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Le Cycle de Lyonesse tome 2 sur 3

Arlette Rosenblum (Traducteur)
EAN : 9782070429219
666 pages
Gallimard (08/07/2003)
4.21/5   190 notes
Résumé :
Il régnait alors, sur les terres des Isles Anciennes, chaos et infortune.

Aillas de Troicinet, désormais roi de l'Ulfland du Sud, devait guerroyer contre les Skas, qui jadis l'avaient réduit en esclavage, et contre l'ambition de son puissant et malfaisant voisin, le roi Casmir.

Ce dernier rêvait toujours d'étendre son empire au-delà de Lyonesse. Mais, selon une ancienne prophétie, seul le fils de Suldrun parviendrait à unifier l'ensembl... >Voir plus
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Deuxième tome de la trilogie de Lyonesse, La perle verte paraît en 1986, soit trois ans après le jardin de Suldrun. le volume commence par nous conter les destinées de la vapeur verte qui s'est échappée à la fin du tome précédent du cadavre de l'infâme Carfilhiot : transformée en une perle verte maléfique. Nous suivons ses tribulations, aussi drôles qu'inquiétantes, jusqu'à son ensevelissement dans une forêt, que l'on soupçonne temporaire. Nous revenons ensuite au roi Aillas, et ses agissements qui lui donnent progressivement le contrôle de territoires de plus en plus larges. Par ailleurs, le roi Casmir a appris la nature de Madouc et la naissance d'un enfant de sexe masculin auquel la princesse Suldrun a donné le jour. A cause de la prophétie qui promet la suprématie sur les Isles Anciennes à cet enfant, il veut connaître son identité. Un magicien peu puissant mais infâme, Visbhume, lui fournit son aide et tombe sur la piste de Glyneth qui pourrait lui révéler la vérité sur toute l'affaire. le volume se clôt par le retour de la fameuse perle verte.

Encore une fois, il faut laisser découvrir au lecteur qui voudra tenter le voyage les intrigues et les péripéties du volume, et elles sont nombreuses et souvent surprenantes. J'ai trouvé qu'il y avait une plus grande unité de ton et d'action dans ce volume ; un certain nombre d'événements survenus dans le premier tome trouvent leur sens et utilité dans celui-ci. La magie y occupe une place plus importante. Jack Vance fait preuve d'une grande inventivité, tout particulièrement en imaginant le lieu étrange qu'est Tanjecterly, qui mériterait qu'un ou plusieurs livres lui soit consacrés entièrement tant il offre de possibilités, qu'une traversée trop rapide ne nous laisse qu'entrapercevoir. La fin du volume, qui paraît résoudre un certain nombre de problèmes, est en réalité inquiétante et laisse penser que des développements d'une grande force sont à venir. Il ne reste qu'à lire le tome ultime de la trilogie pour le savoir.
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Un second tome aussi délicieux que le premier !

J'ai retrouvé avec plaisir l'univers magique et enchanteur des Îles Anciennes que nous proposait déjà Jack Vance dans « Le Jardin de Sulldrun ».

« La Perle Verte » reprend là où on s'était arrêté dans le premier volume, et l'on retrouve avec plaisir Aillas, Shimrod, Dhrun et les autres. Dans ce tome, l'auteur fait la part belle à Aillas qui va devoir déjouer à nouveau complots et trahisons, livrer de nombreuses batailles, mais toujours avec honneur, élégance et subtilité. Un régal ! Mais les sorciers et magiciens ne sont pas en reste pour jouer quelques-uns de leurs tours et mauvais sorts…

Pour moi, la magie du cycle de Lyonesse a de nouveau opéré et je pense que je ne tarderai pas à retrouver ce cadre enchanteur grâce au dernier volume intitulé « Madouc ».

Challenge : «2019, l'année Jack Vance - Philip K. Dick»
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Dans ce deuxième tome Jack Vance nous fait voyager dans des mondes extraordianaires avec des créatures tout droit sorties de son imagination.

