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Brigitte Déchin (Traducteur)
EAN : 9782352880219
509 pages
Éditeur : City Editions (19/10/2006)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 15 notes)
Résumé :

An de grâce 1400 : dans les grandes cathédrales européennes, des colonnes s'affaissent, des escaliers se rompent, des clés de voûte s'écroulent. La population est gagnée par l'hystérie et les bâtisseurs de cathédrales doivent faire face à un insondable mystère : est-ce la volonté de Dieu ou l'œuvre du Diable ? C'est Afra, la maîtresse du plus célèbre architecte, qui d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
ladesiderienne
  09 août 2018
L'été, je mets à profit la fermeture estivale de la médiathèque communale pour essayer de diminuer ma PAL. Je parcours visuellement les rayons de ma propre bibliothèque en attendant que mon regard soit stoppé par une couverture ou un titre attrayant. Le hasard fait le reste mais il n'est pas toujours de bon conseil.
Ce roman de Philipp Vanderberg, auteur allemand que je découvre, me semblait pourtant idéal. Mi-historique, mi-ésotérique, il transporte le lecteur au XVième siècle à la poursuite d'un étrange écrit qui dévoilerait une des multiples turpitudes de l'Église. Avant de mourir, le père d'Afra, bibliothécaire du Comte de Würtembourg, lui a légué un mystérieux parchemin, lui intimant l'ordre de ne s'en servir qu'en cas d' extrême besoin. La jeune fille, violée par le bailli pour lequel elle travaille, s'enfuit mais malgré les difficultés rencontrées, elle obéit, se contentant de dissimuler le précieux document vierge de toute écriture dont l'utilité lui échappe. Aidée par un architecte bâtisseur de cathédrales qui va lui faire rencontrer un alchimiste, elle va découvrir que le contenu dissimulé peut ébranler la Papauté et que le Vatican, ayant eu vent de l'affaire a déjà lancé ses sbires à sa poursuite.
Philipp Vandenberg s'appuie sur des personnages et des faits réels pour nous offrir une plongée dans le Moyen-Age en y ajoutant sa touche romanesque. J'ai aimé découvrir cette période où les cathédrales s'élèvent de plus en plus haut vers le ciel pendant que les représentants de l'Église se vautrent dans le stupre et la fornication. L'auteur se plaît à décrire les lieux avec de multiples précisions. La peinture de Venise au temps de la peste m'est apparue criante de vérité. Mais la médaille a son revers : trop de détails, des chapitres très longs, une foule de personnages rencontrés brièvement et une écriture plus que dense alourdissent le récit. Quant à la trame sortie de l'imagination de l'auteur, je vais être franche, je n'y ai pas du tout adhéré. Cela se résume à une longue fuite d'Afra, dont la naïveté m'a profondément agacée et qui se termine en "eau de boudin". "Tout ça pour ça" me suis-je dit en tournant la dernière page.
Un roman qui m'avait mise en appétit et qui finalement s'est avéré plutôt indigeste, auquel j'accorde péniblement un 8/20.
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akhesa
  24 octobre 2012
Merveilleux ecrivain qu'est Philippe Vandenberg.Qu'il ecrive un roman dont l'intrigue se deroule en Egypte ou sur la constuction des cathedrales et de la chretiente,il arrive toujours a nous ramener dans le passe,de nous fondre dans la masse du temps.C'est avec beaucoup de facilites que nous suivons l'histoire peu singuliere pour l'epoque,d'Afra.Ce livre nous emmene a travers l'Occident medieval avec toutes ses vilenies,avec tous ses insondables mysteres rencontres ou caches dans les ordres religieux de la chretiente romaine.L'histoire de l'Occident chretien est toujours plein de rebondissements,et c'est a travers eux que l'on retrouve Afra,detentrice d'un mysterieux parchemin qui pourrait mettre a mal la saintete de l'eglise de Rome.Jusqu'a la derniere ligne,l'eglise renie les principes de Jesus-Christ.On sait que trahison,religion,debauche,meurtres,vieux livres font le succes de ce type de romans.Avec cet ouvrage,on ne s'ennuie pas,on est pris par l'intrigue et les rebondissements font qu'on ne se lasse pas.Ce livre nous apprend par ailleurs que l'histoire de la chretiente est entachee d'evenements sordides;une histoire d'amour vient se greffer sur le recit et ne gache en rienle deroulement des evenements.Si vous avez aime Ken follet,vous ne serez pas decu par Philippe Vandenberg;je vous le recommande
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   07 août 2018
Afra tira sur la chaîne qui fit retentir la cloche quelque part à l'intérieur des bâtiments. Elle attendit, indécise, sans savoir ce qui allait se passer.
