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ISBN : 2226154973
Éditeur : Albin Michel (06/10/2004)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 412 notes)
Résumé :
« Je m’appelle Jimmy, j’ai 32 ans et je répare les piscines dans le Connecticut. Trois envoyés de la Maison-Blanche viennent de m’annoncer que je suis le clone du Christ ».
D.V.C.
« Tout le livre est brillant, touchant et diablement ou divinement habile »
Stéphane Hoffmann, Madame Figaro
« Un polar étourdissant où D.V.C joue avec les nerfs de son héros et de ses lecteurs, éblouis puis sonnés par autant de virtuosité narrative. » Lire
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Critiques, Analyses & Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
05 juin 2013
C'est un sentiment étrange de lire ce livre, car aussi bizarre que cela puisse paraître, L'Évangile de Jimmy faisait partie des livres que je comptais lire depuis particulièrement longtemps. Et ce n'est pas une image, car il me semble que je comptais me l'acheter depuis que j'ai une quinzaine d'années, ni plus ni moins (dès sa sortie donc, en 2004) : quelques réflexions pertinentes d'une professeure d'anglais en classe de seconde, ça tient à peu, me direz-vous ! Et donc, après dix ans d'attente, j'ai finalement piqué l'exemplaire de mon cher beau-papa pour débuter ma découverte de ce qui semble être le violon d'Ingres de Didier van Cauwelaert : la fameuse question du clonage du Christ !
Partant de cette idée folle mais pas irréalisable pour autant, l'auteur prend un malin plaisir à dévoiler le véritable but de son roman : analyser notre société gangrenée par les religions, le scientisme, les politiques et autres entités globalisantes et abrutissantes. Pour cela, l'intrigue se lance vers une anticipation peu joyeuse de ces prochaines décennies où le mégaphone est aussi interdit que toute arme à feu et où le poids maximum toléré est régi par la loi. En-dehors de ces quelques désagréments, la religion, elle, se porte mieux que jamais, puisque les grandes religions actuelles se sont multipliées en des dizaines de sectes, toutes plus influentes les unes que les autres, à grand renfort de politiques et de show télévisés. Cette histoire de clone du Christ est d'ailleurs avant tout l'occasion de refaire l'histoire des trois religions du Livre en accéléré, d'autant plus qu'elles ont toujours été plus complémentaires que ce leurs représentants respectifs ne voudront bien jamais l'avouer.
Toutefois, plus qu'un pamphlet contre l'hypocrisie religieuse ambiante, l'ambiance de ce roman est en tout point prenante. Non seulement, par l'ironie et le cynisme, Didier van Cauwelaert nous fait passer d'un humour franc et désintéressé à une tristesse inimaginable, mais en plus, au fur et à mesure de chapitres de plus en plus courts, on quitte la vision très subjective de Jimmy Wood pour celle beaucoup trop détachée de spectateurs de son calvaire : ce recul progressif, pris inconsciemment, m'a lentement fait réfléchir à la condition humaine en général et ce que nous pouvons garder des siècles passés (les réflexions sur l'héritage de Laurent Gaudé porteraient-elles leurs fruits ?). C'est pourquoi, je ne mets pas la note maximale en raison d'une histoire plus énorme que les autres ou en raison d'un style plus fabuleux qu'aucun autre. Non, je mets cette note maximale, car l'ensemble est à la fois complet et habilement dosé, entre des faits plausibles dans notre société sclérosée, un style percutant qui oscille d'un extrême à l'autre, et surtout une réflexion qui, je l'avoue, m'a bouleversée.
Un récit d'une tristesse maladive donc, dont la première partie et l'épilogue tiennent lieu de bouffées d'air frais nécessaires pour accepter notre si frêle réalité. C'est peu de dire que cette lecture est loin de m'avoir déçu entre horrible ironie et besoin de rire de thèmes aussi sérieux et complexes. La patte de Didier van Cauwelaert donne vraiment envie de se pencher sur ses écrits…
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carre
23 novembre 2013
Jimmy Wood est un type ordinaire, dans une vie ordinaire. Puis un jour patatras, le ciel (divin) lui tombe sur la tête. Pour le meilleur ou le pire ?
