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EAN : 978B08LDXLVV5
158 pages
Éditeur : Librinova (19/10/2020)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Sacha, 17 ans, fait exploser les règles, joue au funambule sur la crête de la délinquance, se cogne à son angoisse identitaire. Mais peut-il écrire la suite alors qu’il ne connaît pas le début ?
Pour partir à la découverte des racines de leur fils, adopté en Russie, Antoine et Juliette organisent une croisière sur la Volga. Comme un voyage de la dernière chance. Mais ce qui intéresse Sacha, ce n’est pas le folklore pour touristes que ses parents lui présenten... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
MarcelineBodier
  20 octobre 2020
« Lu avec un sentiment de trouble dans le genre : j'aurais dû m'identifier à la mère, je me suis identifiée au fils. J'ai l'âge de la mère, mais après tout, comme elle, j'ai eu celui du fils. Les garçons russes... nous fait retrouver la part la plus incandescente et la plus enfouie de notre adolescence ». Merci à 20 minutes (appli / web), qui a publié ce matin ma chronique sur Les garçons russes ne pleurent jamais, le jour de sa sortie.

Pourquoi faut-il lire ce livre ?

Parce qu'il relate l'histoire d'une famille parisienne, qui part faire une croisière sur la Volga de Moscou à Astrakhan : le père, la mère, l'adolescent en crise. Ils sont complètement à l'ouest avant le départ : partir vers l'est sera-t-il la solution ?

Ce parcours initiatique passe par la musique : c'est par la musique que le fils commence à se sentir moins étranger en Russie, et aussi par la musique que la mère et le fils peuvent chacun donner forme à leur univers intérieur, et accéder à celui de l'autre. Ces idées puissantes m'ont totalement embarquée.

L'adoption est un des sujets du livre, puisque l'adolescent, né à Astrakhan, a été adopté par un couple français. « Dans la vie normale, on connaît le début. Moi, je ne le connais pas », dit-il. Pour autant, y a-t-il besoin d'avoir été adopté pour entrer en crise à l'adolescence et sentir sa vie bloquée ? Bien sûr que non. Les contradictions de Sacha, entre vide intérieur et expériences ordaliques, famille bourgeoise et intuitions populaires, amour et rejet des parents, sont universelles.

Vous avez envie de le lire ? Et vous avez tellement raison ! En attendant de l'ouvrir, allez donc faire un tour sur Deezer, où vous trouverez une playlist qui reprend tous les titres qui émaillent le livre ; et sur YouTube, où vous trouverez la bande-annonce sur la chaîne de l'auteure. Bonne découverte !
Lien : https://www.20minutes.fr/art..
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AudreyT
  14 décembre 2020
****
Juliette est une mère désemparée. Elle a tout essayé mais elle ne sait plus comment faire pour éviter l'éloignement de son fils Sacha. Il y a 17 ans, c'est avec Antoine, son mari, qu'ils sont partis en Russie adopter ce petit garçon de 10 mois. Aujourd'hui, elle mise ses derniers espoirs sur la croisière qui les entraîne sur la Volga, à le recherche d'un lien distendu... Les racines de Sacha sont leur dernière chance de calmer la colère qui gronde en lui...
J'ai fait la rencontre de Valérie van Oost avec son premier roman, Hurler sans bruit. Son écriture m'avait touché.
Les garçons russes ne pleurent jamais est à la hauteur de mes souvenirs de lecture : juste, touchant et parfaitement construit.
Valérie van Oost nous fait voyager. Sur la Volga et aux centres des villes russes mais aussi au coeur d'une famille malmenée.
L'adoption est le sujet principal de ce roman. L'auteur s'attarde tout autant sur le vide que ressent Sacha, les questions qu'il se pose sur son pays, son passé et l'avenir qu'il ne connaîtra jamais, que sur la souffrance de Juliette dont le lien avec cet enfant ne semblait jamais pouvoir se briser. On ressent toute les difficultés de l'un et l'autre, le chemin sinueux qu'ils suivent l'un vers l'autre.
Au gré du rap et des airs de musique classique, entre l'errance dans les nuits parisiennes et la solitude qui se cache derrière des portes fermées, on assiste, impuissants, à la longue chute de cet amour fusionnel...
Un roman d'une grande justesse, sur le combat d'une mère, celui de toute une vie, une femme que rien n'arrêtera pour garder son enfant à ses côtés... Merci à l'auteur pour sa confiance.
