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EAN : 9782803672660
72 pages
Le Lombard (14/09/2018)
3.99/5   58 notes
Résumé :
Ingénieur fraîchement diplômé, François travaille pour un puissant consortium industriel. Il se voit confier la négociation d'un important contrat au Congo. Sur place il découvre le règne du cynisme et de la corruption, dans des proportions qu'il n'aurait jamais pu imaginer. Son destin bascule définitivement quand sa route croise celle de Violette, une enfant congolaise traquée par un puissant chef rebelle.
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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saigneurdeguerre
  10 octobre 2019
Province de Sud-Kivu (RDC), deux heures après le lever du soleil
Le colonel Ernest Malumba s'adresse à ses troupes qui vont attaquer un paisible village sans défense : « Les femmes et les gamines violées et mutilées devant leur famille. Les hommes à partir de douze ans faits prisonniers. Les mains coupées pour ceux qui résistent. Les bébés et les vieillards, brûlés dans leur cahute, morts ou vifs. »

Deux jours plus tard dans une capitale occidentale
Le directeur de Metalurco, grosse multinationale active, notamment, dans les métaux rares, s'adresse à François Daans, jeune ingénieur belge de 28 ans, quadrilingue et sorti ingénieur des mines de l'Université Libre de Bruxelles avec GRANDE DISTINCTION : « Notre… Ahem… Principal directeur de production, le colonel Ernest Malumba, est mort il y a deux jours dans l'exercice de ses fonctions. Je veux que vous lui trouviez un remplaçant. »

Critique :
Le scénario de van Hamme est solide comme un roc. L'homme sait y faire. Il est le scénariste le plus lu de la BD franco-belge. Il nous entraîne en République Démocratique du Congo dans une aventure pleine d'action (c'est du van Hamme, quoi !) mais qui repose, hélas, sur de bien tristes réalités. Vingt ans que les paisibles populations du Kivu subissent les exécrables exactions des groupes armés, bien souvent issus du Rwanda voisin, qui sèment le chaos avec à leur tête des « colonels » autoproclamés. Vingt ans que le monde entier s'en fout du sort de ces populations ! Une seule chose importe vraiment : l'extraction du coltan sans lequel nos GSM et autres smartphones auraient du mal à fonctionner. D'ailleurs, au Kivu, il y a bien d'autres richesses, mais aucune ne profite à la population, bien au contraire, ce sont ces fichues richesses qui attirent le malheur sur leurs têtes.
Mais à côté de ces individus crapuleux, on trouve des êtres exceptionnels qui, au péril de leur vie, tentent de sauver des existences et de réparer les atrocités causées par des pousse-au-crime qui terrorisent leurs propres troupes qui comptent un nombre important d'enfants soldats. C'est ainsi que dans la BD, on découvre le travail du célèbre docteur congolais Denis MUKWEGE, chirurgien gynécologue, fondateur et directeur médical de l'hôpital de Panzi au Sud-Kivu, l'homme qui « répare les femmes ». Autre personnage, bien réel, Guy-Bernard CADIÈRE, professeur de chirurgie à l'Université Libre de Bruxelles est l'un des inventeurs de la chirurgie minimale invasive. Il opère régulièrement avec le docteur Mukwege à Panzi.
Un petit mot à propos de Christophe SIMON, le dessinateur qui, bien qu'encore jeune, s'est déjà illustré en reprenant dans plusieurs albums les personnages de Jacques Martin : Orion, Lefranc, Alix. Il a mis la main à la pâte pour Corentin… Bref, un homme qui a déjà fait ses preuves et qui, ici, crée ses propres personnages pour un « one shot ».
Ma seule déception concerne la mise en couleurs d'Alexandre Carpentier qui date d'un autre âge. de grands aplats d'une seule couleur…
Cette bande dessinée, pleine d'action, est aussi un reportage, un témoignage… A lire absolument si l'Afrique, l'actualité, les conflits contemporains vous intéressent, ou tout simplement l'action !
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Davalian
  04 février 2019
Pour sa première oeuvre commandée, Jean van Hamme parvient, une nouvelle fois, à réaliser un véritable petit bijou qui a toute sa place dans la collection Signé.
Ce one-shot est clairement une histoire de famille mais également un récit engagé. S'il a pour objectif d'éveiller les consciences européennes au sort réservé aux populations du Kiwu. Il s'agit d'un récit qui fait froid dans le dos. Ce qui est décrit ici se déroule sur un autre continent et le sort réservé aux populations défie tout entendement. Tout cela pour que nous puissions changer de smartphone et autres objets connectés très régulièrement… Après cette lecture, vous n'aurez plus l'esprit tranquille.
