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EAN : 9782952896603
204 pages
Éditeur : Calepin Jaune (23/03/2007)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Londres. Le XIXème siècle touche à sa fin. Le Dracula de Bram Stoker fait déjà trembler les foules. Un psychiatre et criminologue, Mandfred Gladstone, un dandy aux mystérieuses aptitudes, Woflgang Bloodpint. Une maisonnée haute en couleurs dans le quartier de Belgravia. Des évènements surnaturels. Des voyages à travers le monde. De l’absinthe et de l’opium. Crimes. Châtiments. Humour. Un univers singulier que vous ne pouvez plus quitter….
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
nicopompus
  25 octobre 2010
Mme Estelle Valls de Gomis signe ici un petit recueil de nouvelles « victoriennes », au nombre de dix, mettant en scène Wolfgang Bloodpint, Manfred Gladstone, Mlle Wilhemine et Ernest (une souris parlante de cinquante centimètres), connus sous le sobriquet du « Petit groupe de Belgravia », résidence londonienne d'un des personnages principaux. L'ensemble des nouvelles forme une suite fictionnelle logique, une sorte de petit roman dont chaque chapitre serait une histoire à part entière.
Si l'ouvrage se veut un pastiche de qualité (rappelons que la nouvelle d'ouverture a gagné le premier prix de la nouvelle victorienne en 2003) des chefs-d'oeuvre littéraires du XIXe siècle britannique, Mme Estelle Valls de Gomis nous offre au mieux une parodie de mauvaise qualité.
La quatrième de couverture propose cette description des plus alléchantes, comme vous pouvez en juger : « Estelle Valls de Gomis a opté pour une composition en nouvelles qui cadre avec les formats de ce siècle, renforçant encore l'immersion dans cet univers riche de légendes mais néanmoins très original : l'auteure, tout en jouant avec les codes de l'époque qu'elle maîtrise parfaitement, donne une lecture inspirée de créatures à la mode comme les vampires ou les zombis. »
La lecture de l'ouvrage a tôt fait de nous désenchanter. Certes, Mme Estelle Valls de Gomis maîtrise la langue française et son style, bien que parfois innocent, est élégant. L'élégance de la langue ne rend cependant pas l'élégance d'expression et de pensée de ces gentlemen du XIXe siècle. Les deux personnages masculins, qui aiment bien parler pour ne rien dire, sont assez superficiels et ne présentent que peu d'intérêt. L'action, pour sa part, ou plutôt devrais-je dire, les actions (ou intrigues), sont ridicules et parfois manquent cruellement de sens. Les personnages s'agitent, résolvent par miracle leur affaire et se congratulent chaleureusement de leur succès avant de retourner à leur consommation d'absinthe. Vous ne trouverez pas ici de Sherlock Holmes à l'esprit brillant, à peine de vagues êtres mystérieux à qui l'on attribue des succès qu'ils sont loin de mériter.
Pourtant, le lecteur pourrait commettre la grave erreur de s'attacher à ces personnages-brouillon. Ernest, la grande souris intelligente, ferait un personnage de qualité s'il lui était attribué un rôle autre que de la figuration. Wilhelmine, sorcière ratée et intrigante, gagnerait en épaisseur si elle cessait de faire les yeux doux à Wolfgang et passait à l'action.
