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EAN : 9782226246868
350 pages
Éditeur : Albin Michel (01/03/2013)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.96/5 (sur 305 notes)
Résumé :
Elle m'a sauvé la vie en m'offrant le plus fascinant des destins. J'avais quatorze ans, j'allais être éliminé en tant qu'attardé mental, mais grâce à elle on m'a pris pour un génie précoce. J'étais gardien de vaches, et je suis devenu le bras droit de plusieurs prix Nobel. Je lui dois tout : l'intelligence, l'idéal, l'insolence, la passion.
Cette héroïne de l'ombre, d'autres l'ont fait passer pour la pire des criminelles. Je viens enfin de retrouver sa trace,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (78) Voir plus Ajouter une critique
Eve-Yeshe
  09 septembre 2013

David Rosfeld vient d'arriver au chevet d'une vieille dame mourante Ilsa Shaffner. Il ne l'a jamais revue depuis ce jour de 1942, où elle lui a fait quitter clandestinement l'Allemagne Nazie. Il l'a cherchée toute sa vie est c'est une alerte sur son ordinateur qui lui apprend, via le journal télévisé, qu'une vieille dame de ce nom a brusquement perdu la tête et jeté son téléviseur par la fenêtre blessant une voisine et que depuis elle est dans le coma. Ilsa est donc toujours en vie.
Il prend l'avion et on le retrouve au chevet de la vieille dame, qu'une jeune femme vient de traiter de « salope » en lui recouvrant le visage du drap et réclame qu'on ne pratique pas d'acharnement thérapeutique. Quand, cette jeune femme se retourne, Marianne le Brêt est le sosie d'Ilsa en 1942 et qu'elle est déteste celle qui est grand-mère. Il est clair qu'ils ne partagent pas la même opinion à propos de cette femme.
David sait désormais qu'il doit lui apprendre qui était Ilsa Shaffner. Pour Marianne, c'est une criminelle de guerre nazie qui a exécuté froidement tous les enfants dont elle avait la charge en 1942 dans une école d'enfants surdoués juifs qu'elle dirigeait avec son compagnon, Gert, vétérinaire qui de son côté mettait au point un système inédit de dressage des chiens.
Absente du procès de Nuremberg, elle a été chargé à fond par Göering et le colonel Grübblich qui était son supérieur à l'époque, tous deux pensant qu'en la calomniant ils sauveraient leur tête.
C'est cette version que Marianne, avocate à Morlaix qui se bat contre les algues toxiques, a cru toute sa vie.
David, dont le vrai nom est Jürgen Bolt, n'est pas juif, il est seulement un peu attardé et s'occupe des veaux dans la ferme paternelle où tout le monde le maltraite et son père finit par le céder comme un animal aux Nazis qui l'enferment dans un hôpital psychiatrique avec d'autres enfants attardés ou bizarres qui coûtent trop cher à leur patrie et doivent être exécutés via la nouvelle salle de douche qui est en fait la première chambre à gaz.
Dans cet hôpital, Jürgen n'a qu'un ami David enfant surdoué qui a obtenu 180 aux tests de QI réalisés par Ilsa. La mère de David est spécialisée en physique nucléaire et a été exécutée donc, il cède sa place à Jürgen et lui fait apprendre par coeur tout ce qu'il doit savoir pour tromper Ilsa , via un livre, « le secret des atomes » et un enseignement religieux minimum car sa mère n'était pas pratiquante.
Il voit tous les enfants partir à la salle de douche, une serviette sur un bras, une savonnette dans la main et il assiste au premier nettoyage ethnique.
Ilsa l'emmène vers l'école et voit très bien que ce n'est pas l'enfant qu'elle a testé quelques jours auparavant. Il lui dit la vérité et lui démontre qu'il est à la hauteur grâce à ce que David lui a appris. En une seconde, il échappe ainsi à la balle qu'elle allait tirer sur lui.
Ilsa va lui donner des cours particulier et lui inculquer tout ce qui lui manque pour tromper le colonel. Il aura sa cabane qui sera un vrai laboratoire où sa mission est de trouver comment fabriquer la bombe atomique car Einstein est aux Etats-Unis.
