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EAN : 9782382010112
288 pages
Genese Be (14/01/2022)
4.58/5   18 notes
Résumé :
Lorsqu'il achète le château abandonné de Mesvin, Guillaume découvre une vieille photographie dans le garde-manger. Il s'agit de l'épouse d'un ancien propriétaire du domaine viticole. Il est touché par la jeune femme descendant un escalier et cachant son visage du revers de la main. D'elle, il ne sait rien, mais cette femme a fait l'objet de terribles rumeurs. On l'a accusée de crimes, on l'a jugée adultère, on l'a maudite, on l'a exclue. En achetant le château de Me... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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mariechrist67
  13 janvier 2022
J'ai eu la chance de lire ce livre en bêta-lecture et je n'ai pas regretté ma lecture.
Juin 2014, Guillaume s'adresse à une certaine Adèle. Il vient d'acquérir un château et a trouvé une vieille photo sur une étagère du garde-manger. Un certain Rodolf a trouvé une lettre illisible au pied d'un cep de vigne, il parle d'erreurs, d'exclusions. Une énigme ?
Avril 1946 Antoine Griset promène son chien, Gamin, soudain le chien ne lui obéit plus il gratte la terre avec détermination et entêtement, Antoine intrigué s'approche et déterre le cadavre en décomposition et atrocement mutilé d'une jeune femme. L'inspecteur André Dumoire est chargé du dossier d'enquête concernant ce meurtre. Antoine, accusé par la rumeur publique, choisit de partir. C'est Adèle qui raconte les événements : "Antoine Griset, sans le vouloir a participé à ma renaissance.........."
Adèle, une jeune blanchisseuse sans fortune, tombe amoureuse du Comte Jean-Mathieu de Brizan du Puy et, malgré le mécontentement de la Comtesse, mère de Jean-Mathieu, et celui de ses parents, elle l' épouse le 17 juillet 1937. La comtesse-mère engage un précepteur pour enseigner les bonnes manières à sa nouvelle belle-fille. Celle-ci se montre une élève exemplaire, qui apprend vite. Elle décide de planter de la vigne et d'élever du vin sur une des parcelles du château, espérant s'évader un peu de la vie pesante du château où elle n'est toujours pas la bienvenue. de plus Jean-Mathieu manifestait vis-à-vis d'elle de violentes colères pour tout et pour rien, elle sentait leur couple se fragiliser. En février 1939, son mari l'envoie aux Etats-Unis pour apprendre ce métier qui lui fait tant envie. Il lui offre la traversée Le-Havre-New-York à bord du Normandie en classe de luxe. Tyler Evans, le vigneron qui doit s'occuper de sa formation l'attend et la conduit dans son domaine. Elle s'attache à cet homme (veuf) et à ses deux enfants. Peu avant son départ Tylor lui avoue son amour et lui demande si elle veut rester. Mais Adèle rejette sa proposition et décide de rentrer au château. Je vais m'arrêter là et vous laisser le plaisir de découvrir la suite, cher futur lecteur car malheureusement, Adèle ne soupçonne pas ce qui l'attend.
La question qui se pose est : quel est le rapport entre Guillaume, le corps retrouvé et Adèle.

J'ai adoré ce livre, il est addictif, son contenu est dense tant l'histoire est riche en événements. L'auteure a une très belle écriture, fine, recherchée, son style est excellent ; son vocabulaire est riche, les mots sont justes, c'est un plaisir de la lire, elle est digne d'un grand professionnel. L'histoire est originale.
Une pépite, et pour moi un véritable coup de coeur.
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Trollibi
  11 mai 2022
« Aime ton prochain comme toi-même (…). Dans la vraie vie, il y a des gens qu'il ne faut jamais aimer, il y en a d'autres dont il ne faut jamais croiser la route. L'amour avait fait de moi le jouet du mépris. (…) Chez les Brizan du Puy, (…) on n'aimait pas son prochain comme soi-même. Chez eux, on respectait les coutumes, pas les gens. » (p.107)
Mesvin, dans le Borinage. En 1937, Adèle, fille de mineur, a épousé le comte Jean-Mathieu de Brizan du Puy. C'est un mariage d'amour mais, très vite, la jeune femme se rend compte que sa vie sera loin d'être un conte de fée. Entre un époux manipulateur et violent et une belle-mère qui tient aux convenances artistocratiques que lui imposent son nom et sa fortune, elle n'a qu'un seul échappatoire : redonner vie au vignoble moribond laissé à l'abandon sur le domaine.
