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EAN : 9791032902424
288 pages
Éditeur : Éditions de l'Observatoire (06/11/2019)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 17 notes)
Résumé :
« La bienveillance est le contraire de la mièvrerie : c’est une arme de choc, une arme de joie, une arme absolue. À une époque où tout se radicalise – la ruse, la haine, l’ego, le politiquement correct et même les discours humanitaires –, la bienveillance est la seule réponse à la crise morale que traversent nos sociétés. Une réponse qui, à défaut de changer le monde du jour au lendemain, lui redonne des couleurs et compense les déceptions qu’il nous inflige, tout e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
coincescheznous
  16 décembre 2019
Didier van Cauwelaert est un auteur niçois de presque 60 ans ayant écrit une quarantaine d'opus, romains et essais confondus, et quelques scénarii. Il est notamment connu pour le Goncourt qu'il a gagné en 1994 avec Un aller simple, un livre dur mais marquant sur le sort des émigrés sans papier qui tentent la traversée de la mort. La bienveillance est une arme absolue est son dernier ouvrage, paru en octobre 2019.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que le concept de bienveillance est très – pour ne pas dire trop – à la mode. Hyper galvaudé, sur-employé, il en devient tarte à la crème. Et pour peu que vous trainiez avec deux-trois coachs et/ou que vous lisez quelques magazines de psychologie (ou des magazines féminins), il en devient un terme que l'on ne supporte plus. Pourtant, bien évidemment, c'est un joli concept qu'il ne faut pas perdre de vue, même s'il est clamé haut et fort, à tort et à travers, dans les organisations, les relations, les familles etc.
Lors d'une soirée de dédicaces d'écrivains, j'ai rencontré Didier van Cauwelaert. L'écrivain est de prime abord très sympathique et ouvert à la discussion. Je lui dis que j'avais un blog de critiques littéraires, que j'ai très peu lu ses livres (à part deux d'entre eux dont le Goncourt), et lui demande s'il veut bien poser pour une photo avec le logo du blog entre les mains, en lui rappelant que même s'il est sympa d'accepter, je ferai une critique franche de son essai. Il a accepté tout de suite et a souri pour la photo, en me répondant du tac-au-tac : « C'est ça la bienveillance ». Je suis donc repartie avec un a priori très positif sur l'auteur, et je garde ce souvenir en tête, en dépit du fait que je n'ai pas du tout aimé cet ouvrage. J'en suis bien désolée, j'aurais pourtant tant aimé !
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Comment dire les choses sans être maladroite ?
Ce livre est composé de 28 chapitres, 268 pages.
Les 14 premiers chapitres sont inutiles. Didier van Cauwelaert nous retrace des moments clefs de sa vie qu'il assimile à de la bienveillance, mais cela est particulièrement ennuyeux. Chaque chapitre n'est qu'une succession d'anecdotes, sans jamais aucun argument. J'ai du mal avec les essais qui n'argumentent pas et qui considèrent l'exemple comme valeur d'argument. Ici, tout est tiré par les cheveux, rien ne se tient, on ne comprend pas le rapport avec la bienveillance, c'est systématiquement une gymnastique mal orchestrée pour retomber dessus. Mais pire encore, du moins il me semble, tout est très égocentré. C'est lui, lui et encore lui. Pas d'anecdotes qui arrivent aux autres. Si jamais autrui apparaît dans le livre, c'est sous forme de name-dropping à la limite parfois du trop ostentatoire, donc du ridicule : « Avec mon très grand ami Michel Legrand », Jean Anouilh, Frédéric Dard, Jean-Claude Brialy,… Je ne peux même pas lister l'ensemble des noms cités dans l'ouvrage car il y en a un nouveau environ toutes les 3 pages ! Je ne dis pas que Didier van Cauwelaert n'a pas plein d'amis, qu'il ment ou qu'il n'est pas sincère dans ses relations ; je dis juste que cette profusion de noms médiatiques dessert complètement son propos : on a l'impression qu'il place ses potes et se gargarise de sa vie, dans un livre où manifestement le sujet doit se situer ailleurs. Bref, 136 pages où l'on s'ennuie ferme et où l'on se demande pourquoi aller au bout ? Très honnêtement, s'il ne m'était pas apparu sympathique la semaine d'avant, j'aurais refermé illico presto ce livre, j'en ai des dizaines qui m'attendent et pas assez d'une vie pour lire tout ce que j'ai envie de lire.
A partir du chapitre 16, donc de la page 136 précisément, le niveau monte légèrement en gamme, même si on n'est toujours pas dans le sujet et que les ramifications vers la bienveillance sont malgré tout bien douteuses.
Que se passe-t-il donc ?
L'auteur arrête de nous parler de sa vie et se fonde sur des travaux « scientifiques » pour démontrer l'existence de la bienveillance des animaux, des extraterrestres, de Dieu, des bactéries, etc. Enfin le name-dropping s'arrête et à défaut de rentrer dans un essai, on lit au moins une bonne revue de presse de ce qui se fait dans la recherche sur des sujets du type : le pouvoir de la pensée sur la matière, des énergies sur les bactéries,… Je dois admettre que certaines recherches citées me laissent perplexe : elles sont probantes à lire mais en fouillant sur internet, on réalise qu'elles sont assez controversées, voire discréditées.
