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Jeff VanderMeer (Autre)
EAN : 9791030703665
480 pages
Éditeur : Au Diable Vauvert (08/10/2020)
4/5   26 notes
Résumé :
Dans une ville en ruine, détruite par la sécheresse et les conflits où les humains survivent comme des charognards, Rachel trouve Borne pendant une mission de récupération et le ramène à la maison. Borne est une masse verte vivante, plante ou animal inconnu, mais dégage un étrange charisme. Mère refoulée, Rachel garde Borne et s'attache à la créature comme à un enfant. Doué d'empathie, Borne montre à Rachel la beauté dans la désolation qui l'entoure.
Et alors... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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JustAWord
  24 octobre 2020
Jeff Vandermeer est un génie.
Posons ça là, immédiatement, pour clarifier les choses.
Jeff Vandermeer est aussi l'un des auteurs américains les plus injustement méconnus en France une fois sorti du microcosme de l'imaginaire.
L'auteur du monumental La Cité des Saints et des Fous a pourtant connu une seconde chance dans l'Hexagone avec sa Trilogie du Rempart Sud publiée chez Au Diable Vauvert à l'occasion de son adaptation filmique par Alex Garland sous le titre d'Annihilation.
Mais de nombreuses oeuvres de l'américain restent encore indisponibles à ce jour dans la langue de Molière, cela malgré une popularité croissante Outre-Atlantique et un engouement critique qui ne se dément pas avec les années.
Si l'on attend toujours de façon désespérée la traduction de son Veniss Underground, c'est avec l'un de ses ouvrages les plus récents que revient Jeff Vandermeer sous nos latitudes : Borne.
Une occasion forcément immanquable pour le lecteur français de plonger dans l'univers weird et curieusement émouvant de cet auteur unique en son genre.
It's a strange world, after all
Tout commence par une découverte, celle faites par notre narratrice, Rachel, sur la fourrure de Mord, un ours géant qui vole.
Cette découverte ? Borne, un être bizarre, étrange, impossible à cataloguer, tantôt en forme de vase inversé tantôt tentaculaire et végétal.
Intriguée par cette chose, Rachel lui accorde le droit de vivre au sein des Falaises à Balcons où elle vit avec Wick, un scientifique sur le déclin.
Bien vite, Borne se met à bouger, à manger, à changer…à parler !
Mais… attendez une minute… un ours géant qui vole ?
Borne prend place dans une immense cité en ruines, sans nom, abandonnée, effrayante, dangereuse. Tout droit sortie d'un cauchemar Volodinien, la cité n'a pas vraiment de passé clairement défini. Les souvenirs dans Borne sont flous, pour les êtres vivants comme pour la pierre et les rivières toxiques. Jadis, l'univers de Rachel a connu des guerres, des massacres, des accalmies, une lente décrépitude… que s'est-il passé exactement ?
La seule chose que l'on sait avec certitude dans le monde inventé par Jeff Vandermeer, c'est que la cité a vu une mystérieuse Compagnie s'installer en son sein. Un édifice tentaculaire qui l'a drainé de sa substance vitale et l'a inondé de choses recréées, difformes, dangereuses, étranges.
C'est d'une des expériences de la Compagnie qu'est né Mord, un ours plus grand qu'un immeuble et qui a la faculté pour le moins inattendue… de voler !
Depuis, la situation a empiré. Mord fait régner la terreur, ses intermédiaires (de plus petits ours génétiquement modifiés et venimeux à souhait) surveillent son territoire et La Magicienne, une des survivantes de la Compagnie, transforme les enfants abandonnés de la cité pour en faire de parfaits petits soldats à ses ordres.
