AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782253154815
218 pages
Le Livre de Poche (27/05/2003)
3.34/5   249 notes
Résumé :

Le 12 décembre 1531, l'image de la Vierge Marie apparaît devant témoins sur la tunique de Juan Diego, un Indien aztèque.

Quatre siècles plus tard, des scientifiques découvrent, dans les yeux de cette Vierge, le reflet des témoins de l'apparition.

Embarrassé par les querelles d'intérêts qui se déclenchent autour de la canonisation de Juan Diego, le Vatican charge Nathalie Krentz, ophtalmologue qui ne croit en rien, d'aller ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
3,34

sur 249 notes

Unhomosapiens
  17 septembre 2020
Très bonne intrigue basée sur des faits réels. La Sainte Vierge serait apparue à un Indien, au Mexique, au XVIe siècle, pendant la colonisation espagnole et l'image de Marie est restée imprimée sur sa tunique. de plus, dans les yeux de la Vierge, sur la tunique , se reflètent les témoins de l'apparition. Dans l'attente d'une prochaine canonisation de cet Indien, « l'avocat du diable », ainsi appelé, le cardinal chargé de vérifier la réalité de l'apparition, engage une ophtalmologiste de renom pour en vérifier l'authenticité. Commencent alors les multiples questionnements existentiels pour cette jeune femme qui vit seule et ne pense qu'à son travail. le Mexique est présenté comme un véritable repoussoir, mais aussi comme un endroit où, justement, tout peut arriver. Parallèlement aux interrogations de cette femme, on suit par chapitres intercalés, le point de vue de l'âme de l'Indien qui en a assez d'être l'objet d'un culte et aimerait qu'on le laisse en paix, et surtout pas canonisé.
Très intéressants également, plusieurs passages sur les méandres tortueux, pour ne pas dire tordus des dessous de la Curie Romaine. A qui profiterait cette canonisation, et qui en pâtirait  parmi les cardinaux ? Cela pouvant même interférer avec l'élection du nouveau Pape.
Le lecteur est tenu en haleine par cette enquête et les déboires existentiels de la jeune femme. Pourtant je regrette le style, parfois à la limite de la caricature. L'auteur a préféré traiter son sujet sous l'angle de la comédie, alors que le sujet se prêtait peut-être à moins de légèreté et plus de sérieux. Pour la description de la ville de Mexico, mais aussi pour les autres scientifiques mandatés également pour vérifier la véracité de l'apparition. Là, on frise le burlesque. Plus qu'à des scientifiques internationaux de renom, on a à faire à des gamins capricieux égocentriques se chamaillant, imbus de leurs connaissances et désireux de laisser une empreinte de leurs recherches.
En résumé, c'est un livre qui se lit facilement et rapidement mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
ordinary_reader
  28 novembre 2016
Un roman intriguant, mêlant expertise scientifique, croyance religieuse, introspection et quête d'identité.
Je sors de cette lecture avec une certaine confusion, malgré la qualité de la plume, entre mon intérêt pour l'originalité de l'intrigue et un sentiment diffus de vacuité, renforcé par la chute de l'histoire.
Une jeune et brillante ophtalmologue est commissionnée par le Vatican dans le cadre de l'enquête médico-scientifique préalable à la canonisation de Juan Diego, témoin de l'apparition de la Vierge sur la colline de Tepeyec, au Mexique en 1531...
J'avoue avoir été peu convaincue par les incursions narratives de Juan Diego, prisonnier des limbes, mais davantage touchée par le cheminement intérieur de l'héroïne, plus cognitif que mystique (ouf).
L'auteur s'est appuyé sur des sources fiables, des faits de "miracles" avérés, des rapports d'expertise réels pour bâtir cette fiction.
Une voie ouverte à tous les questionnements, entre perplexité, agacement, incrédulité, foi aveugle, toute une palette de sentiments et de réactions incarnés par les personnages de ce roman.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          307
PiertyM
  22 août 2020
Didier van Cauwelaert, sachant manier les sujets mystérieux avec suspens par sa plume, nous entraîne dans L'apparition, une fois de plus, dans un monde des mystères où la métaphysique se trouve controversée. On assiste au scepticisme de la foi qui fait appel à la science pour élucider un mystère datant de quatre siècles. La science elle-même explore plusieurs hypothèses pour parvenir à un aboutissement...
L'image de la vierge Marie est apparue sur la tunique de Juan Diégo un indien aztèque le 12 Décembre 1531. le Vatican est sur le point de canoniser celui-ci dont la tunique opère des miracles depuis quatre siècles. Mais le doute plane sur la véracité des faits. C'est alors que le Cardinal Damiano Fabiano engage Nathalie Krentz, ophtalmologue pour analyser scientifiquement l'image de la tunique miraculeuse, plus précisément dans les yeux de la vierge où se distinguent des personnes présentes autour de Juan Diègo lors du miracle et d'élaborer un démenti sur l'aspect miraculeux de cet événement. Grande serait la surprise, quand le rideau du suspens tombe,, de découvrir que ce n'est pas Juan Diègo qui portait la tunique miraculeuse plutôt son oncle Juan Bernardino que l'histoire a rejeté pour avoir souffert de la peste même guérie par la vierge, au profit de son neveu plus crédible devant l'église. Ce que l'auteur emploie comme expression ''la Vierge avait commis une erreur de casting''.
Avec une écriture un peu plus travaillée, un style du genre intérieur/extérieur et l'intervention par moment de la voix de Juan Diègo, on passe un petit moment agréable avec ce livre, en plus ça se lit en une poignée de minutés!


