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Pierre-Marie Finkelstein (Traducteur)
EAN : 9782742775538
410 pages
Éditeur : Actes Sud (30/04/2008)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 27 notes)
Résumé :
David Van Reybrouck, auteur et narrateur de ce livre, découvre par hasard, dans le cadre de ses recherches universitaires l'étonnant destin d'un écrivain sud-africain, spécialiste des grands singes et des termites. Dans un ouvrage emprunté à la bibliothèque de primatologie d'Utrecht, il apprend que les écrits de cet homme - un dénommé Eugène Marais - auraient fait l'objet d'un plagiat et que l'auteur de cet "emprunt littéraire" ne serait autre que le grand Maeterlin... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  27 décembre 2019
Dernièrement un ami babeliote avait posé la question sur l'importance de la couverture d'un livre. A ce propos, ce livre je l'ai acheté sans rien savoir, uniquement
attiré par cette peinture de couverture, une voiture qui s'éloigne dans la brousse.
Eh bien l'attirance de la couverture a terriblement servi, vu que je suis tombée sur une pépite.
L'histoire en bref est simple mais en faites compliquée. L'auteur, un scientifique belge, se rend lui-même en Afrique du Sud, à Pretoria, pour exhumer une improbable affaire de plagiat qui a opposé, il y a de cela trois-quarts de siècle, deux vieux bonhommes morts depuis plusieurs dizaine d'années, et portant qui plus est sur l'espèce animale la moins spectaculaire de toute l'Afrique, les termites. Vous vous dites, elle plaisante j'espère, non, non, c'est vrai. Donc celui qui a plagié est le Prix Nobel de Littérature 1911, le belge Maurice Maeterlinck, celui qu'il plagia, Eugène Marais, écrivain sud-africain, spécialiste des grands singes et des termites, né en 1871 près de Pretoria. Au départ aucun des bonhommes, ni les termites ne m'intéressent, et le plagiat encore moins. Pourtant une fois la lecture entamée, je n'arrive plus à m'en détacher ! Comment partant d'un matériel aussi douteux et incolore peut-on en faire un livre aussi passionnant ? Ce livre érudit, intelligent, plein d'humour et de réflexions m'a happée et m'a littéralement terrassée, en m'apprenant en passant, beaucoup de choses passionnantes sur une multitude de sujets divers, par commencer sur l'Afrique du Sud , "les grands auteurs " qui cachent de grandes faiblesses ("Toute réputation repose sur une distorsion de la vérité"), l' importance de la connaissance de l'entomologie en politique (“il s'agit de formes de sociétés bien organisées “) dont bénéficia aussi la Littérature , dont "Le meilleur des mondes" d' Aldoux Huxley.....
Un livre où le sujet du départ n'est qu'une toile de fonds pour en arriver à des questions et réflexions cruciales sur les préjudices et les injustices qui pourrissent notre monde. Ici, la pauvreté et le racisme dont tant de Noirs souffrent encore, un aperçu lucide de la bêtise humaine sans limite, intemporel à travers l'histoire de l'Afrique du Sud où les Hollandais, puis les Britanniques ( oui, oui, ceux- là même qui viennent de voter pour Boris le guignol !) ont pris leurs aises, pillant le pays, et n'accordant aucun droit de vivre à ses habitants naturels, jusqu'à récemment. Mais des siècles d'injustice ne se réparent pas en quelques décennies, surtout que la haine raciale perdure. La croûte est enlevée, la blessure désinfectée, mais il faut attendre que le tissu soit réparé.
Quelques réflexions mineurs aussi sur la superficialité des connaissances de nos sociétés où l'homme a la facilité et le culot d'accuser sans preuve, dans le cas présent de plagiat, sans avoir examiné auparavant de manière approfondie la charge de la preuve, et l'arrogance des experts occidentaux qui détiennent le monopole de la décision sur la valeur des découvertes scientifiques dans le monde, source de rancoeur pour un chercheur non occidentale qui s'y sent dépendant et impuissant.....
Un livre très bien écrit, à l'humour subtil , foisonnant de rencontres fortuites et intéressantes, comme je les adore. Un vrai cadeau du ciel, vu que je l'ai acheté au pif ! Un gros coup de coeur !
Euh oui j'oubliais, à propos, les termites sont-ils un Fléau ? 😄
“Mais comme toujours , c'est le voyage qui compte, davantage que le but.”
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Elusor
  24 février 2020
Ce récit est un objet littéraire étonnant et passionnant ! Au début des années 2000, son auteur nous entraîne en Afrique du Sud à la recherche de preuves d'un prétendu plagiat qui aurait été commis en 1926 par un célèbre écrivain Belge, Maurice Maeterlinck, prix Nobel de littérature en 1911, au détriment d'un journaliste, poète et naturaliste Sud-Africain peu connu, Eugène Marais, dans un ouvrage portant, je vous le donne en mille, sur les termites! À travers ses recherches David van Reybrouck se passionne pour la vie d'Eugène Marais, qui était Afrikaner, mais aussi pour l'histoire tourmentée de l'Afrique du Sud. C'est foisonnant, érudit, instructif, rafraîchissant !
