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EAN : 9782072894893
Éditeur : Gallimard (16/04/2020)

Note moyenne : 2.88/5 (sur 50 notes)
Résumé :


« D'où vient ce sentiment d'intranquillité qui nous saisit dans les moments les plus anodins ? Tout allait bien, la journée suivait son cours, et soudain, quelque chose se brise. Quelque chose d'infime, ni de l'angoisse, ni même de l'inquiétude, mais un sentiment doux et tenace, une forme d'intense lassitude qui n'exclut pas le bonheur, ni même l'amour de la vie. Le sursaut d'un homme qui se rappelle qu'il est en vie et qu'il doit, coûte que coûte, c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  01 juillet 2020
“L'aventure est dans les détails.....”, nous dit Adèle van Reeth, qui découvre pendant un cours de philo à Chicago, l'importance de « l'ordinaire ». Selon le philosophe contemporain Stanley Cavell, grand lecteur d'Emerson, la possibilité de la transformation ne peut se faire qu'au prix d'une certaine attention accordée à l'ordinaire. « La transformation » ici étant celle de l'homme en but d'un perfectionnisme moral, qui n'a rien à voir avec la perfection même , puisque ici philosophiquement parlé ça signifie briser l'opposition entre le bien et le mal et de montrer que l'essentiel de nos actions se situent entre les deux. Voilà ! Sauf qu'Adéle ne sait pas ce que c'est cet ordinaire. Eh bien elle va aller trouver Cavell , qui lui sort ,”Oh but you see… L'ordinaire n'est pas un concept. C'est une quête”. Ai , ai, ai.... “Je venais de déjeuner avec Indiana Jones et le Graal n'avait jamais été si loin.” Nous sommes déjà à un quart du livre et Adèle en mêlant, vie privée, grossesse et quête de l'ordinaire n'est pas plus avancée que nous lecteurs et lectrices. le Graal va se faire attendre et comment !
À la recherche de l'ordinaire elle nous parle d'elle-même, de son état dépressif et de ses problèmes avec sa mère. La façon "ordinaire " qu'elle aborde le sujet m'a un peu déconcertée. Cette mère qui l'appelle et sa façon de la traiter et décortiquer sa simple question "Comment ca va?" me parait immature, voir cruelle, pour une personne qui se veut philosophe, c'est-à-dire qui réfléchit.
Je trouve qu'elle-même est perdue dans ce labyrinthe de "l'ordinaire" un sujet qu'elle a probablement trouvé formidable pour coucher sur papier. A cette fin elle compose des chapitres aux titres de romans jeunesses et lance des slogans, “L'ordinaire, c'est le degré zéro de l'existence”, quelle condescendance ! Elle pisse dans la nature, et en fait un paragraphe.... Ou, elle dit "Moi non plus je n'ai pas compris la vie, et je suis de moins en moins sûr qu'il y ait quelque chose à comprendre, mais je préfère mille fois la compagnie d'Oblomov à celle des silhouettes qui croient bouger quand elles ne font que piétiner " , encore je répéterais quelle condescendance !
Le texte n'est pas dénudé de réflexions intéressantes comme celle de l'attraction de la possibilité d'une autre vie , que j'avais mis en citation. Elle étale aussi sa culture littéraire de façon assez adéquate au "sujet", en faites un sujet que je devine puisque il est invisible 😁! Mais l'ensemble bien que très bien écrit, est disparate et en fin de compte sans grand intérêt, du moins pour moi. Elle dit que son rêve est d'écrire un livre sur rien, qui n'aurait presque pas de sujet ou où le sujet serait presque invisible, eh bien c'est réussi ! L'ordinaire 😁en y est plein dedans , inclus son acte de pisser dans la nature !