Ce qui est le plus agaçant peut-être dans cet ouvrage est l'ambition qui est affichée. Mme Estelle Valls de Gomis, docteur en littérature vampiresque, femme ès qualités, connaît très certainement ses classiques sur le bout des ongles et souhaiterait que ses ouvrages le devinssent à leur tour. Malheureusement, nous constatons qu'il n'en sera rien avec les Gentlemen de l'étrange, qui ressemble plus à une parodie de potache qu'à une réécriture de la littérature victorienne. le principe d'un ensemble de nouvelles créant un petit roman est une excellente idée. La volonté de mettre en scène des décadents de l'âge victorien, amateurs de phénomènes paranormaux, est louable. Encore eût-il fallu insuffler dans ces bagatelles littéraires l'âme de l'époque, ce verbe haut et brillant que l'on cherche désespérément en vain à toutes les pages. Nous avons parlé d'un style maîtrisé. En effet, la langue est riche et très agréable, mais le tout sonne creux. le vernis littéraire ne parvient pas à masquer le vide de l'histoire. Cet ouvrage est un échec qui n'aurait pas dû être publié. Il s'agit de ces exercices que tout écrivain compose secrètement dans sa chambre tard le soir mais dont il a honte de montrer le résultat à tout lecteur digne d'intérêt.
Nous ne pouvons même pas qualifier ce livre de « nouvelles de gare », il n'y a aucun élément qui pourrait susciter l'intérêt chez la responsable des achats. Où se trouve l'aventure ? Elle est dans le fauteuil. Où se trouve l'amour ? Nous le cherchons encore. Où se trouve l'intérêt du roman ? Dans le contre-exemple qu'il fournit à tout écrivain aspirant. C'est donc un ouvrage à découvrir pour mieux comprendre comment marche l'écriture. Il nous montre ce qu'il faut éviter lorsque l'on compose des dialogues (le blabla inutile), lorsque l'on crée des personnages (l'ombre chinoise n'est jamais très excitante à lire), lorsque l'on imagine une intrigue et que l'on mêle les éléments pour la créer (non, tout arrive pour une raison, la littérature ne supporte pas le hasard qui fait bien les choses). Mme Estelle Valls de Gomis nous livre donc en filigrane un manuel d'écriture que tout lecteur un tant soit peu intéressé par la res litterae se devra de posséder dans sa bibliothèque. Pour parvenir au bout de l'ouvrage, il devra se munir de tout son courage et attendre le moment où il sort de la sieste et qu'il s'est bien éveillé. le risque serait qu'il fût saisi à nouveau par les bras de Morphée, mais peut-être alors, en rêvant, pourra-t-il améliorer ces quelques histoires et en faire un chef-d'oeuvre inoubliable.
Pour le moment, nous conseillons à tous d'oublier Les Gentlemen de l'étrange.
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yuukikoala
  29 avril 2014
Après avoir lu le second tome des aventures du Club Diogène (sans être passer par le tome un), je trouve ça amusant de passer à un livre du même genre, avec cette fois pour club, des gentlemen biens étranges... (bah oui c'est le titre). Enfin, j'ai trouvé que le moins étrange c'était quand même Manfred, qui entouré d'un rat géant, d'un type dont on sait pas tout et d'une sorcière... Il restait un simple psychiatre. En tout cas, au fil des histoires qui se déroulent, on découvre diverses créatures, comme une espèce de vampire étrange, un kraken, etc. C'était plutôt pas mal, et chaque fois j'étais prise dans cette sorte d'enquête dont on sait qu'elle sera sûrement facilement résolue. Pour les personnages, Wolfgang est un personnage assez charimastique et intéressant, jusqu'au moment où il se met à tuer le coupable. Chaque fois je soupirais, parce que je trouvais qu'il poussais le bouchon un peu trop loin et qu'il prenait trop vite goût à ça. Alors du coup, j'ai préféré Manfred, qui était tout aussi sympathique, qui en plus était psychiatre et qui m'intéressait vraiment. Et puis Ernest était rigolo j'ai trouvé. Il servais pas souvent à grand chose, juste à dire des phrases par ci par là , mais pas trop à résoudre les enquêtes, mais je l'aimais beaucoup. Ensuite, j'ai bien aimé Wilhelmine, la sorcière aux philtres bien conçus. Elle était plutôt mignonne, et charmante je dirais. J'ai adoré l'univers dans lequel on se trouve, le Londres victorien. Forcément c'est mon époque préférée. J'ai beaucoup aimé les nouvelles qui se suivaient, même si bien évidemment certaines m'ont moins plu que d'autres. J'ai vu qu'il existait un tome deux, mais qui ne semble pas être sorti en poche, juste en broché, donc j'hésite à me le procurer, mais je serais ravie de retrouver ces personnages.
