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ISBN : 2290312983
Éditeur : J'ai Lu (25/04/2001)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 463 notes)
Résumé :
XXVIe siècle. Difficile de se faire une identité dans l'immensité anonyme de l'empire galactique... surtout quand on est amnésique...

Car en prenant part aux jeux de la machine - qui permettent aux gagnants de rejoindre la caste des nantis sur Venus -, Gilbert Gosseyn découvre qu'il n'est pas l'homme qu'il a toujours cru être. Ses souvenirs ne sont pas les siens, sa femme qu'il croyait décédée n'est pas mortes d'autant qu'il n'a jamais été marié : il... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
jadzia
  17 juin 2013
Veni, vidi, vici…. J'ai veni… j'ai vidi… et c'est tout.
Le monde des non A est très bien écrit, traduit par Boris Vian, quand même. Mais, j'ai rien compris au but de l'histoire. C'est pas bien grave, je n'en prends pas ombrage, juste un peu frustrée, la fille.
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EFar
  01 septembre 2011
Ce livre au titre étrange m'a ouvert tout grand les portes de la SF classique.
J'ai lu le Monde des non-A à 17 ans, quand j'ai découvert que Boris Vian en était le traducteur. Avant cela, je ne connaissais la science fiction qu'à travers des BD, la télé et les dessins animés ; et un unique roman - emprunté à la bibliothèque de ma classe de CM2 - qui abordait la drogue et l'esclavage sous couvert d'aventures sur une planète exotique.
Je savais déjà que la parole peut faire ou défaire nos mondes de mots (fiat lux, etc). Mais avec ce bouquin je me plongeai pour la première fois dans un roman de SF « sérieux », un auteur de ce que j'apprendrai à appeler l'âge d'or de la SF américaine.
Ce fut une claque.
Pas du côté littéraire, sur ce plan là comme pour la narration, je trouve Van Vogt assez moyen, largement dépassé par plusieurs de ses contemporains.
Je garde du roman (que j'ai relu quelques fois) une impression de récit décousu, voir de parties manquantes. Cela dit, ce n'est pas si facile de créer un fil narratif quand le héros découvre que son passé est fictif, puis qu'il s'amuse à mourir et à se réincarner ailleurs... Je me demande parfois si la manie de van Vogt de puiser des idées dans ses rêves (il se réveillait chaque nuit pour les noter) n'a pas syncopé sa narration.

Là où Van Vogt et ses non-A m'ont vraiment scotché, c'est du côté de l'ambition du livre, des sentiers qu'il ouvre et explore. Il y a au coeur du récit l'idée si séduisante que nous pouvons changer, nous transformer, ou plus modestement échapper au façonnage que nous imposerait les traumas de l'enfance. J'ai été happé par ce côté du livre et par ce discours, et par la tranquille anarchie des non-A. de ce point de vue, le Monde des non-A est un livre profondément optimiste.
Bien plus tard j'ai appris que Van Vogt avait fondé le monde des non-A sur une théorie solide : la sémantique générale. En trois mots, cette approche se proposait de résoudre la névrose par la prise de conscience de la différence entre le signifiant et le signifié. D'où ce leitmotiv du livre : « la carte n'est pas le territoire », ou encore cet adage « le mot chien ne mord pas ». Ceux qui ont assimilé cet écart sont qualifiés de non-A, les non-artistotéliciens. Et fondent une société anarchique et paisible sur la planète Vénus.
C'est étrange de penser qu'aujourd'hui tout un pan de la psychologie moderne s'intéresse à la réilience, l'incroyable capacité qu'ont certains d'entre nous à surmonter des épreuves démesurée.
Van Vogt a-t-il raison aussi de penser qu'une anarchie ne peut exister qu'entre humains débarrassés de leurs névroses ?
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meeva
  30 juillet 2014
Je vais réfléchir. Réfléchir pour prendre une décision. Voilà. Je sais comment je vais écrire cette critique.
Je n'ai pas du tout accroché.