Il découvre alors qu'Einstein est un pestiféré aux USA, Hoover maître tout puissant du FBI, l'a éloigné de tous ses anciens condisciples qui travaillent ensemble et en secret, sur la bombe atomique dans le désert, car il le considère comme un espion russe. Ces deux êtres vont en fait bien s'entendre et Einstein paiera les études universitaires de David alors qu'il a bien compris que ce n'était pas un enfant surdoué mais qu'il avait une telle envie d'apprendre pour lui plaire qu'il réussirait.
Il partage son histoire avec Marianne afin de lui faire comprendre qu'Ilsa était quelqu'un de bien et qu'il lui doit la vie car il est devenu David Rosfeld, une scientifique renommé.
Certes Ilsa a été Nazie au début avant la folie Hitlérienne, du temps où le national Socialisme était une idée politique qui marchait avant de devenir une machine à tuer. Après, elle a compris et avec son compagnon Gert, ils ont décidé d'assassiner Hitler.
Il lui raconte la visite de l'école par Hitler qui se montre beaucoup plus intéressé par le dressage truqués des chiens qu'aux enfants qui ont tellement peur qu'ils n'arrivent pas à expliquer leurs travaux.
Marianne a consenti à l'écouter et il va lui raconter toute l'histoire d'Ilsa (qui pour David s'arrêtait à 1945 dans ses recherches car, Ilsa avait été déportée à Matthaüsen à la suite de la tentative d'assassinat d'Hitler ratée de Gert qui sera fusillé. Matthaüsen où elle sera violée, confiera sa fille en vue d'adoption à une famille pour la protéger alors qu'elle fera partie des scientifiques que Staline et les USA vont se « partager ». Ensuite elle aura en quelque sorte un statut de témoin protégé.
Ilsa a sauvé la vie de David une deuxième fois en l'envoyant aux USA auprès d'Einstein qui a été son maître afin qu'il découvre le Boson et leur rencontre est truculente comme la suite du livre d'ailleurs…….

Ce que j'en pense :

Ce livre est magnifique. L'amour infini que David portait à Ilsa qui était teinté de sexualité bien sûr puisqu'il avait 14 ans en 1942 et sa reconnaissance envers celle qui lui a sauvé la vie le pousse a convaincre à tout prix Marianne que c'était quelqu'un de bien. Un devoir de mémoire et de réhabilitation.
Mais le malheur et la haine se transmettent hélas de génération en génération. La mère de Marianne est décédée d'un cancer, elle était rongée par la haine de cette mère nazie criminelle et par la colère aussi et qui a rejeté sa propre fille Marianne car elle ressemblait trop à Ilsa. La haine et la colère peuvent maintenir en vie mais souvent elles conduisent à la mort.
On trouve aussi le mythe de la culpabilité : le comportement anorexique de Marianne est là pour en attester, (je me punis, j'expie en en mangeant pas) de même que le désir de payer, de réparer par le biais de son travail d'avocat et sa lutte contre les algues tueuses les paysans de Bretagne lui ont envoyé une photo d'Ilsa posant à côté des dignitaires du régime nazi !!! Pour la faire taire car elle avait trouvé un sanglier mort sur la plage…
On retrouve aussi la quête de l'identité chère à l'auteur, et qu'il analyse à travers nos deux héros mais aussi avec Ilsa bien sûr, on ne sait vraiment jamais qui sont les gens qui nous entourent, ils ont leur part de mystère, leur faiblesse et leur force et ils sont à la recherche de qui ils sont vraiment (leur légende personnelle dirait Paolo Coelho).
On peut se demander aussi jusqu'où on peut prendre la place de quelqu'un d'autre : David a eu une brillante carrière mais il a toujours été en second derrière les autres, chacune de ses découvertes ayant été attribuée à un autre scientifique, tel le Boson de Rosfeld qu'Ilsa lui avait demandé de mettre en évidence et qui a été attribué à Higgs. (C'est en apprenant cela qu'Ilsa a jeté son téléviseur par la fenêtre). On est redevable quand on est un survivant. On doit rester dans l'ombre de celui dont on a « usurpée la place » même si c'est lui qui vous l'a demandé.
On retrouve aussi dans ce livre l'importance de l'amour : David est amoureux d'Ilsa, ce sont ses premiers émois d'adolescents, et il va faire tout ce qu'il peut pour ne pas la décevoir, pour réussir ce qu'elle attend de lui, il va se transcender et se comporter comme un surdoué. En fait il devient quelqu'un d'autre, comme si la façon dont l'autre le regarde modifiait sa personnalité.