L'histoire reste très prenante. le roi Allias est vraiment un monarque remarquable, beau, bon, honnête, droit et parfois cynique dans ses réparties ce qui n'est pas pour me déplaire.

En tout cas un chose m'a frappée dans ce livre (comme le précédent et très certainement le 3è tome) ce sont les descriptions de Jack Vance et tout particulièrement quand il parle de cuisine.. Tout est dit et même les herbes aromatiques des plats sont cités ... ce qui parfois met l'eau à la bouche ..et oui l'imagination du lecteur est bien stimulée.

Maintenant, il ne me reste plus qu'à suivre les aventures de nos héros dans le dernier volet de cette trilogie.
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Suite du Jardin de Suldrun, La Perle Verte continue les péripéties et intrigues, sans cesse renouvelées, des Isles Anciennes, et nous fait découvrir un peu plus les peuples et coutumes de ces îles en voie d'être englouties. On y retrouve principalement les mêmes personnages du premier tome et, comme dans ce dernier, les points de vue sont variés, changeants, tout comme l'atmosphère qui ressort du livre dans son entier : sa première partie, très centrée sur la géopolitique, la logistique militaire et le rationnel, se démarque de l'air sauvage et magique qui imprègne sa seconde partie.

Une certaine préférence est cette fois-ci accordée au point de vue d'Aillas, roi de Troicinet, qui avait déjà la belle part dans le Jardin de Suldrun, en tant que mari de Suldrun et père de leur enfant, Dhrun, qu'il s'évertuait de retrouver : enfin, on le voit défaillir et perdre, très légèrement, son armure chevaleresque, trop parfaite, qui le vêtait jusqu'alors. En effet, l'esprit rusé qui permit la fuite de trois esclaves du château Sank et la chute du château Tintzin Fyral, pour ensuite devenir roi de Troicinet, voit enfin ses faiblesses surgir quand il se retrouve en présence de l'objet de ses rêves - purement érotiques et fantaisistes, cela s'entend. Maltraitance, revanche et désir se rejoignent alors :

“[...] Aillas ne put réprimer un pincement au coeur de pitié et même un léger sentiment de culpabilité. Était-ce juste de faire retomber sur la tête d'une seule jeune fille la vengeance de tous les torts subis par lui ? Il se donna avec colère la réplique : Pourquoi pas ? Elle était une Ska…”

La façon de narrer employée dans le Jardin de Suldrun, si unique à Jack Vance, reste omniprésente à travers ce second livre : sorte de roman-conte médiéval empreint d'une mystérieuse magie, et la troisième personne est superbement utilisée, parfois pour subrepticement s'immiscer dans l'esprit des personnages, parfois pour rendre compte de l'état des affaires dans les Isles Anciennes. La verve de Jack Vance ne s'épuise pas, sauf peut-être durant le (trop long) épisode de Tanjecterly, qui manque de poésie, d'intérêt et d'inspiration - à l'inverse du long voyage d'Aillas et de Tatzel, qui se démarque par sa qualité qui nous tient en haleine pendant plus d'une centaine de pages.

Grande constante dans toute la trilogie : la maltraitance des femmes, qui n'a de cesse de surprendre et de choquer sous des tons légers et, parfois, rieurs:

“‘Battez-la d'importance, battez-la souvent ! Cela amènera les roses sur ses joues. Pour mettre les femmes en belle humeur, rien ne vaut une bonne volée administrée régulièrement, puisqu'elles se montrent exceptionnellement gaies pendant les intervalles, dans une tentative pour retarder la suivante de la série.' Une femme les rejoignit: ‘Cwyd dit vrai. Quand il lève le poing sur moi, je ris et souris avec la meilleure humeur du monde, car ma tête est pleine de pensées joyeuses. [...] Néanmoins, c'est Cwyd qui se rembrunit par perplexité. Comment les cancrelats sont-ils venus dans son pudding ? Où les orties domestiques poussent-elles en dehors des sous-vêtements de Cwyd ?'”