Lien : https://lire-et-vous.fr/2020..
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mumuboc
  14 novembre 2020
J'ai découvert Valérie van Oost avec son premier roman Hurler sans bruit qui m'avait particulièrement touchée par sa justesse et son écriture. Je n'hésite donc pas quand elle me propose de découvrir son deuxième roman.
Ce roman est l'histoire d'une famille et d'une adoption, celle de Sacha, il y a presque 17 ans, que Juliette et son mari, Antoine, étaient allés chercher à Astrakhan, au sud-est de la Russie, sur les bords de la Volga. Avant une échéance de la dernière chance pour le jeune homme, ses parents et lui-même s'embarquent pour un voyage sur le fleuve, de Moscou à Astrakhan sur les traces de ses origines mais aussi de celles de la famille qu'ils forment  pour que Sacha, en perdition, découvre enfin d'où il vient et à travers elles, redécouvre ses parents et donne un sens à sa vie.
"Personne ne comprend cette face de lui trop obscure, effrayante, hideuse, alors il leur jette à la gueule. Il n'y a que sa mère pour lui dire qu'il est beau, qu'il a bon fond, qu'il est intelligent, qu'il a tout pour réussir sa vie. Mais c'est sa mère, comment pourrait-il la croire. (p157)"

Valérie van Oost, fait monter à bord du bateau une famille au bord du cahot : ils ne se comprennent et ne s'entendent plus, que ce soit le couple formé par Antoine et Juliette ou qu'il s'agisse de Sacha, déscolarisé, fugueur, délinquant et dont la justice possède sur lui un dossier qui commence à s'épaissir et qui lui a fait une proposition de la dernière chance.
A travers les villes-étapes qui les mèneront de Moscou à Astrakhan, l'auteure retrace les chemins parcourus depuis leur première rencontre à l'orphelinat mais également les déroutes de Sacha, les basculements qui se sont opérés depuis son arrivée et la vie de la famille et la sienne mise en péril par ses dérives.
C'est un roman d'apprentissage d'une famille avec ce qu'elle peut avoir parfois de maladresses, de trop de pressions et d'amour, d'étouffements mais également les écueils, les changements qui s'opèrent au fil du temps. Chacun va apprendre à découvrir ou redécouvrir l'autre et le tout au son d'une bande son rap (qui est pour moi, comme pour Juliette, un style musical totalement étranger)  dont j'ai découvert, grâce à elle, les textes parfois d'une grande beauté et reflétant le mal-être dans lequel l'adolescent se noie.
Je ne savais pas dans quel voyage j'allais me lancer et au fil des pages j'ai aimé que l'auteure confronte deux mondes, celui de la famille avec des racines normandes et versaillaises, la façon dont chacune recevra cet enfant venu d'ailleurs, mais aussi celui de deux pays avec leurs "folklores" et traditions, tellement différentes avec parfois un choc culturel auquel Sacha ne s'attendait pas.
L'enfermement de Sacha dans son monde, écouteurs vissés aux oreilles, la détresse de Juliette qui voudrait retrouver le lien qui s'était installé dès sa rencontre avec le nourrisson et qui ne comprend plus le délinquant qu'il est devenu et Antoine, assez effacé, qui est au bord de quitter le navire familial qui lui devient étranger et où il ne trouve plus sa place.
J'ai trouvé parfois qu'il y avait abondance de détails, sur les lieux, devenant parfois presque un guide touristique mais qui, au final, sont nécessaires pour imprégner le récit de paysages, de contrastes, d'atmosphères comme le sont les rencontres faites au cours de la navigation. Oui c'est cela, on navigue et là il s'agit parfois d'eaux troubles dans lesquelles Sacha s'enfoncent, où sa seule bouée de sauvetage il la trouve dans le rap, musique générationnelle dans laquelle il se reconnaît, s'identifie.
Ce roman révèle l'autre face d'une adoption, où tout n'est pas rose, doux, où chacun n'a pas forcément les clés pour ouvrir certaines portes, les démarches, les attentes, les rencontres de psychologues et de juges pour trouver un moyen de se reconnecter, comme une nouvelle naissance, une nouvelle rencontre.
