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Michel Deutsch (Autre)
ISBN : 2277117218
Éditeur : J'ai Lu (26/02/2001)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 250 notes)
Résumé :
Un signal de détresse, intercepté par le vaisseau spatial Explorateur IV, provient de la lointaine planète Tschaï. Adam Reith, chargé d'examiner de plus près la provenance des radiations, est attaqué tandis que son astronef est détruit.
Capturé par les Hommes-Emblèmes, Adam est traité comme un esclave. Il apprend que, sur Tschaï, vivent des êtres étranges, résultat du croisement d'hommes et d'entités extra terrestres: les Chasch, les Wankh, les Dirdir et les ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  17 août 2015
Challenge Jack Vance, épisode 3 :
"Le Chasch", sorti initialement en 1968 sous le tire de "The City of the Chasch", est le 1er tome du "Cycle du Tschaï" ("Planet of Adventure" en VO, un titre nettement plus évocateur).
L’équipage du vaisseau Explorateur IV se rend dans le système de La Carène 4269, pour découvrir qui a tenté de communiquer avec la Terre il y a 150 ans (décalage temporel des distances en années-lumière oblige), mais l’appareil n’a pas le temps d’entrer dans l’atmosphère de la planète Tschaï qu’il est abattu par une torpille d’origine inconnue. Seul rescapé du crash, Adam Reith doit survivre et découvrir ce nouveau monde qui l’entoure, pour ensuite identifier ceux qui les ont appelés et ceux qui les ont attaqués, avant de regagner la Terre. (La similitude saute aux yeux avec le pitch de départ de "La Planète géante" paru en 1957, l’auteur livrant sans doute ici une version améliorée du roman qui l’a rendu célèbre en son temps.)

Sur Tschaï, plus on est de fous et plus on rit : c’est une planète de dingues où l’irrationalité est la normalité !


Jack Vance s’amuse comme un petit fou à donner corps et à donner vie à toutes ses civilisation et en bon worlbuilder l’auteur décrit chaque peuple avec un luxe de détails en et leur offre une géographie, une histoire et une culture avec sa langue, ses lois, ses modes…). On s’inspire des récits de voyages coloniaux et des carnets ethnographiques : Adam Reith fait l’effet d’un Américain du Middle West paumé à Zanzibar ! Mais derrière son odyssée, on peut déceler une critique du Tiers-Monde colonial tout autant qu’un critique des Etats-Unis, colonisés devenus colonisateurs… Il aborde le choc des civilisations avec des peuples tantôt exploités tantôt exploiteurs à travers des thèmes comme l’acculturation ou la déculturation : dommage que cela reste léger comparé à l’arrière-plan paternaliste du roman.
L’auteur est également un bon peintre qui excelle dans les descriptions évocatrices véritables invitation au voyage, d’autant plus qu’ici les personnages se déplace de civilisation en civilisation à travers les steppes, les océans ou les cieux. L’auteur est également et un dialoguiste qui nous régale de joutes verbales pleines de roublardises et d’hypocrisie entre les différents protagonistes de l’aventure (mention spéciale à Anacho !)

Avec ses compagnons rencontrés en cours de route (Traz Onmale, un chef de tribu adolescent en plein crise existentielle, Ankhe at afram Anacho, un Homme-Dirdir renégat au verbe savoureux et Ylin-Ylan, une jeune aristocrate aux courbes généreuses), il c’est en partant à la rechercher de part à la recherche de son vaisseau qu’il met fin à l’hégémonie des extraterrestres sur le continent Kotan en dressant les cruels Chaschs Bleus, dotés d’un odorat sur-développé, à la horde sauvage des Chaschs Verts, doué du don télépathie…
On est dans un aventure à l’ancienne où les périls mortels se succèdent sans aucun temps morts, et qui dans ce tome 1 sent bon le western old school : paysages grandioses mais traîtres, bêtes sauvages, tribus primitives, attaque d’une caravane, libération d’un village tenu par des desperados, règlements de comptes, infiltration, évasion et bien sûr la traditionnelle demoiselle en détresse avec une prisonnière du désert à délivrer.

