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EAN : 9782226070104
195 pages
Éditeur : Albin Michel (26/08/1994)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 1010 notes)
Résumé :
"J'ai commencé dans la vie comme enfant trouvé par erreur. Volé avec la voiture, en fait. Une Ami 6 de race Citroën. Alors on m'a appelé Ami 6 en souvenir. Ce sont mes origines, quoi. Avec le temps, pour aller plus vite, c'est devenu Aziz. Mamita, qui est née rom en Roumanie où elle a été stérilisée par les nazis, dit toujours que c'était une mauvaise idée de m'abréger comme ça - d'après elle, les noms qu'on donne, ça déteint. Résultat, dans quelques heures, un atta... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (97) Voir plus Ajouter une critique
carre
  20 mai 2012
Aziz Kemal, élevé par des gens du voyage, se fait arrêter par la police le jour de son mariage, ces faux papiers le disant citoyen marocain, il est expulsé vers son pays sous la responsabilité de Jean-Pierre Schneider fonctionnaire idéaliste. le périple emmènera les deux hommes bien au delà de la mission initiale. Sur un sujet très actuel et conflictuel, les dernières élections l'ont montrées, Van Cauwelaert manie humour et dérision avec un certain bonheur. Aziz est à la fois naif, débrouillard , pas méchant pour deux sous alors que l'attaché culturel veut rester dans son rôle procédurier, mais petit à petit les lignes se déplacent, les deux hommes forcément sur la défensive, laissent de côté leurs préjugés initiaux pour s'ouvrir l'un à l'autre. On est séduit par l'écriture de van Cauwelaert qui par sa légèreté et sa poésie nous touche. Une belle histoire d'amitié et de tolérance. Son roman écrit en 1994, reçu le prix Goncourt. A noter l'adaptation ciné de Laurent Heynemann avec le regretté et grand Jacques Villeret, Lorant Deutsch et Barbara Schulz.
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jeunejane
  23 juillet 2019
Un petit garçon est recueilli à bord d'une Ami 6 sur la route près de Marseille. C'est Vasile, avec sa camionnette de pizzaïolo qui a embouti la voiture et tué les parents du petit.
Le bébé sera surnommé "Ami6" et accueilli par la communauté tsigane de Val-Fleury.
"Ami 6" se transformera en Aziz et de faux papiers marocains seront faits à son nom " Aziz Kemal".
A l'âge de 19 ans, alors qu'il est amoureux de Lila, il est victime d'une volonté du gouvernement français de rapatrier des étrangers.
Aziz quitte le territoire avec un attaché humanitaire plus fragile que lui et pas mauvais bougre pour rejoindre le village fictif d'Irghiz.
S'ensuivent une série de péripéties dangereuses pour le fonctionnaire et pas très passionnantes pour le lecteur.
Le roman avait très bien commencé, sur un ton naïf et humoristique emprunté par l'auteur.
On peut comprendre que le livre ait reçu le Goncourt en 1994 car il faut avouer que le thème est original.
C'est une relecture pour moi.
Je ne me souvenais pas que la deuxième partie comprenait quelques longueurs, voire quelques fantaisies mais cela augurait du futur de l'auteur.

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AudreyT
  28 janvier 2017
Aziz a obtenu la main de Lila, son amour depuis toujours, pour quelques autoradios volés et de nombreuses tractations. Pas facile pour cet orphelin, sans identité, sans famille et sans origine de faire sa place dans le camp tsigane qui l'a recueilli quand il était bébé. Mais au milieu du banquet de fiançailles, il se fait arrêter par la police. Il doit être reconduit dans son pays, enfin... le pays qui a été indiqué sur ses faux papier : le Maroc. Aziz est marseillais, il ne connait rien de ce pays, de ces coutumes, de ces habitants et de leur langue. Pourtant, il va s'inventer une vallée perdue et inconnue et emmener dans son rêve Jean-Pierre, son attaché humanitaire. A eux deux, ils vont justifier leur existence sur terre...
Un joli roman, à l'écriture simple et touchante. Didier van Cauwelaert nous offre une fois de plus une histoire qui sonne juste. Comment se construit-on quand on ne connait pas ses origines ? Comment pansons-nous nos plaies quand notre passé nous fait honte ? Une amitié soudaine et impensable peut alors répondre à ces questions existentielles... Et les dépasser !!
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PiertyM
  04 juillet 2015
Un début très surprenant, très prenant, on sent la veine de l'intrigue qui va s'étendre peut être de surprise en surprise. En effet, l'énigme sur la naissance d'Aziz, homme qu'on pourrait traiter sans nationalité, est révélé dans une narration crue qui nous fait bonne entrée dans la lecture, son expulsion accompagné d'un agent de l'administration vers un monde inconnu de tous les deux nous surprend encore plus, puis on tombe dans une amitié entre deux hommes perdu dans la société...l'aventure vers l'inconnu va fortifier cette amitié...
