-teinte « so british », qui correspond parfaitement à la couverture.
Nous faisons ainsi la connaissance d'un jeune cadre nommé Nathaniel. Il a quitté Dijon pour travailler à Paris. Mais la vie n'est pas vraiment ce qu'il avait espéré jusqu'au jour où il bouscule par inadvertance une vieille dame du nom de Anna Marshall Borowski, russe de naissance. Dès lors, la vie de Nathaniel va prendre une direction qu'il était loin d'imaginer. de jeune cadre au sein d'une société de lingerie fine, il devient directeur d'un hôtel à Strasbourg. Mais les choses vont se compliquer.
Je n'en dirais pas plus. Je laisse le soin au lecteur de faire la découverte de ce roman qui est mon coup de coeur.
Aussi, si j'ai un seul conseil à donner, c'est de ne pas passer à côté de cette belle histoire à la fois drôle et humaine que l'auteur nous conte de main de maître.
Un grand bravo Nicolas Vallier
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Son mari, Kenneth O’Conney, un irlandais vivant au Pays de Galles, élevait depuis plus de quarante ans des moutons dans les vertes collines du Monmouthshire. La laine, le lait et à moindre échelle la viande, lui permettaient d’assurer modestement l’avenir de son exploitation. C’était Mrs O’Conney, son heureuse épouse, qui avait eu l’idée de diversifier leurs ressources. Cette grande rouquine, née dans les Highlands et fine connaisseuse, par pur patriotisme, des meilleurs whiskys d’Écosse, avait imaginé exploiter, suite à un 25 janvier bien arrosé (comme le sont tous les 25 janvier, en hommage à Robert Burns), un nouveau filon pour leur laine.
Prodigieusement saoule en milieu de soirée, libérée de toutes contraintes sociales y compris vestimentaires, elle avait dansé une bonne partie de la nuit au milieu de ses animaux en chantant de vieux chants gaéliques à la gloire de son pays et du poète. Elle s’était réveillée le matin dans la paille des agneaux et, comme ses vêtements restaient introuvables, elle
avait emprunté quelques morceaux de toison fraîchement tondue pour se draper de dignité le temps de traverser la cour de la ferme.
Elle semblait avoir oublié qu’à huit heures pétantes, les grilles de Green Farm s’ouvraient aux gens du village désireux d’acheter du lait ou des fromages.
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- Ce n'est quand même pas de bol pour moi d'avoir un bout de cadavre sur les bras alors que je débute à peine !
- Mon petit Nathaniel, quand je vous disais que vous ne vous ennuieriez pas à la direction d'un hôtel, vous en avez la preuve !
[…]
- C'est quand même fou que personne ne sonde le canal. Nous n'avons retrouvé qu'un bras, le reste du corps doit bien être quelque part et il n'est pas dans l'hôtel, les moindres recoins ont été fouillés. Le meurtrier a peut-être découpé le corps en morceaux pour tout faire rentrer dans une valise. Mais on aurait retrouvé plus de sang dans la salle de bains. C'est l'un des flics, celui avec la blouse, qui me l'a dit. Donc, s'il n'est plus dans l'hôtel et si on ne lui a pas fait prendre l'air dans la rue, il reste deux possibilités : le toit et le canal. Peu de chance pour qu'il soit sur le toit, à cause du vis-à-vis… Sauf si le meurtrier comptait se débarrasser du corps en le donnant à manger aux cigognes ? Elles sont bien carnivores, non ? Reste le canal.
- Bonne déduction Monsieur le Directeur. C'est pour cette raison que le commissaire envoie demain matin deux hommes-grenouilles pour un petit bain matinal. Le commissaire m'a appelé, c'est un vieil ami. Il voulait me prévenir.
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Monsieur Merina n'avait pas manqué de faire remarquer à Nathaniel, à l'issue de leur entretien, qu'il n'était pas satisfait de son travail en général, encore moins de ses idées en particulier.
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Nathaniel arrivait presque, maintenant qu’il côtoyait des personnes de tout horizon, à deviner la profession de chacun de ses clients lorsqu’ils arrivaient à la réception. La tribu des commerciaux, facilement reconnaissable, était la plus divertissante, à croire qu’ils étaient tous passés par le Cours Florent : leur arrivée annonçait le début d’un spectacle comique de courte durée presque aussi distrayant et subtil que les farces du Moyen Âge.
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Et puis comme on m’a laissé le choix entre aller à l’église ou au club de tennis le dimanche matin, j’ai vite choisi ! Ma grand-mère était de mon côté, elle préférait que je sois sportif plutôt que dévot : elle disait que c’était plus utile à la maison et qu’un jeune homme bien bâti faisait toujours bonne impression, en toutes circonstances.
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