On a donc tous les ingrédients d’un bon récit picaresque de SF résolument vintage : à la jonction des années 1960 et années 1970 on ici mélange agréablement le space-opera à aventures et le planet-opera à thèmes. Cela sent le pulp à la Edgar Rice Burroughs, donc outre la similitude avec "Le Guerrier de Mars" de Michael Moorcock, j’ai eu la joyeuse impression de lire une aventure en technicolor de "Flash Gordon", de "Buck Rogers" ou de "Captain Future". J’ai passé un bon moment, mais les événements s’enchaînent de manière trop rapide et trop facile, même pour un pulp…
Mais pour moi, la fête a été gâchée par quelques éléments (dans le tome 1 ce n’est pas trop grave, mais les choses ne s’arrangent pas du tout par la suite, bien au contraire !).
* Le héros Adam Reith n’est pas sympathique du tout. Les héros pulpien n’ont jamais été très subtils, mais là on est presque dans la caricature du héros républicain (qui a été rooseveltien avant d’être reaganien).

* Le sexisme et la misogynie. On connaît l’auteur, ce n’est pas nouveau mais on s’en passerait bien volontiers…

* Le syndrome Vance ! C’est-à-dire un excellent bâtisseur d’univers qui jubile à déballer ses jouets et à s’amuser avec mais qui s’en lasse très vite et qui n’hésite pas à bâcler ses histoires pour mieux passer à autre chose. Du coup, le récit est bien souvent prétexte à nous servir de guide touristique et à nous emmener en ballade à travers les contrées hautes en couleurs si chères à l’auteur…

Et maintenant, direction "Le Wankh" !!! blink
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Crazynath
  19 avril 2019
Première incursion pour ma part dans l'oeuvre de Jack Vance dont je connaissais certes le nom mais sans plus je me dois de le reconnaitre.
Je me suis donc lancée dans la lecture du premier tome du Cycle de Tschaï qui en comporte quatre.
Le titre de ce premier volume a de quoi intriguer : « le Chash » et j'avoue que cette impression ne peut être que confirmée quand on découvre le nom des tomes suivants…
On va donc faire connaissance du personnage central, Reith, éclaireur sur une navette spatiale terrienne. Il va être l'unique rescapé de son équipage et se retrouver sur une mystérieuse planète nommée Tschaï.
Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il va aller de surprises en surprises. Tschaï est peuplée de plusieurs races dont certaines semblent vraiment d'origine terrestre. Cependant ces lointains cousins de Reith sont tous inféodés à d'autres races aux noms et aux coutumes forts variés : les Dirdirs, les Chash verts, les Chash bleus, les Wankhs pour ne citer qu'eux.
L'histoire avance au rythme des découvertes et des aventures de Reith. le rythme est plus que soutenu, et l'on ne s'ennuie pas une seconde. Entre les moments de captivité, d'évasions, de courses, les bagarres, il faut dire que notre aventurier est bien occupé…
J'ai eu un peu de peine au début à rentrer dans l'histoire, je ne sais pas trop pourquoi d'ailleurs car elle se lit avec intérêt. Peut-être que j'ai eu de la peine à assimiler tous ces noms étranges au début. Mais comme Reith, je me suis approprié les connaissances au sujet des différents peuples au fur et à mesure. L'imagination de Jack Vance est à souligner car je trouve qu'il y excelle pour inventer des bestioles ou des races absolument incroyables.
Affaire à suivre, car je voudrais bien savoir si Reith arrivera à repartir vers sa planète vu qu'il n'a plus de navette…