« Adèle » de Dominique van Cotthem est un coup de coeur ! Avec beaucoup de réalisme, avec une prose qui prend par instant des accents poétiques et un style fluide et percutant, l'autrice nous raconte le quotidien d'une jeune femme forte que l'on tente de mater physiquement et psychologiquement, par pure plaisir sadique. Une jeune femme intelligente que l'on rabaisse parce qu'elle n'est pas du « même monde », qu'il faut éduquer parce qu'elle est issue d'une classe inférieure. Une jeune femme sur qui les commérages au village vont bon train, malgré elle, parce que les circonstances semblent l'incriminer. le récit, est poignant, émouvant et on ne peut que s'attacher à Adèle qui fait face à l'adversité quoi qu'il lui en coute.
Sur fond de guerre 40-45, le roman oscille entre récit de vie et roman policier (oui parce qu'il y a un… non… deux meurtres mais si j'en dis plus, je vais gâcher tout le plaisir de la lecture…). La construction du récit est particulière : le roman s'ouvre sur un prologue dans lequel un certain Guillaume, récent acquéreur du château de Mesvin, nous raconte la découverte du cadavre d'une jeune femme en 1946 et, fasciné par Adèle, se propose d'en raconter l'histoire. le récit passe ensuite à la première personne, c'est Adèle qui nous raconte son histoire, hormis quelques passages où l'on suit les traces du commissaire Dumoire. Guillaume réapparaîtra bien plus tard, à la toute fin (mais encore une fois, je ne vais pas spoiler…). Cette construction donne du corps au récit et ne perturbe absolument pas la lecture, au contraire, Domique van Cotthem sait à merveille ménager le suspense.
L'histoire d' « Adèle » m'a réellement émue et tenue en haleine du début à la fin. A découvrir sans hésiter !
(Centre culturel de Huy, « Les Matins du Livre », avril 2022)
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YvonS
  13 janvier 2022
J'ai eu le privilège, je dis bien le privilège, de découvrir cette histoire en avant-première, longtemps avant sa parution officielle, à un moment où il n'était même pas sûr qu'elle paraisse un jour. Merci Dominique de ta confiance, cela restera un joli souvenir. Découvrir un texte qui fait ses premiers pas, cela ne m'arrive pas souvent, alors ces moments-là n'en ont que plus de valeur. Depuis ce texte a voyagé, il s'est métamorphosé, condensé, il a gagné un épilogue qui va vous laisser "baba" avant que vous ne refermiez le livre avec un wouah admiratif....
Adèle.... Quelle femme ! Quelle "bonne femme" ! Dans le sens admiratif de cette expression galvaudée... Vous allez faire la connaissance d'Adèle, cette femme qui cache son visage sur la couverture de ce livre. Une photo qui est le point de départ...
Lorsque Guillaume dans les années 2000 achète le château de Mesvin il ne se doute pas qu'il va mettre au jour une photo et une histoire qui vont bouleverser sa vie, sa famille, et possiblement une ville entière...
Adèle, petite blanchisseuse belge des années 30, (comme dans un conte de fées ?) épouse son prince : "Monsieur" le Comte de Brizan du Puy. L'aristocrate local... folle histoire d'amour puisque, évidemment, Madame la Comtesse-mère est folle de rage et les parents de la mariée (dont le père est mineur de fond) fous d'inquiétude. Que de folies... et il en reste tant à venir. Destin tragique et extra-ordinaire que celui d'Adèle Gentil... l'amour, les amours, la haine, le mensonge, la passion, la folie....
Adèle va affronter un terrible destin entre un mari qui se révélera très très différent du séducteur qu'il était, une belle-mère froide et haineuse et un village lieu de toutes les médisances. Il y aura la guerre, des meurtres, des viols et des tortures, mais aussi un vrai bel amour rédempteur, des enfants qu'on aime, parfois jusqu'au sacrifice, des hommes formidables ou abominables, un flic consciencieux, perspicace et intuitif,  et....le vin. Parce qu'Adèle pour échapper à son terrible quotidien se prend de passion pour la viticulture et devient la créatrice d'un vin d'exception. 