L'idée bien sûr est intéressante : imaginer des sociétés différentes selon les modes de pensées qui s'y sont développées, le système aristotélicien qui utilise un mode de pensée thalamique (basé sur les réflexes et les émotions) et le système non-aristotélicien (basé sur la réflexion et sur la distinction du monde et de sa représentation – mentale et verbale).
A noter l'expression « la carte n'est pas le territoire » utilisée à plusieurs reprises pour illustrer le non-A, principe de la sémantique générale.

Bien après ces grands principes très intéressants pour ceux que ça intéresse, l'histoire.
Gilbert Gosseyn passe son temps à réfléchir (d'où ma phrase d'accroche), prendre les mauvaises décisions ; à peine parti d'un endroit, malgré tout le mal que cela lui a donné, il y retourne immédiatement, pour se faire avoir, se rendre compte qu'il a pris la mauvaise décision. C'est énervant !!
L'histoire m'a semblé difficile à suivre aussi pour deux raisons :
Des dialogues qui ne sont pas écrits ; à la place on nous signale que deux personnages ont discuté. Mais parfois, je n'étais pas sûre du contenu de cette conversation.
Des actions ne sont pas décrites en totalité ; par exemple certains déplacements du héros alors j'ai dû relire des passages pour me rendre compte que le lieu avait changé.

