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EAN : 9782845637702
418 pages
Éditeur : Xo Editions (11/05/2017)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 68 notes)
Résumé :
Pour Paul qui n'a jamais rien connu d'autre que l'univers minéral de la banlieue parisienne, la découverte de la nature sauvage de la Sologne est fascinante.
Confié à Borel, le garde-chasse bourru du domaine du comte de La Fresnaye, et à sa femme, le jeune garçon ne tarde pas à faire la connaissance du braconnier le plus rusé du pays.
Sur les bords de la Loire se noue alors une amitié sincère entre l'homme des bois et le gamin des villes. Paul découvre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
Jeanmarc30
  09 octobre 2019
Dés les premières pages de L'Ecole buissonnière, je me suis retrouvé une âme d'enfant, proche de celle que j'avais lorsque j'ai découvert les fameux souvenirs d'enfance de Marcel Pagnol au travers de « La Gloire de mon père ». Il y est bien entendu question de découverte de la nature, de la chasse mais loin de la Provence, de ses sols calcaires et du chant des cigales. Sauf qu'ici, Nicolas Vanier nous conte les charmes de la Sologne, ses ruisseaux et ses étangs et le tonitruant brame du cerf.
Cette fois-ci, l'auteur quitte le Grand Nord qu'il affectionne tant pour nous plonger dans les paysages humides de la Sologne. Il nous livre un récit poignant qui est également une véritable ode à la nature et à l'enfance non sans nostalgie, au lendemain de la Grande Guerre.
S'agissant de l'histoire : Paul, habitué à la rude vie de l'orphelinat, peine à s'habituer à son nouvel environnement et à sa nouvelle famille de circonstance, son père ayant été réquisitionné en Algérie pour la construction d'une ligne ferroviaire. Se méfiant du bourru Borel, le garde-chasse et mari de Célestine, chez qui il loge, il se lie rapidement d'amitié avec Totoche, le braconnier bougon, bien que cela lui ait été interdit.
Le géant braconnier lui fait vite découvrir la nature qui l'entoure et qu'il découvre, loin de la banlieue parisienne et lui permet de goûter aux joies de la pêche, de la chasse et des promenades. Il lui livre ainsi bien des secrets sur la forêt solognote et ses habitants.
A la surprise générale, le jeune Paul parvient à éveiller l'intérêt du taciturne comte de Fresnay, lequel ne quitte jamais son domaine où il vit retiré depuis la mort de sa fille et dont il ne s'est jamais remis.
Les personnages sont tout à la fois attachants et pittoresques et la belle histoire d'amitié et de complicité, faite de transmission de savoirs, de partage, et de rencontres qui parcourt ce livre produit son meilleur effet.
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Maks
  13 juin 2017
De Nicolas Vanier j'avais lu "Le chant du grand nord" (très bon roman), mais aussi et surtout vu "Le dernier trappeur" qui est un film juste magnifique.

Avec "L'école buissonnière" nous sommes dans un autre registre car il manque le froid, ou tout du moins le grand froid, thème récurrent chez Nicolas Vanier. Pour cette raison ce roman m'intriguais, et au final, ce fût une belle histoire, un hymne à la nature, à la forêt, à la campagne aux animaux sauvages et à la liberté dans un décor magnifique, une région que je ne connaissais pas mais qui maintenant me donne des envies de vacances en pleine forêt de Sologne.
La forêt décrite avec son ambiance entre brouillard et lumière dorée, ses étangs et ce "Grand Cerf" m'a donnée l'impression d'un roman de fantasy, c'est une sensation assez magique dans un roman réaliste !

C'est aussi un roman d'apprentissage, de la débrouille et de la vie, on aborde des thèmes tels que la confiance en soi, en les autres, l'amitié, les amours passés mais aussi les premiers amours, le respect de la nature ou encore le courage et la perte d'un être cher.

