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Critique de mireille.lefustec


mireille.lefustec
  17 octobre 2012
Une enfance romaine; Eric Valmir a recours au roman ,à la littérature, pour expliquer la société de l'&poque.
Enfant,le petit Lorenzo ne pouvait pas jouer dans la rue. Les parents avaient peur des attentats,des fusillades ,ils récupéraient leurs rejetons à la sortie de l'école et les ramenaient à la maison. C'était une existence cloisonnée avec la télé pour compagne.
Ses moments de bonheur intense ,Lorenzo les doit à son grand-père maternel ,chez lequel il passait des vacances en Ombrie. Mais il ignorait pour quelle raison ses parents s'étaient fächés avec lui et ne le recevaient pas à Rome.
Plus tard,n'ayant que l'exemple d'une société corrompue,d'un gouvernement social-démocrate accoquiné avec la mafia,il ne pourra,comme ceux de son âge,que se désintéresser de la politique ,de cette société désespérante qui ne leur permet pas de se réaliser. ;
Le passé glorieux de Rome le laisse indifférent en dépit des efforts de sa mère pour le lui faire découvrir.
Reste la Roma,l'équipe de foot intramuros ,celle qui perd très souvent, mais que l'on va encourager en famille le dimanche après midi et dont on parle et reparle. Cette équipe qui,comme la Louve est le symbole de Rome. Et lorsqu'elle gagne enfin ,c'est un véritable défouloir ,c'est l'éclatante revanche sur la vie.
Lorsque Lorenzo quitte la maison paternelle, quitte ce père communiste vitupérant sans cesse contre la télévision et contre tout ce qui a relent de fascisme,c'est pour une autre vie,une vie certes ingrate car sans appui,pas de travail , c'est pour tenter de se construire, essayer de se réaliser.
Attention,ce roman n"est pas triste. Je l'ai trouvé très intéressant,plein de vie et d'amour.Je le crois pour tout public. Donc: je le conseille.
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