Peu à peu, ils vont découvrir la vie d'Ilsa que tout le monde aimait bien car elle était gentille et ne dérangeait personne, son appartement, ses secrets et cela va leur donner à tous les deux l'occasion d'orienter leur vie autrement tout en la réhabilitant.
Une belle histoire et en même temps une belle leçon de vie. Didier van Cauwelaert sait très bien décrire les états d'âme de chacun des 2 héros, leur sensibilité à fleur de peau, on s'amuse avec les expériences amoureuses d'Einstein ou la sensualité de David mais en fait cela détend l'atmosphère et ramène à l'aspect humain des héros, on peut être un génie et avoir une libido farfelue, il n'y a pas la tête d'un côté et le corps de l'autre sinon on serait en face de stéréotypes et cela enlèverait du sel à cette belle histoire.
Il y a beaucoup de tendresse dans ce livre, malgré la violence de l'histoire et c'est très bien écrit comme d'habitude…
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isabelleisapure
  09 juin 2020
« La femme de nos vies », c'est Ilsa Schaffner, officier des services scientifiques de la Wehrmacht. Elle sauve de la chambre à gaz un petit paysan illettré en le faisant passer pour un surdoué. La supercherie marche si bien que l'enfant qu'elle parvient à exfiltrer aux Etats-Unis deviendra le bras droit des plus grands physiciens du siècle à commencer par Einstein.
Le roman de Didier van Cauwelaert est truffé de faits historiques méconnus, donc intéressants comme le sort d'Ida Tacke, physicienne de génie, allemande et juive. Il donne ici le meilleur de son talent de conteur en s'appuyant sur une captivante documentation historique et en développant le beau thème du dépassement de soi et de l'altruisme.
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indira95
  20 mars 2015
Quand ma libraire m'a urgemment conseillé (voir carrément mis dans les mains) La femme de nos vies de Didier van Cauwelaert, mon sang n'a fait qu'un tour : ah non pas lui ! Petit un : je n'adhère pas à son style et petit deux, je n'accroche pas spécialement à la personnalité très particulière de ce monsieur, bref imaginez mon désespoir. Il aura fallu 15 bonnes minutes de pourparlers pour que j'accepte d'acheter ce livre de poche d'une centaine de pages. Pourquoi me suis-donc laissée tenter ? C'est simple, le sujet : un homme devenu un scientifique célèbre, retourne en Allemagne pour revoir une dernière fois - avant qu'elle ne meure - une criminelle nazie qui lui a sauvé la vie alors qu'il était interné dans une institution pour jeunes malades mentaux. Ahaha. Me voilà ferrée.
Débute alors un incroyable récit de survie, d‘amour et d'amitié. Notre narrateur a été sauvé d'une mort certaine (n'oublions pas que les premières victimes de l'épuration nazie via les chambres à gaz ont été les handicapés mentaux) par un sacrifice ultime, celui d'un génie juif - David - que l'armée allemande veut utiliser pour développer la bombe atomique. Refusant de les aider et conscient du sort qui attend ses camarades, David propose à notre narrateur d'échanger leurs identités : il prendra sa place et survivra pour raconter et témoigner de l'indicible. le subterfuge marche mais ne berne pas l'officier de l'armée allemande, Ilsa Shaffer, la mystérieuse scientifique chargée d'exploiter le génie de David. Entre cette femme sublime, dure et notre narrateur, adolescent timide qui doit apprendre à feindre, débute une relation ambiguë basée sur la manipulation et une forte dose de sensualité.
Récit simple, (et vrai c'est hallucinant), efficace, La femme de nos vies se lit d'une traite, en apnée. J'ai tout bonnement été captivée par cette histoire rocambolesque qui met en scène une relation d'amour lumineuse et improbable. Les centaines de pages ont défilé à la vitesse de l'éclair, m'aspirant au coeur d'un tourbillon romanesque où la mémoire, la nostalgie, les faux-semblants, tout est brassé dans une sarabande littéraire. Je recommande ce beau récit et finirai sur cette maxime : il faut toujours écouter sa libraire !