Challenge Jack Vance
Challenge Pyramide V
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Luniver
  24 décembre 2013
La Terre a capté un signal de détresse venu d'une lointaine planète, et envoie une navette pour aller voir ce qui se passe là-bas. Paradoxe des voyages spatiaux oblige, la navette arrive donc deux cents ans plus tard : elle a juste le temps d'envoyer deux éclaireurs sur la surface de Tschaï avant de se faire pulvériser : les deux hommes devront se débrouiller par eux-mêmes sur cette planète qui leur est totalement étrangère.
Un point positif à souligner est le travail soigné pour tout ce qui concerne Tschaï, que ce soit ses paysages, son climat, sa faune, … Les races extra-terrestres sont également bien travaillé (ça change des auteurs qui choisissent un animal terrestre au hasard pour rajouter au hasard quelques tentacules ou modifier la couleur de peau) : les descriptions sont assez précises, chaque race a ses spécificités. Les relations qu'elles ont tissées entre elles sont complexes : des sous-groupes se vouent une haine féroce bien que faisant partie d'une même race, certaines espèces s'évitent, d'autres enfin sont persécutées par tout le monde. L'immersion est complète et il y a toujours quelque chose de neuf à apprendre sur Tschaï au cours du récit.
Avec un tel soucis du décor, on pouvait s'attendre à une intrigue tout aussi travaillée, mais malheureusement, c'est loin d'être le cas. le héros principal passe une bonne partie de son temps à trouver une princesse éplorée, à la laisser seule entourée par ses ennemis, à revenir pour constater, stupéfait, qu'on l'a encore enlevée et à repartir à sa recherche pour la délivrer. Entre deux phases de prince charmant, il cherche à émanciper les humains réduits en esclavage, mais les affrontements se passent un peu trop facilement à mon goût.
Sentiments mitigés au final. Je me demande si l'intrigue se sert pas juste de prétexte à l'auteur pour jouer les guides touristiques de cette planète captivante, ce qu'il fait d'ailleurs remarquablement bien.
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Walktapus
  14 mars 2012
Lire le cycle de Tschaï, c'est avant tout partir dans un voyage des plus dépaysant. Avec son style évocateur et savoureux Vance n'a pas son pareil pour planter un décor en une poignée de mots évocateurs, décrire une péripétie en quelques phrases. On voyage à travers continents et océans, on en prend plein les mirettes de paysages exotiques, de villes pittoresques, d'animaux étranges et de peuplades aux moeurs surprenantes, de personnages aux tenues extravagantes. Arrive alors l'étape, l'auberge où on sert un menu surprenant toujours décrit; et la rencontre avec ces individus inimitables, qui masquent à peine leur roublardise derrière une hypocrisie savoureuse.
Alors bien sûr, derrière tout cela on se doute qu'il n'y a pas grand chose. L'art de Vance est celui de l'évocation, du trompe-l-oeil, où une liste de noms chatoyants suffit parfois à évoquer un long voyage et une évasion totale. Mais qu'importe. C'est l'essence du spectacle, et ce n'est franchement pas plus superficiel que de faire du tourisme en vrai. A chaque fois que le héros vancien soulève un coin du voile le conteur est là pour nous décrire ce qu'il y a derrière, et les idées n'y sont pas moins nombreuses et fulgurantes qu'ailleurs, à commencer par ces hommes qui adoptent la personnalité et l'histoire de l'emblême qu'ils arborent.
Le cycle de Tschaï c'est Adam Reith, un terrien naufragé sur une planète inconnue dominée par quatre espèces extra-terrestres qui maintiennent les humains dans des rôles subalternes et l'ignorance. Il va tenter de regagner la Terre, ce qui le mènera au quatre coins de Tschaï et lui fera vivre d'innombrables aventures avec deux compagnons. Par sa seule existence sur ce monde où la Terre est inconnue, Adam Reith est un agitateur, un transgresseur de l'ordre établi, une sorte d'anarchiste malgré lui, qui provoque des révolutions en s'attaquant aux tyrannies, aux structures de pouvoirs basées sur la tromperie ou l'illusion, aux cultes vindicatifs, aux ordres sociaux trop rigides.
C'est du roman d'aventure, picaresque, de très haute qualité, et à un rythme soutenu. Sur Tschaï il n'y a pas une - ce serait trop simple - mais trois sortes de chaschs bien différents qui vont donner la tonalité de ce premier tome, sans compter les hommes-chasch. Dans le Chasch, Adam Reith fait naufrage, s'acclimate, et tente de s'installer "socialement" chez les hommes-emblêmes avant de partir en voyage, livre une demi-douzaine de combats et de duels, rencontre ses deux compagnons, noue une relation amoureuse. On voyage beaucoup, on se joint à une caravane, on repousse des attaques de monstres, marchande, assiste à des chasses à l'homme, livre des batailles, des fêtes macabres, des embuscades, des révolutions, tout ça en moins de 200 pages où les péripéties et les idées se bousculent. Et on y croit de bout en bout, sans le moindre ennui.
Classique indémodable.
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jamiK
  19 août 2018