+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
Marcellina
  05 août 2022
Waouh !
Pourtant j'ai été déstabilisée par un début décousu, abrupt, pas fluide du tout où même le personnage principal semble inabordable. Et puis, l'histoire m'a happée et j'ai été prise par ce récit qui relate l'aventure incroyable d'un pauvre péon mexicain qui réalisera l'impensable : la fusion des aztèques et des conquérants espagnols en un seul peuple au nom de Notre-Dame de Guadalupe.
Autour de l'énigme toujours d'actualité de la ‘Tilma de Guadalupe', l'auteur nous plonge dans les intrigues féroces du Vatican où la sanctification d'un personnage historique peut avoir des répercutions inattendues. L'alternance entre le passé, plus doux, et le présent, si violent au Mexique, marque le rythme de ce roman où l'imaginaire se réduit à peau de chagrin finalement.
Un roman diablement catholique qui nous décrit les dessous peu reluisants d'une administration qu'on connaît très peu, un roman profondément humain où l'amour même torturé règne en maître, un roman politique enfin qui propose une solution réelle pour éradiquer certains trafics monstrueux.
Mon premier roman de l'auteur et certainement pas mon dernier :-)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
araucaria
  16 août 2015
Livre étrange, moyennement apprécié. Ce n'est pas mon roman préféré de Didier van Cauwelaert, bien qu'il soit correctement écrit. Voici un auteur que je trouve assez irrégulier, même si je l'apprécie dans l'ensemble.
Commenter  J’apprécie          220

Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
ordinary_readerordinary_reader   27 novembre 2016
- Il y a donc une pensée créatrice à l'origine du monde. Qu'on l'appelle Esprit-Saint ou bactéries, ça ne me dérange pas.
- Moi non plus, sauf quand on en fait un principe moral, une source de conflits. Quel est l'intérêt des religions, au regard de l'évolution ? Fournir un code de conduite, des bases de réflexion, un message d'espoir et des conseils d'hygiène. Le reste, c'est de l'abus de pouvoir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          248
genougenou   12 août 2015
Le samedi 9 décembre (1531), je sors de chez moi à l'aube pour aller au catéchisme à Tlatilolco. J'arrive sur la colline de Tepeyac, et soudain j'entends des chants d'oiseaux, comme en plein été. Je m'arrête et les chants se taisent aussitôt. Alors résonne une voix très douce qui m'appelle par mon nom, du sommet de la colline. « Juantzin... Juan Diegotzin... ». Là même où jadis nous avions célébré notre fête de la dernière fois, je reconnais les inflexions, la façon de parler de Maria Lucia (sa femme qui est récemment décédée). Fou de bonheur, je grimpe notre colline à la recherche du fantôme de ma femme, et voilà que je tombe nez à nez avec une inconnue qui brille comme si le soleil se levait derrière elle, mais sans qu'elle soit pour autant à contre-jour. C'est une toute jeune fille, elle est très belle, mais d'une beauté sûre d'elle empreinte de sérénité et d'expérience ; une beauté qui n'est pas de son âge. Et elle s'adresse à moi en nahautl, ma langue natale, avec un accent en tous point semblable à celui de ma défunte épouse. »
« Elle me déclare : « Je suis la toujours vierge Sainte Marie, mère du vrai Dieu pour qui nous existons tous. »
« Je lui dis bonjour...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
PiertyMPiertyM   23 septembre 2013
- Vous avez mis sur écoute ma ligne privée
-N'abusons pas du sens des mots, Imminence. Pour être privée, votre ligne n'en est pas moins reliée au standard de Vatican,et donc protégée en tant que telle par les services compétents, qui ont l'obligation de référer à la voie hiérarchique.
- Hiérarchique? D'aucune manière je ne saurais être votre subordonné, Solendate!
- En tant que Promoteur de la foi dans le procès que j'instruis , si: vous l'êtes.
- Vous ne m'avez fait nommer avocat du diable que pour vous brancher sur ma ligne!
- Ne me sous-estimer pas, monseigneur: j'y ai d'autres avantages. Quand vous avez mis sous contrôle mes comptes à la banque Ambrosiano, en 78, je n'ai pas parlé d'abus de pouvoir, ni dévalué, vos ambitions à mon encontre.
- J'ai accompli mon devoir dans le seul intérêt de l'Eglise, même si malheureusement, l'examen de vos comptes ne m'a pas fourni de preuves suffisantes pour vous déclarer complice de Marcinkus!
- Et vous croyez que vos ternes conversations téléphoniques m'ont davantage éclairé?
Ils se taisent un instant, se mesurent du regard, finissent par se sourire. Pauvre église aux mains de ces vieillards susceptibles qui ne défendent que leurs prérogatives et se tendent des petits pièges en vase clos. Abaisser l'âge de leur retraite ne changera que les têtes, pas les mentalités. Les grands prêtes aztèques de ma jeunesse n'étaient peut-être pas des enfants de chœur, mais au moins ils tuaient pour nourrir le soleil, sur ordre de leurs dieux, avec abnégations et sans arrière-pensées.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
ordinary_readerordinary_reader   23 novembre 2016
Je rebrousse sa phrase dans ma tête pour essayer de comprendre où il veut en venir, de méandres en circonvolutions, de flagorneries en remontrances.
Commenter  J’apprécie          270
PiertyMPiertyM   23 septembre 2013
- Vous avez mis sur écoute ma ligne privée
-N'abusons pas du sens des mots, Imminence. Pour être privée, votre ligne n'en est pas moins reliée au standard de Vatican,et donc protégée en tant que telle par les services compétents, qui ont l'obligation de référer à la voie hiérarchique.
- Hiérarchique? D'aucune manière je ne saurais être votre subordonné, Solendate!
- En tant que Promoteur de la foi dans le procès que j'instruis , si: vous l'êtes.
- Vous ne m'avez fait nommer avocat du diable que pour vous brancher sur ma ligne!
- Ne me sous-estimer pas, monseigneur: j'y ai d'autres avantages. Quand vous avez mis sous contrôle mes comptes à la banque Ambrosiano, en 78, je n'ai pas parlé d'abus de pouvoir, ni dévalué, vos ambitions à mon encontre.
- J'ai accompli mon devoir dans le seul intérêt de l'Eglise, même si malheureusement, l'examen de vos comptes ne m'a pas fourni de preuves suffisantes pour vous déclarer complice de Marcinkus!
- Et vous croyez que vos ternes conversations téléphoniques m'ont davantage éclairé?
Ils se taisent un instant, se mesurent du regard, finissent par se sourire. Pauvre église aux mains de ces vieillards susceptibles qui ne défendent que leurs prérogatives et se tendent des petits pièges en vase clos. Abaisser l'âge de leur retraite ne changera que les têtes, pas les mentalités. Les grands prêtes aztèques de ma jeunesse n'étaient peut-être pas des enfants de chœur, mais au moins ils tuaient pour nourrir le soleil, sur ordre de leurs dieux, avec abnégations et sans arrière-pensées.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Didier Van Cauwelaert (79) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Didier Van Cauwelaert
"Comment font les gens qui n'ont pas l'écriture à leur disposition pour remettre en vie ceux qu'ils aiment? Vraie question que je me pose même face à la détresse des autres. Ma détresse à moi a ce moyen d'expression, de reconstruction, de retourner dans le temps, et de faire de ce temps-là une réalité plus forte que celle qui se déroule autour de moi." À l'occasion de la parution de son nouveau roman "Une vraie mère... ou presque", Didier van Cauwelaert nous ouvre les portes de son univers. Il nous entraîne dans les lieux où il a l'habitude d'écrire et nous partage ses secrets de fabrication. Il nous raconte aussi l'histoire de son nouveau roman, inspiré de sa relation avec sa propre mère. Un portrait réalisé par @kissmystory.
Découvrir le livre: https://www.albin-michel.fr/une-vraie-mere-ou-presque-9782226474391
+ Lire la suite
autres livres classés : MiraclesVoir plus
Notre sélection Littérature française Voir plus