L'histoire est intéressante et atypique. Nous suivons un jeune cadre, désireux de faire ses preuves et qui se retrouve plongé dans un contexte qui le dépasse complètement. du jour au lendemain, voici que sa vie est bouleversée, menacée à plusieurs reprises. Su jour au lendemain, celui-ci va donc devoir devenir un baroudeur et tenir tête à des organisations qui le dépassent. Il y a ici une dose de réalisme des plus intéressantes et qui renforce le pouvoir d'immersion de ce récit.
Les dessins poursuivent sur cette même lancée en conférant du réalisme à l'ensemble. le lecteur voyage le temps d'un récit, dans des contrées magnifiques, des paysages de toute beauté, verdoyants ou plus désertiques, exploités par l'homme ou plus sauvages. Les lieux sont nombreux et très différents les uns des autres. Les visages des personnages sont également très bien dessinés.
Le seul reproche que l'on pourra formuler ici, concerna une séquence intime se déroulant dans une chambre d'hôtel. Celle-ci surfe avec des lieux communs faciles, tout en apportant peu de choses à l'intrigue. Elle permet toutefois d'ajouter un peu de douceur à une lecture marquée par la violence et qui débute sur une scène de viol, qui marque les esprits.
Voici un véritable coup de coeur. Qu'il s'agisse du message véhiculé, de l'intrigue ou des dessins, cet album mérite d'être mis entre toutes les mains !
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tchouk-tchouk-nougat
  15 juin 2019
Le Kivu est une région du Congo bien connue de certaines multinationales pour son sol riche en minerai. Pour exploiter ses précieuses ressources, on n'hésite pas à maintenir le pays dans un climat instable où règne guerre meurtrière et pauvreté extrême.
Cette bande dessinée est avant tout un cri de dénonciation de ce qu'il se passe là-bas. Sous le couvert d'une fiction, d'un jeune belge se rendant pour la première fois au Kivu et se liant à une enfant traumatisée, l'histoire nous ouvre les yeux sur un pays en détresse, où l'humanité n'est plus, où seuls les profits intéressent les plus puissants...
Parfaitement documentée, la bande dessinée nous dévoile des chiffres ahurissants, des faits réels terrifiants... Devant tant d'horreurs ils semblent bien peu à lutter pour un monde meilleur. Comme par exemple le docteur Denis Mukwege, chirurgien de Panzi qui sauve des femmes victimes de violences sexuelles parfaitement insoutenables. On referme l'album en se demandant comment de telles choses peuvent encore exister de nos jours...
A côté de ça la fiction semble un peu décalée bien qu'aidant à exposer la situation du Kivu. Effectivement on fait connaissance avec François, ingénieur belge se rendant pour le compte de sa multinationale au Kivu. Il va s'apercevoir de la situation difficile de la population, de la corruption et surtout du fait que les firmes occidentales ferment les yeux sur les exactions commises pour extraire leur précieux minerai. Pire, elles les favorisent pour toujours plus de profit. Abject. François est donc un parfait héros sympathique et pur, volant au secours d'une frère et d'une soeur, n'hésitant pas à braver ses patrons aux bras longs et aux poches bien remplies. Pas vraiment crédible comme personnage, trop chevalier blanc, pas plus que ses péripéties rocambolesques me direz-vous... Mais un peu d'humanité dans ce monde de brutes ne fait pas de mal même si, dommage, c'est la partie la plus terrible qui est la plus véridique.
Le dessin a un trait fin très réaliste. Une ligne claire un peu désuète mais sérieuse qui ajoute de la crédibilité à ce récit qui est avant tout un cri d'indignation comme le prouve cette très belle et très engagée préface.
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bdelhausse
  14 septembre 2021
Cette BD est née d'une rencontre. A ma droite, Jean van Hamme que l'on ne présente plus. A ma gauche, Guy-Bernard Cadière, chirurgien, précurseur de la laparoscopie et de la chirurgie à distance. A centre, le docteur Denis Mukwege, prix Nobel, l'homme qui répare les femmes.