Les personnages sont très attachants, et comme il est difficile de lâcher cette lecture pour faire autre chose, on se sent dans l'histoire, l'immersion est totale. J'ai beaucoup aimé le personnage de "Totoche" le braconnier et surtout celui de "Bella" la petite gitane, qui est excellente et pour qui même si son personnage n'est pas le plus abordé, donne un vrai plus au récit.

Le film sort en fin d'année, je pense qu'il fera également l'hunanimité auprès du public au vu de la beauté de l'histoire.
Voir la chronique sur mon blog :
Lien : https://unbouquinsinonrien.b..
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prune42
  17 février 2018
Quelques années après la fin de la Première Guerre Mondiale, Jean Caradec, employé des chemins de fer, doit laisser son fils Paul, 11 ans, en nourrice. Il le confie à Célestine, l'ancienne nourrice de sa femme Mathilde décédée. Sa femme était la fille du comte Antoine de la Chesnaye qui a renié sa fille car elle a désobéi à son père en tombant amoureuse d'un simple ouvrier. Paul va découvrir la Sologne et le charme de sa nature. Il va faire la connaissance de Totoche, le braconnier ennemi de Borel, le mari de Célestine et lier amitié avec cet homme simple au coeur tendre. Paul va amadouer aussi le comte dont Célestine lui avait recommandé de ne pas s'approcher et ainsi percer le secret de sa naissance. Son séjour en Sologne sera marqué par la découverte de la nature, de ses animaux, de la chasse et de la pêche et par la rencontre également avec Bella, la petite gitane dont il va tomber amoureux.
C'est à sa sortie en salles que j'ai découvert l'existence de L'école buissonnière que je n'ai malheureusement pas pu aller voir au cinéma. Aussi, quand j'ai vu que la médiathèque de ma commune avait le roman sur ses étagères, je l'ai emprunté avec plaisir.
J'ai beaucoup aimé ce livre simple, qui fleure bon le terroir et la douceur de l'enfance. le personnage de Paul ainsi que celui de Totoche est très attachant et on a vraiment l'impression de suivre leurs aventures sous nos yeux. le cadre bucolique de ce livre est très dépaysant et relaxant, c'est un livre idéal pour se ressourcer et faire une pause.
De plus, il est très bien écrit, d'une manière simple mais réussie avec le langage typique des gens de la campagne et le lexique de la faune et de la flore. On sent tout l'amour de l'auteur pour sa campagne natale.
L'école buissonnière peut plaire à un vaste lectorat qu'il conquerra par sa simplicité et son caractère bucolique. Pour ma part, j'ai encore plus envie de voir le film maintenant.
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montmartin
  23 juillet 2017
Mathilde, la sauvageonne, c'est ainsi au village qu'on nomme la fille du comte. Elle connait chaque parcelle, chaque étang, chaque taillis, chaque bête qui peuple le domaine de son père. Un simple regard a suffit à sceller le destin de Mathilde à celui de Jean, simple cheminot.
Employé à la compagnie des chemins de fer Paris-Lyon-Méditerranée, Jean est réquisitionné par l'armée. Il doit rejoindre l'Algérie pour construire une voie. Il n'a d'autre solution que de ramener son fils Paul en Sologne sur les terres natales de Mathilde, sa femme décédée. Il le confie à Célestine la femme de Borel le garde chasse du comte.
Paul va faire la connaissance de Totoche un braconnier rusé, mi ermite, mi homme des bois, qui va lui apprendre à connaître la forêt, à déchiffrer les arbres, il lui montre comment pêcher à la mouche, la reine des pêches, il lui apprend aussi à boire et à entonner des chansons quand le vin rend le coeur léger.
Paul va aussi rencontrer Bella une jeune gitane, A onze ans, peut-on tomber amoureux pour toujours ?
