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Arlette Rosenblum (Autre)
ISBN : 2070427013
Éditeur : Gallimard (15/05/2003)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 90 notes)
Résumé :
La musique, dit-on, est universelle...
C'est pour s'en assurer que Dame Isabel Grayce décide un beau jour, accompagnée d'une troupe d'opéra au grand complet, de quitter la Terre à bord du Phébus afin d'offrir aux multiples races extraterrestres de la Galaxie les ivresses de la Grande Musique. Objectif ultime : la planète Rlaru, dont la réputation mélomane a traversé le vide interstellaire.
Mais la musique n'adoucit pas forcément les mœurs, e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
TheWind
  13 juillet 2015
J'ai lu de la Sf et vous savez quoi ? J'ai trouvé cette lecture plutôt sympa !
Moi qui étais persuadée que ce genre de lecture n'était pas pour moi, me voilà bien surprise. Oui, je sais ! Il ne faut jamais dire : Fontaine, je ne boirai pas de ton eau !
Relax m'avait conseillé de lire « Un monde d'azur » de Vance mais je n'ai trouvé que « Space Opera » à la médiathèque.
« Space Opera ». Pour les ignares en matière de Sf comme moi, ça ne veut absolument rien dire. Un opéra dans l'espace..oui bon d'accord, pourquoi pas ?
Mais, pour les initiés, cela correspond à un  sous-genre de la science-fiction relatant des aventures et des rencontres inattendues à l'échelle galactique. En faisant quelques recherches sur internet, j'ai même découvert que ce nom était dérivé de façon ironique de « soap opera » qui comme chacun sait désigne les feuilletons mélo de la télévision américaine.
Dans ce roman, Jack Vance s'amuse avec cette désignation de « Space Opera » en mettant en scène une troupe d'opéra à travers la galaxie.
Après la disparition soudaine et incompréhensible de la Neuvième Compagnie, originaire de la planète Rlaru, Dame Isabel Grayce, secrétaire de la Ligue de l'Opéra, décide d'organiser un voyage à travers l'espace pour d'une part, retrouver cette fameuse troupe disparue et d'autre part, offrir aux extraterrestres le ravissement de la Grande Musique Classique. Poussé par sa nouvelle conquête, la séduisante Madoc Roswyn, Roger, le neveu d'Isabel, jeune homme aux allures dilettantes embarque lui aussi à bord du Phébus, emmenant avec lui, en grand secret, l'ensorceleuse Madoc.
La musique va jouer un rôle majeur dans ce roman et la question de son universalité se verra maintes fois remise en question !
Il n'y a pas de doute, Vance s'amuse à ridiculiser ceux qui croient détenir la vérité en mettant en avant les « grands » musiciens de ce monde. Esthètes ne jurant que par Wagner, Verdi, Mozart, Smetana, Debussy et autres compositeurs de génie, vous voilà bien brocardés !
Face à un public non averti composé d'extraterrestres aux moeurs et à l'esprit différents, Dame Isabel qui personnifie la classe cultivée et guindée, n'a pas fini de tomber de haut et on peut le dire, va forcément déchanter !
C'est drôle, c'est léger, c'est une vraie comédie !
C'est sans doute pour cela que ce roman de sf m'a bien plu. A voir maintenant si d'autres livres de science-fiction plus sérieux peuvent susciter également mon engouement.

Livre lu dans le cadre du Challenge Jack Vance 2015 initié par Relax67. (Merci à lui de m'avoir gentiment demandé d'y participer !)
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Tatooa
  11 octobre 2015
Une bien jolie comédie sociale et "de mœurs" que ce roman un brin décalé, j'ai beaucoup apprécié !
Très réjouissant récit que ce planet-trip organisé par une "lady", destiné à "apporter la lumière" aux pauvres sauvages, et qui se retrouve fort dépourvue quand l'intérêt des sauvages en question n'est pas là où elle le croyait.
Elle est pathétique dans son désir de partager "le grand oeuvre" des musiciens dits classiques, en essayant de susciter chez les "autres" l'admiration et l'intérêt pour quelque chose qui lui tient à cœur.
C'est tellement bien vu et bien décrit, ce combat de l'égocentrisme (anthropomorphisme) forcené (si tu me ressembles, tu dois forcément apprécier ce que j'aime) pour se faire entendre là où il n'est justement pas recevable, que ça en devient comique au dernier degré.
