AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782742731145
246 pages
Éditeur : Actes Sud (08/02/2001)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Comme chaque année, Klaus, un jeune trappeur, va passer quelques jours dans la cabane de l’ami qui autrefois lui enseigna comment survivre dans le Grand Nord. Ce n’est pas son ami qu’il y trouve, mais la jeune Indienne qui devait devenir la bru de celui-ci. Parti après la mort de son fils, l’homme a disparu. Mais un pilote a repéré des traces de traîneau, loin au nord, là où ne vivent plus ni Indiens ni Eskimos, là où les trappeurs ne s’aventurent jamais. Klaus et l... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Cannetille
  12 février 2021
Comme tous les ans quand s'achève sa saison de chasse, le jeune trappeur Klaus rend visite à son vieil ami Prug, qui lui a tout enseigné du Grand Nord. Mais cette fois, Prug n'est pas au rendez-vous. Après la mort accidentelle de son fils, il a disparu, laissant sa bru indienne seule à la cabane. Un avion ayant repéré des traces loin au nord, Klaus et la jeune femme partent en traîneaux à chiens à la recherche du vieil homme.

Certes, l'histoire est faiblarde et répétitive, Prug déjouant sans cesse la poursuite en rabâchant à l'infini les mêmes pensées folles. Mais elle n'est ici que prétexte à un formidable récit d'aventure et de survie dans les conditions extrêmes du Grand Nord canadien, que vient sublimer l'expérience des expéditions arctiques et des courses en traîneaux de l'auteur. Dans ces paysages grandioses de neige et de glace dont la beauté n'a d'égale que leur dangerosité, blizzards et white-outs s'acharnent à gommer toute possibilité de vie. Par moins 40°C, les doigts gèlent en quelques instants et rendent impuissants à assurer les gestes essentiels. Quand survivre peut dépendre d'allumer un feu, d'abattre du gibier, de préserver ses chiens ou d'éloigner les loups, la moindre erreur et la plus petite inattention s'avèrent fatales à tous les coups, la situation pouvant basculer en une poignée de secondes.

Autant glacé qu'ébloui par l'âpre et périlleuse splendeur de ces solitudes blanches et de leur faune évanescente, le lecteur se retrouve transporté dans un voyage de l'extrême, empli de sensations fortes et habité par la passion de l'auteur. Hymne à la nature, hommage aux peuples indiens et inuits dont on apprendra d'ailleurs qu'ils ne s'entendent guère, ce livre est l'occasion de partager l'ivresse de la course et l'extraordinaire relation du musher avec ses chiens, dans une aventure de tous les dangers, réservée aux seuls plus aguerris et expérimentés.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          744
Marple
  19 juillet 2016
Que se passe-t-il dans les solitudes blanches du Grand Nord ? Des hommes deviennent fous, d'autres tombent amoureux, ou partent pour une grande expédition délirante, ou meurent. Mais tout cela compte finalement assez peu...
Ce qui compte, c'est la solitude blanche, justement, cette vie isolée des trappeurs au milieu des blizzards, des white out, des températures à -50°C, des mains qui gèlent, des loups, des caribous, de la nourriture qui manque et du feu qui peut sauver une vie. Une vie âpre et rude, mais belle et en communion totale avec la nature.
Les descriptions des paysages, des traques et des voyages font rêver. Plus encore, les relations entre les mushers et leurs chiens font pleurer et rire. Sur le traineau ou dans leurs camps, ils s'aiment, se comprennent, s'entraident. Ainsi, les vrais héros de ce roman s'appellent Kernok, Tsutku, Baïkal et sont si beaux quand ils courent dans la neige qu'ils font oublier une histoire un peu faiblarde.
Challenge Petits plaisirs 30/xx et challenge PAL
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          450
nadiouchka
  24 août 2016
Nicolas Vanier, grand voyageur dans les contrées sauvages et polaires du Grand Nord, est également écrivain, pour notre plus grand plaisir, en relatant ses expéditions ou en écrivant, comme ici, avec SOLITUDES BLANCHES, des romans d'aventures.
L'action se passe, bien entendu, dans un paysage d'une beauté et où le blizzard vous coupe le souffle, au pays des Eskimos.