Après Suldrun maltraitée par son père au point de se suicider, après la (très) jeune fille violée par un ogre qui a bu une potion pour se rapetisser et être à sa taille, après Glyneth qui doit échapper aux pulsions érotiques de Carfilhiot, c'est au tour de Melancthe et Tatzel (et, une nouvelle fois, Glyneth) de subir les foudres de l'éros violeur de la gente masculine : ainsi, c'est le patriarcat qui se voit implacablement critiqué. Malgré leurs mille épreuves subies, les personnages féminins se révèlent néanmoins une nouvelle fois être les personnages les plus complexes et les plus intéressants du roman : Tatzel n'a rien à envier à Glyneth en termes de personnalité et de caractère; Melancthe, à la recherche de son identité, est celle qui met à l'épreuve et en mouvement Shimrod, et reste aussi mystérieuse que Tatzel.

Mais ce qui ressort avant tout de la Perle Verte, c'est une panoplie de paysages foisonnants et envoûtants, à la beauté mélancolique; c'est la présentation, non seulement d'une géographie riche, mais également de cultures donc les représentants de chacune sont fiers et respectueux des traditions. Ainsi le mystérieux peuple Ska, qu'on découvre toujours un peu plus à travers le personnage de Tatzel, toute aussi froide et orgueilleuse que ses compatriotes belliqueux. Ainsi le peuple d'Ulfland du Sud, guerroyeur et revanchard, qu'Aillas se propose de matter et de guider.

La Perle Verte a, comme son prédécesseur, quelques longueurs, notamment dans la description de ses paysages; son dernier tiers, qui se déroule à Tanjecterly, manque d'intérêt, comme expliqué précédemment. Néanmoins, le roman n'en reste pas moins un excellent livre qui ne vient que renforcer l'impression plus que positive éprouvée à la fin de la lecture du premier livre de la trilogie.
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De retour dans les Isles Anciennes où nous allons retrouver Aillas, souverain du Troicinet et désormais roi de l'Ulfland du sud ; Casmir, le souverain du Lyonesse ; Dhrun et Glyneth, ayant trouvé refuge dans les palais du Troicinet ; et Shimrod, le mage allié à Aillas.

Le récit débute avec l'apparition de la perle verte, véritable joyaux maléfique dont les possesseurs vont subir l'influence. Cette perle sera très vite perdue, abandonnée pendant un temps seulement...
Aillas va lui tenter d'unifier les différents clans de l'Ulfland du sud en usant autant de magnanimité que d'intransigeance. En bon héros qu'il est, il surmonte les difficultés avec une certaine facilité.
Les Skas, valeureux guerriers, vont lui mettre des bâtons dans les roues du seul fait de leur présence belliqueuse. L'Ulfland du sud menacé, le nouveau monarque n'aura d'autre choix que de s'approprier l'Ulfland du nord afin d'instaurer une puissance suffisante à contraindre les ambitions des Skas.
Shimrod va lui se désintéresser de ce conflit car le charme de l'énigmatique Mélancthe opère toujours sur lui. Elle qui est si désintéressée de tout, une anomalie pourtant si belle et fascinante, va troubler le coeur de Shimrod jusqu'à le hanter.
Le roi Casmir n'est pas du genre à se tourner les pouces et, alors que son épouse l'agace avec ses nouvelles lubies liées à sa récente conversion au christianisme, celui-ci manigance afin de conquérir les territoires des Isles Anciennes et contrer l'insupportable montée en puissance du roi Aillas.
Cependant, c'est avant tout la prophétie du miroir Persilian qui le préoccupe : le fils de Suldrun siègera à la table Cairbra an Meadhan et sien sera donc le trône Evandig.
Mais l'enfant de Suldrun étant Madouc, une fille, Casmir va se mettre en devoir d'enquêter. Et il trouvera un curieux personnage pour mener à bien cette mission : Visbhume.