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Aede
  06 juillet 2015
Tout à la fois roman et recueil, les Gentlemen de l'Etrange, tout au long des 9 chapitres qui sont autant d'aventures surprenantes de nos héros, Wolfgang Bloodpint, dandy aux pouvoirs mystérieux, et Manfred Gladstone, psychiatre de son état, nous fait découvrir grâce à la plume élégante d'Estelle Valls de Gomis les grandes figures monstrueuses de la littérature du 19e siècle, à travers des enquêtes tantôt horrifiques, tantôt féeriques, glauques ou dépaysantes.
Du vampire aux zombies, du Wendigo au Kraken, du savant fou aux loups-garous, de la sorcière au fantôme, de la momie aux lutins… de Londres aux Etats-Unis, en passant par les monts helvétiques, Venise ou Biarritz, nos deux héros, accompagnés de la belle et troublante Wilhelmime, d'Ernest, un souriceau de 90 centimètres doté de la parole, et de leur sympathique chien Dita, déjouent les pièges macabres, retrouvent et mettent fin aux agissements des assassins du surnaturel, monstres et autre nécrophile. Cela pourrait être noir, très noir, pourtant l'humour est toujours présent et se conjugue à l'intelligence du propos… dans l'ivresse d'un verre d'absinthe ou les griseries de l'opium.
Avec cet ouvrage on y est en plein ambiance gothique, voire surréaliste par moments…
De plus, l'objet livre en lui-même est très beau, une dizaine d'illustrations superbes signées de l'auteur agrémentent fort à propos la lecture de ce roman.
L'originalité de cet ouvrage, très pictural, vient peut-être de l'accumulation des monstres… une sorte de “catalogue” de la tératologie gothique. J'ai hâte de lire la suite Imago (parue aux éditions Sombres Rets en 2011) pour voir quelles créatures elle va “décortiquer”.
Alors pourquoi bouder son plaisir ? Amateurs de littérature fantastique, courrez vite l'acquérir
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Maliae
  27 juin 2014
un livre qui m'a beaucoup plu de par son ambiance et ses personnages. Composé de diverses nouvelles – qui se suivent – on fait la rencontre ici de deux homme : Manfred, psychiatre et Wolfgang un noble. Ces deux messieurs ont la réputation de mener des enquêtes, mais pas n'importe lesquels, en effet ils se retrouvent toujours le nez dans des histoires louches, de vampire, de wendigo, et d'autres mystères. Ce qui m'a le plus intéressé dans ces histoires ce n'est pas tant l'enquête que la réaction des deux hommes. Ils font la rencontre d'une souris géante, et décide de l'inviter chez eux (puis quand celle-ci se met à parler, ils n'ont aucun problème avec ça). C'était très drôle. Leur espèce de nonchalance face aux mystères était super sympa, et j'ai bien aimé leur façon de prendre les choses.
J'ai dévoré avec plaisir chacune des nouvelles, je voulais toujours en savoir plus sur Manfred et Wolfgang (particulièrement sur lui car il semble avoir des pouvoirs et être un peu plus qu'humain, même si on n'en sait guère plus). D'autant plus qu'ils sont souvent accompagnés dans leurs aventure du souriceau géant du nom d'Ernest et de Wilhelmine la gouvernante de Wolfgang qui est un peu sorcière sur les bords. Je ne me suis pas tellement attachée à la femme, même si je ne saurais pas dire exactement pourquoi ? Peut-être parce que je trouvais qu'elle trichait un peu ? Mais par contre j'ai beaucoup aimé Ernest et sa passion de la lecture.
