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ISBN : 2226070109
Éditeur : Albin Michel (26/08/1994)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 888 notes)
Résumé :
"J'ai commencé dans la vie comme enfant trouvé par erreur. Volé avec la voiture, en fait. Une Ami 6 de race Citroën. Alors on m'a appelé Ami 6 en souvenir. Ce sont mes origines, quoi. Avec le temps, pour aller plus vite, c'est devenu Aziz. Mamita, qui est née rom en Roumanie où elle a été stérilisée par les nazis, dit toujours que c'était une mauvaise idée de m'abréger comme ça - d'après elle, les noms qu'on donne, ça déteint. Résultat, dans quelques heures, un atta... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (84) Voir plus Ajouter une critique
carre
  20 mai 2012
Aziz Kemal, élevé par des gens du voyage, se fait arrêter par la police le jour de son mariage, ces faux papiers le disant citoyen marocain, il est expulsé vers son pays sous la responsabilité de Jean-Pierre Schneider fonctionnaire idéaliste. le périple emmènera les deux hommes bien au delà de la mission initiale. Sur un sujet très actuel et conflictuel, les dernières élections l'ont montrées, Van Cauwelaert manie humour et dérision avec un certain bonheur. Aziz est à la fois naif, débrouillard , pas méchant pour deux sous alors que l'attaché culturel veut rester dans son rôle procédurier, mais petit à petit les lignes se déplacent, les deux hommes forcément sur la défensive, laissent de côté leurs préjugés initiaux pour s'ouvrir l'un à l'autre. On est séduit par l'écriture de van Cauwelaert qui par sa légèreté et sa poésie nous touche. Une belle histoire d'amitié et de tolérance. Son roman écrit en 1994, reçu le prix Goncourt. A noter l'adaptation ciné de Laurent Heynemann avec le regretté et grand Jacques Villeret, Lorant Deutsch et Barbara Schulz.
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AudreyT
  28 janvier 2017
Aziz a obtenu la main de Lila, son amour depuis toujours, pour quelques autoradios volés et de nombreuses tractations. Pas facile pour cet orphelin, sans identité, sans famille et sans origine de faire sa place dans le camp tsigane qui l'a recueilli quand il était bébé. Mais au milieu du banquet de fiançailles, il se fait arrêter par la police. Il doit être reconduit dans son pays, enfin... le pays qui a été indiqué sur ses faux papier : le Maroc. Aziz est marseillais, il ne connait rien de ce pays, de ces coutumes, de ces habitants et de leur langue. Pourtant, il va s'inventer une vallée perdue et inconnue et emmener dans son rêve Jean-Pierre, son attaché humanitaire. A eux deux, ils vont justifier leur existence sur terre...
Un joli roman, à l'écriture simple et touchante. Didier van Cauwelaert nous offre une fois de plus une histoire qui sonne juste. Comment se construit-on quand on ne connait pas ses origines ? Comment pansons-nous nos plaies quand notre passé nous fait honte ? Une amitié soudaine et impensable peut alors répondre à ces questions existentielles... Et les dépasser !!
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PiertyM
  04 juillet 2015
Un début très surprenant, très prenant, on sent la veine de l'intrigue qui va s'étendre peut être de surprise en surprise. En effet, l'énigme sur la naissance d'Aziz, homme qu'on pourrait traiter sans nationalité, est révélé dans une narration crue qui nous fait bonne entrée dans la lecture, son expulsion accompagné d'un agent de l'administration vers un monde inconnu de tous les deux nous surprend encore plus, puis on tombe dans une amitié entre deux hommes perdu dans la société...l'aventure vers l'inconnu va fortifier cette amitié...
L'intrigue aurait pu être développer plus profondément, beaucoup de questions sont restées ouvertes, surtout qu'Aziz est resté enfermer dans sa coquille! N'empêche que j'ai aimé le livre!
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rabanne
  07 octobre 2016
Prix Goncourt 1994. Ce n'est pas cela qui m'a donné envie de lire ce livre ; je désirais découvrir cet auteur depuis un moment déjà. Avec Un aller simple, j'ai voyagé, j'ai ri, j'ai été touché, j'ai aimé.
Aziz, enfant trouvé et recueilli, toléré par le clan puis rejeté, se retrouve à 19 ans quantité négligeable et indésirable du jour au lendemain : assigné à retourner dans un pays d'origine d'où il ne vient pas, qu'il ne connaît pas...
Un récit surprenant, touchant et aventureux sur une forte amitié, qui parle d'illusions perdues, d'amours déçus, d'impossibles rêves, d'une destinée magique, de quête d'idéal et d'identité.