Jack Vance déroule, comme à son habitude, un récit au rythme effréné, plaçant ses personnages dans des situations toutes plus rocambolesques les unes que les autres.
Aillas mène de main de maître l'expansion (honorable) de sa souveraineté et il demeure le Aillas du premier tome, courageux et humble, malgré son statut de régent. C'est un personnage très attachant, ne serait-ce que par les sentiments qu'il procure à l'évocation de la fascinante Suldrun et de leur histoire.
Avec Shimrod, c'est la magie si chère à l'oeuvre de Vance qui brille de mille textures à chacun des chapitres lui étant consacrés. Sa relation étrange avec Mélancthe prend dans ce tome encore un peu plus d'importance, et la féérie mélancolique de leurs rencontres se traduit par des sentiments troubles qui intriguent le lecteur.
Dhrun est quasiment absent mais garde néanmoins son importance dans l'intrigue, alors que Glyneth va occuper la place de la plupart des dernières pages en compagnie de son tourmenteur exécrable et de son sauveur monstrueux.

Projetée dans le monde parallèle de Tanjecterly par l'effroyable Visbhume, Glyneth ne pourra compter que sur la loyauté de Tul, un être hybride créé par le Grand mage Murgen afin de la ramener dans le monde des Isles Anciennes, pour l'aider.
Telle une autre planète, Tanjecterly diffère complètement du monde connu et c'est l'occasion pour Jack Vance de déployer son imagination sans limite. Les êtres et les paysages surgissent d'autant de rêves que de cauchemars ; le danger est partout !
Visbhume est la star de ce tome : repoussant, tant par son physique que par sa personnalité. Glyneth et Tul vont avoir fort à faire avec ce beau salaud ayant plus d'un tour dans son sac !