Si seulement il pouvait vraiment les réparer... les dégâts sont tellement atroces. On sait que la guerre se pratique sur le principe de la terre brûlée... Raser les villages, brûler les cultures, piller les réserves... Au Sud-Kivu, dans cette guerre qui arrange bien les pays développés, on détruit les femmes et les enfants. Vieil héritage, sans doute, de la pratique initiée par Léopold II, roi des Belges qui possédait le Congo et le Rwanda (dont il avait financé la "déocuverte") et dont il avait fait don à la Belgique. On coupait les mains, les pieds... aussi sûrement que l'on coupait les palmiers pour l'huile qui fit la gloire de la marque Palmolive... Je m'égare, mais pas tant que cela.
Kivu, la BD, est l'aboutissement de toute cette Histoire. La préface de Colette Braeckman le montre rapidement. le pays le plus riche du monde est savammant orchestré en un chaos sauvage qui arrange bien tout le monde. Dirigeants occidentaux et dirigeants congolais. de Mobutu à l'uranium de la bombe qui plongera sur Hiroshima... de Lumumba assassiné au coltan que le Rwanda récupère au Kivu congolais "en stoemelings" (c-à-d ni vu ni connu)... on est dans une très sale affaire.
C'est sur cette triste réalité que Van Hamme et Simon élabore une histoire mettant en scène un jeune diplômé belge, idéaliste et naïf (c'est un peu la même chose, non?) qui va être projeté au Congo et va avoir une révélation... C'est sans doute un peu fleur bleue, mais on peut comprendre les auteurs. Ils effleurent la réalité, il n'en faut pas davantage... c'est déjà difficile à supporter par moments.
On ne peut que louer les qualités des docteurs Cadière et Mukwege, qui opèrent régulièrement dans un hôpital protégé par la Monusco. On doit aussi rappeler que le successeur du docteur Mukwenge a été abattu... et que celui-ci fait encore l'objet de menaces de mort. Car son travail ne s'arrête pas à la chirurgie, comme le montre fort bien la BD. Il y a un travail social, psychologique, économique de reconstruction des femmes. Et cela aussi dérange ses opposants. La terre brûlée, pour sûr, elle est dans le crâne de ces opposants.
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ecceom
  10 janvier 2022
Il faut saluer l'initiative de van Hamme d'attirer l'attention sur la terrible et durable situation du Kivu, cette province de la République (sic) Démocratique (re-sic) du Congo qui pour son malheur, recèle en son sol, d'immenses réserves d'une poussière appelée coltan (pour colombo-tantalite) et autres terres rares indispensables aujourd'hui à la fabrication de divers produits technologiques, dont les puces et micro-processeurs qui font vivre entre autres, téléphones mobiles et tablettes.
Cet immense scénariste nous rappelle qu'à chaque pas de l'Homme moderne, des hommes sont réduits en esclavage dans les mines, des femmes et des enfants sont systématiquement violés et mutilés par les bandes Interahamwe déjà rendues célèbres par leur empressement génocidaire au Rwanda. Comble de l'ironie, ce dernier pays participe aussi à ce trafic en se présentant comme intermédiaire légal auprès des grandes compagnies qui sont évidemment, les grandes bénéficiaires de ce pillage sanglant.
Seule faibles lueurs d'humanité et d'espoir, des hommes comme Denis Mukwege, un chirurgien africain qui avec ses équipes, "répare" ces femmes mutilées, protégé par des forces de l'ONU, aidé de partenaires réguliers tels le Belge Guy-Bernard Cadière.
A ce titre, le coup de projecteur donné par cette BD, la rend indispensable.
Mais franchement, en la forme, on est loin du compte car les bonnes causes ne sont pas garantes de qualité.
Le scénario de van Hamme est pesamment didactique et son personnage principal, croisement d'Alix et Lefranc, est peu crédible (sans compter qu'on ne voit pas trop pourquoi il est envoyé dans ce pays par son patron cynique -l'explication donnée, à savoir le rendre complice, donc malléable, ne tient pas la route) et la fin est trop abrupte.
Le dessin de Christophe Simon (tiens, un ancien assistant-dessinateur de Lefranc et Alix) est très moyen, figé (l'école Martin) et maladroit.
L'album comprend une préface de Colette Braeckman que tous ceux qui s'intéressent à cette région connaissent.
Un album digne mais raté et ça fait mal au coeur de le dire.
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critiques presse (7)
BDGest   09 novembre 2018
Kivu ne changera sans doute pas beaucoup la situation tant les enjeux du coltan sont immenses. Par contre, l’album joue parfaitement son rôle de sonnette d’alarme et saura certainement éveiller les consciences dans le grand public.