DVC s'attaque à un de ces sujets qui le passionne, et, il le fait ma foi très bien. Jimmy serait un clone du Christ (rien que ça), le voilà embarqué dans une spirale aussi passionnante qu'inquiétante. VC en profite pour porter un regard cynique, drôle, cruel sur la puissance des religions, dans une période ou leur attrait semble s'amplifier.
« L'évangile selon Jimmy » nous interroge aussi sur nos propres croyances et sous le vernis de la légèreté, c'est une réflexion bien plus profonde que nous propose C. Et comme toujours l'empathie pour son héros renforce notre plaisir.
Toujours aussi agréable à lire.
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PERCE_NEIGE
27 août 2017
Le Jésus des mobylettes...
Ce livre part d'une fausse idée géniale.
Et si on clonait Jésus à partir de l'ADN des cellules sanguines à noyau, retrouvé sur le suaire de Turin ?
Le clonage, en tant que "résurrection" d'une personne morte n'étant qu'un bon gros vieux fantasme. Il doit y avoir un principe supplémentaire à l'ADN qui donne la personnalité, car sinon, 2 vrais jumeaux seraient la même personne.
Un clone n'étant pas plus la "réincarnation" d'une personne qu'un "vulgaire" frère jumeau. On peut penser que la différence de personnalité est liée à des facteurs physiques et chimiques pendant la grossesse, pas le même ovule d'accueil, pas les mêmes facteurs de croissance pendant la grossesse, pas le même ADN mitochondrial, pas la même expression épigénétique, car environnement différent, etc... etc... et beaucoup d'autres choses qu'on n'a pas encore trouvé, sans parler du problème de l'existence ou non d'une âme, ce qui, quand on parle de "cloner" le Christ est une question centrale. Soit on croit en l'existence de l'âme, on croit à une après-vie et la personne du Christ peut avoir un intérêt, soit on s'y refuse, et du même coup la question n'a plus aucun sens.
Cloner le christ, ça donnerait quoi? A part avoir, au mieux, une sorte de peinture vivante du Christ, avec un luxe de détails incroyable, mieux qu'une photo 3D, comme le fait de connaître sa vraie couleur de cheveux ou d'yeux,son grain de peau, la vraie longueur de son nez, la courbure de ses lèvres, s'amuser à le comparer aux peintures, aux icônes, aux statues, intérêt limité encore une fois, à part la curiosité.
Donc, je n'arrive pas à voir l'intérêt du fait de cloner Jésus, hormis la récupération à des fins néo-messianiques dont parle le livre. J'ai l'impression qu'il y avait une autre démonstration derrière, plus théologique, mais le livre part tellement dans tous les sens, tout et son contraire, qu'à part le premier niveau d'analyse, c'est difficile à trouver.
Faisons abstraction des incohérences qu'on retrouve souvent dans les films, et dont les spectateurs semblent croire qu'il y a un intérêt quelconque à cloner quelqu'un, à part d'un point de vue esthétique, et voyons le reste.
Le livre pose la question:
Et si demain, Jésus revenait, et qu'il était américain ?
Ne lisez pas ce qui suit si vous voulez garder le mystère entier.
Nous sommes dans un futur proche, en 2026, le "frère jumeau" du Christ, manque de bol, est athée. le livre est bourré de petites tentatives d'humour, clins d'oeil aux lecteurs, mais avec de grosses bourrades de coude, comme lorsqu'un juge demande à "Jésus" de jurer sur une Bible (il n'y a pas tant de gens à qui on demande de jurer sur leur biographie), des jeux de mots, et plusieurs allusions bibliques ou théologiques sous forme de boutades.
C'est un livre facile et agréable à lire, comme souvent chez Van Cauwelaert, mais il n'a rien d'un beau style, et trop de rebondissements successifs qui à chaque fois partent dans l'autre sens, comme s'il avait voulu faire un Da Vinci Code parodique et décalé, mais au moins, c'est rythmé, à part quand le protagoniste nous décrit de long en large sa vie sexuelle et sentimentale, là c'est à mourir d'ennui. Un 5ème évangile à la sauce new age.