Etant donné que je me suis toujours sentie "alien" en ce bas monde, j'avoue que ce récit est venu percuter de plein fouet mon propre vécu jusque dans ma propre famille, que je revis à chaque fois que j'ai le moindre contact avec elle... Je m'y suis retrouvée dans mes tentatives répétées (et totalement vaines) de me faire entendre là où je suis, et pas là où ils auraient voulu que je sois, que mes intérêts diffèrent des leurs et que l'intérêt se doit d'être mutuel pour la différence si on veut arriver à communiquer (avec moi dans le rôle du sauvage, bien sûr)... Communication, partage impossible quand l'un des deux la refuse, cette différence ! Et les mots de la fin de Dame Isabel et du "musicologue" averti sont vraiment réalistes, d'autant plus amusants, donc.
Et là où je me suis améliorée, je le constate, c'est que j'ai trouvé cela distrayant, là où, il y a ne serait-ce que quelques sept ou huit ans, ça m'aurait vraiment très énervée... Tout vient à point...

Le personnage de Madoc est un reflet de Dame Isabel, prête à tout pour arriver à son but, comme elle, mais le reflet qui, lui, prend dans la tronche le fait que son "rêve" n'était pas réaliste et s'en dépatouille comme elle peut, tout en admettant son erreur, l'inverse de Dame Isabel, donc. Le pendant "qui apprend" face au monolithe du "je sais mieux que toi" indigné qui n'évolue jamais. Et ça, ça doit parler à à peu près tout le monde...
Bref, comme dans tout roman, on y retrouve ce qu'on y met en tant que lecteur, et bien celui-ci m'a fait rire, et m'a bien touchée...
Du coup, je lui met 5 étoiles, même si la fin, téléphonée (mais marrante) est en dessous du reste du roman...
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GalaxioN
  01 septembre 2015
Cette lecture et première découverte de cet auteur fut une très agréable surprise. Lu dans le cadre du « Challenge Jack Vance », j'ai pris le premier livre de cet auteur que j'avais dans ma pile à lire, un peu à l'aveuglette. Je m'attendais à quelque chose de plutôt sombre et sérieux et c'est en réalité tout le contraire qui nous attend dans ce livre.
Tout d'abord, une intrigue principale plutôt originale, qui est basée sur la traduction littérale du terme « Space Opera ». Pas de bataille spatiale, ni de vaisseaux de guerre ici mais bien une tournée à travers la galaxie d'une troupe d'opéra terrienne. L'objectif de cette tournée étant de retrouver une troupe d'opéra extraterrestre et de parcourir plusieurs mondes pour transmettre notre culture musicale aux autochtones et d'apprendre également sur la leur. On se rendra vite compte que l'universalité de la musique n'est pas si évidente que cela et que faire écouter du Wagner (entre autres...) à certains extraterrestres n'est pas forcément une bonne idée...
Le récit nous emmène ainsi de planète en planète, d'une manière très efficace et convaincante. L'auteur ne s'attarde pas sur les détails mais nous en fournis suffisamment pour nous convaincre et garder un rythme fluide. Le ton est totalement décalé, ce qui donne des scènes assez loufoques face à des extraterrestres parfois insensibles à notre musique ou, au contraire, réagissants de manière très surprenante. Le côté humoristique est approfondis avec les personnages, entre la tante (Dame Isabel) très sévère et caractérielle et son neveu (Roger), au tempérament soumis et timide mais qui se révélera indispensable à l'histoire... ce mélange de style fournit des dialogues percutants et divertissants, très agréable à lire. Mais à travers cet aspect amusant du livre, un propos plus moralisateur se cache peut-être (du moins, j'aime l'imaginer) critiquant, à travers le personnage de Dame Isabel, ces personnages qui décident ce qui est bon ou non pour les autres, et que le fait de diffuser ce que l'on trouve bon va rendre les autres plus intelligent...
Bref, c'est léger, drôle, ça se lit vite et c'est originale, l'auteur est arrivé à me convaincre, avec cette histoire courte mais efficace, de son talent de narrateur.
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TwiTwi
  27 juillet 2010
La richissime Dame Isabel Grayce s'ennuie et ne sait que faire de son argent. Elle décide donc de monter une troupe d'opéra et de partir de planète en planète afin de montrer la beauté de la musique aux populations extraterrestres, avec pour but ultime la planète Rlaru, réputée pour sa population mélomane.