Lien : http://livreetcompagnie.over..
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thedoc
  30 juillet 2018
« La femme de nos vies » inaugure ma première rencontre avec Didier van Cauwelaert, rencontre pour le moins séduisante.
Un jour de janvier 1941, la vie du Jürgen Bolt, petit paysan allemand de 14 ans, a pris un tournant définitif. Interné à l'hôpital psychiatrique d'Hadamar avec d'autres enfants ayant comme lui de supposées ou véritables maladies mentales, il échappe par un subterfuge incroyable à la mort dans la chambre à gaz.
Jürgen Bolt devait mourir. Jürgen Bolt est mort. Mais c'est le petit génie juif David Rosfeld qui a pris sa place et lui a offert sa vie. Sa seconde vie.
Sous la coupe et l'émulation d'un officier scientifique allemand de la Wehrmacht, Ilsa Schaffner, David Rosfeld – puisqu'il s'appellera ainsi désormais – va connaître un destin fabuleux dans cette époque où l'espoir n'était guère de mise. Il échappera par deux fois à la mort au nom de l'amitié puis au nom de la science et de l'amour. le grand amour, celui qui vous ferait devenir n'importe qui, y compris un génie de la physique alors que rien ne vous y prédisposait.
C'est une histoire incroyable, une histoire de survie, que nous offre ici Didier van Cauwelaert à travers la narration de son personnage principal. Un destin tout d'abord inattendu et surprenant avec David dont la vie va être illuminée par une seule femme, puis le portrait d'une héroïne inoubliable avec Ilsa qui, malgré ses épreuves, n'oubliera jamais son jeune physicien.
Sous le ton désinvolte et léger de David, nous suivons le récit de ce petit gardien de vaches, du château d'Helm auprès des petits surdoués d'Ilsa, jusqu'aux Etats-Unis où il deviendra le bras droit d'Einstein avant de travailler dans l'ombre des plus grands physiciens, avec toujours un seul objectif en tête : tenir la promesse qu'il avait faite au petit marchand de glaces, découvrir le secret des atomes et surtout devenir l'homme qu'Ilsa a toujours rêvé qu'il soit. Avec toujours l'espoir de la retrouver un jour.
Mêlant avec brio romance et faits historiques, Didier van Cauwelaert nous prend la main et offre au lecteur une histoire à part, émouvante, passionnante, déroutante.
Un petit régal.
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sabine59
  10 janvier 2019
le destin du personnage principal, narrateur de l'histoire, nous passionne dès le début.
C'est à l'occasion de la mort imminente de celle qui a été la femme de sa vie, et qu'il n'avait plus revue depuis 1942, Ilsa Schaffner, qu'il rencontre Marianne ( joli prénom....), la petite-fille de celle-ci.
Sa grand-mère lui apparaissait comme un monstre puisqu'elle a été jugée en tant que nazie, après la guerre.Le narrateur, David alias Jurgen Bolt, voudrait, en discutant avec Marianne, qui ressemble tellement physiquement à Ilsa, la convaincre que celle-ci était en fait une belle personne.
On est évidemment en attente, on se demande quelles révélations le narrateur va bien pouvoir lui faire... Je préfère vous laisser le découvrir. Juste quelques indices et c'est volontairement que j'emploie un vocabulaire policier car on a vraiment l'impression d'être dans un thriller où les personnages étonnent, cachent leur identité et leur mission:
nom usurpé, attirance physique d'un adolescent, domaine secret des progrès scientifiques, surdoués juifs, contexte hitlérien, chiens, amour.... Cela vous dit? Alors, plongez dans cet univers ambigu, sombre mais aussi illuminé par la présence d'un narrateur si plein de vie , d'humour et de tendresse.
Un seul reproche: je me suis parfois lassée de ces conversations avec Marianne, où le narrateur fait les questions et les réponses, j'ai trouvé ce procédé assez artificiel. Un vrai dialogue aurait été plus prenant. Mais le livre garde néanmoins tout son charme et son mystère.