Comme pour son précédent roman, Valérie van Oost, évoque avec justesse et originalité par le cadre choisi, le thème de l'adoption, ses rouages, les bonheurs mais aussi les difficultés qui peuvent survenir au fil du temps, malgré l'amour et parce que dans les gènes il peut rester une trace de l'âme slave et que Les garçons russes ne pleurent jamais et n'ont pas toujours les mots pour s'expliquer.
Lien : https://mumudanslebocage.wor..
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Auroreaupaysdeslivres
  13 janvier 2021
😊 A la découverte de 😊
Les garçons russes de pleurent jamais de Valérie van Oost
Librinova
Merci à l'auteure pour sa proposition de service presse. Un livre qui me tentait bien et qui vient juste de recevoir le premier prix en catégorie roman du @Prix Littéraire des Mots d'Or.
Juliette et Antoine emmènent Sacha en Russie, le pays de ses origines où il n'a fait que naître avant d'être adopté par deux français. le joli bébé inespéré a laissé la place à un adolescent en pleine crise, ce voyage sera l'occasion de renouer les liens là où leur histoire commune a débuté.
Un voyage en famille qui porte en lui beaucoup d'espoirs: retrouver le dialogue avec leur fils et ressouder le couple qui s'est essoufflé avec le temps et les difficultés.
Un voyage qui replonge le couple dans le long et dur parcours de l'adoption. On y découvre, au grès des souvenirs de Juliette, les méandres de cette quête pour avoir le droit de devenir parent quand la nature vous le refuse. Un parcours semé d'embûches, de rencontres, d'interrogatoires où l'on doit prouver que l'on sera un bon parent et que l'on mérite de pouvoir fonder sa propre famille.
Cela nous renvoie à cette question toute bête : comment devient-on un bon parent? Lorsqu'il s'agit d'un enfant biologique, on se pose la question bien évidemment à un moment donné mais on n'a rien à prouver. Dans le cas de l'adoption il faut démontrer ses capacités sans cesse. Et pourtant, avoir un enfant nous apprend que rien n'est prévisible et que l'on apprend à être parent au fur et à mesure, on s'adapte, on corrige, on fait des erreurs aussi parfois.
Le parcours de l'adoption est long, bien plus long qu'une grossesse, et cependant on devient parent d'un coup: la bonne nouvelle tombe et quelques semaines après le bébé est là! Je me rappelle avoir échangé avec un couple qui avait adopté et qui me parlait de cette vie qui change du jour au lendemain, sans les neuf mois pour se préparer à accueillir le nouveau membre de la famille, un vrai bouleversement.
Puis le livre aborde les difficultés des parents avec leur petit garçon devenu adolescent. Des difficultés que peuvent rencontrer tous les parents, cet âge là étant particulièrement propice aux crises en tout genre. Mais ici plane le spectre de l'enfant adopté, déraciné.
On compatit pour cette mère déboussolée, désorientée, qui s'auto-flagelle à chaque incartade de son fils. Comment ce bébé avec lequel elle a noué un lien fusionnel dès leur première rencontre a pu à ce point s'éloigner.
En tant que maman, ce sujet me touche particulièrement et résonne en moi. Quelle maman n'a pas culpabilisé un jour face au poids du regard des autres qui voient en chaque bêtise de l'enfant l'incompétence de la mère. Comme si enfoncer encore plus la maman allait aider à solutionner une situation déjà tendue et compliquée. Cette capacité qu'ont les autres à juger et à se mêler de ce qui ne les regardent pas m'étonnera toujours. Dans ces cas là on a besoin de soutien, d'aide, de compréhension, mais sûrement pas d'un jugement moralisateur.
Ce livre nous parle aussi de Sacha et de ses difficultés. Il aime ses parents mais ne sait plus comment communiquer avec eux. Alors pour les protéger, les épargner, il se renferme dans ses jeux vidéos, dans le rap...
Les non dits et les problèmes de communication affleurent partout dans ce livre: entre Sacha et ses parents, entre Juliette et Antoine.
Si Antoine va chercher ailleurs ce qu'il ne trouve plus dans son couple, pour l'adolescent c'est très différent et beaucoup plus dangereux. Petit à petit il plonge dans la petite délinquance, par défi, par rébellion, sans prendre conscience des conséquences de ses actes.
Je pensais lire un livre simple sur un couple et leur fils en quête de ses origines, j'ai découvert un livre bouleversant qui aborde une foule de thématiques. Ce livre m'a parlé, m'a bousculé, m'a ému.