Je ne regarde plus La Grande Librairie depuis longtemps mais le fait qu'elle soit passée chez Busnel avec ce livre m'étonne d'une part, et finalement pas tant que ca vu son contenu. À mon avis si vous voulez lire quelque chose à ce sujet de plus consistant vous conseille "S'émerveiller" de Belinda Canonne....Elle aussi parle de l'ordinaire, mais pour elle et pour moi l'ordinaire n'est pas la vacuité de l'existence, au contraire sa richesse, qu'il faut être capable de voir, regarder, entendre, sentir, apprécier, et en profiter, sans être obsédé à regarder son propre nombril et penser à sa propre fin.....C'est optimiste et un vrai plaisir de lecture, ce qui est loin d'être le cas ici. À un moment pourtant elle parle de Clément Rosset "qui aimait le tragique de l'existence et qui en faisait la condition de son bonheur et de son goût pour les bonnes choses de la vie", mais apparemment pour elle ce n'en est pas le cas.
"La vie ordinaire "d'Adèle van Reeth qui philosophe au grès du vent à travers le prisme de sa vie privée, agrémentée de divers pensées philosophiques des grands noms de la philosophie et de la Littérature, franchement ne m'a pas intéressée du tout.
Je regrette mon précieux temps que j'ai passé à le lire.
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aleatoire
  25 juin 2020
Ne pensez pas que la vie ordinaire soit la vie tranquille.
J'avais hâte de lire les confidences de celle avec laquelle, depuis près de dix années, j'ai (presque) chaque jour, week-ends et grandes vacances exceptés, rendez-vous. Ce ne sont pas des cinq à sept, plutôt des dix à onze. Adèle van Reeth c'est une voix (mais pas que), douce, suave, indulgente, espiègle, des silences aussi, ceux qu'elle sait distiller à l'écoute de ses invités sur ces Chemins de la philosophie. La voix, sa tessiture, dont un philosophe (j'ai oublié son nom) confiait sur cette même France Culture qu'elle était plus essentielle que le contenu qu'elle annonçait...
Normalement, les trouvant par trop impudiques et ennuyeuses, je fuis les histoires de familles mais le récit de la normalienne m'invitait à la démythifier. Je me suis toujours demandé en effet qui étaient ces intellectuels et autres leaders d'opinion, avaient-ils trouvé la recette du métier de vivre, vers quelle transcendance s'élevait leur existence, dans quels endroits cette caste allait-elle dîner lorsqu'elle quittait les loges de Roland Garros ou au terme du dernier acte à l'opéra ? Et d'ailleurs se nourrissait-elle, allait-elle à la selle ou bien, pur esprit, ne se substantait-elle que de la monade chez Leibniz ? N'évoluait-elle que dans ce seul statut de "la vie en mieux" dont Truffaut caractérisait le cinéma ?
Eh bien non, outre le fait que l'auteure, par le détail, nous dévoile sa manière de pisser dans la nature, elle nous livre également sa façon d'être "belle mère" de trois enfants et, non sans un accouchement long et douloureux (certains praticiens exigent encore de la femme d'accoucher dans la douleur) son rapport tendre à la maternité.
Elle révèle aussi sa relation parfois difficile (pléonasme ?) avec son compagnon et cette fameuse "charge mentale" que subissent les femmes en leur foyer dans une société toujours patriarcale .
C'est, il me semble, un livre de femme empreint de beaucoup de sincérité et d'émotion, à l'endroit d'autres femmes, en une sorte de complicité sororale. Est-ce donc ainsi que les femmes vivent ?
Et en parallèle, l'erratique élaboration d'un livre, autre maïeutique, la vie et l'écriture.
L'intérêt de ce récit en est la façon d'expliciter comment une femme tente d'accorder sa vie, sensuelle, familiale, intellectuelle, professionnelle, de donner , à défaut de sens, un mouvement à ces répétitions, de s'arracher à l'immanence, à l'absurde vers la finitude, sans que jamais ou presque, la philosophie (Emerson, Thoreau, Cavell, Rosset) ne résolve sa problématique :" le soin qu'ils ont mis à n'apporter aucune réponse aux questions que je me posais est sans doute ce qu'ils m'ont légué de plus cher."