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Shan_Ze
  04 mai 2013
Un jour, dans les cadre de ses recherches universitaires, David van Reybrouck lit dans un ouvrage que La vie des termites de Maurice Maeterlinck serait un plagiat. Il se serait inspiré des oeuvres d'Eugène Marais, un auteur sud-africain. Maurice Maeterlinck, lauréat du prix Nobel de littérature en 1911, aurait plagié une oeuvre ? Il ne veut pas se contenter cette connaissance sans fondements, il décide donc de partir en Afrique du Sud pour éclaircir cette accusation de plagiat.
Ce récit est une espèce de fourre-tout incroyable et très intéressant. A travers son voyage en Afrique du Sud et le fil conducteur du plagiat, il fait le parallèle entre les deux auteurs, leurs points communs, leurs différences. On découvre aussi la culture sud-africaine à travers ses rencontres, où le racisme est encore très présent même l'apartheid passé.
Le fléau est à la fois un genre d'essai, de récit de voyage et de biographies réunis. J'ai passé un bon moment à découvrir des personnes, la nature et un pays. Quelques passages étaient moins faciles à suivre mais ce livre vaut le coup d'être lu, pour tout ce qu'on y découvre !
D'ailleurs, je trouve que la titre traduit en français est moins parlant. (Le fléau en français pour de Plaag – Het stille knagen van shrijers, termieten en Zuid-Africa en néerlandais. Je comprends vaguement que ça parle de termites et d'Afrique du Sud…)
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topocl
  19 juillet 2017
Je ne connais ni les termites, ni Maeterlinck, unique prix Nobel de littérature belge, ni encore moins l'afrikaner Eugène Marias. Et rien ne m'intéressait de ces trois thèmes, a priori.
Seulement voilà, j'ai dévoré un livre passionnant, érudit, intelligent, plein d 'humour, d'humanité et de réflexion. J'ai presque autant aimé la recherche de David van Reybrouck que j'avais aimé de celle de David Mendelsohn partant retrouver de ses ancêtres dans Les disparus.
David van Reybrouck entend parler de cette histoire : que Maeterlinck, le bourgeois respectable, qui publie, dans un après guerre passionné d'entomologie, un livre sur les termites, aurait plagié Eugène Marais, poète naturaliste et morphinomane, pour publier, sans avoir jamais vu un termite ou une termitière, une étude comparant l'organisation sociale de la termitière à un corps humain, où l'individu n'est voué qu'au bénéfice de la cause commune. Et comme il est beaucoup plus malin que moi, il sait tout de suite que cela va être passionnant, qu'il tient son sujet.
Vrai, faux ? Plagiat, pas plagiat? Beau prétexte à une extraordinaire aventure humaine et intellectuelle qui va bien au-delà de son sujet .David von Reybrook ne lâche plus : de bibliothèque en salle d'archive, puis lors d'un long et fructueux séjour en Afrique du Sud où il multiplie les rencontres et les visites. il mène son enquête - et son récit - comme un thriller passionnant, il découvre émerveillé la biographie hors norme de ses deux protagonistes, affine ses connaissances, s'offre de délicieuses digressions, recueille indices et témoignages, va de déceptions en découvertes jouissives.
Mais le propos va bien au-delà des termites, on s'en doute : il parle de la littérature et des sciences naturelles que les deux hommes ont en commun, de politique dans un parallèle entre organisation sociétale termiteuse et systèmes politiques humains, grande question s'il en est de ces débuts du XXème siècle. Il réfléchit au sens (ou au non-sens?) d'une telle recherche apparemment si dérisoire, aux rapports entre passé et présent. Il relie tout cela avec l'histoire actuelle de l'Afrique du Sud et son passé historique - la guerre des Boers, la colonisation anglaise, l'apartheid, la tentative de Réconciliation . C'est d'une érudition remarquable, ce qui n'empêche pas le texte d'être d'une clarté lumineuse et d'un abord plaisant.
Je suis moins bête qu'il y a trois jours, et en prime je me suis régalée.
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YANCOU
  31 août 2020
"Plagier quelqu'un, c'est reconnaitre à un travail une estime que l'on dénie à son auteur", nous dit David van Reybrouck dans ce livre hybride (et monstre, donc) qui tient à la fois du récit, du documentaire et un peu de ce qui peut faire grincer les dents parfois : l'autofiction. Livre-enquête ayant pour idée centrale le possible plagiat des écrits sur les termites d'un certain Eugène Marais par le nobel belge de littérature Maeterlinck, c'est aussi un captivant voyage dans l'Afrique du Sud post-apartheid et, surtout, un entrainant bal des idées et de réflexions que je comparerais tantôt à du Sebald, tantôt à du Vuillard. Il n'y a pas une page où l'on apprend pas quelque chose, Reybrouck allant même jusqu'à offrir au lecteur émerveillé que je suis un passionnant et précis comparatif entre le moment "fin de siècle" du XIXème et les jeunes gothiques fin 1980. Il n'en fallait pas plus pour m'emballer, je dois bien l'avouer. Et si le nombre de pages (plus de 400) vous repousse un peu, lisez Zinc du même auteur : un tout petit livre documentaire et littéraire sur une enclave n'ayant appartenu ni à la France, ni à la Belgique ni aux prussiens, et qui, pour un temps, a représenté l'utopie européenne, morte dès la première guerre mondiale lorsque que ce confetti de liberté individuelle est réclamé par toutes les puissances à la fois...