L'intrigue aurait pu être développer plus profondément, beaucoup de questions sont restées ouvertes, surtout qu'Aziz est resté enfermer dans sa coquille! N'empêche que j'ai aimé le livre!
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rabanne
  07 octobre 2016
Prix Goncourt 1994.
Ce n'est pas cela qui m'a donné envie de lire ce livre ; je désirais découvrir cet auteur depuis un moment déjà.
Avec Un aller simple, j'ai voyagé, j'ai ri, j'ai été touchée, j'ai aimé.
Aziz, enfant trouvé et recueilli, toléré par le clan puis rejeté, se retrouve à 19 ans quantité négligeable et indésirable du jour au lendemain : assigné à retourner dans un pays d'origine d'où il ne vient pas, qu'il ne connaît pas...
Un récit surprenant, touchant et aventureux sur une forte amitié, qui parle d'illusions perdues, d'amours déçus, d'impossibles rêves, d'une destinée magique, de quête d'idéal et d'identité.
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Citations et extraits (73) Voir plus Ajouter une citation
MahaDeeMahaDee   22 mars 2017
J’ai commencé dans la vie comme enfant trouvé par erreur. Volé avec la voiture, en fait. J’étais garé sur les clous et, pendant les années qui ont suivi, Mamita, quand je ne finissais pas mon assiette, disait que la fourrière allait venir me chercher. Alors je mangeais trop vite et après je rendais tout, mais dans un sens c'était mieux ; ça m’évitait de prendre du poids. J’étais l’adopté, je restais à ma place.
Chez les Tsiganes, l'enfant c'est sacré. Il doit être le plus gras possible, pour le prestige ; c'est un roi de 0 à 4 ans - après il se débrouille. Moi je me suis débrouillé sans avoir été roi : je tombais de moins haut, je rasais les murs, je ne disais rien, j'étais le plus maigre. À force de se faire oublier, on y arrive.
Souvent, la nuit, le camion-grue de la fourrière venait enlever la voiture mal garée pour la conduire à la casse, et j'étais broyée sous la tôle. Heureusement, dans la roulotte de Mamita, il y avait toujours un des rois qui braillait, ça arrêtait le rêve au moment où j'étais encore vivant, et je pouvais me rendormir. Je savais que j'étais en sécurité, bien au chaud parmi ces gros enfants couverts de chaînes et de médailles qui tintaient dans le noir.
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MagentaMagenta   30 janvier 2013
Ce garçon me bouleverse. Cette simplicité, cette délicatesse dans le silence, cette attention bienveillante qu'il me porte, cette maturité d'enfant vieux comme les pierres qui a vu couler les siècles autour de ses certitudes...
... Je ne suis pas dupe, Sa vallée d'Irghiz est une simple oasis au pied d'un djebel comme on en a déjà vu trois. Ses hommes gris sont des berbères chleuh comme les autres, qu'il a divinisés pour me faire aimer sa patrie.
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carrecarre   20 mai 2012
Si on se laisse aller au désespoir, on finit mangé par les rêves qu'on a vécus de travers.
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CirseCirse   02 novembre 2013
- Il faut que tu comprennes une chose, Aziz : ça fait trois jours que la Brigade a ces types sur le dos, qu'ils réclament des clandestins, des clandestins, des clandestins ! Ils sont dans un état ; on n'en peut plus... Ils ont foutu le bordel au Centre de rétention : ils veulent pas comprendre que les gusses qu'on chope sans papiers ne disent jamais de quel pays ils viennent, comme ça on peut pas les expulser ; (...) Le seul qu'ils ont trouvé à reconduire avant toi, c'était un Noir de Basse-Terre. Ils lui avaient déjà pris son billet. Il a fallu qu'on leur rappelle que la Guadeloupe, c'est français. Tu te rends compte ?
Je me rendais compte, mais c'était leur problème. Moi j'étais marseillais, de coeur, d'accent et de naissance - en tout cas j'avais le bénéfice du doute, et si on devait me reconduire quelque part c'était au virage de la Friourne : mon pays c'était les Bouches-du-Rhône, ma cité Vallon-Fleuri et mon équipe l'OM.
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gaillard1gaillard1   27 septembre 2010
C'est bon d'avoir eu un copain. C'est moins douloureux qu'une femme, quand ça vous quitte. On a toujours l'espoir qu'on restera copains, et que les moments passés ensemble ne seront pas effacés par nouveaux souvenirs avec un autre.

Tel que relevé pour "Les fils de la pensée" http://xn--rflchir-byac.net
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