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ISBN : 2845632576
Éditeur : Xo Editions (02/10/2008)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 122 notes)
Résumé :
Avec ce roman d’aventures mené tambour battant, Nicolas Vanier nous transporte au milieu de territoires sublimes et inconnus.
Attendri par le spectacle d’une louve jouant avec ses louveteaux, Serguei sait qu’il transgresse les lois millénaires de son peuple nomade. Il a en face de lui des loups, les égorgeurs de rennes, les ennemis héréditaires. Il est tenu par son rôle de futur chef de clan de les abattre tous, sans état d’âme. Mais, dans l’insouciance de se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
saphoo
  14 juin 2017
comme tous les livres qui m'ont profondément émue, j'ai beaucoup de mal à livrer un avis. Une lecture tout en émotion, donc, en émerveillement, un vrai dépaysement. Il se trouve quand durant ma lecture, la chaleur était de la partie, du coup, je me suis plongée dans cette Sibérie encore sauvage avec grand plaisir. J'ai voyagé auprès de Serguei et ses loups dont j'ai vraiment apprécié cette fusion, ce partage d'une vie simple, difficile certes mais tellement vraie.
D'ailleurs l'auteur pour accentuer cette richesse et cette beauté immaculée, fait intervenir l'opposé avec le tourisme ravageur, pollueur, les déforestations massives, tant de catastrophes qui à plus ou moins long terme finiront par faire disparaitre ce coin de terre hier encore vierge de cette folie humaine avec sa société de consommation à outrance.
On découvre donc un pays, un peuple, des traditions, et la vie des éleveurs de rennes, et bien sûr un grand moment avec la vie des loups.
J'aime beaucoup cet animal qui garde toujours ce côté mystérieux, mythique qui n'a pas eu peur du grand méchant loup ? On y apprend beaucoup sur son comportement, ses techniques de chasse, leur comportements etc... Un vrai beau et bon roman, pourtant classé jeunesse, je m'y suis sentie apaisée, ressourcée, et à la fois irritée en constant à regret que rien n'échappe à la folie humaine. Que restera t il de tous ces trésors naturel, que restera t il de tous ces peuples nomades, de ces traditions, de cette nature majestueuse ? Ce livre nous fait prendre conscience une fois encore que préserver la nature il en va de notre survie sur cette planète.
Au -delà du côté nature, loup, etc... il y a une belle histoire de famille, d'amour, de solidarité et d'amitié.
Je recommande ce livre à tous les amoureux des grands espaces dans la neige , des amoureux des loups vous y trouverez votre bonheur au sein de ce livre de Nicolas Vanier.
Une belle leçon d'humanité à la clé et un grand moment d'évasion.
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Renatan
  08 juillet 2016
« L'important, c'est d'arriver. Peu importe la durée du voyage »
Sors ton Kanuk et tes bottes à poil, tes mitaines et ta tuque, direction le 66e parallèle de latitude nord du cercle polaire arctique. Douillets s'abstenir…
J'ai ce goût de l'Alaska, du Nunavut et du Grand Nord. Eh oui... Pourquoi me regardez-vous de travers? Parce que tu n'en as pas assez de la neige cinq mois par année, à moins 40, qu'on me dit? Mais non, la neige pour moi, c'est comme un grand poème d'amour. Les flocons dansent dans le ciel, s'épanouissent dans la chute et viennent mourir sur ta joue. C'est pas romantique ça? Je suis une femme d'hiver, née un jour de tempête de neige, en plein coeur d'un janvier frileux. C'est sans doute ce qui a forgé en moi ce goût passionné des extrêmes. Une attirance vers ces bouts de monde à la Sepulveda et Tesson, version sud, version est. Un désir, plus fort que la rage encore, de vivre en harmonie avec la nature sauvage, d'escalader les montagnes ou les pics glaciers, ailleurs qu'au mur d'escalade de la rue du Vieux-Port. Ce goût des aiguilles de pin qui tapissent le sol et l'odeur du feu de bois qu'on regarde s'éteindre jusqu'à la dernière braise. Ce décor figé dans la glace et pour lequel je fonds d'amour…
« La quinzaine de petites tentes luisaient dans la nuit claire, comme des lanternes éclairées de l'intérieur et disposées sur le sol en prévision d'une cérémonie secrète. L'ensemble évoquait un village d'êtres féeriques, tout droit sortis d'une vieille légende. Un voyageur aurait douté de sa réalité... »
Nicolas Vanier, lui, n'a pas peur du froid. Passionné du Grand Nord québécois, il a suivi les traces des Indiens montagnais, puis traversé la péninsule du Labrador, guidé par ses chiens de traîneau et accompagné de ses loups. Il a vécu dans une cabane des Rocheuses et de la Colombie-Britannique, puis parcouru le Yukon jusqu'en Alaska. Voyagé face au vent dans les forêts glacées de Sibérie. Descendu des rivières en radeau de sapin et en canoë jusqu'au détroit de Béring. C'est un voyageur de l'extrême. Extrêmement passionné, infiniment passionnant.
Serguei, 17 ans, est ému par le spectacle d'une louve jouant avec ses petits. de la lueur qui éclaire ses yeux, à la vue du spectacle, il est conscient de violer les lois de son peuple nomade. Pire encore, comme futur chef, il doit les abattre. Il refuse. Rejeté de son clan, il devra survivre seul avec ses « loups », en pleine Sibérie. Les destins se croisent, car le jeune Ohio du « Chant du Grand Nord », 15 ans, sera aussi chassé de son peuple pour les mêmes raisons. Il a refusé de respecter les traditions de sa tribu Nahannis et partira avec ses Huskies. Tous deux sont allés au bout de leurs convictions. Ils ont choisi une vie en solitaire à la mort de leurs plus fidèles compagnons. Leur destin a basculé du jour au lendemain. Et jamais ils ne se sont retournés pour regretter.
« À force de parler à ses loups, il avait l'impression de les entendre lui répondre. Il lisait dans leurs yeux la moindre interrogation, la plus petite peur. Surtout, il y reconnaissait la confiance absolue et permanente qu'il avait fini par conquérir, au prix du renoncement ultime, celui auquel nul être humain n'avait consenti avant lui. L'abandon de tout ce qui, jusque-là, avait fait de lui un homme parmi les hommes. »
Je poursuis mes lectures de Vanier, un peu pour me rappeler les igloos de mon enfance et les gros bonhommes de neige avec un foulard autour du cou. Beaucoup pour ces odeurs de bois dans la cheminée. Énormément, rien que pour sentir la neige qui fond sur la langue. Extrêmement, comme un souvenir de bouts de doigts gelés et d'orteils qu'on ne sent plus. Passionnément, pour toutes les batailles de boules de neige auxquelles je suis imbattable (sourire). Finalement, à la folie, pour le plaisir de boire un grand chocolat chaud avec des guimauves qui flottent à la surface... Miam! Sans oublier les queues de castor au Nutella. Mortel...