De loin, Wick et Rachel survivent dans un édifice en ruines, peut-être jadis un immeuble majestueux, aujourd'hui un labyrinthe parsemé de pièges où la biotech de Wick peut saisir l'intrus à n'importe quel tournant. Cette cohabitation fragile bien que profitable pour les deux partis, est mise en péril par l'arrivée de Borne, un nouveau rouage dans la machinerie qui risque de tout déstabiliser. Et si Wick ne lui fait pas confiance, Rachel, elle, se prend à aimer son nouveau compagnon comme une mère…
Weird, Weird…et Weird
Borne n'est pas un roman de Jeff Vandermeer pour rien. Comme toujours, on y retrouve un bestiaire aux confins d'une fantasy malsaine et d'une science-fiction organique en diable, avec des ours géants et des renards intelligents, des enfants-guêpe et des poissons à tête humain. Comme toujours aussi, des leitmotivs, des éléments entêtants qui viennent et reviennent au gré des pages et dans la tête du lecteur, si les ours remplacent les champignons d'Ambregris et si les suricates de Veniss laissent la place aux renards, le principe reste le même : créer un surréalisme horrifique par la répétition, l'omniprésence.
La ville, elle, n'est qu'un terrain apocalyptique de plus de prime abord mais trouve, petit à petit, un caractère propre. Comme le monde imaginaire de Peter Pan redessiné par un scientifique fou, avec des enfants perdus chirurgicalement défigurés et un Peter Pan qui rentre à la maison en bestiole biotech à la fois émouvante et dévastatrice.
Dans l'univers de Jeff Vandermeer, rien n'est ce qu'il semble être, tout cache un vilain secret. Entre les cendres d'une ville détruite et les dépouilles sinistres d'astronautes morts qui n'en sont pas vraiment, Rachel et Borne vont apprendre à s'apprivoiser, à se connaître et à s'aimer.
Mais surtout, à se redécouvrir.
Élever un enfant…différent
Ce grand roman weird, c'est avant tout un roman d'apprentissage, celui d'une créature aussi peu humaine qu'émouvante du nom de Borne. Rachel, pour une raison qui n'appartient qu'à elle (et que l'on comprendra à la toute fin de son récit), s'attache à cet enfant qu'elle a trouvé, un petit être qui ne sait ni parler ni marcher et qui, petit à petit, va grandir, apprendre, changer.
Jeff Vandermeer imagine l'éducation d'une créature non-humaine à l'aune de critères, de sentiments et de jugements humains. Forcément, Borne attendrit le lecteur, maladroit et comique, toujours bienveillant envers sa mère adoptive…mais Borne reste Borne, une créature différente avec une nature profonde qui diffère de l'humain, qui remonte à la surface de façon inévitable. Métaphore de l'adolescence, du passage à l'âge adulte, de l'amour que peut porter une mère à son enfant alors que celui-ci n'en est plus un depuis longtemps, Borne théorise le nouvel adulte sous le signe de l'étrange et de l'absurde, pousse le sentiment de changement à l'extrême, physiquement et psychiquement.
Tout ça pour arriver à une question essentielle : qu'est-ce qu'une personne… qu'est-ce qu'être une personne ? Notre capacité à se mentir ? À se penser personne ? Humain ? À connaître la mort ? le bien et le mal ?
Jeff Vandermeer, sous le soleil post-apocalyptique et le passage régulier d'un ours volant géant dans l'intervalle, brise les rêves imaginaires et confronte ses étranges personnages au réel.
Âmes brisées en quête de souvenirs
Un réel brisé, en miettes, détruit. Un monde cassé qu'il faudrait réparé, mais comment ? Chaque personnage ici incarne l'une des facettes de ce monde en morceaux.
Rachel, la récupératrice au passé couturé de cicatrices, aux recoins obscurs, en besoin d'amour, en besoin d'aimer.
Wick, le scientifique en perdition, rongé par le remord, méfiant de tout, de tous, perdu dans ses créations absurdes.
Borne, l'animal-chose qui voudrait être un « vrai p'tit garçon » , être gentil, être entier pour exister, tiraillé entre ses pulsions meurtrières et son amour étrangement humain.
Même La Magicienne, ennemie errante dont on ne sait rien ou presque, qui rêve de mettre à bas Mord, expérience ratée ou terreur ultime.
Dans le monde créé par Jeff Vandermeer, la vie semble cruelle mais pourtant délicieuse, intense, surprenante. La capacité de l'américain à changer les formes, à transformer de vieux équipements NBC en combinaisons d'astronautes morts, à imaginer des médicaments sous forme de pillules-nautiles, à dessiner des vers-diagnostics et des scarabées de combats, tout ça mène à une sorte de ré-enchantement glauque d'un réel en perdition, d'un réel qui, pourtant, recèle toujours une part de beauté et d'espoir.
