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ISBN : 9791090685789
Éditeur : Muscadier (09/02/2017)

Note moyenne : 4/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Sophia est une élève brillante. Arrivée au collège, tout change. Ses notes baissent, ses amies l'abandonnent, l'angoisse la ronge. Jusqu'à ce jour où elle ne se sentira plus capable de passer la grille de l'école. Avec l'aide de ses parents et de ce qu'il reste de ses amies, elle finira par poser des mots sur ses maux : elle souffre de phobie scolaire.
Un roman qui démystifie, invite au partage et à l'échange, sur un sujet qui touche de nombreux ados aujourd... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
canel
25 mars 2017
« Je voudrais rester à la maison et ne plus avoir à retourner au collège. Ne plus retrouver cette classe. J'en suis incapable. »
Sophia ne peut plus franchir la porte du collège et affronter les autres (élèves et enseignants)...
Comment en arrive-t-on là, en sixième, après avoir été une bonne élève récoltant « appréciations élogieuses et résultats excellents » ?
La phobie scolaire de Sophia n'est pas imputable à un drame en particulier, mais à une accumulation d'événements déstabilisants, conjugués à la grande sensibilité pré-adolescente. Ses amies de l'école primaire se sont éloignées d'elle, ses parents fatigués par leurs journées sont souvent en conflit, ses notes ont baissé ; la jeune fille a vécu quelques 'banales' situations d'échec en classe, et subi quelques moqueries. Tout cela contribue à effriter davantage sa confiance en elle.
Ce roman jeunesse décrit parfaitement la spirale infernale qui mène le jeune à la phobie scolaire, voire à la phobie sociale (celle qui empêche de sortir de chez soi, qui rend tout le monde effrayant et hostile, sauf une poignée de proches, et encore).
Le récit montre très bien également le désarroi des parents, leurs réactions successives : colère, fermeté, punitions et intimidation face à ce qui est souvent considéré comme un caprice, dans un premier temps.
Les enseignants sont pour la plupart tout aussi démunis, et peu ont l'énergie/les ressources/le temps pour venir en aide à ces élèves qui se déscolarisent progressivement. Le système éducatif français n'est pas adapté aux cas particuliers. On peut dire que subir les sarcasmes des autres, c'est « l'école de la vie », mais on est plus vulnérable à certaines périodes pour affronter les épreuves, et les adolescents sont sans pitié entre eux...
Parents, enseignants : un roman à lire, absolument !
- pour repérer les signes avant-coureurs de la phobie scolaire
- pour savoir qu'il s'agit d'un trouble de l'adolescence (voire de l'enfance) comme un autre et non d'un caprice, et que, comme tel, il se soigne
- pour connaître des solutions qui permettent à l'enfant de garder un pied dans le cursus scolaire, et de ne pas se couper complètement de la société
> cf. www.phobiescolaire.org
A faire lire aux adolescents, également, qui peuvent y trouver un écho avec certaines de leurs difficultés, et bien sûr pour montrer les dégâts du harcèlement, des moqueries 'juste pour déconner', ou même seulement de l'indifférence.
Un seul regret : que la couverture, moche, soit si peu engageante, et que le titre puisse laisser attendre un thriller...
• Merci à Babelio et aux éditions le Muscadier !
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sylvaine
27 mars 2017
Tout d'abord un grand merci aux éditions le muscadier et à babelio pour cette masse critique jeunesse .
La phobie scolaire qui caractérise la peur viscérale dont souffrent certains enfants quand il s'agit d'aller en cours est un phénomène plus répandu que ce que l'on pourrait croire.Le rôle des proches , des enseignants et des soignants est primordial pour permettre à ces jeunes enfants ou adolescents d'y faire face.