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Pixie-Flore
  06 juin 2012
Un monde en retrait, en total symbiose avec la nature, Bayanay comme l'appellent les Evènes, c'est ce que nous raconte avec brio Nicolas Vanier.
Après nous avoir présenté Sergueï, son clan, leur vie puis le conflit intérieur de ce jeune Evène contraint de choisir entre sa famille humaine et sa meute de loups, Mr Vanier nous prouve que cet environnement, si pur, est fragile. Que nos sociétés, avec leur ''modernité'', leurs caprices, pèsent comme un fardeau sur ces étendues où la nature a trouvé refuge.
Détaillée avec grâce et finesse, la contrée sibérienne nous apparaît au fil des pages, hostile mais surtout merveilleusement belle. Nicolas Vanier a su me captiver et m'emmener dans cet univers qu'il connaît si bien et qu'il aime tant. Je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages bien qu'Oksana, avec toute la symbolique qu'elle représente, m'a touché. Mais cela ne m'a pas gêné dans le sens où je me suis attachée au peuple Evène en général.
C'est une réussite, un vrai petit bijou.
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Deslivresetlesmots
  16 juin 2015
J'aime énormément les loups, il était donc difficile pour moi de résister quand j'ai vu ce livre, d'autant que contrairement à de nombreux autres, les loups n'y sont pas décrits comme des tueurs sanguinaires. le livre a été adapté en film en 2009 sous le même titre, Loup. Si je ne me trompe pas, on ne retrouve pas tout le roman dans le film, seulement la première, éventuellement la deuxième partie sur les quatre du livre. Mais il s'agit, selon moi, du meilleur du livre.
Nous suivons donc les aventures de Serguei, fils du chef d'un clan qui vit dans le désert de Sibérie de l'élevage de rennes. Les loups sont donc un danger à éliminer quand ils s'approchent des troupeaux puisque chaque renne perdu représente moins de nourriture et moins de matière première pour les vêtements et les outils. le jeune Serguei, en revanche, ne peut s'empêcher de s'attacher à la meute qu'il rencontre et de jouer avec les louveteaux jusqu'à ce qu'il fasse, plus ou moins, partie de la meute à son tour. Ce secret n'est pas des plus simples à conserver mais si son clan savait, nul doute qu'il serait renié et banni.
Le livre montre donc, avec beaucoup d'aptitude, le comportement des loups face à l'homme qu'il n'a jamais rencontré, mais aussi le quotidien des Évènes, qui vivent avec un grand respect de la nature et avec des coutumes toutes plus intéressantes les unes que les autres. Je n'en sais que peu sur ce peuple, j'espère donc pouvoir croire ce que Nicolas Vanier dépeint. J'ai particulièrement apprécié les quelques mots évènes placés dans le texte. Enfin, le roman montre également le danger auquel ce peuple fait face : l'arrivée des occidentaux qui n'ont aucun respect pour leur Sibérie orientale et qui sont prêts à tout pour faire du profit ou simplement s'amuser. Détruire des forêts, chasser les mouflons ou les loups pour des trophées… rien ne semble pouvoir les arrêter.
Le roman se lit très facilement, mon seul reproche serait que la fin semble un peu bâclée : elle est beaucoup moins travaillée que le reste du roman et tout se passe beaucoup plus rapidement qu'au début. Un changement de rythme qui surprend et qu'on regrette un peu.
Lien : https://deslivresetlesmots.w..
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nannou71
  30 décembre 2015
J'ai beaucoup aimé le film.
J'ai adoré le livre, qui va plus loin que le film (et c'est tant mieux !).
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
silvisilvi   09 avril 2010
extrait page 286 édition pocket