L'espoir d'être un jour une personne, de savoir qui l'on est, d'accomplir quelque chose.
La terreur elle, guette toujours, Vandermeer ne déroge pas à ses passions premières. Dans les profondeurs du bâtiment de la Compagnie, sur un toit entouré d'ours venimeux, dans une chambre torturé par des enfants-mutants… la terreur reste mais l'amour aussi, jusqu'à la fin, au-delà du miroir, au-delà du sacrifice.
Roman du pardon et de l'amour, de la mémoire et du malaise, de l'être et du non-être, Borne trouve la beauté absolue au coeur de l'horreur organique et surréaliste dont raffole son auteur. Singulier jusqu'au bout de ses griffes et de ses tentacules, Borne réaffirme encore et encore que l'univers de Jeff Vandermeer reste l'un des plus originaux, des plus forts et des plus beaux de l'univers.
Lien : https://justaword.fr/borne-5..
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LiliGalipette
  27 octobre 2020
Rachel est récupératrice. Dans les décombres d'une ville ravagée, secouée d'une violence de chaque instant et surplombée par les ruines de la Compagnie, elle cherche tout ce qui se mange, tout ce qui peut être utile. « La ville gisait grande ouverte telle un trésor pour psychopathes. Des gens disparaissaient tout le temps. Des gens mouraient assez fréquemment. » (p. 292) C'est en accomplissant une tournée banale de récupération que Rachel trouve Borne, accroché à la fourrure nauséabonde de Mord, ours haut de trois étages et qui vole. Borne est-il une plante ? Un crustacé ? Ou un assemblage inédit de biotech doué de pensée ? « Rachel, Rachel... qu'est-ce que je suis ? » (p. 130) Être mouvant dont les capacités grandissent chaque jour, Borne est loin d'être inoffensif. Et sans tenir compte de l'amour qu'elle lui porte, Rachel devra accepter la véritable nature de son ami. « Borne m'apprenait continuellement comment le « lire », mais que voulait dire cette forme, à part que j'étais censée accepter l'impossible ? » (p. 137)
Vous qui ouvrez ce roman, ne cherchez pas à tout comprendre ou à comparer avec d'autres textes. Une fois encore, après Annihilation, autorité et Acceptation, Jeff Vandermeer propose une science-fiction qui bouscule tous les codes et refuse toutes les facilités. Tout est étrangement beau dans son monde cruel, et même poétiquement dégoûtant. Il faut sans aucun doute saluer le travail de traduction de Gilles Goulet, car la lecture est fluide en dépit des curieux concepts développés par l'auteur. Magie ou ultra-technologie, à vous de voir par quoi est animé Borne. Moi, j'ai plongé avec délectation dans le récit a posteriori du désastre personnel de Rachel. Jeff Vandermeer excelle dans la construction d'univers où rien n'est certain, où tout est ouvert à l'interprétation. Ainsi, il offre à ses lecteurs la chance d'exercer leur imagination, et c'est un don aussi beau que le texte lui-même.
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katicha
  01 décembre 2021
Un monde misérable, dévasté, pollué, un monde d'après qui tremble . Soumis à une créature volante qui ressemble à un ours, mais format Godzilla: Mord. Un monde où l'on doit se battre pour satisfaire ses besoins les plus élémentaires, où rien ne peut se créer, mais où l'on récupère tout. de la viande avariée, des composants électroniques, des machins et des choses. Rachel est spécialiste de ce travail de récupération.
Et un beau jour elle trouve Borne.
Une bizarrerie de couleur mauve, accrochée à la fourrure de l'ours volant. Un truc mou qui ressemble à un calmar, inoffensif, décoratif. Ou une plante en pot. Ou un bocal de slime.
Bref, un bidule.
Sauf que le bidule grandit. Et se déplace. Et finit par s'exprimer.
Par se faire aimer, aussi.
