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EAN : 9782905964458
141 pages
Éditeur : Ombres (25/11/1998)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Cette liberté, ce souci de l'innovation stylistique, n'exclut pas chez lui le message. Son projet apparaît constant d'illustrer, par le choix même des sujets et le destin des personnages, l'injustice fondamentale, la tragique absurdité de ce monde qu'il nomme, à la première page de « Jan Marhoul », « notre seul monde » – celui des hommes vivants. La bonté foncière du boulanger Marhoul fait de lui, virtuellement, une figure christique. Mais le véritable enseignement ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
lectuur
  08 mai 2020
Quelle est cette âme charitable qui anime le caractère de Jan Marhoul ?
Trop d'originalité peut-être ! Pourvu de bonté, distribuant l'argent, son innocence le perdra. Pourtant si beaucoup de rapaces se sont fait un plaisir de le dépouiller, seuls deux amis fidèles jusqu'à son dernier souffle n'auront de cesse de l'emmener vers une vie mieux contrôlée. Malgré leurs conseils avisés, Jan mènera une existence misérable entraînant avec lui sa famille dans la même galère.
Ce roman me rappelle "La faim" de Knut Hamsun.
Écrit en 1924, son esprit novateur "le verbe prime le récit", ses personnages hors du commun donne une liberté de ton rare à cette époque, souvent étriquée par les convenances que le lectorat attendait.
Affranchi de cette rigidité, l'auteur nous offre un style romanesque, étonnant par sa tournure tragique, absurde et pourtant légère.
Renversant Jan Marhoul, stupéfiant mais jamais inélégant, le mot "impossible" semble ne pas faire partie de son univers.
Belle histoire où l'académique n'a pas sa place.
Lu il y a plus de deux décennies, l'imagination de Vladislav Vancura m'a à nouveau charmée par sa finesse.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
lectuurlectuur   08 mai 2020
Si Marhoul avait eu une lame à la main, ç'aurait été une serpette de jardinier. S'il l'avait brandie à la face d'un homme voulant lui enlever Josefina, elle aurait brillé en signe de paix. Car l'esprit de cet homme bon enfant s'étendait à tout l'univers et dans chacune de ses colères ou chacun de ses coups, c'est lui-même qu'il blessait. L'innocence angélique, ce nuage, s'appuyait contre lui et Marhoul le portait.
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TandaricaTandarica   15 mars 2015
L'espace de la nuit est le silence. De nulle part ne vient aucune voix. À travers le froid et l'obscurité on entend le souffle de l'univers. Les hommes, semence mystérieuse, dorment dans leurs maisons. Si la pauvreté et la douleur se mettait à crier, la colonne de leur clameur monterait aussitôt jusqu'au bord des ténèbres. Si la mort n'était pas accablée, le grondement d'une action horrible et grandiose se ferait entendre à minuit et sur chacun des coups du temps.
Mais la bouche béante de cesse de râler, la tête soulevée retombe, et la main de qui se meurt ne brandit pas de menace. Jusqu'ici chacun a brûlé seul, en soi-même, chacun a été consumé par sa seule douleur et sa seule détresse, chacun a fini seul sur les champs de bataille, au fond des mines ou dans un lit.
Où est la communauté des vivants ?
Où est le royaume du monde ?
Sur l'agonisant, la chambre se voûte, toujours changeante, l'homme est étendu à côté d'un autre homme, toujours étranger, car ce qui fut est, et les actes durent. La griffe des outrages écorche notre seul monde, et la pauvreté ardente s'enflamme en milliers de formes pareilles à des astres qui ont chu.
(figure en quatrième de couverture)
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lectuurlectuur   08 mai 2020
La différence entre lui et les autres, c'était plus qu'un avantage, c'était un don. Il tenait la colère à distance et remplissait l'espace de la maison de joie et d'amour.
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TandaricaTandarica   15 mars 2015
Les choses allaient s'assombrissant et la chaux des murs se couvrait des couleurs de la vieillesse. Des soirs d'une beauté incongrue s'éteignaient doucement. À l'ouest, des nuages en feu se dressaient à la surface de l'horizon comme une chaîne de montagnes. Benešov se couchait dans sa poussière, remuait faiblement, se frottait contre le trottoir de son mail, faisait l'amour à l'étourdie, buvait, s'enivrait, s'égayait. Le marchand de limonade a plié son éventaire, le cantonnier est assis sur le pas de sa porte, et deux pensées tourmenteuses sont posées comme deux pigeons dans les combles de la maison de Marhoul.
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