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Magenta
  30 janvier 2013
J'aime la plume de van Cauwelaert! Ce petit livre fait partie de mes préférés alors qu'il part d'une histoire somme toute banale ; un clandestin, né à Marseille, se fait arrêter, il est muni de faux papiers le disant marocain. Reconduit "pour l'exemple"dans son pays d'origine, il va se créer un monde imaginaire et nous embarquer dans une belle histoire...
Je n'en dirai pas plus, ce livre est plein d'émotion et donc à découvrir!
Pour moi, il a mérité son prix Goncourt!
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Citations et extraits (69) Voir plus Ajouter une citation
MahaDeeMahaDee   22 mars 2017
J’ai commencé dans la vie comme enfant trouvé par erreur. Volé avec la voiture, en fait. J’étais garé sur les clous et, pendant les années qui ont suivi, Mamita, quand je ne finissais pas mon assiette, disait que la fourrière allait venir me chercher. Alors je mangeais trop vite et après je rendais tout, mais dans un sens c'était mieux ; ça m’évitait de prendre du poids. J’étais l’adopté, je restais à ma place.
Chez les Tsiganes, l'enfant c'est sacré. Il doit être le plus gras possible, pour le prestige ; c'est un roi de 0 à 4 ans - après il se débrouille. Moi je me suis débrouillé sans avoir été roi : je tombais de moins haut, je rasais les murs, je ne disais rien, j'étais le plus maigre. À force de se faire oublier, on y arrive.
Souvent, la nuit, le camion-grue de la fourrière venait enlever la voiture mal garée pour la conduire à la casse, et j'étais broyée sous la tôle. Heureusement, dans la roulotte de Mamita, il y avait toujours un des rois qui braillait, ça arrêtait le rêve au moment où j'étais encore vivant, et je pouvais me rendormir. Je savais que j'étais en sécurité, bien au chaud parmi ces gros enfants couverts de chaînes et de médailles qui tintaient dans le noir.
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MagentaMagenta   30 janvier 2013
Ce garçon me bouleverse. Cette simplicité, cette délicatesse dans le silence, cette attention bienveillante qu'il me porte, cette maturité d'enfant vieux comme les pierres qui a vu couler les siècles autour de ses certitudes...
... Je ne suis pas dupe, Sa vallée d'Irghiz est une simple oasis au pied d'un djebel comme on en a déjà vu trois. Ses hommes gris sont des berbères chleuh comme les autres, qu'il a divinisés pour me faire aimer sa patrie.
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carrecarre   20 mai 2012
Si on se laisse aller au désespoir, on finit mangé par les rêves qu'on a vécus de travers.
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CirseCirse   02 novembre 2013
- Il faut que tu comprennes une chose, Aziz : ça fait trois jours que la Brigade a ces types sur le dos, qu'ils réclament des clandestins, des clandestins, des clandestins ! Ils sont dans un état ; on n'en peut plus... Ils ont foutu le bordel au Centre de rétention : ils veulent pas comprendre que les gusses qu'on chope sans papiers ne disent jamais de quel pays ils viennent, comme ça on peut pas les expulser ; (...) Le seul qu'ils ont trouvé à reconduire avant toi, c'était un Noir de Basse-Terre. Ils lui avaient déjà pris son billet. Il a fallu qu'on leur rappelle que la Guadeloupe, c'est français. Tu te rends compte ?
Je me rendais compte, mais c'était leur problème. Moi j'étais marseillais, de coeur, d'accent et de naissance - en tout cas j'avais le bénéfice du doute, et si on devait me reconduire quelque part c'était au virage de la Friourne : mon pays c'était les Bouches-du-Rhône, ma cité Vallon-Fleuri et mon équipe l'OM.
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mclcdimclcdi   12 août 2012
J'ai mis du temps à comprendre, et puis je me suis souvenu que sur mes papiers, en effet, j'étais marocain, mais comme ils auraient marqué tunisien, algérien ou syrien; c'était juste pour faire vrai, ça n'était pas une preuve.
- Ils veulent faire un exemple, Aziz. Ils sont obligés de te renvoyer d'où tu viens.
Alors là, j'ai dit : pardon. Je veux bien être un exemple, mais j'ai fait ma vie comme étranger en France; je ne vais pas la recommencer comme étranger dans un pays où je serais le seul à savoir que je ne suis pas chez moi.
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Vidéo de Didier Van Cauwelaert
J'AI PERDU ALBERT – Bande-annonce officielle – Stéphane Plaza / Julie Ferrier (2018)
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