Adèle est une femme forte et libre, soumise mais pas vaincue. Elle tombe et se relève, encore et encore. Un très beau personnage que vous aurez du mal à quitter. On finit ce roman les larmes aux yeux et la gorge serrée, et puis l'épilogue arrive avec d'ultimes révélations et l'émotion vous saute au visage encore une fois, c'est magnifique. On est saisi, horrifié, bouleversé, on ne peut pas lâcher ce livre. Je l'ai lu très tôt, vous ai-je dit, puis relu dans sa deuxième version sans m'ennuyer, impatient, alors que je savais ce qui allait arriver... jusqu'à cette fin entre larmes et sourires émus. Je ne veux pas vous en dire trop pour vous laisser la surprise... les surprises, les bonnes et les mauvaises. Et puis il y a les seconds rôles, tous formidablement campés. Ils ont un visage, un corps. du chauffeur à Betty la cuisinière, du bel Allemand au flic intègre. On se dit que ça ferait un film génial. C'est déjà un roman magnifique...
Quel personnage.... Adèle. Ne passez pas à côté ! 
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hendrickxvirginie
  16 mai 2022

Une dédicace commune et me voici de retours à la maison avec le nouveau roman de Dominique. Le soir-même, il berçait ma soirée dans une rythmique parfaite. La littérature belge est donc à l'honneur ! Notre petit pays est mis en lumière et c'est génial ! Les premières pages sont énigmatiques. Elles laissent le lecteur plonger dans une atmosphère froide et presque lugubre. Ensuite, l'histoire s'enchaîne avec une grande fluidité et surtout très riche de décors ou encore de détails. Adèle, c'est la jeune femme du Borinage qui se marie avec le beau parti nommé Brizan-Dupuy. Sous un amour et un cadre qui semblent parfaits en apparence, il y a cependant un encrage puissant de pression psychologique et de violence. Le mariage d'amour se transforme rapidement en horreur. Sa belle-mère qui la rejette depuis le départ, car elles ne sont pas du même monde est un tyran déguisé en une aristocrate de bonne famille. Pour Adèle qui n'a connu que la valeur des mains rugueuse par un travail acharné, sa nouvelle vie est une impression de dus. Un devoir de rendre ce qu'on lui offre. Elle tombe sous le charme du vignoble de moribond qui à l'époque a été le fruit d'un amour profond.
Elle décide alors de lui redonner sa splendeur. J'ai adoré découvrir le travail autour des vignes et de sa difficulté. J'ai aimé la profondeur de la description des personnages, de l'âme de chacun. Un peu noir et parfois difficile, ce roman est un défilement de mots riches et de raisonnement. L'enquête qui se dessine pendant la lecture est finement taillée, laissant le lecteur se surprendre par les événements qui font bondir le récit. Le final est juste majestueusement réussi avec une belle mise en lumière. Vous l'aurez compris. Ce roman est un coup de coeur ! La plume de Dominique est magistrale !

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fabiennevariol
  13 janvier 2022
Un ÉNORME coup de coeur pour ce roman que j'ai eu la chance de découvrir en bêta lecture. A ne rater sous aucun prétexte !
Merci Dominique van Cotthem​ pour ta confiance et les magnifiques émotions que tu nous donnes avec tes romans.
A découvrir également sur le blog leslecturesdugabian.blogspot.com
notre interview exclusive de l'autrice.
Genèse Éditions -288 pages
1937 – Province du Hainaut – Belgique.
Adèle, jeune femme issue d'une famille d'ouvriers tombe amoureuse de Jean-Mathieu de Brizan du Puy, comte de Mesvin, qui lui fait une cour assidue. Aussi quand celui-ci la demande en mariage, malgré les mises en garde de sa famille, n'écoutant que son coeur, Adèle accepte. Cependant sa vie au château ne sera pas un conte de fée.
*********
Ce roman a été un ÉNORME coup de coeur !
Je ne vais rien vous dévoiler de l'histoire car je veux vous laisser découvrir par vous-même, mais ce que je peux vous dire, c'est que chaque phrase est ciselée, chaque sentiment est analysé, chaque détail est travaillé. Si je devais parler de ce roman en un seul mot, je dirai CAPTIVANT.
Les lieux et l'ambiance sont décrits magistralement et on y est plongés dès le début de la lecture. J'adore la description du travail de la vigne et du vin, et de ce que ce travail a de difficile mais aussi de valorisant.
L'écriture de Dominique van Cotthem, comme à son habitude, est fluide, les mots sont choisis avec soin. La lecture est limpide et addictive. le vocabulaire est riche mais accessible à tous. le rythme n'est pas effréné mais on ne s'ennuie pas une seconde. On ne peut lâcher ce roman, tant on veut connaître la suite de l'histoire d'Adèle. Cette héroïne pour laquelle on développe instantanément une grande amitié, de la compassion, de l'admiration.