Chanson Evène

"Passer sur le paysage en le caressant.

Les patins du traineau, les hommes et les rennes caressent le lichen.

Ils se nourrissent de ce que ces paysages donnent

Et l'Evène remercie pendant que le renne engraisse.

Et le soleil chauffe.
Et l'eau coule.

Et le lichen repousse, indéfiniment.
Et tout est harmonie.

L'homme, la harde, les grands alpages.........."
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Bellisa55Bellisa55   17 août 2015
S'il voyait plus clair que les autres hommes, s'il distinguait avec une netteté cristalline ce que l'imagination des autres n'arrivait pas à concevoir, c'était parce que ses yeux à lui ne se trouvaient pas au milieu de son visage, mais au fond de son âme.
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joedijoedi   28 mai 2012
Aussi loin que portait le regard, la terre se hissait sur la pointe des pieds pour caresser le ciel. Et dans cette intimité flamboyante où chuchotaient les dieux, l'homme insignifiant n'était que toléré, spectateur silencieux et stupéfait.
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joedijoedi   27 mai 2012
Pour les loups comme pour toutes les bêtes, les choses étaient simples. La vie était claire. On naissait, on chassait, on mourait ... on souffrait parfois, comme Voulka avait souffert - et continuait sans doute de souffrir - de la mort de Torok. Mais on prenait la vie comme elle venait et on continuait de la vivre, jusqu'à ce qu'elle s'arrête. Sans se poser de questions.
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joedijoedi   25 mai 2012
Une fois sous les saules, Voulka, Kitnic et Anouchka firent un gros détour pour attaquer la bête comme s'ils surgissaient des sous-bois. La stratégie consistait à effrayer l'élan pour le faire sortir de la tranchée, puis à le rabattre en direction de Torok et des deux autres louveteaux. Quand l'élan se retrouverait face aux loups, il ferait volte-face pour fuir dans l'autre sens, et tomberait alors sur Voulka et ses petits.
C'était la tactique des meutes depuis l'aube des temps : se diviser en deux groupes afin de prendre la victime en tenaille.
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