Mais peut-on s'offrir le luxe d'aimer dans un tel monde ?
Un roman qui commence petitement, aussi doucement que la croissance de Borne, et qui dépasse très vite les limites de ce à qui l'on s'attendait. Un merveilleux moment d'émotion, de réflexion, sans jamais tomber dans la grandiloquence et la philosophie de comptoir. Une réussite, quoi.
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Bookworm84
  17 novembre 2020
Ce livre a été lu dans le cadre d'un service presse. Merci aux éditions Au Diable Vauvert ainsi qu'à Babelio pour leur confiance !
J'avais adoré la Trilogie du Rempart Sud de Jeff Vandermeer. Ces romans inclassables, si ce n'est en new weird, m'avaient fait une forte impression. J'ai donc plongé dans la lecture de Borne, sa dernière parution en français, en m'attendant à nouveau à un OLNI (Objet Livresque Non Identifié). Je n'ai pas été déçue !
L'action se déroule dans une ville dévastée, sans nom, dans un monde agonisant (ou plutôt : déjà mort et où survivent encore quelques pauvres hères). La Compagnie n'est pas étrangère à cette déliquescence et continue d'offrir autant de désastres que de trésors aux récupérateurs. Rachel, la narratrice, survit en récupérant des objets ou de la biotech (des organismes biologiques artificiels). C'est ainsi qu'un jour, alors qu'elle escaladait Mord endormi (un ours géant volant, terrifiant) pour fouiller sa fourrure où s'accrochent divers trucs, Rachel ramasse Borne.
J'ai mis du temps à rentrer dans le contexte. Cet univers post-apo, avec la biotech, n'était pas si facile à appréhender malgré le nombre réduit de personnages principaux. Comme d'habitude, Jeff VanderMeer propose en effet son genre propre. Ce n'est pas du post-apo comme on en a l'habitude, ni du fantastique pur et dur. C'est du post-apo new weird, si je puis dire. Ou du new weird tout court, mais à un stade de décomposition avancé.
Mais ne fuyez pas ! Si, au début, on peut se sentir oppressé par les ruines de cette civilisation et les extrémités auxquels en sont réduits les survivants, l'arrivée de Borne va tout chambouler, et pas seulement la narratrice !
Qu'est Borne ? Est-ce une plante ? Un objet ? Un animal ? Une personne ? Ce qui est certain, c'est que Borne ne ressemble qu'à lui-même. Protéiforme, changeant, il démontre rapidement ses capacités de communication et de parole. Et un inquiétant appétit pour les lézards.
Borne est bizarre. Borne est monstrueux. Borne est l'enfant adopté de Rachel, qui s'efforcera d'abord de l'éduquer comme ses propres parents l'on fait avant de s'adapter à l'être étrange qu'il est, qui ne peut être éduqué de la même manière.
J'ai aimé ce roman. Je me suis attachée à Borne, malgré son côté extraterrestre, insaisissable. J'ai aimé voir Rachel développer pour lui une sorte d'instinct maternel. Sans être mère moi-même, j'ai approuvé quand la narratrice réalise que ce n'était pas seulement ce qu'elle avait voulu transmettre à Borne qui l'avait façonné, mais bien tous ses actes, son existence. Un parent montre aussi à son enfant par sa façon de vivre.
Mais, plus que tout, j'ai aimé comment, malgré ce monde démoli, où chaque jour se place sous le signe de la survie, nous suivions une sorte de famille. Borne (le roman) se place en effet à la hauteur de Rachel et place les sentiments humains au premier plan. Rachel, qui forme une sorte de couple avec Wick. Dans ce monde trop dur pour les sentiments, ils ne le conçoivent pas ainsi, mais pourtant c'est que moi, lectrice, j'ai perçu. Il y a Borne, l'enfant ramené, l'enfant qui n'en est pas un.
Tous trois vont former une drôle de famille, avec ses disputes et ses élans d'affection. Tous trois vont former les lumières (parfois noires, ces lumières) dans ce monde livré à la sauvagerie et à la mort.
