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EAN : 9782930433332
Éditeur : Les déjeuners sur l'herbe (01/01/1900)
4/5   1 notes
Résumé :
Pour Hubert, les jours se déroulent au rythme de ses balades à cheval, dans une ancienne forge à travers laquelle ne résonnent plus les échos du labeur des ouvriers, un vaste domaine où il habite seul.
Pour Guillaume, un adolescent de la cité, le vélo sur lequel il pédale à toute allure lui permet d'aller respirer un air autre que celui de la précarité grandissante dans laquelle, lui et ses parents, tentent de survivre.
Un jour, distrait, le jeune garç... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
beatriceferon
  27 février 2016
Guillaume décide de raconter à sa fille l'histoire de cette étrange amitié qu'il a entretenue avec un vieux monsieur, alors qu'il n'était encore lui-même qu'un enfant. Il prend la plume et couche sur le papier ses souvenirs.
Guillaume Lambert est un enfant issu d'un milieu modeste. Il vit seul avec sa mère et sillonne la campagne à vélo. Un beau jour, après un vol plané, le voilà dans un étang d'où le repêche un original à cheval, le baron de Four de Bucquentois Lithurgue.
Que peuvent bien avoir en commun un aristocrate affublé d'un nom à tiroirs et un enfant turbulent au vocabulaire assez limité, modeste, frondeur et ignorant ?
Il s'agit d'un roman d'apprentissage où Guillaume va découvrir, par l'entremise D Hubert, de belles valeurs de la vie : amour du travail bien fait, respect des choses anciennes, approche de la nature. Ainsi, par exemple, en apercevant des biches et des cerfs, Guillaume les nomme « gibier », comme le font les gens qui l'entourent. Au contraire, Hubert lui permet d'approcher les secrets de leur vie dans la forêt, leur beauté, leur noblesse. Ce sont des êtres vivants, dignes de respect, et non des proies pour les chasseurs. C'est une idée qui m'enthousiasme et que je partage tout à fait. Quel bonheur pour moi d'observer un faisan qui vient picorer les graines que je dépose au fond du jardin pour mes amis à plumes.
Au fil des pages, je me suis sentie tellement proche des personnages. Nous avions tant en commun : comme pour Hubert enfant, nos chambres n'étaient pas chauffées. Quand il gelait, je découvrais le matin, ma fenêtre couverte de fleurs de givre.
Les parents de Guillaume doivent surveiller leurs dépenses. « C'est trop cher, les temps sont durs, on n'a pas les moyens, il faudra économiser, se serrer la ceinture, faire attention, c'est pas avec ce qu'on gagne pour le moment que... » Je croyais entendre mes propres parents qui nous ont servi les mêmes litanies tout au long de notre jeunesse !
Quand Guillaume borde son père, il repense à tous ces soirs où l'inverse se produisait. Son papa coinçait bien les draps autour de son corps. Ce passage m'a tiré une larme, car mon papa faisait exactement la même chose. Aujourd'hui encore, pas moyen de m'endormir si je ne suis pas serrée de toutes parts dans mes couvertures.
La promenade à cheval au cours de laquelle Hubert et Guillaume peuvent approcher le peuple de la forêt, mis en confiance par la monture, m'a renvoyée à nos chevauchées dans les bois de Néthen. Tôt le matin, il n'était pas rare de côtoyer une biche qui ne fuyait pas.
Guillaume cherche la définition de certains mots, mais par l'entremise de l'ordinateur, il repousse le dictionnaire que lui propose sa mère, « l'idée de tourner les pages de ce gros bouquin, rempli de mots [le] fatiguait d'avance » et il se demande « à quoi ça (...) sert tout ça, de savoir qu'un oiseau est un torchepot plutôt qu'un moineau ou un pigeon, ou qu'un arbre est un bouleau plutôt qu'un chêne ? » Je croyais entendre des jeunes autour de moi ! Hubert, lui, trouvera des moyens très originaux et amusants pour lui en montrer l'utilité, alors que moi, hélas, je n'y aurais jamais pensé !
J'ai donc beaucoup aimé ce roman que j'ai trouvé touchant et juste, plein de sagesse et de tendresse. Il fait tomber les barrières sociales et celles de l'âge, il réveille des souvenirs, il fait découvrir des merveilles. Je vous le recommande chaudement.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
beatriceferonbeatriceferon   12 juin 2016
Les ennuis, ce doit être comme la fièvre, ça fait grandir les enfants. (p.131)
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Video de Christine Van Acker (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christine Van Acker
La revue se fait joueuse .Intervenants : Boris Hennion, Eric Therer, Les Monieks, Thierry Wembling, Edwin Lavallée, Christine van Acker, Antoine Boute, Michel Berthier, Didier Philippoteaux, Phrère Foudre CC-BY-NC-ND 2.0 Est-il bien pertinent de jouer alors qu'on ferait mieux de travailler à cisailler les libéralismes liberticides aux moeurs légères et aux armes lourdes ? La réponse est noui. L'hésitation n'aura duré qu'une lettre. La revue Papier Machine a toujours confondu le jeu et la dynamite. En compagnie de la revue Dézopilant, ils viendront réfléchir le "jeu", allumer les mêches et éteindre l'obscurité. le public, libre de jouer ou de déclarer forfait, vivra une loto-conférence, un karaonomotapiek, un cumulonimbus d'hélium lexical, une révolution bio-hardcore et même l'argumentaire d'un avocat sur les petits caractères qu'il aurait fallu lire avant de jouer... Déambulations, lectures, jeux et performances viendront donner le tournis à tous les curieux de fantaisie et de poésie.
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