L'intrigue policière apporte un plus (je n'en parlerai pas pour ne pas divulgâcher), elle s'insère parfaitement au récit, et le tout est très bien construit. le suspense reste entier jusqu'au bout et nous réserve de nombreux rebondissements.
Les personnages sont fouillés et aucun ne laisse indifférent, ils sont analysés en profondeur et campés de façon très précise. Leur psychologie, leurs travers, leurs qualités sont habilement distillés au fil des pages. On a de immédiatement de l'empathie pour Adèle, et de la colère envers Jean-Mathieu et sa mère, mais les autres protagonistes sont aussi très importants.
Les thèmes de la condition féminine et de la vie à la campagne à cette époque sont tous deux très intéressants, de même que celui des violences conjugales, de l'isolement, du harcèlement moral, de la manipulation, du rejet, de la différence de classe sociale, de l'amour aussi et bien d'autres sujets abordés dans ce roman. Une histoire qui nous fait réfléchir sur ces sujets de société qui sont malheureusement toujours d'actualité.
Ce qui fait la différence par rapport à d'autres romans sur ces thèmes c'est la façon épurée et en même temps très profonde qu'à l'auteure de nous raconter cette histoire.
Vous l'avez compris et je ne le cache pas, ce roman m'a touchée en plein coeur, il est d'une extrême sensibilité, d'une grande douceur mais aussi d'une immense force. L'auteure sait décrire la noirceur de façon lumineuse.
Avis aux cinéastes ou aux producteurs : ce roman ferait un film magnifique !
Lien : https://leslecturesdugabian...
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critiques presse (1)
LaProvence   24 janvier 2022
Il est impossible de le fermer avant de l'avoir terminé. […] Les violences conjugales sont décrites avec justesse, sans jamais plonger dans le pathos ou l'exagération. Et derrière l'histoire de la comtesse se cache aussi un crime, rempli de mystère.
Lire la critique sur le site : LaProvence
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
TrollibiTrollibi   11 mai 2022
- Vous risquez gros.
- C’est le lot de tout être vivant, Commissaire. L’existence elle-même est un risque à prendre. (p.235)
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TrollibiTrollibi   06 mai 2022
Qui étaint-ils, eux, pour me juger sans entendre ma défense ? Quel Dieu leur avait donné le droit de me réduire en miettes ? D’où tenaient-ils la certitude qu'une femme comme moi se devait de ramper ?
Crève, saleté de culpabilité ! Va rejoindre la fange dans laguelle tu enlises tes victimes. Cesse de te cramponner à mon âme ! Je suis debout, même couchée sur ce lit d’hôpital. Plus rien ne peut m’atteindre. Plus j’ai mal et plus tu te meurs. Si je ne peux mener mon corps ailleurs, ma liberté sera de rester droite envers et contre tout. Je fais le serment aujourd’hui, à l'intérieur de cette carcasse désossée où hurle la douleur, de te bannir de ma vie. Coupable ou non coupable, je te tiendrai à distance coincée dans un étau d’acier. Plus jamais tu ne me déroberas mes droits et ma droiture. Crève, saleté de culpabilité. Je ne mérite aucun des coups reçus. (pp.129-130)
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TrollibiTrollibi   02 mai 2022
Je me souviens pourtant d'avoir éprouvé un pincement au cœur en comprenant que par ce mariage, je renonçais au nom de mon père (…). Un autre homme allait prendre soin de moi, un autre patronyme signalerait mon appartenance. Je compris ce jour-là que l’identité propre d'une femme se résume à son prénom, son nom étant toujours celui d’un homme. (p.17)
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TrollibiTrollibi   02 mai 2022
Le « cadeau » deviendrait vite l’incontournable étendard frappé d'une devise perverse : « Après tout ce que j’ai fait pour toi ». Donner n'est pas toujours un acte empreint de bonté, parfois, cela représenne une spéculation sur I'avenir. Un atout incomparable pour semer le doute. Un témoignage authentifié aussi convaincant qu’un faux alibi. (p.43)
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Beatrice258Beatrice258   26 février 2022
Mathilde de Brizan du Puy avait donné naissance à son double, elle lui avait inculqué sa voracité, son égocentrisme et ses frustrations. Cela tenait de la vengeance. Dès le départ, ce deuxième fils non désiré, geignard, en perpétuelle sollicitation, la confrontait à ses impossibilités; Il lui volait le temps précieux qu'elle aurait voulu passer en compagnie de son premier si docile et si doux.
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