Une suite bien réussie qui distille toujours plus d'aventure pour nos personnages déjà chers à nos coeurs depuis le premier tome. Les péripéties s'enchaînent et le ton se révèle toujours aussi excessif, passant de l'humour à la perversité, de la mélancolie à l'héroïsme, de la naïveté la plus candide aux aspirations les plus machiavéliques...
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
"Si les choses en viennent au pire, nous aurons recours pour avoir des fonds à cette méthode surnommée universellement " la vieille Infaillible" : les impôts ! Il n'y a qu'à pressurer les gens jusqu'à ce que leurs chaussures grincent ! Les rois devraient seuls avoir le privilège d'utiliser l'argent. C'est bien trop bon pour le commun des mortels."
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En désespoir de cause, Tamurello jeta sur Desmeï un sort d’ennui : une influence tellement insensible, graduelle et discrète qu’elle ne s’aperçut pas de ce qui lui arrivait. Elle prit en dégoût le monde, ses vanités sordides, ses ambitions futiles et ses plaisirs insipides, mais son caractère était si fort que pas un instant elle ne soupçonna que le changement pouvait tenir à elle. Du point de vue de Tamurello, ce sort était un succès.
Plongée dans une méditation lugubre, Desmeï erra pendant un temps dans les vastes salles de son palais sur la plage à proximité d’Ys, puis elle décida finalement d’abandonner le monde à ses tristes occupations. Elle se prépara à la mort et, du haut de sa terrasse, regarda le soleil se coucher pour la dernière fois.
À minuit, elle envoya par-dessus les montagnes une bulle d’avertissement à destination de Faroli mais, quand l’aube pointa, aucun message n’avait été renvoyé.
Desmeï médita toute une heure et s’avisa enfin de s’interroger sur l’accablement qui l’avait amenée à ce stade déplorable.
Sa décision était irrévocable. Toutefois, dans son heure dernière, elle s’activa pour mettre en œuvre une série de formulations merveilleuses comme jamais encore il n’y en avait eu.
Les mobiles qui dictèrent ces actions fatales étaient indéchiffrables sur le moment et le restèrent plus tard, car les facultés de raisonnement de Desmeï étaient devenues erratiques et singulières. Elle éprouvait certainement l’impression d’avoir été victime d’une trahison, elle en ressentait de la rancœur, sans doute aussi dans une certaine mesure un désir de vengeance, et elle paraissait également animée par des forces purement créatrices. En tout cas, elle produisit deux objets hors de pair, dont elle espérait peut-être qu’ils seraient perçus comme la projection de son moi idéal et que la beauté de ces objets et leur symbolisme frapperaient Tamurello.
Les événements qui se déroulèrent par la suite démontrent qu’à cet égard elle n’obtint pas le succès escompté – et le triomphe, si le mot est utilisable en pareil cas, c’est plutôt Tamurello qui le remporta.
Pour atteindre ses objectifs, Desmeï utilisa des matériaux variés : du sel marin, de la terre provenant du sommet du Mont Khambaste en Éthiopie, des exsudations et des onguents, en même temps que des cléments de sa propre substance. Ainsi donc elle créa un couple d’êtres merveilleux : des modèles de toutes les grâces et beautés. La femme était Mélancthe, l’homme était Faude Carfilhiot.
Toutefois, cela ne se termina pas là. Quand les deux se furent dressés nus et indifférents dans le cabinet de travail, les scories restées dans la cuve exhalèrent une vapeur verte à l’odeur infecte. Après en avoir absorbé involontairement une bouffée, Mélancthe recula avec dégoût et la recracha. Par contre, Carfilhiot trouva cette puanteur à son goût et l’aspira avec avidité.
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Les barons étaient repartis chez eux, la plupart devant loger en cours de route pour la nuit chez des amis ou des parents. Chacun s’en était allé accompagné d’un chevalier troice et de six soldats, pour assurer l’exacte exécution de l’édit du roi Aillas qui, dans de nombreux cas, consistait en un échange de prisonniers entre châteaux hostiles.
Aillas et Tristano prolongèrent longtemps la soirée en commentant les événements du jour. Sire Tristano, dans ses conversations, n’avait pas récolté d’autres nouvelles concernant sire Shalles. Celui-ci avait été vu pour la dernière fois dans le lointain château de sire Mulsant, un des barons les plus intransigeants de tous.
« Le point de vue de Mulsant ne manque pas de logique, déclara Tristano. Il habite au-dessous des Coupe-Nuages, où les hors-la-loi sont légion ; s’il licenciait sa garnison, il soutient qu’il ne survivrait pas une semaine et j’incline à le croire. Et voilà maintenant que Torqual a fait intrusion sur la scène. À moins d’être en mesure de le tenir en respect, impossible en toute justice d’insister pour que les gens de la région à la fois restent sans défense et appuient notre cause. »
Aillas médita d’un air morose cet exposé.
« En vérité, nos moyens de recours n’ont rien de plaisant. Si nous attaquons Torqual en Ulfland du Nord, notre chance de succès est négligeable et nous provoquons les Skas. Plus que jamais en ce moment, nous sommes désireux de ne pas réveiller le chat qui dort.
– Personne ne contestera ce point de vue. »
Aillas poussa un profond soupir et se laissa retomber au fond de son fauteuil. « Une fois de plus, les espoirs chargés de rêve font naufrage sur les écueils de la réalité. Je dois m’adapter aux faits dans leur rudesse. Pour autant que sire Mulsant et ses pareils ne nous mettent pas dans une situation embarrassante, je les nomme « Gardiens de la Marche ».
– Voilà ce qui s’appelle « l’art de la royauté pratique » « , dit Tristano.
Puis lui et Aillas parlèrent d’autre chose.
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Le jeune homme eut un geste de dénégation. "Les concepts de la religion me déconcertent."
- Cette impénétrabilité n'est peut-être pas involontaire, répliqua l'ex-prêtre. Elle donne perpétuellement de l'occupation à des dialecticiens qui, dans le contraire, tomberaient à la charge de la société ou au pire, deviendraient des filous et des escrocs.
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Visbhume expliqua avec délicatesse : " Ceci , ma chère Glyneth , est une teinture de sublimation érotique . Elle attendrit les chastes jeunes filles auparavant sourdes à la saison et à la raison , et produit une merveilleuse émotion . Quand elle est ingérée par un gentilhomme même d'âge vénérable ,
elle donne de l'élan à l'entrain faiblissant et revigore la personne qui , pour une raison ou l'autre , découvre qu'elle devient , disons : distraite .
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