Les histoires d'amour du héros ne sont que des histoires de sexe glauques, avec des femmes superficielles et idiotes pendant les 3/4 du livres c'est lourd, ça n'apporte rien, à part essayer de décrire le protagoniste comme un beauf moyen américain, relativement porté sur la gaudriole, et surtout, paumé et mourir en se décrochant la mâchoire.
En ouvrant le livre, je m'attendais soit à une sorte de thriller mystico-religieux, soit à un Jésus loubard jeté dans le monde d'aujourd'hui. le ton est plutôt à la parodie, et c'est peut-être pour ça que rien n'est vraiment crédible, ni les services secrets, ni les lobbies scientifico-industriels, ni les manoeuvres politiciennes, tout est traité sur le mode de la parodie, ce qui n'apporte pas grand chose à part un nouveau coup de coude de l'auteur, tu as vu les manoeuvres présidentielles qui savent retourner l'opinion selon leur agenda, et qui ne connaissent rien aux dossiers, hein? T'as vu Bush?
Le personnage du 2nd Jésus, sorte de caricature prolo mais super gentil, le Jésus des mobylettes de Jésus Super Star, est au départ un athée, puis on le nourrit à toutes les spiritualités possibles et imaginables, avec toutes leurs contradictions, dont ne parle pas le livre. Il y a de quoi avoir la tête qui explose. Peut-être que c'est ce que fait ce roman, à force de partir dans toutes les directions, avec ses grosses incohérences brouillonnes, comme le président des Etats-Unis, gay, qui est tellement catho tradi qu'il veut obtenir l'annulation du premier mariage gay de son petit ami, pour avoir un vrai mariage catholique romain gay, et naturellement, la Maison Blanche, prend un conseiller aux affaires religieuses catholique, mais bien sûr! Ce dernier point n'étant pas du tout incohérent, n'est-ce pas?
La scène finale atteint le point G du ridicule ça va beaucoup trop loin dans la caricature pour moi..
Si, le livre a quand même un intérêt: comme toujours, Van Cauwelaert a bien étudié son sujet avant de prendre la plume. Il y a de très bonne infos concernant les études portant sur le Linge dit de Turin. Qui, contrairement à ce que beaucoup de personnes croient, sans s'être jamais attachée à étudier le sujet, être soit un peinture faite à la peinture, soit une peinture faite avec du sang. Van Cauwelaert a raison, toutes les études sont formelles: il n'y a pas une molécules de pigment utilisées comme peinture dans le linge (on se demande pourquoi certains médias véhiculent toujours ces contre-vérités). Des études approfondies ont montré qu'absolument tout indique que le linge a servi a envelopper un supplicié, et que cet homme a subi au détail près tous les supplices décrits dans les Évangiles. Que l'homme était de type sémite, et que ce linge a été utilisé, à la mode juive, dans du tissu brodé selon la technique juive de l'époque (qui a pu être datée approximativement), pour envelopper un mort quelque part en Palestine, le pollen inclue étant endémique à la Palestine.
Ensuite, on n'est pas obligé de croire que cet homme soit le Jésus historique, ou l'homme qui aurait donné naissance à une légende nommée Jésus, n'empêche que de tout ce qui a été dit dans les médias, pratiquement rien n'est authentique quand on procède à une étude contradictoire des sources. le linge a bien été daté au carbone 14, mais étant donné que de nombreuses parties du linge ne sont pas d'origine, le suaire ayant subi d'importants dommages dans un incendie, il y a une grosse polémique sur la nature des morceaux prélevés...
Si son idée était de présenter une fiction autour du "personnage" qu'est le linceul, je trouve que c'est raté, et si c'était une réflexion métaphysique, ça l'est encore plus, je n'ai vu que le récit de la Passion d'un Christ d'opérette. La seule vérité est que la majorité de l'humanité attend aujourd'hui un Messie, pas forcément le même.. Alors l'avenir n'est pas forcément très rose, il y a une possibilité de manipulation des masses JAMAIS ENCORE ATTEINTE AU COURS DE L'HISTOIRE.
"La position du Saint-Siège n'a pas changé, (...) officiellement le linge est qualifié d'icône, non de relique".