Lors des nouvelles il arrive que l'on croise des personnages connus (réels ou fictifs) tel que Bram Stoker ou très succinctement Sherlock Holmes. Cela encore l'histoire dans une sorte de réalité un peu étrange, j'ai eu l'impression d'une sorte d'univers parallèle à dire vrai, dans une époque que j'apprécie beaucoup.
La relation entre Manfred et Wolfgang est géniale, une amitié sincère, une véritable entraide, autant dire qu'ils sont toujours (ou presque) fourrés ensemble, et se soutiennent, mènent l'enquête ensemble, vivent ensemble. Wolgang est très protecteur vis-à-vis de Manfred. Et les deux font une formidable équipe (qui s'agrandit avec Ernest et Wilhelmine).
J'étais vraiment triste d'arriver à la fin, j'aurais voulu que ça dure, qu'on en sache plus sur les personnages, qu'on voit d'autres enquêtes et voyages, je me suis tellement attachée à l'ambiance et aux personnages que franchement ça a été dur de les quitter comme ça.
Les enquêtes en elle-même se résolvaient assez vite, parfois grâce à la chance, parfois parce qu'ils mettaient en point un plan, mais c'était toujours tellement bien raconté que j'étais vraiment à fond dedans.
Un très bon moment de lecture.
Lien : http://jetulis.wordpress.com..
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ManonReal
  14 janvier 2018
En pleine ère victorienne, un directeur d'asile psychiatrique, Mandred Gladstone, un jeune dandy, Wolfgang Bloodpint, sa gouvernante Mademoiselle Wilhelmine, une souris géante et une femelle labrador enquêtent sur différentes aventures et rencontrent tout une myriade de personnages comme le zburator, entre autres et autres histoires décalées et prenantes. Encore une fois, les ouvrages d'Estelle Valls de Gomis n'ont plus aucun secret pour moi ;)
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
nicopompusnicopompus   26 octobre 2010
"Cela se passait à Londres, durant l'avancée de la construction du métropolitain. Préparer la naissance du train souterrain était une entreprise titanesque et les chantiers tenaient des forges de Vulcain : on y respirait fort mal et il s'en dégageait une lumière sourde vaguement teintée de feu qui aurait suffi à rendre claustrophobe n'importe quel rat d'égout. Cette nuit-là, Manfred Gladstone et son ami Wolfgang Bloodpint, deux charmants jeunes hommes d'une trentaine d'années, furetaient dans les galeries à peine esquissées à la recherche d'une pensionnaire évadé de l'asile psychiatrique." Page d'ouverture - Chapitre 1
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JamesJames   16 novembre 2010
Non pas qu'il eût jamais des nuits paisibles, mais il rêva d'étranges choses, de créatures doubles, identiques ou dissemblables, mythiques et humaines : "Car les hommes ont deux âmes," lui disait en songe Nathanael Cousins, qui avait été leur guide sur le nouveau monde.
Il s'éveilla troublé, et fut quelque peu contrarié de voir que Manfred n'était pas là car il aurait souhaité évoquer avec le jeune psychiatre ces étranges digressions oniriques qui semblaient des présages.
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StephibouxStephiboux   27 septembre 2012
Dans un froufroutement d'étoffes métalliques, la petite statuette bondit avec grâce sur son oreiller et déposa un léger baiser sur chacune des paupières du jeune homme. Puis elle remonta sur la table de nuit. Sur ces entrefaites, Mademoiselle Wilhelmine entra doucement dans la chambre. Elle jeta un regard amusé à la carafe d'absinthe encore pleine sur un guéridon, se saisit de la statuette maintenant immobile, la glissa dans un repli de sa robe, remonta tendrement les couvertures sur Wolfgang et ressortit.
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Love-of-bookLove-of-book   20 mai 2013
Wolfgang aimait les livres comme certains aimaient les femmes : passionnément. Tenir dans ses mains des encyclopédies, des grimoires ou des romans le remplissait de joie et faisait battre son coeur comme celui d'un prétendant courant retrouver sa belle.
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