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Pierre-Marie Finkelstein (Traducteur)
ISBN : 2742775536
Éditeur : Actes Sud (30/04/2008)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 23 notes)
Résumé :
David Van Reybrouck, auteur et narrateur de ce livre, découvre par hasard, dans le cadre de ses recherches universitaires l'étonnant destin d'un écrivain sud-africain, spécialiste des grands singes et des termites. Dans un ouvrage emprunté à la bibliothèque de primatologie d'Utrecht, il apprend que les écrits de cet homme - un dénommé Eugène Marais - auraient fait l'objet d'un plagiat et que l'auteur de cet "emprunt littéraire" ne serait autre que le grand Maeterlin... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
topocl
  19 juillet 2017
Je ne connais ni les termites, ni Maeterlinck, unique prix Nobel de littérature belge, ni encore moins l'afrikaner Eugène Marias. Et rien ne m'intéressait de ces trois thèmes, a priori.
Seulement voilà, j'ai dévoré un livre passionnant, érudit, intelligent, plein d 'humour, d'humanité et de réflexion. J'ai presque autant aimé la recherche de David van Reybrouck que j'avais aimé de celle de David Mendelsohn partant retrouver de ses ancêtres dans Les disparus.
David van Reybrouck entend parler de cette histoire : que Maeterlinck, le bourgeois respectable, qui publie, dans un après guerre passionné d'entomologie, un livre sur les termites, aurait plagié Eugène Marais, poète naturaliste et morphinomane, pour publier, sans avoir jamais vu un termite ou une termitière, une étude comparant l'organisation sociale de la termitière à un corps humain, où l'individu n'est voué qu'au bénéfice de la cause commune. Et comme il est beaucoup plus malin que moi, il sait tout de suite que cela va être passionnant, qu'il tient son sujet.
Vrai, faux ? Plagiat, pas plagiat? Beau prétexte à une extraordinaire aventure humaine et intellectuelle qui va bien au-delà de son sujet .David von Reybrook ne lâche plus : de bibliothèque en salle d'archive, puis lors d'un long et fructueux séjour en Afrique du Sud où il multiplie les rencontres et les visites. il mène son enquête - et son récit - comme un thriller passionnant, il découvre émerveillé la biographie hors norme de ses deux protagonistes, affine ses connaissances, s'offre de délicieuses digressions, recueille indices et témoignages, va de déceptions en découvertes jouissives.
Mais le propos va bien au-delà des termites, on s'en doute : il parle de la littérature et des sciences naturelles que les deux hommes ont en commun, de politique dans un parallèle entre organisation sociétale termiteuse et systèmes politiques humains, grande question s'il en est de ces débuts du XXème siècle. Il réfléchit au sens (ou au non-sens?) d'une telle recherche apparemment si dérisoire, aux rapports entre passé et présent. Il relie tout cela avec l'histoire actuelle de l'Afrique du Sud et son passé historique - la guerre des Boers, la colonisation anglaise, l'apartheid, la tentative de Réconciliation . C'est d'une érudition remarquable, ce qui n'empêche pas le texte d'être d'une clarté lumineuse et d'un abord plaisant.
Je suis moins bête qu'il y a trois jours, et en prime je me suis régalée.
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Shan_Ze
  04 mai 2013
Un jour, dans les cadre de ses recherches universitaires, David van Reybrouck lit dans un ouvrage que La vie des termites de Maurice Maeterlinck serait un plagiat. Il se serait inspiré des oeuvres d'Eugène Marais, un auteur sud-africain. Maurice Maeterlinck, lauréat du prix Nobel de littérature en 1911, aurait plagié une oeuvre ? Il ne veut pas se contenter cette connaissance sans fondements, il décide donc de partir en Afrique du Sud pour éclaircir cette accusation de plagiat.
Ce récit est une espèce de fourre-tout incroyable et très intéressant. A travers son voyage en Afrique du Sud et le fil conducteur du plagiat, il fait le parallèle entre les deux auteurs, leurs points communs, leurs différences. On découvre aussi la culture sud-africaine à travers ses rencontres, où le racisme est encore très présent même l'apartheid passé.
Le fléau est à la fois un genre d'essai, de récit de voyage et de biographies réunis. J'ai passé un bon moment à découvrir des personnes, la nature et un pays. Quelques passages étaient moins faciles à suivre mais ce livre vaut le coup d'être lu, pour tout ce qu'on y découvre !