Borne est inclassable, à l'image de son personnage-titre. Si j'ai mis du temps à rentrer dedans, j'ai dévoré le dernier quart, où les événements s'accélère tout à coups, et les révélations tombent.
Ce livre me laisse une impression bizarre, comme celle que laisse Borne sur Rachel. Je l'aime bien mais ne suis pas sûre d'avoir pleinement apprécié ses qualités, indéniables. Une chose est sûre : je ne suis pas prête d'oublier Borne. Et je lirai sans hésiter le prochain opus de Jeff VanderMeer !
Lien : https://lullastories.wordpre..
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Hank_Huwley
  28 octobre 2020
Oui, je sais, vous êtes toutes et tous impatients de savoir ce que j'en pense, seulement, voilà, je n'ai pas encore fini, alors il va falloir attendre un petit peu, merci.
Certes, me direz-vous, mais pourquoi, dans ce cas, écrire cette pseudo-critique pour rien ?
Alors, déjà, je ne vous permets pas. Et, de deux, il se trouve que, bien que n'ayant lu qu'une petite cent vingt-huitaine [à peu presque] de pages, j'ai déjà un petit avis sur la question : tout cette histoire s'annonce plutôt bien. Située dans un monde qui me fait un peu penser à celui de la trilogie du "MadAddam" de Margaret Atwood, Jeff VanderMeer parsème de poésie sa vision post-apocalyptique de ce que pourrait être demain, à travers les yeux de ses personnages [qui, pour certains, en ont plusieurs].
D'ailleurs, afin de ne pas noyer la peau de l'ours avant de la vendre ["pun intended" comme disent ceux qui parlent grand-briton], j'y retourne de ce pas ferme et élancé qui fait partie intégrante de mon charme, afin de vérifier que le reste de l'histoire est à la hauteur de mes espérances [1m20 au garrot].
je vous tiens au courant...
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
JustAWordJustAWord   24 octobre 2020
Autrefois, c’était différent. Autrefois, les gens avaient des foyers et des parents et ils allaient à l’école. Les villes faisaient partie de pays et ces pays avaient des dirigeants. On voyageait par loisir ou en quête d’aventures, pas pour survivre. Mais à mon arrivée à l’âge adulte, la situation générale était une plaisanterie de mauvais goût. C’est incroyable comme un faux pas a pu se transformer en chute libre et une chute libre en un enfer au sein duquel nous avons continué à vivre tels des fantômes dans un monde hanté.
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SunySuny   27 octobre 2020
Vient un moment, quand on assiste à des événements des plus spectaculaires, où on ne sait ni quelle place leur donner dans le cosmos ni comment les relier au fonctionnement normal d'une journée. C'est pire quand ils se reproduisent, à plus grande ampleur encore, dans un effet domino de ce que vous n'avez encore jamais vu et ne savez pas dans quelle catégorie ranger. C'est perturbant parce que chaque fois que vous en prenez l'habitude, vous poursuivez votre chemin et, à force, il y a une certaine grandeur ordinaire à l'échelle qui place certains événements hors de portée de la réprimande ou du jugement, de l'horreur ou de l'émerveillement, ou même de l'emprise de l'histoire.
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JustAWordJustAWord   24 octobre 2020
C’est le problème, avec les gens qui ne sont pas humains. Impossible de savoir à quel point ils sont blessés, ou ont besoin de votre aide, et tant que vous ne le leur demandez pas, ils ne savent pas trop comment vous le dire.
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DystopiesDystopies   18 décembre 2020
Autrefois, c’était différent. Autrefois, les gens avaient des foyers et des parents et ils allaient à l’école. Les villes faisaient partie de pays et ces pays avaient des dirigeants. On voyageait par loisir ou en quête d’aventure, pas pour survivre. (…) C’est incroyable comme un faux pas a pu se transformer en chute libre et une chute libre en un enfer au sein duquel nous avons continué à vivre tels des fantômes dans un monde hanté.
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JustAWordJustAWord   24 octobre 2020
On pardonne si on peut se pardonner soi-même, ou vivre avec ce qu’on a fait. Si on ne peut pas vivre avec ce qu’on a fait, on ne le peut davantage avec ce que les autres ont fait.
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