Superbe découverte que ce Planet Opéra baroque et bourrée d'inventions, sociales, ethnologiques, visuelles. On semble naviguer dans les univers à la Moebius, Druillet... et d'ailleurs, le choix de Caza pour l'illustration de certaines éditions colle à merveille.
Reith, seul survivant d'une mission d'exploration sur une planète de l'étoile 4269 de la Carène, se retrouve immergé dans cet univers où plusieurs races évoluées s'affrontent en une guerre éternelle, une guerre de tensions, plutôt faite de cohabitation forcée, que de véritables combats. Parmi ces espèces, il y a des humains qui en grande partie servent d'esclaves aux autres races. Reith va tenter de regagner la terre et pour cela, il va évoluer à travers les différentes sociétés, les déserts, les forêts, dans une longue quête haletante, faite de rencontres et de luttes. C'est palpitant, joyeusement créatif, plein de rebondissements, complètement rococo mais parfaitement construit, structuré, élaboré. Une grande réussite.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   15 août 2015
Avec les Chasch Bleus, on ne peut rien prédire. Ils pourraient te prendre comme bouffon et tu te retrouverais, par exemple, en train de marcher sur des baguettes au-dessus d'une fosse pleine d'immondices ou de scorpions aux yeux blancs. Chaque fois que tu recouvrerais ton équilibre, ils chaufferaient les baguettes ou y feraient passer de l'électricité ; alors, tu effectuerais des cabrioles et des bonds désespérés. Ou bien ils te mettraient dans un labyrinthe de verre en compagnie d'un Pnume furieux. Ou bien ils te banderaient les yeux et te feraient entrer dans un amphithéâtre en compagnie d'un cyclodon aux yeux également bandés. Ou alors - si tu étais un Dirdir ou un Homme-Dirdir - ils t'obligeraient à résoudre des problèmes de logique sous peine de subir de désagréables sanctions. Leur ingéniosité est sans limites.
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AlfaricAlfaric   16 août 2015
Et la charrette s’enfonça dans Dadiche. On apercevait ici et là des Chasch Bleus dans leurs jardins en train de tailler des arbres, de déplacer des auges de pierre, de déambuler paisiblement à l’ombre de leurs villas. De temps à autre, l’arôme d’un verger ou d’un bassin, parvenait aux narines de Reith : des effluves aigrelets, irritants, épicés, des émanations âcres d’ambre brûlé, des exhalaisons sirupeuses de musc, de fermentations anormales d’une troublante ambiguïté : ces parfums étaient-ils répugnants ou exquis ?
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AlfaricAlfaric   24 août 2015
- J’ai trop de responsabilités. Entre autres, ramener cette fille à Cath.
- Bah ! Tu es victime de ton sentimentalisme. Elle ne peut que t’attirer des ennuis des ennuis. Elle fière et cabocharde. Abandonne-la à son sort !
- Si elle n’était pas fière d’elle, je la soupçonnerais d’être idiote ! s’exclama Reith avec fougue.
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AlfaricAlfaric   20 août 2015
- Mais le Rite s’accomplira sans nous ! Faut-il donc que l’on se mette à chaque instant en travers de nos projets ?
Baojian leva les bras au ciel et s’efforça de lui entendre raison.
- Ne comprenez-vous pas qu’il est impossible de quitter le campement ? Ce serait la lutte à outrance. D’ailleurs, qui sait si, n’importe comment, la bataille ne nous sera pas imposée ?
- Il n’y a qu’à envoyer les prêtresses faire la danse du Rite avec les Chasch ! Lança quelqu’un.
Une autre voix retentit, insolente :
- Ayez donc pitié de ces malheureux Chasch !
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TatooaTatooa   24 mars 2015
Un étrange objet flottait maintenant dans l'espace, là où s'était trouvé Explorator IV un instant plus tôt : le nez et la partie arrière de l'astronef reliés par quelques débris métalliques. Entre les deux masses flamboyait le vieux soleil jaune appelé 4269 de La Carène. Le commandant Marin, le lieutenant Deale, le lieutenant en second Walgrave, leurs hommes d'équipage et leurs techniciens étaient réduits à l'état d'atomes de carbone, d'oxygène et d'hydrogène errants. Leur personnalité, leur pétulance et leur jovialité n'étaient plus que des souvenirs.
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Video de Jack Vance (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack Vance
SORTIE LE 16 JUIN 2014
Sur une nouvelle planète, il n'y a pas de sentiers battus ; il n'y a place que pour les prouesses, la solitude, les découvertes et l'inconnu. Quel est le lien entre une explosion, un exploit, l'exploration d'un monde nouveau et son exploitation ?
Influencé par Jack Vance, Ursula K. le Guin, Robert Silverberg ou encore John Varley, Alfred Boudry nous livre un roman hommage à l'âge d'or de la science-fiction où l'espace est une invitation à l'introspection.
Exploration Totale nous emmène dans les tréfonds du temps et de notre univers... qu'il soit extérieur ou intérieur.
« Celui qui entre ici ne peut rebrousser chemin pas plus qu'aller de l'avant. Cloué sur place, il est envoûté, trop grand pour l'immensité, trop petit pour le grain de sable qui a sa place dans l'univers... » (B. Traven, le Vaisseau des Morts)
© lepeupledemu.fr
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