Pour l'anecdote, une de mes amies, intello, se désolait parfois de soirées avec certains de mes acolytes : "ça ne décolle pas" se lamentait-elle, cependant qu'aussi elle savait claquer la malheureuse porte de mon réfrigérateur en s'exclamant :" il n'y a rien à bouffer dans ton putain de frigo !" Tel est le difficile chemin de crête du quotidien, le paradoxe et l'aporie de nos exigences pour appréhender le réel et dans un subtil entre-deux, tenter d'unifier le corps et l'esprit.
Voilà donc, à défaut de l'essentialiser, un viatique pour aider à améliorer l'ordinaire (qui signifie mise en ordre), à se colleter avec les choses de la vie et leur intranquille contingence.
"l'existence ne contient ni mystère ni transcendance, ce que nous voyons n'est pas l'apparence qui cache une essence secrète, c'est tout ce qu'il y a à voir, le monsieur qui fait la queue au supermarché, la bordure du trottoir, les feuilles qui tombent ou qui poussent"
Et cependant, au delà de l'implacable lucidité, la consolation demeure :
"Dans la lumière chaude de fin de journée, le soleil, la mer et les rochers ne font qu'un, un monde qui n'a pas besoin de moi et que j'aime plus que tout."


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Nat_85
  22 juin 2020
Ecrit avant le confinement, » La vie ordinaire « est un essai d'Adèle van Reeth publié en ce printemps 2020 aux éditions Gallimard.
Née en 1982, Adèle van Reeth est philosophe et productrice de l'émission » Les chemins de la philosophie » sur France Culture, depuis 2011. Après des études en classe préparatoire littéraire, elle intègre l'Ecole normale supérieure. Elle travaille alors sur le philosophe américain Stanley Cavell, le cinéma, et la pensée de l'ordinaire.
En 2018, elle a animé l'émission littéraire Livres & vous diffusée sur Public Sénat, et elle anime aujourd'hui D'art d'art ! sur France 2.
p. 62 : » L'ordinaire n'est pas un concept. C'est une quête. «
Après ces mois de confinement, de privation de certaines de nos libertés, les petits moments de la vie ordinaire prennent la dimension de l'extraordinaire aujourd'hui. Cette période durant laquelle la vie nous a paru figée a eu pour effet de porter un regard nouveau sur notre propre manière d'habiter et sur notre relation aux autres. Adèle van Reeth aborde dans cet essai deux thèmes rarement explorés jusqu'ici en philosophie : l'ordinaire et l'expérience de la grossesse et de l'accouchement. Au fur et à mesure de la lecture, nous comprenons le lien entre les deux, subtile combinaison !
p. 15 : » J'ai un problème avec la vie ordinaire. Quelque chose ne passe pas. «
Si l'ordinaire peut se révéler dramatique ou merveilleux, il manquait cet entre-deux.
C'est en suivant des cours de philosophie à l'université de Chicago que le déclic va s'opérer pour la narratrice.
p. 24 : » Je me disais qu'après cinq années d'études, il m'avait fallu traverser l'Atlantique pour découvrir que l'ordinaire avait droit de cité en philosophie. «
Bien loin de lui apporter une réponse, ce constat est le commencement d'une recherche active sur le sujet. S'inspirant des écrits d'Emerson, de l'expérience de David Thoreau dans » Walden » ou encore de Virginia Woolf dans » Une chambre à soi « , la philosophe s'interroge sur sa propre relation à l'ordinaire, que nous confondons trop souvent avec le quotidien.
p. 63 : » le banal est condamné à le rester ; l'ordinaire, lui, déplace parfois le regard vers ce qui le dépasse. «
Finalement, comparer le quotidien et l'ordinaire revient à comparer être et exister.