Un roman sur la nature et l'amitié un peu désuet. L'écriture de Nicolas Vannier nous surprend agréablement quand il nous décrit sa Sologne, ses arbres, ses animaux, la meute de chiens et la chasse à courre. Dommage que l'histoire qu'il nous conte soit un peu mièvre et les personnages un peu trop caricaturaux. Un livre "gentillet" qui se laisse lire sans déplaisir et nul doute que l'adaptation cinématographique de ce roman, qui sortira en octobre, donnera lieu à de bien belles images.
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patricelucquiaud
  27 septembre 2019
Il y un an et demi, je vous avais présenté le livre dans lequel l'auteur, aventurier dans l'âme, nous contait sa formidable épopée dans la « Yukon Queste », aujourd'hui, loin des grands espaces blancs du continent Nord Américain, Nicolas Vanier nous entraîne dans un tout autre voyage nous faisant découvrir des paysages bien plus proche de chez nous et tout à fait en conformité avec notre climat tempéré s'affichant à merveille au rythme des quatre saisons.
Ce passionnant roman nous permet d'effectuer une plongée dans la verte et rousse Sologne au début des années « 30 »
Ayant dévoré ce livre où s'animent des personnages hauts en couleurs au sein d'une région truffée de mystères comme ceux que peuvent engendrer les hôtes des sous-bois, des fourrés et hautes futaies, je ne peux m'empêcher de rapprocher cet univers bucolique et flamboyant de celui d'une « Billebaude » à la Vincenot ni l'extraire par trop de l'ambiance d'une féerie berrichonne comme la peignait si magistralement George Sand dans ses plus célèbres romans. La lecture nous enracine dans ce monde forestier où vivre ne peut se faire qu'en lien intime, voire fusionnel avec la Nature... la Vraie !...
L'intrigue se construit autour d'un gamin d'une dizaine d'année Paul dont le père veuf, appelé pour accomplir une mission en Algérie, le conduit en province chez une amie de longue date. Célestine habitant en Sologne et qui a épousé un garde-chasse. Lui, grand veneur, maître d'équipage auprès du Conte et elle, servante en son château.
Paul petit parisien, découvre le monde rural et plus particulièrement la coterie des chasseurs, pêcheurs et braconniers. Entre Borel le garde chasse aussi taciturne qu'obstiné et Totoche braconnier aussi rusé que bourru les fonctions légales et illégales qui les opposent sont source de pérégrinations fantasques où les déconvenues consécutives à chaque épisode rocambolesque reviennent au garde chasse qui ne décolère pas contre son imprenable et fulgurant ennemi.
Quand Paul vient à découvrir pour la première fois le « redoutable » Totoche cela ne se passe pas bien et pourtant, ces deux là vont devenir des amis inséparables. Grande sera leur complicité. le jour où Paul a osé parler de braconnage à ce truculent homme des bois, celui-ci s'esclaffa mi indigné mi coléreux :
« - Braconner, sais tu seulement ce que ça veut dire ? Il appartient à qui le Gibier ? Et les sangliers qui cavalent tout le jour sur un domaine et la nuit sur un autre ? Et les oiseaux migrateurs qui voyagent des milles et des cents, ils sont à qui hein ? À tézigue ? Au gardaillon ? Alors les poissons aussi tant qu'on y est, et puis les mouches, et l'air qu'on respire, et l'eau qu'on boit ! Allez, fiche-moi le camp avant que je m'énerve ! »
Au delà de ces rencontres et autres découvertes d'êtres à la fois surprenants et attachants, Paul aura à se confronter au mystère de ses origines, à des vérités qu'on lui cache parce qu'il est un enfant et donc pas assez grand pour comprendre ou accepter ce qui peut être douloureux. Paul déjà mature et le devenant toujours plus au contact de son habile et perspicace ami va se confronter aux mensonges et dissimulations des grands et même de ceux qu'il aime le plus... La Sologne mystérieuse recèle aussi moult secrets de ses habitants...