Lire la critique sur le site : BDGest
BoDoi   15 octobre 2018
Le scénariste de XIII ne s’embarrasse d’ailleurs pas de subtilité pour dénoncer ce sinistre état de fait, et c’est sans doute un mal pour un bien : car il est des horreurs, trop longtemps tues, qu’il faut attaquer frontalement. Toutefois, on peut quand même regretter des rebondissements ahurissants, une dose de sexe inutile, un héros trop pur pour être vrai, une débauche de grands sentiments.
Lire la critique sur le site : BoDoi
ActuaBD   10 octobre 2018
Le Dr Denis Mukwege vient d'être nommé prix Nobel de la Paix pour son sacerdoce à l'égard des femmes atrocement violées et mutilées dans l'Est de la République Démocratique du Congo. Son combat est raconté dans "Kivu", la BD choc signée Jean Van Hamme et Christophe Simon (éd. du Lombard). Un de nos coups de cœur de la Rentrée !
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDZoom   17 septembre 2018
Sous une forme narrative et graphique tout à fait classique, mais parfaitement maîtrisée, le scénariste qui créa « XIII », « Largo Winch » et « Thorgal », en complète osmose avec le dessinateur qui avait déjà travaillé avec lui sur l’adaptation de l’une de ses nouvelles mettant en scène le personnage de Corentin, propose un récit coup de poing qui n’a rien à envier aux BD reportages d’aujourd’hui ou aux démarches journalistiques modernes…
Lire la critique sur le site : BDZoom
LeMonde   13 septembre 2018
On referme le livre avec une impression mitigée, sans doute liée au fait qu’on ne sait finalement pas à qui s’adresse cette histoire un peu bancale, trop violente pour être mise entre les mains d’enfants ou d’adolescents, trop bavarde et didactique pour ne pas agacer les adultes. Et probablement irritante pour tous ceux qui se lassent de voir l’Afrique une nouvelle fois réduite à ses vices et avatars, fussent-ils inspirants.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Sceneario   31 août 2018
Kivu est un album que je vous invite à découvrir sans hésiter. Une œuvre forte pour que les gens prennent enfin conscience d'un de ces grands drames que vit l'Afrique.
Lire la critique sur le site : Sceneario
LeSoir   30 août 2018
« Kivu » est l’album événement de la rentrée littéraire belge. Cette aventure humaniste marque le retour magistral de Jean Van Hamme à l’écriture. C’est un cri contre la barbarie et le viol des droits humains au Congo.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat   15 juin 2019
-Le Kivu : une superbe région agricole de haut plateau paisible juqu'à ce que, pour son malheur, on ait découvert qu'elle regorgeait de coltan, sans parler de la cassitérite et de quelques mines d'or et de diamant.
-Pourquoi pour son malheur?
-Parce que des bandes de Rwandais armés, génocidaires de 1994, mettent impunément la région à feu et à sang pour s'emparer des terres des paysans. On parle de plusieurs milliers de morts ces vingt dernières années sans parler des dizaines de milliers de femmes violées et mutilées, et des milliers d'hommes emmenés en esclavage dans les mines.
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saigneurdeguerresaigneurdeguerre   10 octobre 2019
- C'est une hypocrisie absolue ! Et bien entendu, ce Lumbahé n'est pas plus colonel que vous et moi ?
- Vous savez, Mobutu n'était qu'un petit sergent de la force publique quand il a pris le pouvoir. Il est devenu maréchal. Ici, on a le grade qu'on se donne.
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clodermerclodermer   21 février 2019
Toute la structure sociale, au Kivu comme dans la plupart des pays africains, est basé sur la famille. En détruisant celle-ci, nos agresseurs anéantissent l'essence même de notre société, ce qui est le but recherché pour s'emparer de nos terres et des richesses qu'elles contiennent.
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mikaelunvoasmikaelunvoas   18 septembre 2018
Une fille comme ça, le libanais m'en donnera 500 dollars, espèce d'abrutis. Filez tous les deux, il y a encore du boulot au village.
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Stephanie39Stephanie39   09 août 2020
Tu es un blanc. Tu ne sais pas ce que c'est qu'avoir faim.
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Vidéo de Jean Van Hamme
Avec le retour de Jean van Hamme au scénario, "La fortune des Winczlav" retrace en trois tomes et trois générations l'origine de la fortune de Largo Winch. Une saga historique et familiale trépidante.
"La fortune des Winczlav", tome 1/3 par Jean van Hamme et Philippe Berthet - Disponible dès le 26 mars en librairie Feuilleter l'album : bit.ly/WinczlavT1-Vanko
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