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critiques presse (1)
NonFiction   24 avril 2015
David van Reybrouck se fait enquêteur et aventurier autour d’un plagiat scientifique pour interroger la capacité des hommes à se représenter leur vie sociale et politique.
Lire la critique sur le site : NonFiction
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   26 décembre 2019
Je ne tarde pas à m’apercevoir que, s’il est un domaine en Afrique du Sud où règne encore, des années après l’abolition de l’apartheid, une stricte séparation entre les races, c’est bien celui de la coiffure. En général, les salons de coiffure pour Noirs ressemblent à des chantiers. Des gens passent et repassent avec des seaux de mortier, on vous applique une couche d’enduit sur le crâne, on tire des câbles, on vous visse de fausses tresses. Le volume de la radio est à fond et, tout comme sur un vrai chantier, des pourparlers interminables s’engagent. Mon irruption, toutefois, fait cesser les conversations. Le propriétaire se précipite vers moi. Il m’assure qu’il ne demanderait pas mieux que de me rendre service, mais qu’avec des cheveux aussi raides que les miens, il ne peut tout simplement rien faire. Penaud, il m’indique un salon de coiffure tenu par un Blanc, de l’autre côté de la rue.
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BookycookyBookycooky   24 décembre 2019
Marx nous avait déjà appris qu’une répartition du travail bien organisée est la condition de toute vie sociale. Chez les fourmis, la chose va de soi alors que chez les humains, elle demande un certain apprentissage. C’est la raison pour laquelle les fourmis ont été une source d’inspiration pour toutes sortes de réformes sociales et morales.
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BookycookyBookycooky   26 décembre 2019
.........j’ai commis une erreur monumentale en écrivant ma lettre en néerlandais : Patrick De Poortere parle français. Avec un nom de famille comme le sien, je n’aurais jamais pensé qu’il puisse être francophone, mais j’aurais dû me méfier. En digne rejeton d’une dynastie d’industriels de Flandre-Occidentale ayant fait fortune dans une branche aussi noble que l’industrie du tapis, il a sûrement été élevé dans l’idée que le français était la seule langue qui convînt à des gens de leur milieu.
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BookycookyBookycooky   25 décembre 2019
Lorsqu’en 1938 quelqu’un lui demande lequel –du communisme, du fascisme ou du parlementarisme –des trois systèmes politiques a sa préférence, il répond qu’il ne voit dans la politique “qu’une cage pleine de singes avides”.
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DanieljeanDanieljean   12 avril 2016
Tout écrivain bâtit son récit sur les vestiges du passé, comme un termite a besoin de bois mort pour vivre. Le mythe de l’originalité parfaite est non seulement un leurre, mais aussi une idiotie. L’énorme culture livresque de Maeterlinck se retourne parfois contre lui: alors que de nos jours, l’on interpréterait ce genre de références à des traditions littéraires différentes comme relevant de l’intertextualité, à l’époque, on vous accusait facilement de plagiat.
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Videos de David Van Reybrouck (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Van Reybrouck
30 avril 2013
- "Enfin libérés", Renaissance du livre -
Double témoignage : celui d'un jeune enfant juif déporté qui échappa à Auschitz et celui d'un enfant flamand, fils d'un père pro-nazi. Avec en toile de fond, le devoir de mémoire. L'histoire de Simon Gronowski aurait dû être celle d'un enfant ordinaire dans une famille ordinaire. Mais il est juif. le 17 mars 1943, il est arrêté par la Gestapo avec sa mère et sa soeur. le 19 avril, déporté dans le tristement célèbre 20e convoi, il saute du train et s'échappe par miracle. Il a onze ans et demi. Sa mère et sa soeur disparaissent à Auschwitz. L'histoire de Koenraad Tinel n'est pas moins tragique. Son père était un inconditionnel d'Hitler. Il disait à ses deux fils, frères ainés de Koen : "Moi, à votre place, j'irais". Ils sont allés, ils ont porté l'uniforme et les armes des Waffen-SS, ils ont défendu les idéaux du Fuhrer et sont tombés pour lui. Enfants de la guerre, Simon et Koen porteront longtemps le poids du passé. Jusqu'à ce que les événements de la vie les placent l'un en face de l'autre, à près de 80 ans. de cette improbable rencontre naîtra une amitié indéfectible dont cet ouvrage témoigne, véritable plaidoyer pour l'humanité. Mis en mots par Simon Gronowski, en images par Koenraad Tinel et en perpective par David van Reybrouck, ce récit à quatre mains se débarrasse de tout cliché pour cibler le coeur des hommes, au-delà de toute appartenance raciale, ethnique, religieuse ou philosophique.
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Dans la catégorie : Zimbabwe (Géographie)Voir plus
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