D'ailleurs, je trouve que la titre traduit en français est moins parlant. (Le fléau en français pour de Plaag – Het stille knagen van shrijers, termieten en Zuid-Africa en néerlandais. Je comprends vaguement que ça parle de termites et d'Afrique du Sud…)
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tagos25
  25 avril 2017
J'ai été attiré par ce livre après avoir plus qu'aimé le magistral Congo (un chef d'oeuvre littéraire/historique/géopolitique). de plus, je lisais régulièrement des prises de position de van Reybrouck sur internet adhérant souvent à ses idées. C'est donc au détour d'une librairie Bruxelloise que je me suis décidé à acheter le Fléau. Ce fut un régal, j'ai dévoré ce livre fascinant, exigeant parfois mais toujours passionant.Van Reybrouck a le don incontestable de tout en racontant des choses techniques, d'avoir un style léché. D'un objet de recherche qui pourrait sembler rasant, il nous emmène dans l'Afrique du Sud post apartheid (attention l'ouvrage est de 2002 environ donc ne suit pas toutes les dernière évolutions politiques- Zuma, coupe du monde). van Reybrouck allie à la perfection l'histoire Marais-Maeterlinck, la situation actuelle de l'Afrique du Sud et son travail de chercheur; en ponctuant le tout de remarques très ironiques sur l'humanité et la vie quotidienne. La partie en Afrique du Sud est vraiment prenante: racisme ultra présent, aventure au fin fond du Transvaal, personnages "hauts en couleur". Et en plus on apprend plein de choses sur les termites, l'histoire Afrikaaner, etc. A lire absolument (et Congo également bien sur) !
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Neko-fr
  30 janvier 2014
Livre inclassable, à la fois essai, récit de voyage, biographie, le Fléau nous emmène sur des terrains qui semblent très divers comme la littérature, la vie des termites, les babouins, les drogues, la guerre des Boers, l'Afrique du Sud actuelle. Ce qui est passionnant c'est que l'observation des insectes, des animaux permet à l'auteur de poser un regard passionnant sur nos sociétés et sur leur organisation.
Le tout est traité avec un style très alerte qui nous oblige à tourner les pages d'une manière presque compulsive.
A partir d'un récit qui a priori ne peut intéresser qu'une poignée de spécialistes (Maeterlinck, le prix Nobel de littérature a-t-il plagié un auteur sud-africain dans sa Vie des termites ?), de fanatiques de l'auteur belge, David van Reybrouck parvient à nous captiver en nous faisant suivre son enquête et en s'interrogeant sur la société sud-africaine.
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beogles
  16 août 2015
Ceci n'est pas un roman, c'est l'histoire d'une enquête, la recherche de personnages. Quand on croit les toucher, on les perd. Cette histoire se construit dans un quotidien matériel, un quotidien fait de rencontres, de réactions, de paysages, d'expérience. J'ai découvert Eugène Marais - dont je n'avais jamais entendu parler, Maurice Maeterlinck - dont j'avais entendu parler, ressenti un peu de l'Afrique du Sud. Plus je suis entrée dans le livre, plus je l'ai aimé. J'ai apprécié la simplicité du style sans fioritures inutiles.
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critiques presse (1)
NonFiction   24 avril 2015
David van Reybrouck se fait enquêteur et aventurier autour d’un plagiat scientifique pour interroger la capacité des hommes à se représenter leur vie sociale et politique.
Lire la critique sur le site : NonFiction
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   12 avril 2016
Tout écrivain bâtit son récit sur les vestiges du passé, comme un termite a besoin de bois mort pour vivre. Le mythe de l’originalité parfaite est non seulement un leurre, mais aussi une idiotie. L’énorme culture livresque de Maeterlinck se retourne parfois contre lui: alors que de nos jours, l’on interpréterait ce genre de références à des traditions littéraires différentes comme relevant de l’intertextualité, à l’époque, on vous accusait facilement de plagiat.
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DanieljeanDanieljean   12 avril 2016
On dit que les voyages forment la jeunesse. Laissez-moi rire! Une accumulation de petits soucis quotidiens, tout au plus. Ce n’est qu’après, grâce à la distance temporelle et géographique, que l’entreprise, rétrospectivement, apparaît comme exotique. Le voyage réel est un obstacle au voyage imaginaire, le voyage du désir et du souvenir.
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DanieljeanDanieljean   12 avril 2016
Il est étonnant de voir comment certaines idées en viennent à vivre leur vie au fur et à mesure qu’elles circulent. Est vrai non ce qui est arrivé, mais ce que dit le plus grand nombre
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Videos de David Van Reybrouck (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Van Reybrouck
David van Reybrouck: Contre les élections, pour la démocratie .Joseph Confavreux recevait David van Reybrouck, qui vient de publier Contre les élections, charge décapante contre l?épuisement et les dysfonctionnements des démocraties européennes.
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