Le roman est composé principalement de dialogues, très théâtraux et caricaturaux à dessein. Des mots en français dans le texte rajoutent au côté un peu pompeux et grandiloquent. Jusqu'au nom des personnages (Roger, Logan de Appling, Dame Isabel, ...) accentue le snob du style de l'ouvrage. On se croirait presque dans une comédie burlesque. D'ailleurs, je suis sûre qu'une adaptation théâtrale de Space Opera donnerait super bien.
Les personnages sont bien sûr en accord avec le style : caricaturaux à souhait, un brin ridicules. La palme revient à Dame Isabel, qui pourrait donner des cours de mauvaise foi au plus bouché des terriens.
Bien évidemment, ce voyage interplanétaire ne se passera pas sans heurts : il semblerait que les extraterrestres ne soient pas des plus sensibles à la musique humaine et chaque représentation voit son lot de catastrophes et d'incompréhensions. Space Opera est en effet un roman sur l'incompréhension et l'acceptation de la différence de l'autre. Ainsi, Isabel, persuadée de faire le bien tente de convertir ces pauvres extraterrestres à la musique terrienne comme si celle-ci prévalait forcément sur leur propre culture. On n'est pas loin d'une parodie de la conversion des "sauvages" par les missionnaires chrétiens.
Dame Isabel se heurtera à un mur d'indifférence, d'incompréhension et d'ingratitude et s'en trouvera fort marrie : "cependant, quand des idéalistes tels que nous dépensent leur talent et leur argent pour prodiguer cette merveilleuse expérience, il me semble que les gens qui en bénéficient pourraient au moins témoigner d'un minimum de gratitude. Ce n'est pas l'effusion que je demande, juste un peu de reconnaissance ; je m'en contenterais."
Space Opera est une lecture parfaite pour les vacances ! C'est drôle, léger, hyper facile à lire, tout en étant plus subtil qu'il n'y parait.
Pour la petite anecdote, pour écrire ce roman, Vance a pris au premier degré le terme "space opera" : il nous offre les aventures d'une troupe d'opéra en balade dans l'espace. Ce qui est d'autant plus drôle, c'est que le bouquin est clairement second degré, lui.
Lien : http://ledragongalactique.bl..
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BVIALLET
  19 mai 2012
Directrice fortunée d'une troupe lyrique, Dame Isabel Grayce décide un beau jour de partir en tournée avec ses musiciens, choristes, instruments, décors et équipage pour faire découvrir les beautés de la Musique, et particulièrement celles de l'Opéra, à travers les planètes de la galaxie. Nul ne sait comment les multiples races extraterrestres plus ou moins humanoïdes et plus ou moins sensibles à l'art vont accueillir les occupants du vaisseau spatial Phébus qui a été aménagé en auditorium mobile. Objectif final : la planète Rlaru, réputée pour les capacités musicales phénoménales de ses habitants… Contrairement à ce qu'on croit communément, la musique n'adoucit pas obligatoirement les meurs et les performances de la compagnie, au fil de son voyage à travers les mondes, vont rarement rencontrer l'accueil espéré. Entre des extraterrestres méfiants, hostiles, récalcitrants ou carrément méprisants pour un art qu'ils jugent barbare pour leurs délicates oreilles, sans oublier les démêlés sentimentaux dus à la présence d'une passagère clandestine si belle qu'elle fait chavirer tous les coeurs, l'odyssée du Phébus finit par prendre l'aspect d'une pathétique déroute.
Jack Vance dont il n'est nul besoin de rappeler l'imagination fertile, nous offre un petit bijou de science-fiction humoristique. En plus de mondes aussi variés que sauvages et donc particulièrement dépaysants, il nous plonge dans l'univers de musiciens en tournée et ne nous épargne aucun de leurs petits travers. Il y ajoute une intrigue sentimentale assez élaborée et presque dans la veine d'un Feydeau avec cette créature qui passe de bras en bras en désespèrant tous ses amants. Nous sommes dans une science-fiction positive avec des humains toujours supérieurs aux extraterrestres et dans un rapport dominants-dominés tout comme dans le « Cycle de Tschaï », mais cette fois avec un humour et une légèreté qui compense amplement la lassitude que l'on pourrait éprouver à devoir évoluer dans un univers géré par des humains dominant des extraterrestres aussi primitifs qu'incultes. de nos jours, le colonisateur apportant les merveilles de la civilisation (occidentale) à des peuplades barbares est de plus en plus mal perçu. Mais avec un peu d'humour et de dérision, cela passe très bien, en prenant le concept au second degré bien sûr !