Ce court roman , premier roman d'ailleurs de Fanny Vandermeersch, illustre très bien cette phobie scolaire . Sophia excellente élève au primaire découvre le collège, s'y sent perdue , commence à perdre ses repères et à paniquer. La boule d'angoisse le matin devient vite panique et les malaises se suivent . ...A force d'attention , d'écoute, de l'affection d'une camarade de classe Cynthia, le chemin va s'éclaircir mais il aura été rude c'est le moins que l'on puisse
dire.
Un texte clair, court et suffisamment explicite pour me semble t'il parler au plus grand nombre . Enfants et adultes pourront y trouver également des bases pour des échanges constructifs. rien que pour cela il méritait d'être écrit .
PS je vous donne le lien de l'association Phobie scolaire:
PhobieScolaire.Org à toutes fins utiles
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Apikrus
19 mai 2017
Sophia est une brillante élève ; elle obtient de bons résultats sans fournir d'efforts particuliers, en tout cas jusqu'à son entrée au collège.
Son arrivée dans cette nouvelle école est marquée par une note décevante, elle est confrontée en même temps à la mésentente entre ses parents et à leur manque d'attention son égard. Celles que Sophia considéraient comme de bonnes copines la déçoivent aussi.
Ces déconvenues lui font rapidement perdre sa confiance en elle. Sophia déprime et ne parvient plus à faire face à ses obligations scolaires. Or à son âge l'accès à la connaissance est primordial…
J'ai d'abord eu de la difficulté à ressentir de l'empathie pour Sophia. J'ai trouvé le récit plus intéressant lorsque les adultes cherchent à la comprendre et à l'aider.
J'ai particulièrement apprécié les quelques pages explicatives de ce qu'est la phobie scolaire en fin d'ouvrage. Elle peuvent aider les adultes de l'entourage à prendre plus rapidement la mesure de ce qui se passe, à mieux comprendre l'enfant en difficulté, à ne pas le culpabiliser encore plus. Pour les enfants ou les adolescents concernés elles peuvent aussi être déculpabilisantes (ça arrive à d'autres, il n'y a là rien d'anormal), et rassurantes (des solutions d'attente existent).
Peut-être adhéreront-ils plus rapidement que moi à l'histoire de Sophia, par leur proximité d'âge ?
Je conseille donc cet ouvrage aux jeunes à partir de 12 ans, ainsi qu'à leurs parents et aux enseignants, éducateurs...
+ Lire la suite
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orbe
17 mars 2017
La peur panique d'aller à l'école existe et nous avons de plus en plus d'enfants qui ressentent cette souffrance. Quelle est son origine? Et surtout que pouvons nous faire pour y remédier ?
Sophia est une élève de primaire brillante mais son entrée au Collège est difficile. Très vite elle ressent une énorme pression face aux notes et aux attentes de ses parents.
Dès lors, ses résultats baissent et elle perd sa confiance en elle. Ses relations sociales et familiales se dégradent en parallèle et c'est le plongeon vers une angoisse qui la dépasse. Elle ne peut plus se rendre à son établissement...
Un roman court, juste et réaliste. On suite pas à pas la jeune fille dans cet engrenage. L'écriture sous forme de journal personnel renforce l'impression de véracité. le lecteur partage ainsi avec l'adolescente son désarroi.
L'écriture est simple et permet une lecture dès la fin du primaire.On y trouve aussi un beau portrait d'enseignant. Les solutions apportées sont aussi nombreuses. Elles reposent avant tout sur la restitution de la confiance en soi.
Encore un beau titre de la collection "Rester vivant" des éditions le Muscadier.
A lire absolument !

Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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trust_me
14 mars 2017
Sophia a connu une scolarité brillante. Jusqu'au collège du moins. Tout avait pourtant bien commencé en 6ème mais peu à peu la machine s'est grippée. Notes en baisse, peur du regard des autres, difficulté à affronter la puberté et un corps qui change, impression d'être invisible pour tout le monde… la jeune fille perd ses moyens et se laisse ronger par l'angoisse. Elle se rend de plus en plus souvent à l'infirmerie, sèche les cours et finit par ne plus pouvoir passer les grilles de l'établissement. Un blocage total et incontrôlable qui la conduira jusqu'à une hospitalisation suite à une crise de panique.
Qu'il est intelligent ce petit roman ! Il aurait été tellement simple de jouer la carte de la dramatisation à outrance, de poser un décor misérabiliste et de dresser le portrait d'une gamine en échec scolaire maltraitée par ses proches et/ou harcelée par ses camarades de classe. du glauque tire-larmes qui aurait forcément expliqué la phobie. Sauf que Sonia, comme beaucoup d'enfants touchés par ce trouble, a en apparence tout pour être heureuse. Elle a une vie équilibrée, des parents même pas divorcés et un niveau scolaire excellent. Fanny Vandermeersch décrit parfaitement l'enchaînement des événements. Un petit grain de sable dans l'engrenage, le malaise s'installe, l'enfant se referme sur lui-même et se réfugie dans le silence, il se coupe du monde et a honte d'avouer son mal être. Il s'enfonce peu à peu sans vraiment savoir pourquoi. Une chute aussi incontrôlable qu'incompréhensible.
Les facteurs sont multiples, le premier restant un manque total de confiance en soi. La souffrance n'est pas éludée, la forme du journal intime renforce l'expression de la douleur de Sophia et de ses interrogations, mais le plus important est qu'après avoir touché le fond, elle soit capable de remonter vers la lumière. Sans résoudre le problème d'un coup de baguette magique mais en avançant fébrilement, pas à pas, soutenue par les siens et par une aide extérieure indispensable à sa reconstruction.
On sent que l'auteure connait son sujet, que l'environnement particulier du collège n'a aucun secret pour elle. Tout sonne juste dans ce texte, des réactions de Sophia à celles, pas franchement à la hauteur mais tellement réalistes, de ses parents. A lire et à faire lire, pour comprendre et discuter, pour ne plus laisser tant d'enfants en souffrance.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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Citations & extraits (2) Ajouter une citation
canelcanel25 mars 2017
« Phobie scolaire » se traduit en anglais par 'school refusal' - le terme 'refusal' étant habituellement utilisé dans le langage hippique pour évoquer un cheval qui se cabre et ne peut franchir un obstacle. Cette image illustre parfaitement la peur incontrôlable à laquelle les enfants souffrant de cette phobie sont confrontés. Ce n'est pas qu'ils ne VEULENT pas, c'est qu'ils ne PEUVENT pas.
La phobie scolaire se traduit par une peur de l'établissement scolaire en tant que LIEU - la peur de ce qui pourrait s'y passer. C'est un trouble multifactoriel qui résulte d'un enchevêtrement de causes complexe. A la faveur d'un événement déclencheur - harcèlement, séparation forcée (divorce, déménagement, décès), etc. - des difficultés non décelées vont se faire jour, et fragiliser l'équilibre dans le quel évoluait l'enfant jusqu'alors.
[...]
Attention : la phobie scolaire n'est en aucun cas liée à un quelconque désintérêt de l'enfant pour l'apprentissage ou à de la fainéantise. Au contraire, la plupart des enfants qui en souffrent sont désireux de se nourrir intellectuellement. Ils se retrouvent alors confrontés à un cruel paradoxe : le désir d'aller à l'école et l'envie d'apprendre, d'un côté, et le fait d'être submergés par l'angoisse et paralysés par la peur, de l'autre.
Le rôle des parents dans la prise en charge de la phobie scolaire va s'avérer crucial. Ils doivent s'engager dans un dialogue d'ouverture avec leur enfant, en évitant avant tout l'erreur d'assimiler cette incapacité à aller à l'école à un caprice. Puis, il leur faudra mettre en place un suivi thérapeutique adapté - afin de tenter de déterminer les causes du trouble survenu - et se rapprocher de l'équipe enseignante afin de trouver une solution appropriée.
[...]
Chaque enfant s'accomplit à un rythme qui lui est propre. Peu importe le temps que cela prendra. Peu importe où se situera l'arrivée. Peu importe le nombre d'obstacles qui se dresseront sur sa route : chaque obstacle franchi, même avec difficulté, le rapproche de son but. Ce qui compte avant tout, c'est qu'il soit accompagné de la manière la plus harmonieuse possible sur le chemin de l'adulte qu'il va devenir.

(postface de Eudoxie larose-Devarenne, Vice-présidente de l'association 'Phobie scolaire' - p. 85-88)
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VivrelivreVivrelivre23 avril 2017
16 février
16,5/20.
J’ai eu un 16,5 en arts plastiques. A droite de la note, ces mots : « Très bon travail. » Si j’ai réalisé un « très bon travail », pourquoi me noter si mesquinement ?

Même Agathe a eu plus que moi.

Les arts plastiques, c’est ma matière. Je dessine depuis que je suis petite et j’adore ça.

A quoi correspond ce 0,5 ? C’est ridicule. Pas assez intelligente pour avoir 17 et pas assez nulle pour avoir 16 ? Ou bien, il a eu pitié ? C’et un demi-point de charité ?

J’en ai eu les larmes aux yeux. Le prof n’a rien remarqué, mais les élèves, si. Je les ai vus. Il y en a un que ça a beaucoup amusé, j’en suis certaine. Ça ricanait quand le professeur a rendu mon travail en annonçant la note à voix haute.
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