p. 74 : » Exister, c'est ne pas se contenter d'être, et tenter d'en faire quelque chose… »
Dans les expériences du rapport au monde et à l'ordinaire, il y a l'expérience de la grossesse dont la narratrice va faire le constat d'un ancrage inéluctable.
p. 42 : » A quel moment m'a vie a-t-elle rejoint mon sujet d'étude ? «
Cette humilité dans l'attente, ces paroles adressées à l'être en devenir, cet amour inconditionnel sont autant de confidences profondément touchantes.
p. 11 : » On va se libérer l'un de l'autre, et de cette distance entre nos deux corps naîtra notre rencontre. «
Si le sujet est vaste et propice à de grandes réflexions, l'auteure y mêle des situations cocasses du quotidien, permettant ainsi aux lectrices et lecteurs de s'identifier.
Lire est très souvent une histoire de rencontre. Je reste convaincue qu'il n'y a pas de hasard. Un livre appel le lecteur à un moment opportun. Je savais que celui-ci serait une lecture marquante avant même l'avoir ouvert. Et il le fut ! Lire cet essai c'est prendre part à une expérience philosophique passionnante ! Unique bémol : beaucoup trop court ! Pour compléter cette chronique, je vous conseille fortement d'écouter l'interview d'Adèle van Reeth sur France Culture dans l'émission » L'invité(e) des matins » présentée par Guillaume Erner.
Lien : https://missbook85.wordpress..
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Annelie54
  12 juillet 2020
LA VIE ORDINAIRE ADELE VAN REETH
Mauvais livre. J'aime bien entendre Adèle van REETH sur France culture : ses émissions philosophiques le matin à 10 H. Par ailleurs, elle a pris la suite JP ELKABACH sur LCP, pour une émission littéraire et anime encore une émission sur l'art. Beau parcours. Une femme philosophe, très bien, jeune, dynamique, très bien. Elle est invitée à la grande librairie, où l'impression qu'elle me donne est assez moyenne, mais j'avais déjà acheté le livre car le sujet m'intéresse : la vie ordinaire : dans un monde dont on ignore l'essentiel : pourquoi et comment il existe (pourquoi y a-t-il de l'être plutôt que rien), quel est le mystère de la vie, et, au sein de ce stupéfiant mystère, pourquoi est-on astreints à faire des choses ordinaires, banales, répétitives.
J'attendais une réflexion philosophique un peu originale et assez élevée de cette intelligente et sympathique philosophe.
Au lieu de cela, voici qu'elle nous narre sa grossesse, son accouchement et sa vie de belle-mère des 3 fils de Raphaël ENTHOVEN. Nous voici dans le people. Nous nous interrogeons sur le pourquoi de son ascension audiovisuelle en présence d'un tel mentor…
Donc épisodes de la grossesse, depuis les 2 barres du test de grossesse, jusqu'à l'accouchement par césarienne, sans oublier la visite chez la fille de Camus et la visite à son père malade. Description de la banalité qui ne décolle pas. Pipi dans l'herbe et petits footings, désolée, ç'est juste ennuyeux. La référence à l'ange du foyer de Virginia WOOLF nous réveille de cette banalité et nous rappelle que le sujet peut être abordé de manière intéressante.
Petites digressions quand même pour constater que les philosophes les plus connus n'ont pas accouché : hommes, Simone Weil, Simone de Beauvoir, Annah Arendt. En gros, tous ces philosophes se questionneraient moins sur l'existence et le réel s'ils avaient conçu et enfanté une autre vie...Tout ça pour ça ! Remarques sur le rôle nécessairement égalitaire du père pour l'éducation de l'enfant.
Pour finir, on apprend qu'elle a été encore enceinte 2 ans après la naissance de son 1er fils et a décidé d'avorter de jumeaux, juste parce qu'elle n'en avait pas envie. On s'en fout un peu et cela n'apporte aucune réflexion pertinente sur quoique ce soit.