Je me suis attachée, et aussi identifiée, à Juliette. Cette femme qui a tout donné pour son fils, et qui est encore prête à tout pour lui. La maternité, biologique ou non, est un instinct puissant qui la portera tout au long de sa vie, des moments de partages de l'enfance aux difficultés de l'adolescence.
J'ai beaucoup aimé ce livre qui ne cède pas à la facilité, qui ne nous offre pas de solutions superficielles ou toutes faites aux problèmes de cette famille. On vit avec eux les moments durs mais aussi les moments de grâce.
Une lecture pleine d'émotions et un joli coup de coeur ♥️.
Pour retrouver ce livre, c'est par ici https://www.librinova.com/librairie/valerie-van-oost/les-garcons-russes-ne-pleurent-jamais
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Marie-Nel
  16 novembre 2020
C'est une totale découverte pour moi, je ne connaissais pas du tout Valérie van Oost et ne l'avais jamais lue. Je suis tombée sous le charme du titre, j'avais envie de voir ce qu'il pouvait cacher. J'ai trouvé le résumé intéressant il m'a donné envie de découvrir l'histoire de ce couple et de leur fils. En plus, il présume un voyage en Russie, et en période de confinement, un petit dépaysement fait du bien.
Je ne vais pas trop revenir sur le contenu de l'histoire, le résumé le fait déjà bien assez, cela risquerait de trop vous en dévoiler. J'ai fait la connaissance d'une famille, Juliette et Antoine, les parents, et Sacha, leur fils de dix-sept ans. Ils ont tous deux une bonne situation, et mènent une vie qui pourrait être tranquille si leur fils ne leur en faisait pas voir de toutes les couleurs. Il fugue, sèche les cours, il fume, boit, Juliette est désespérée. Elle se dit que cela pourrait être dû au fait que Sacha est un enfant qu'ils ont adopté quand il était bébé. Juliette et Antoine sont allés le chercher dans un orphelinat russe. Juliette a ainsi l'idée de partir en voyage avec Antoine et Sacha, pour lui faire découvrir la Russie et les lieux de son adoption. Ils vont pour cela faire une croisière sur la Volga qui va les mener de Moscou à Astrakhan. Mais Sacha ne s'intéresse pas tellement aux sites touristiques et veut aller voir là où les touristes ne vont pas. le voyage va être bien mouvementé, car cela n'empêchera pas Sacha de continuer à avoir le même comportement.
J'ai beaucoup aimé suivre cette famille. Ils m'ont très vite tous touchée. Je me suis très vite attachée à Juliette, cette maman qui se décarcasse et se découperait en quatre pour que son fils soit bien. Elle le fait bien souvent au détriment d'elle-même ou de son couple. Elle espère d'ailleurs que son couple va pouvoir de retrouver un peu pendant cette croisière car les liens se sont distendus avec Antoine. Celui-ci est un peu dépassé par ce qu'il se passe avec son fils et préfère s'effacer. Sacha est un jeune garçon blessé, en roue libre. Pourtant il a tout ce qu'il veut avec ses parents adoptifs, il n'est pas malheureux, mais il est perdu, et tombe dans les mauvais plans des copains, écoute de la musique forte, deale de la drogue, il mène sa propre révolution. Ce voyage va lui faire du bien, même si pour lui, il aurait été mieux à rester en France.
J'ai eu très vite envie de réconforter Juliette, de la déculpabiliser de lui dire qu'elle arrête de penser qu'elle est une mauvaise mère. Je me suis mise à sa place plus d'une fois et vraiment, je ne sais quelles auraient été mes réactions face à cet ado. J'ai beaucoup aimé la façon dont Valérie van Oost aborde les sujets, avec beaucoup de délicatesse et de pudeur. Il y a en effet plusieurs sujets, celui de l'adoption, celui de l'adolescence et de ses contradictions, celui du couple, celui de la musique rap, celui sur le pays d'adoption. L'auteure délivre de très beaux messages à travers ces sujets, de l'amour bien sûr, des valeurs morales, l'amour pour ses enfants, la révolte d'un ado qui veut comprendre où sont ses racines, la résilience et la transmission des origines.