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aaahhh
15 août 2012
Haletant, drôle, osé! J'ai beaucoup aimé ce petit roman coup de poing de Didier van Cauwelaert qui sort ici des sentiers battus, même si on retrouve sa patte pleine de tendresse et certains éléments qui firent et font encore tout son charme : un héros très attachant, un humour doux et intelligent, une pointe de magie et surtout une intrigue pleine d'humanité!
Ici, le héros bon et touchant dont nous suivons le parcours s'appelle Jimmy, et la pointe de magie tient au fait qu'un beau jour, le FBI vient gentiment lui annoncer qu'il pourrait bien être le clone du christ... Quant à l'intrigue, je ne veux rien en dévoiler ici mais je peux dire qu'elle tient en haleine et qu'elle est finement et puissamment menée! Je vous le recommande chaudement!
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PiertyM
21 janvier 2014
Cloner le christ!!! du Cauwelaert!!! Ce livre est la somme de certains livres de DVC, dans le personnage de Jimmy on retrouve celui de hors de moi à la recherche de l'identité, dans la manipulation de la société on retrouve les personnages de rencontre sous X, dans le conflit entre religion et science on retrouve l'apparition...
Autour du point focal de la religion, on découvre le côté sombre de la marche du monde. La création (truquée) par le clonage de Jimmy qui est le réveil du christ n'est qu'une machination politique, religieuse et scientifique visant à réduire le monde au service de quelques poignées de personnes. Une perturbation identitaire, servant aux intérêts des individus, pousse incessamment à se demander qui sommes-nous? de la même manière que se l'est posé Jimmy à la découverte de la vérité sur sur sa naissance. Car les plus forts peuvent faire de toi ce qu'ils veulent que tu sois et non ce que tu dois être...
Une fois de plus j'ai été épatée par un Didier van Cauwelaert!
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Citations & extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos8902 juin 2013
Sur BNS, dimanche, au nom des messianistes, le pasteur Hunley a appelé l’ensemble des brebis à s’unir derrière lui pour rejoindre le grand troupeau du Seigneur. Comme toutes les Eglises disent la même chose, on n’est pas sorti de l’étable. Je suis bien content de ne croire en rien : au moins je ne m’engueule avec personne.

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Dionysos89Dionysos8914 juin 2013
Je sais pas ce qu’ils vont me demander, mais c’est sûrement d’aller jouer les ambassadeurs dans les pays pétroliers. Genre : « Je suis l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde ; je vous donne la paix, laissez-nous le sous-sol. »

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ileailea18 octobre 2007
"Je fixe le corps tout raide la chemise déchirée. Je prends une longue inspiration je ferme les yeux et je murmure avec toute la force de persuasion que je trouve en moi comme si j'y croyais réellement:

-Lève toi et marche

j'attends les oreilles aux aguets. Au bout d'un instant je risque un coup d'œil. Rien. Il est toujours mort. Et pourquoi en serait il autrement? Il ne suffit pas de croire au père noël pour qu'il existe. Un distributeur qui se dérègle et me voilà aussi sec en Terre sainte multipliant les pains et réveillant les cadavres. Pauvre con. Rentre chez toi va, bourre toi la gueule et continue de rêver c'est tout ce qui te reste."
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PiertyMPiertyM03 août 2015
Je sais pas ce qu’ils vont me demander, mais c’est sûrement d’aller jouer les ambassadeurs dans les pays pétroliers. Genre : « Je suis l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde ; je vous donne la paix, laissez-nous le sous-sol. »
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Dionysos89Dionysos8910 novembre 2013
Ma Trinité à moi, c’est d’incarner à la fois le fils légitime, l’adopté, la bâtard. D’aimer de la même manière ceux qui me revendiquent, me rejettent et me tolèrent.

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Videos de Didier Van Cauwelaert (72) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Didier Van Cauwelaert
La tournée du Camion qui livre a lieu du 8 juillet au 20 août 2017 et est passée à Saint Jean de Luz. Vous avez pu y retrouver Nicolas Robin et Didier van Cauwelaert pour des dédicaces et un atelier d'écriture plutôt sympathique ! Suivez tout l'itinéraire et le programme d'animation tout l'été sur www.lecamionquilivre.com
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