En bref, il ne manque que des photos et on envoie à GALA. On perdrait moins de temps à le lire.
Au lieu de saisir des concepts philosophiques, même simples, on subit la relation de sa difficulté à écrire sur le sujet, et la relation banale de sa grossesse, aussi ennuyeuse que les photos de vacances des autres..
« l'ordinaire, c'est le degré 0 de l'existence » L'auteure n'est pas montée bien plus haut…
Du temps perdu. Je ne dis pas merci à François BUSNEL.
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cathulu
  07 août 2020
Roman ? Essai ? Autobiographie ? Est-il vraiment nécessaire de poser une étiquette sur ce texte qui fait la part belle certes à la vie de l'autrice, philosophe de formation.
Son existence devient le point de départ d'une questionnement qui n'apporte pas toujours de réponses, tel n'est pas le but , mais permet d'envisager les choses sous un  angle différent.
L'écriture est fluide, les propos concernant la grossesse souvent fort bien écrits et le tout reste plaisant à lire même si j'ai bien compris ce que n'était pas la vie ordinaire, mais pas vraiment ce qu'elle était.
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critiques presse (2)
LaLibreBelgique   24 juillet 2020
Adèle Van Reeth, productrice et animatrice des très écoutés Chemins de la philosophie sur France Culture publie un fort beau livre, La vie ordinaire, mélange entre une réflexion philosophique et un récit très personnel.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LePoint   08 juin 2020
Avec « La Vie ordinaire », la philosophe, journaliste à France Culture, livre un récit personnel sur une vie qui commence et une autre qui finit.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
CoxivalCoxival   03 août 2020
L'impossible est le point de départ de toute pensée.

Ce n'est pas parce que c'est impossible qu'il faut renoncer. Ni parce que les mots manquent qu'il faut se taire. 152
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CoxivalCoxival   02 août 2020
Sans moi, le monde ne tournerait pas moins rond, j'existe sans raison, j'existe tout simplement, et si je n'en fais rien c'est-à-dire si je ne crée pas à partir de ma propre vie, si je n'en fais le récit, ma mort sera la dissolution certaine et immédiate de ce que j'ai été dans ce qui n'est plus 111
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CoxivalCoxival   02 août 2020
Prendre les choses à la racine, c'est reconnaître que les choses sont telles qu'elles apparaissent, et c'est tout, l'existence ne contient ni mystère ni transcendance, ce que nous voyons n'est pas l'apparence qui cache une essence secrète, c'est tout ce qu'il y a à voir (...). 111
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CoxivalCoxival   02 août 2020
N'est pas la différence entre ces deux verbes "être " et "exister"? Exister, c'est ne pas se contenter d'être, et tenter d'en faire quelque chose... mais de quelle façon? Et dans quel but ? 74
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CoxivalCoxival   02 août 2020
"Plus le sentiment du réel est intense, plus il est indescriptible et obscur" Rosset 102
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Videos de Adèle Van Reeth (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Adèle Van Reeth
Adèle van Reeth, philosophe et productrice de radio, publie un livre sur la rupture, la séparation qui même le témoignage personnel et la réflexion philosophique. "La vie ordinaire" est l'histoire d'une femme enceinte de son premier enfant qui s'apprête à perdre son père malade.
"Vivre l'ordinaire comme un problème a été l'élément déclencheur de mon travail. Un travail d'abord personnel, puis qui a voulu être chose que simplement intime (...) pour essayer de trouver une solution à ce problème et je n'en ai pas trouvé." Adèle van Reeth fait la différence entre le quotidien, le banal et l'ordinaire. "Pourquoi dans des moments en apparence anodins il y a quelque chose d'assez violent qui se produit ?" s'interroge la philosophe avant de répondre :"dans ces moments-là ce qui se passe c'est qu'on touche quelque chose de la vie qu'on essaie d'occulter la plupart du temps (...), c'est peut-être notre finitude que l'on voit".
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