Il découvre également que les réputations des personnes les plus en vue sont bien vite établies, souvent exagérées, surfaites et parfois totalement injustes…
Pour Paul, grandir au milieu de ces hommes rudes parfois taiseux et de ces femmes dégourdies, avenantes ou bavardes de la terre solognaise se fait dans une totale communion avec la Nature : flore faune, topographie avec les mythes y attenant ; il accède de la sorte à un savoir inestimable où chaque être vivant a sa place et se doit d'être respecté quasi religieusement. Jusqu'au plus profond de ses sources et manifestations, la VIE est vénérée par les plus humbles mais aussi par les plus grands qui ont conscience de leurs responsabilités face à cette prodigalité.
La lecture m'a enthousiasmé, transporté dans cette magnifique région proche du centre de la France
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   06 novembre 2017
Après avoir gagné des milliers de lecteurs avec les récits d’aventures de ses chiens de traîneau et son roman Belle et Sébastien, porté à l’écran, l’aventurier-romancier Nicolas Vanier propose un roman d’apprentissage au cœur de la belle nature de la Sologne, L’école buissonnière.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
prune42prune42   16 février 2018
- Quand j'étais enfant, mon grand-père m'a révélé une chose qui m'a accompagné toute ma vie. Veux-tu la savoir à ton tour ?
- Oui !
- Il m'a dit :"Lis, lis toujours et tu trouveras un secret"
- Quel secret ?
- Le seul qui vaille, celui que chacun porte au fond de soi, petit ou grand.
- Moi aussi j'en ai un ?
- Oui, certainement, et si tu ignores lequel, ce n'est pas grave, il finira pas t'apparaître un jour.
- Mais si on le porte en nous, comment il peut se retrouver dans un livre ?
Le vieil homme se mit à réfléchir, les yeux perdus dans le vague, et Paul s'aperçut qu'il aimait cette manière de prendre son temps, comme si chaque parole méritait d'être pesée. Le comte finit par déclarer :
- Peut-être parce que ce secret façonne ta vision du monde et qu'en réalité tu le découvres dès que tu prêtes attention à ce qui t'entoure. Pour un lecteur, ce sera dans un roman ou un essai, pour un vagabond, ce sera au détour d'un chemin.
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Jeanmarc30Jeanmarc30   04 octobre 2019
- Vois-tu, gamin, y a des façons de chasser comme y a des façons de vivre. Moi, j'peux bien poser mes lacets et troquer un peu d'gibier pour manger, boire un coup et mener mes affaires, mais j'irai jamais faire n'importe quoi, n(importe comment et n'importe quand.
Le gibier, çà se respecte ou t'es plus rien. Poser ta ligne de collets, pêcher ou tirer un faisan, çà demande un peu de jugeote.
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blandine5674blandine5674   07 août 2017
- La solitude ne vous pèse pas trop ?
- Etre seul, j'lai voulu. Tu as dû entendre que j'ai eu une femme, des marmots et même une maison avec un toit. C'était une vie comme tout l'monde.
- Il est arrivé malheur ?
- Rien d'aut' que l'appel de la nature...
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BibliorozBiblioroz   11 mai 2018
Au bout de l’allée forestière, là où la brume avait avalé le monde, quelque chose émergeait lentement, une chimère grandissant comme dans un rêve. Un cerf immense déchira le brouillard, sa ramure était si ample que, pendant un instant, Paul crut que l’ombre l’avait décuplé.
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BibliorozBiblioroz   08 mai 2018
On aurait dit que le train avait épousé la cadence de sa réflexion, car, après avoir traversé les immensités monotones de la Beauce et franchi la Loire, la locomotive pénétra en forêt de Sologne. Jean vit défiler la terre natale de Mathilde, faite de taillis ombreux et d'étangs. Dans le foisonnement végétal, il reconnaissait les pins au vert sombre, le houppier rond des chênes, des charmes ou des châtaigniers, l'éclat blanc de l'écorce des bouleaux frissonnants, et il s'étonnait d'avoir pu oublier cette splendeur.
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Videos de Nicolas Vanier (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nicolas Vanier
La BD adaptée du nouveau film de Nicolas Vanier : Donne-moi des ailes.
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