La musique prend une place très importante dans ce livre et j'ai beaucoup aimé. Sacha a toujours son casque sur les oreilles, de la musique qui lui parle avec des paroles qui ressemblent à ses pensées. J'ai beaucoup aimé ces moments où il partage avec sa mère sa musique, où elle fait attention aux paroles qui lui soufflent à l'oreille le mal-être de son fils. La playlist de tous les morceaux cités figure à la fin du livre et également sur Deezer où j'ai pu écouter et m'imprégner aussi de l'ambiance propre à Sacha. Ce n'est pas ce que j'écoute habituellement, mais il est vrai que les paroles sont fortes et portent des messages qui expliquent les pensées du jeune Sacha. Il va découvrir grâce à une rencontre avec un jeune Russe sur le bateau, le rap russe, loin des danses folkloriques que proposent les organisateurs de la croisière. J'ai aimé que l'auteure montre cette différence qu'il peur y avoir entre ce que le tourisme montre et ce qu'il en est vraiment dans le pays visité.
D'ailleurs, la Volga, la Russie, les régions traversées ont une place très importante. C'est un roman très visuel, les décors sont très bien décrits, avec beaucoup de finesse, sans apporter de lourdeurs à la lecture. J'allais regarder sur internet les différents lieux visités, c'est comme si j'y étais et j'ai beaucoup aimé. L'auteure retranscrit très bien les différentes ambiances, celle du bateau, avec les touristes, leurs visites programmées et consensuelles, et celle des quartiers des villes visités où les touristes ne vont pas, mais que Sacha veut voir, avec ses quartiers plus pauvres, la forêt. C'est un point important de ce livre que j'ai apprécié fortement.
Le style de l'auteure est très bon, fluide, les descriptions se mêlent à l'action, les sentiments sont très bien retranscrits. J'ai réussi à me mettre à la place des personnages et à ressentir leurs émotions bien que le choix narratif ne soit pas celui auquel je suis le plus sensible d'habitude. Tout est raconté à la troisième personne du singulier, et cela ne m'a pas dérangée, cela m'a permis de garder une certaine distance avec les personnages, distance qui n'est pas négligeable vu toutes les émotions traversées par les personnages. Comme je le disais plus haut, j'ai tout ressenti parfaitement, j'ai eu plus d'une fois l'impression de les regarder évoluer comme des amis, j'avais envie de tous les aider, leur remonter le moral, les consoler. C'était une lecture assez fusionnelle avec les protagonistes. J'ai aussi aimé la poésie des mots, des phrases.
J'ai beaucoup aimé cette histoire, qui m'a permis de découvrir une nouvelle auteure, que je vais continuer à suivre. J'ai très envie de lire son précédent roman, « Hurler sans bruit », une histoire d'amitiés féminines dont le résumé me tente pas mal. Si vous ne connaissez pas encore Valérie van Oost, n'hésitez pas à le faire avec cette belle histoire. J'ai passé un très bon moment en compagnie de Juliette, Antoine et Sacha.

Lien : http://marienel-lit.over-blo..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
mumubocmumuboc   14 novembre 2020
Personne ne comprend cette face de lui trop obscure, effrayante, hideuse, alors il leur jette à la gueule. Il n'y a que sa mère pour lui dire qu'il est beau, qu'il a bon fond, qu'il est intelligent, qu'il a tout pour réussir sa vie. Mais c'est sa mère, comment pourrait-il la croire. (p157)
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IrisyneIrisyne   16 décembre 2020
… Une pluie fine les accompagne sur la voie rapide qui longe les quais. Juliette essaie d’apercevoir ce qu’elle a vu dans le guide, elle aurait bien aimé visiter le monastère de Petchersk. Elle a assez de voir ce pays qu’à travers un hublot ou des vitres fumées…
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IrisyneIrisyne   16 décembre 2020
… Comment ne peut-il pas voir à quel point il leur ressemble ? Sur le terrain, il était des leurs. Juliette l’avait observé jouer, seul son français le trahissait…
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IrisyneIrisyne   16 décembre 2020
… À chaque rendez-vous, les questions posées par Madame Laurin la plongeaient dans des réflexions abyssales. « Quelle mère allez-vous être ? « lui avait-elle demandé ce jour-là…
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Paris75Paris75   28 décembre 2020
Qui était cette femme hurlant sur son enfant ? Elle se pensait gaie et pleine de vie, elle se révélait être une harpie, une hystérique. Juliette ne s’était plus sentie elle-même, elle en avait été anéantie.
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