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La Terre mourante (J'ai Lu) tome 3 sur 4

Monique Lebailly (Autre)
EAN : 9782277216650
347 pages
J'ai lu (05/06/1984)
4.04/5   122 notes
Résumé :
Cugel, voleur sans scrupules et beau parleur, commet un jour l'erreur de vouloir dérober de précieux objets à Iucounu, le magicien rieur. Mais ce dernier, qui n'a de rieur que le nom, décide d'une punition exemplaire : Cugel se verra envoyé aux confins du monde pour y retrouver une lentille de verre violette : et pour s'assurer qu'il mènera sa mission à bien, Iucounu incruste par magie dans le ventre de l'importun une créature qui lui rendra compte de sa loyauté. Po... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
En 1983, soit dix-sept ans après l'avoir abandonné tout seul sur une plage, Jack Vance reprend le personnage de l'astucieux Cugel là où l'a laissé. Un deuxième retour à la maison et une deuxième vengeance sur cette Terre qui n'en finit pas de mourir sont à raconter.

Dans l'ensemble le style est similaire – il m'évoque d'ailleurs furieusement le peu que j'ai lu de Dickens – mais l'accent est plus nettement porté sur la roublardise que sur la magie. Cugel a affaire à chaque pas à des personnages de rencontre aussi égoïstes et retords que lui. Les échanges venimeux menés sur le ton de la conversation, les quiproquos et les manigances sont plus structurés, plus aboutis que dans « Cugel l'astucieux ». le point faible est qu'ils durent un peu trop longtemps. Je n'ai pu m'empêcher d'émettre quelques soupirs de temps à autres face à une certaine répétitivité de situation.

Hormis qu'elles dépassent un peu la taille critique, les péripéties Vanciennes de Cugel nous décrivent des techniques et des sociétés toujours étonnantes. Par exemple ces navires qui utilisent la force motrice d'immenses vers permettant à Cugel d'exercer l'excellent métier de vermier. Par exemple cette île où les hommes sont obligés de se dissimuler sous des voiles et des capuches afin d'éviter de provoquer des élans de désir incontrôlables chez les femmes (inversez les genres, ça vous rappellera quelque chose).

Les femmes n'ont pas un rôle prédominant, comme dans la plupart des Vance, mais il est clair que l'auteur cherche ici à tailler des croupières aux hommes qui les traitent au mieux comme des esclaves ménagères et sexuelles. du coup j'en suis venu à me demander s'il ne fallait pas revoir ses saillies machistes avec un second degré très apparent dans ce roman.

Cugel parcourt donc à nouveau son monde mourant et ubuesque où règne la devise « un pour un, tous pour moi », parfois victorieux (à la Pyrrhus), parfois perdant. Mais comme le coyote qui cherche à bouloter bip bip, les vicissitudes glissent sur son âme trempées dans l'optimisme brut. Il nous divertit. Il nous amuse. Idéal pour les fêtes de fin d'années.
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Vance a privilégié dans ses oeuvres de fantasy un personnage original :l'escroc . Car c'est ce qu'est Cugel ,éternel errant par la faute d'un magicien rigolard , dans cette terre mourante sous un soleil exténué. Il faut dire que les personnages qui la peuplent sont soit directement prédateurs , soit avides de plumer qui les croise par des méthodes plus ou moins sophistiquées et inventives . Tout n'est que ruse , piège, trappes , baratineurs invétérés et notre héros y trace sa route parfois escroqueur , parfois escroqué .J'aime bien ce personnage bonimenteur, tricheur , lubrique et rancunier , comme j'aime l'imagination et l'humour de son créateur.
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L'absurdité des situations et les inévitables échecs de Cugel sont de véritables petits bijoux que l'écriture simple et racée de Jack Vance sert parfaitement. La grande force des romans de Vance réside dans son style qui se focalise uniquement sur les actions servant l'intrigue. Il n'y a pas de digressions sans fin et les personnages sont suffisamment archétypiques, comme dans les contes, pour ne pas s'étendre sur leur vie. L'action et les situations rocambolesques donnent un ton léger et humoristique très appréciable pour passer de bonnes vacances.
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Le scénario de ce deuxième volet des aventures de Cugel est en tout point semblable à celui du premier. Cugel s'est une fois encore attiré l'inimitié de Iucounu et le puissant magicien l'a de nouveau téléporté à l'autre bout du monde connu. Voilà donc notre escroc favori contraint d'entreprendre un autre long et dangereux voyage pour retrouver Almery et, peut-être, se venger de son ennemi de façon définitive.
C'est donc une intrigue sans surprises particulières qui attend le lecteur mais cela ne signifie pas pour autant que l'ennui le guette, bien au contraire. A l'instar du pauvre Cugel, il se retrouve embarqué dans un tourbillon de situations rocambolesques qui lui feront rencontrer des personnages hauts en couleurs et découvrir les villes et les communautés les plus étranges. Des grèves de Shanglestone à Lausicaa où les hommes se dissimulent sous d'amples vêtements pour échapper à la lubricité des femmes, de Port Perdusz à Kaspara Vitatuz, Cugel exercera les métiers les plus divers : chercheur d'écailles, conducteur de vers des mers, fabricant de colonnes, caravanier…
Suite de la chronique sur mon blog :
Lien : http://sfemoi.canalblog.com/..
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Beaucoup moins drôle et primesautier que le premier tome, ce livre m'a laissé sur ma faim. Sans doute les attentes étaient-elles trop fortes. Tout, est un peu réchauffé, même si l'on retrouve avec plaisir ce Cugel, gaffeur et poursuivi par la guigne.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
-- Le ver est un familier de la mer ! C'est un sage, même s'il n'utilise que six concepts : le soleil, la vague, le vent, l'horizon, les profondeurs, la bonne direction, la faim et l'assouvissement... Oui, Lankwiler ? Pourquoi comptez-vous sur vos doigts ?
-- Pour rien, monsieur.
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Je suis un Dilk, et je ne connais pas la peur. Cependant, quand la Mort entre par la porte, je sors par la fenêtre.
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- Cugel, dit Iucounu en lui lançant un regard en coin, essayez-vous de m'entortiller, comme on dit vulgairement ?
- Bien sûr que non.
- Je l'espère.
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Au moins,rétorqua Cugel en se tournat vers Soldink,notez combien Bunderwal calomnie et vitupère alors que moi,je garde ma dignité et ma retenue.j'aurais pu faire remarquer sa peau huileuse et ses grosses fesses qui indiquent une propension à mener la grande vie , et même une tendance à la malversation.
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