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critiques presse (2)
Culturebox   13 mai 2013
Didier van Cauwelaert nous raconte l'histoire d'une scientifique qui sauve un enfant voué à l'extermination. Elle le fait passer pour un surdoué, parvient à l'envoyer aux Etats-Unis. Là, le pseudo-surdoué fait de très belles études et finit par devenir le bras droit d'Albert Einstein. Un roman, certes, mais qui repose sur des bases historiques.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaLibreBelgique   22 mars 2013
Si ce roman est bien entendu une fiction, Didier van Cauwelaert mêle le vrai et le faux offrant un sentiment d’authenticité au lecteur qui se laisse prendre à cette histoire de résilience.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (115) Voir plus Ajouter une citation
AproposdelivresAproposdelivres   03 octobre 2014
On n'attend plus rien de la vie, et soudain tout recommence. Le temps s'arrête, le cœur s'emballe, la passion refait surface et l'urgence efface tout le reste. Il a suffi d'une alerte sur mon ordinateur pour que, dès le lendemain, je me retrouve à six mille kilomètres de chez moi, l'année de mes quatorze ans. L'année où je suis mort. L'année où je suis né.

Peu de choses ont changé à Hadamar. C'est resté une charmante bourgade du bassin de Limburg, entourée de forêts, avec un centre-ville à colombages et un jardin public réputé pour ses roses. L'hôpital psychiatrique est toujours en activité. Simplement repeint dans des tons plus pastel, avec un mémorial et des panneaux pour touristes. La « nouvelle salle de douche », comme on nous disait à l'époque est devenue un musée.
C'est la première fois que je remets les pieds en Allemagne. Retrouver ici, à l'endroit même de notre rencontre, la femme que j'ai cherchée en vain toute ma vie, comment serait-ce le fruit d'une coïncidence ? Ironie subsidiaire, la chambre 313 est à l'étage où se trouvait jadis mon dortoir.
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Eve-YesheEve-Yeshe   17 septembre 2013

Quelle vie tragique a-t-elle eu ? (à propos de la mère de Marianne) Elevée par des gens formidables, qui lui ont laissé le choix entre l’amour adoptif et la rancune biologique. La faute à qui, sa vie tragique ? Bien-sûr que si, Marianne ! il arrive qu’on soit responsable des malheurs qu’on subit comme de ceux qu’on provoque, désolé si ça vous choque. Ce qui m’énerve, c’est qu’elle vous l’ait transmis, ce sens du malheur. Cela dit, si c’est son côté victime de naissance qui a fait de vous une redresseuse de torts, c’est très bien, je m’incline.
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AproposdelivresAproposdelivres   03 octobre 2014
Je demeure figé sur le seuil, appuyé d'une épaule au chambranle. Telle qu'elle était soixante-dix ans plus tôt, mais vêtue à la mode d'aujourd'hui, Ilsa Schaffner se tient de trois quarts-dos, penchée au-dessus du lit médicalisé. Le même âge, la même blondeur, la même nuque si fine contrastant avec les épaules carrées, la même crispation au coin des lèvres... Seul un chignon a remplacé la coupe à la garçonne. Et un tailleur gris moule sa silhouette en lieu et place de l'uniforme.
Immobile au-dessus de la vieille dame endormie, elle est comme son fantôme avant terme, son duplicata d'autrefois. Sa doublure jeunesse - comme les gens de cinéma disent : « une doublure lumière ». A ce niveau de ressemblance, le doute n'est pas permis : la femme à qui je dois tout a eu, elle, une descendance. L'unique rêve de ma vie qui ne soit pas devenu réalité.
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thedocthedoc   24 juillet 2018
Ce gamin d'une maturité et d'une culture phénoménales ne faisait que donner raison au petit paysan ignare que j'étais. On m'avait déclaré fou, mais non : les veaux étaient comme nous. Éprouver pour eux l'amour que ne savaient plus donner les humains, se sentir pareil à un animal ou à brin d'herbe, c'était ça, l'intelligence. L'intelligence du cœur comme il disait, la seule qui permettait de comprendre comment fonctionne la vie.
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Eve-YesheEve-Yeshe   14 septembre 2013
Ma femme faisait souvent ce genre de chose (Marianne est en train de jouer avec la nourriture dans son assiette faisant semblant de manger). Mais elle, c’était une question de poids, par rapport à la caméra qui grossit toujours. Vous, ça doit être depuis l’adolescence, j’imagine. La révélation du secret de famille. Le syndrome des enfants de nazis. L’anorexie comme repentance.
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