Mais dans cette seconde partie, plus réussie que la première j'en conviens, toujours pas d'argument de la part de l'auteur qui tourne en rond pour tenter de nous démontrer que la bienveillance peut sauver le monde.
Bref, un livre qui n'est ni un essai ni un roman, qui n'est absolument pas abouti, pas probant, pas particulièrement bien écrit. J'avoue que ma déception a été grande et je trouve que Didier van Cauwelaert a beaucoup de chance d'avoir pu le publier, quand on sait le nombre de bons essais refusés par les éditeurs chaque année.
Jo la Frite
PS: Avant de poster cette critique, je me suis demandée si elle était malveillante, auquel cas je ne la publierai pas. J'ai pris soin de vérifier dans le dictionnaire ce que signifiait réellement bienveillance: disposition favorable à l'égard de quelqu'un. Je garde une disposition favorable à l'égard de l'auteur que j'ai trouvé gentil et chaleureux. En revanche, je reconnais que je ne suis pas disposée à parler favorablement de cet ouvrage, j'ai beau cherché, je ne vois pas vraiment ce qui pourrait le sauver à mes yeux à part peut-être ceci: le choix du sujet ! Parce que dans le fond je suis bien d'accord avec une chose: la bienveillance est une arme intelligente. Mais pas facile d'utilisation.
Lien : http://coincescheznous.unblo..
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vero12
  20 décembre 2019
Un livre, pas désagréable à lire, en 2 parties, la première parle pas mal de lui, de son père, de ses débuts et la deuxième c'est plutôt des résultats d'expériences pour démontrer que la bienveillance peut faire des merveilles.
J'ai pas trop compris ce qu'il entendait par bienveillance (la mettre en application du moins, je connais le mot tout de même ;-)) malgré les définitions qu'il en donne, je me suis dit : bon, ben finalement il faut faire quoi exactement? Penser positif, même au sujet de ses ennemis.....mouais, je peux pas moi, mon plus gros défaut est d'être une vilaine rancunière. Je reconnais que de nos jours on croise plus de pessimistes que d'optimiste, c'est plutôt à la mode de râler sur tout et je veux bien croire que la bienveillance (pour simplifier, pour moi, c'est la gentillesse à l'égard d'autrui sans en attendre de contrepartie) ferait changer le monde. Faudrait peut-être juste mettre en place des formations lol
Je vais essayer sa méthode de désherbage, j'ai une haine particulière du liseron, pour l'instant je l'arrache avec hargne et il revient toujours le bougre, l'année prochaine j'essaierai de lui dire de se tirer "gentiment" on sait jamais.
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l-opulence-de-la-nuit
  12 juillet 2020
J'ai déjà lu quelques bouquins de cet auteur, mais loin de tous. La chose sera corrigée, qu'elle est belle cette écriture. Cependant je reste ici un peu sceptique. Tout d'abord, la bienveillance n'est pas définie, se confondrait-elle avec l'empathie ou l'altruisme ? La perception ?
La 1ere partie est très personnelle, sans la renier, l'auteur raconte tant de mérites et d'histoires personnelles incroyables qu'on peut se demander s'il n'y a pas de l'enjolivement.
La 2eme est assez scientifique si bien que la cartésienne que je suis s'en pose des questions. Il faut alors ouvrir son esprit, et, à chacun de s'en faire une idée.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
l-opulence-de-la-nuitl-opulence-de-la-nuit   12 juillet 2020
La bienveillance, quelles que soient les intentions qui l’animent – pures, ambiguës, revanchardes, malicieuses –, n’a de vertu que par l’effet qu’elle produit.
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l-opulence-de-la-nuitl-opulence-de-la-nuit   12 juillet 2020
Pour être bien dans ma peau, j’ai besoin que les gens s’épanouissent autour de moi. Mon altruisme est donc a priori égoïste, ce qui d’une certaine manière en garantit la sincérité. Sous des allures d’épicurien paisible, je suis un guerrier, en fait. Un guerrier de la bienveillance.
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l-opulence-de-la-nuitl-opulence-de-la-nuit   12 juillet 2020
Comme le conseillaient en des termes voisins Sacha Guitry, Jean Cocteau ou Boris Vian, la réaction la plus saine face aux gens qu’on agace est de s’employer à les exaspérer.
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l-opulence-de-la-nuitl-opulence-de-la-nuit   12 juillet 2020
Et si tous ces phénomènes d’interconnexion, d’empathie constatés entre les humains, les bêtes et les plantes s’expliquaient, en amont du cheminement émotionnel, par une communication naturelle au niveau de nos bactéries ?
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l-opulence-de-la-nuitl-opulence-de-la-nuit   12 juillet 2020
« La vengeance est un plat qui se mange froid. Moi je l’ai réchauffé, et je n’y ai pas touché. »
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