Peu de temps après, elle entendit comme une porte claquer. La petite fenêtre s'ouvrit. A quoi devait-elle s'attendre ? Allait-elle voir surgir un frère barbu ou une vieille nonne squelettique ou un lansquenet armé ? Aucun des trois ne lui eut fait plus peur que ce qu'elle vit derrière la fenêtre entrouverte : un homoncule, la caricature d'un homme, un hydrocéphale au crâne chauve avec un œil sur le front, l'autre sur la joue et un nez se réduisant à un bourrelet de cartilages. En revanche, la bouche avec ses lèvres charnues avait quelque chose d'humain.
L'homoncule arborait un sourire contraint.
- Vous avez dû vous tromper d'adresse, grommela l'homoncule d'une voix grave. Il se pencha par la fenêtre pour voir s'il y avait quelqu'un d'autre avec elle.
Afra, effrayée, fit un pas en arrière.
- Où suis-je ? balbutia-t-elle en regardant la grosse bosse de l'homoncule. (...)
- Femme, voyez-vous cette porte ? Celui qui la franchit renonce à tout jamais au monde d'où il vient. Vous me comprenez ? Nous sommes tous des exclus ici : des infirmes, des grabataires, des hérétiques, ou des simples d'esprit - des hommes qui portent le discrédit sur la divine création. Regardez-moi. Quelqu'un comme moi a toutes les qualités requises pour remettre en cause le message de l'Ancien Testament. N'y est-t-il pas dit que Dieu a créé l'homme à son image ? En me voyant, vous avez une idée approximative de ce à quoi Dieu ressemble !
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ladesiderienneladesiderienne   03 août 2018
Il prépara une coupelle et prit dans les étagères une demi-douzaine de flacons et de fioles.
A l'aide d'un verre gradué qu'il tendait régulièrement à la lumière, il versa différentes quantités de liquides dans la coupelle.
Le mélange changea plusieurs fois de couleur ; de rouge, il vira au brun avant de devenir mystérieusement translucide.
L'occasion d'observer un alchimiste à l’œuvre se présentait rarement. Afra trépignait d'impatience et, dans sa fébrilité, elle se signa. Quand avait-elle fait un signe de croix pour la dernière fois ?
Rubaldus remarqua son geste de recueillement ou de dévotion mais ne s'interrompit pas. Il sourit dans son for intérieur.
- Faites encore un signe de croix si cela peut vous faire du bien. Pour moi, il n'est d'aucun secours. Ce qui se produit ici ne relève pas de la foi, mais de la science. Et la science est, comme chacun le sait, l'ennemie de la foi.
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ladesiderienneladesiderienne   02 août 2018
Vers midi, on apprit sur la place que le complice de Gero, l'homme ayant causé la mort du messager strasbourgeois, allait être pendu. Le crieur public avait déjà répandu, de rue en rue, la nouvelle qui suscitait un grand intérêt dans la population.
La dernière exécution remontant à six semaines , les citoyens avides de sensations s'impatientaient déjà. Ils n'étaient pourtant pas plus assoiffés de sang que d'autres, mais dans des temps comme celui-ci, le passage de vie à trépas d'un homme était un divertissement agréable et un spectacle méritant le détour.
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ladesiderienneladesiderienne   08 août 2018
Afra n'avait jamais cru au diable qu'elle tenait pour une invention de l’Église destinée à intimider ses ouailles. L’Église usait de la peur comme d'un moyen de pression extrêmement efficace.
L'homme craignait le Dieu tout-puissant, le châtiment et la mort. La peur était omniprésente.
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akhesaakhesa   20 octobre 2012
Il ne faut pas detruire les illusions de l'homme et surtout pas ces croyances qui ne sont qu'une fuite devant la realite,plus les temps sont durs et plus la foi est forte.Nous vivons dans une epoque difficile.cela explique aussi pourquoi les hommes veulent construire des cathedrales qui n'ont pas leurs pareilles dans l'histoire de l'humanite
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