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
TheWindTheWind   13 juillet 2015
Dame Isabel s'approcha.
"La représentation vous a plu ?"
Le porte-parole dit de sa voix la plus forte :
"Mes compagnons ne sont poussés à bout ni de leurs nerfs ni de leurs forces ; est-ce la représentation la plus énergique que vous êtes capables de fournir ? Les gens de la terre sont-ils si apathiques ?"
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GalaxioNGalaxioN   30 août 2015
Litchley indiqua quelques tabous simples à observer : [...] ne pas porter d'attention particulière aux enfants qui, d'après Litchley, étaient considérés comme des parasites et fréquemment mangés. Comme Dame Isabel se récriait d'horreur, Darwin rit.
- Ce n'est rien de plus qu'un prêté pour un rendu. Les enfants prennent leur revanche en poussant les adultes dans les sources bouillantes.
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TatooaTatooa   10 octobre 2015
Le capitaine Gondar était entré dans le salon ; il vint alors se joindre à eux. Il n'avait pas l'air bien portant ; des cernes noirs soulignaient ses yeux et son teint, qui d'ordinaire tirait sur l'olive, avait un reflet jaunâtre. Peut-être avec un certain manque de tact, Dame Isabel émit un commentaire sur sa mine :
- Il faudrait que vous preniez plus d'exercices, Capitaine Gondar. Même à notre époque de miracles biologiques, nous devons coopérer en faisant circuler le sang dans nos veines.
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GalaxioNGalaxioN   31 août 2015
Dame Isabel cligna des paupières.
- Vous... vous êtes un détenu ? Sûrement pas ?
- Mais si, répliqua l'Inspecteur. J'ai assassiné ma grand-mère à coups de hache et, comme c'était le second crime absolument semblable que je commettais...
- Le second ? questionna Roger, qui avait rejoint le groupe depuis quelques instants. Absolument semblable ? Comment est-ce possible ?
- Tout le monde a deux grands-mères, lui répondit poliment l'Inspecteur.
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TwiTwiTwiTwi   16 juillet 2010
D'un point de vue journalistique, le monde à ce moment-là était plongé dans la torpeur. Pas la moindre bataille politique, les procès en injures publiques Hall-Anderson étaient terminés ; la dernière main avait été donnée à la restauration de l'antique Athènes ; personne n'avait vu le Monstre du Loch Ness depuis plusieurs mois. Le divorce de Barbara Bankwiler d'avec le Grand-Duc du Tibet avait été prévisible ; les nouveaux modèles d'aérocars ne sortiraient pas avant plusieurs mois. Certes, ça et là, il y avait bien quelques nouvelles : la société de l'Homme Bleu avait fait l'acquisition de quatre cent milles hectares de terrain au cœur de la Mauritanie, centrés autour de la sebkha de Chinchane, où les membres de l'association pourraient passer leurs vacances en menant l'antique existence nomade ; un bretzel creux, contenant un tiers de litre de bière, avait été lancé sur le marché ; les Coyotes de Guadalajara, les Petits Malins de Las Vegas, les Séismes d'Osaka, les Noirs de Saint-Louis, les Chaussettes Vertes de Milan et les Avatars de Bangalore passaient pour avoir des chances égales aux prochaines matches de championnat de base-ball. Mais tout cela n'était que souffles d'air dans le marasme estival, et le projet de Dame Isabelle de partir en tournée sur les planètes lointaines souleva l'intérêt dans le monde entier.
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Vidéo de Jack Vance
SORTIE LE 16 JUIN 2014
Sur une nouvelle planète, il n'y a pas de sentiers battus ; il n'y a place que pour les prouesses, la solitude, les découvertes et l'inconnu. Quel est le lien entre une explosion, un exploit, l'exploration d'un monde nouveau et son exploitation ?
Influencé par Jack Vance, Ursula K. le Guin, Robert Silverberg ou encore John Varley, Alfred Boudry nous livre un roman hommage à l'âge d'or de la science-fiction où l'espace est une invitation à l'introspection.
Exploration Totale nous emmène dans les tréfonds du temps et de notre univers... qu'il soit extérieur ou intérieur.
« Celui qui entre ici ne peut rebrousser chemin pas plus qu'aller de l'avant. Cloué sur place, il est envoûté, trop grand pour l'immensité, trop petit pour le grain de sable qui a sa place dans l'univers... » (B. Traven, le Vaisseau des Morts)
© lepeupledemu.fr
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