Bref, il ne s'est pas passé grand-chose je trouve dans ce premier volume et je me suis un peu forcée à le finir. Cependant ayant appris la tolérance et la persévérance, je me suis quand même attaquée à la suite, « les joueurs du non-A ».
Allez GG, bouge-toi un peu.
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frandj
  12 janvier 2017
A. E. van Vogt est l'un des plus grands auteurs de la SF classique, celle qui a été édité vers le milieu du XXème siècle. Il avait une imagination extraordinaire et, pour ses romans, il trouvait souvent les idées nouvelles dans ses propres rêves. Cela donne à ses écrits un caractère original et... décousu. de plus, il avait des marottes. En particulier, quand il a écrit le cycle du non-A, il était fasciné par l'oeuvre d'Alfred Korzybski; Celui-ci a jeté les bases de la philosophie non-aristotélicienne (dont on ne parle plus guère maintenant...). Pour ma part, je crains que cette philosophie ne soit essentiellement que du "pipeau", mais elle a donné à Van Vogt un thème pour ce roman.
Dans un futur lointain, la planète Vénus est acquise au non-aristotélisme. Des "jeux" supervisés par la Machine (un super-ordinateur) permettent de sélectionner les personnes qui veulent faire partie de l'élite de la société. Tout se focalise sur l'un des candidats, Gosseyn, dont l'origine et l'identité sont inconnus, y compris de lui-même ! Après de nombreuses aventures, Gossyen est tué, mais… il réapparait sur Vénus dans un autre corps. Peu à peu, il découvre qu'il possède un "cerveau second" dont les potentialités dépassent largement celles du cerveau humain ordinaire. Il s'entraîne à utiliser ses pouvoirs et ceux-ci ne seront pas de trop dans le contexte où il se trouve. En effet, un Empire hostile a déclenché une guerre galactique et vole de victoire en victoire; il va s'en prendre aussi à Vénus. Pas question pour moi de révéler ici tous les rebondissements de cette aventure, qui se hisse au rang de space-opera.
Comme je l'ai signalé, le style narratif de van Vogt est complexe, baroque, parfois dérangeant. le lecteur ne comprend pas bien où il va, mais ces obscurités sont voulues. On peut détester. Moi, j'apprécie. Mais je préfère nettement la suite "Les joueurs du non-A".
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Ssugoer
  24 février 2014
Un classique de la science-fiction. Comme quoi, les classiques sont parfois (souvent ?) décevants…
L'oeuvre a la particularité d'introduire auprès du grand public le thème de la sémantique générale… Dont je n'avais jamais entendu parler (les plus curieux iront jeter un oeil sur Wikipédia pour savoir de quoi il retourne).
Conséquence directe : le livre a gagné sa place au panthéon de la science-fiction, en proposant un second degré de lecture, ainsi qu'une profondeur qui n'était peut-être pas commune dans le genre à l'époque. Je vous parle d'un temps où la SF était largement considérée comme un sous-genre littéraire (c'est peut-être encore le cas, d'ailleurs…) faisant la part belle aux récits à sensation ou à chute, dont l'unique but était de distraire la plèbe. Ce qui, en soi, était tout à fait louable, mais avait comme conséquence directe d'entrainer le dédain d'une certaine frange de la population des lecteurs, laquelle considérait le genre par trop immature.
Le Monde des Ā (prononcez Non-A), a apporté sa pierre à l'édifice alors en construction, en contribuant à la reconnaissance critique de la SF, au-delà du simple succès populaire qui l'avait accompagnée jusqu'alors.
En dehors de ça… Bah ce n'est pas très folichon.
On est face à un thriller à tendance espionnage, avec les classiques agents doubles, agents triples, traitres, fausses pistes et faux-semblants inhérents à ce style de roman. Sauf que dans le cas du Monde des Ā, c'est un peu fouillis. Beaucoup de personnages, dont on a du mal à discerner les motivations et le rôle réel dans l'intrigue. En outre, ces mêmes personnages manquent singulièrement d'épaisseur, la psychologie des uns et des autres n'étant décidément pas très fouillée. Enfin, la construction du récit n'est pas très palpitante : une suite de rebondissements qui sonnent tous un peu faux et n'arrivent jamais à convaincre. On suit les aventures du héros d'une manière distraite, sans jamais s'inquiéter de ce qui pourrait lui arriver.
Je lirai peut-être la suite du cycle plus tard… Dans l'immédiat, je n'ai pas été convaincu ; on fait bien mieux.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
SyneeSynee   14 août 2015
 Il n’y a pas de président sur Vénus, pas d’Assemblée, pas de groupes directeurs. Tout est volontaire ; chacun vit pour lui-même, seul, et cependant coopère avec les autres pour que le travail indispensable soit fait. Mais on peut choisir son travail. Vous allez dire : à supposer que tous décident de choisir le même travail ? Mais ceci ne se produit pas, la population est composée de citoyens responsables qui font une étude approfondie de l’état des travaux avant de fixer leur choix. 
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herpacherpac   21 juin 2013
De la vraie, authentique science fiction !! Incontournable, elle s'appuie beaucoup sur les recherches scientifiques d'un chercheur américain d'origine polonaise, Alfred Korzybski, qui a en particulier explicité la distance entre une réalité et sa représentation : "la carte n'est pas le territoire". Thème toujours actuel, puisqu'il est au départ de nombreuses réflexions artistiques (le monde et sa représentation), et qu'il a encore été repris en 2010 par Michel Houllebecq pour son roman "la carte et le territoire".
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UbiksonUbikson   03 mai 2012
- Vous ne vous attendez tout de même pas à ce qu'il s'échappe de cette cellule ? Ou alors, vous avez lu des romans aristotéliciens, ceux où le héros gagne à tous les coups ?
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jaiuneheurealirejaiuneheurealire   17 septembre 2016
page 154, Ed. J'ai Lu (1976); "Les explications allègent l'esprit, effacent un tas de petites tensions nerveuses et libèrent le corps de l'influence des excitations inhibitrices au profit d'une activité plus positive."
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HeatherKillaHeatherKilla   27 mai 2017
Gosseyn, ignorant toujours qui il est, se familiarise peu à peu avec son "identité". Cela signifie simplement qu'il "abstrait" un certain savoir des événements et qu'il leur accorde un certain crédit. Peu à peu, il en vient à croire que cette partie de son identité qu'il a ainsi définie en est en réalité le tout [...], s'accepte tel qu'il est et reste un pion.
En fait, son identité - donc lui-même - n'existe que parce que son esprit enregistre tous les impacts de l'environnement, c'est-à-dire lui constitue une mémoire.
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Video de A.E. Van Vogt (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  A.E. Van Vogt
Frédéric Beigbeder vous dit pourquoi il aime Le monde des non-A de A.E. Van Vogt et San-Antonio de Frédéric Dard
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