Le trappeur Klaus est venu rendre visite à son ami Prug mais celui-ci, devenu fou, est parti en laissant la belle Ula, une jeune indienne qui devenait devenir sa bellle-fille mais la mort a emporté son futur mari. Prug est-il devenu fou de douleur pour partir ainsi ? Klaus et Ula se lancent à sa recherche en traversant les immensités glaciales du Grand Nord et ses solitudes blanches.
Une course contre la montre est menée car Prug est parti en oubliant un maximum d'objets et de nourriture nécessaires pour sa survie, non seulement la sienne mais aussi celle de ses chiens.
On lit également un amour sans bornes de ces trappeurs envers leurs chiens qui, eux aussi, vouent une passion sans failles pour leurs maîtres et tentent de surmonter le grand froid, la faim, la fatigue (jusqu'à l'épuisement total ou à des blessures) terribles imposés par cette poursuite. le gros problème est que Prug ne comprend pas que c'est son ami Klaus qui le poursuit pour l'aider et dans sa folie il voit des ennemis partout.
On assiste donc à cette poursuite effrénée dans les white out, le blizzard, des températures avoisinant facilement les -50°, des descriptions de ces paysages magnifiques, et l'amour naissant entre Klaus et Ula. Bref, un roman qui touche profondément.
Mais ce qui m'a beaucoup émue, outre l'aventure humaine, l'amitié inébranlable des deux trappeurs, c‘est l'amour fou des mushers et de tous les chiens de traîneaux. Ils sont prêts à tout pour aider leurs maîtres et endurent les pires souffrances.
Je suis une grande admiratrice de Nicolas Vanier pour ses expéditions personnelles. Cet aventurier du Grand Froid a raconté ses grandes courses et, en principe, de les ai toutes lues. Chaque fois, je suis très émue, non seulement par la beauté des contrées traversées mais aussi par ses chiens de traîneaux qui ne manquent pas de m'éblouir. Fervente amoureuse des animaux, ceux-là ne manquent pas de me toucher et je dois avouer qu'il m'arrive d'en vouloir parfois à leur maître quand je vois combien, eux aussi, souffrent mais arrivent à surmonter toutes les douleurs imposées et leurs blessures qui sont assez fréquentes dans ces milieux hostiles.
J'ai relu SOLITUDES BLANCHES pour la énième fois et c'est seulement aujourd'hui que j'ai décidé d'en parler un peu en ne donnant que les grandes lignes car le suspense est angoissant.
Quant à la fin ….il faut lire le livre de ce grand voyageur de l'extrême qui n'avait pas hésité à emmener avec lui, lors de certaines expéditions, d'abord sa fille Montaine alors âgée de seulement un an et demi (expédition dont il a écrit un livre L'ENFANT DES NEIGES). Pour cette aventure il était également parti avec sa femme Diane qui lui a toujours fait confiance. Il n'avait pas hésité, non plus, à emmener son benjamin CÔME (alors qu'il avait dix ans) dans une odyssée.
Donc, un très grand explorateur et un bon conteur que j'admire énormément comme tous ceux qui tentent de pareilles aventures, sans peur du danger et des conditions insurmontables à une personne non initiée.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          304
boubou4431
  22 septembre 2019
Le titre révèle le déroulement de l'histoire. Solitude ... folie ... découverte du grand Nord et de ses pièges. Ce livre nous entraîne dans le grand froid qui trouble les héros et les fait souffrir.
Commenter  J’apprécie          00
AurelieDeLivreMois
  20 septembre 2015
Un savant mélange d'imaginaire, de suspense et de romance dans un décor de banquise...
Lien : https://www.livre-mois.fr/li..
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   02 juillet 2017
La toundra après un blizzard ressemble à une mer d’huile après une tempête. On s’imagine mal qu’il s’agit du même paysage. La toundra, après avoir tout tenté pour rejeter l’homme qui a osé pénétrer dans son monde, semble vouloir le séduire en lui montrant ce qu’elle a de plus beau, son immensité vierge, cette solitude infinie, ces champs de neige immaculée sur lesquels coule une lumière douce, mélange de bleu et de rose, parfois de mauve. Alors, après avoir été rejeté de ce no man’s land désertique, l’homme est frappé, ému par tant de grandeur qui semble avoir été faite pour lui seul.
P.211
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          142
nadiouchkanadiouchka   04 février 2020
Les loups, d’instinct, n’attaquent jamais un homme en pleine possession de ses moyens. Ils se contentent de le suivre, en attendant une occasion qui le rendra vulnérable. C’est ce que la meute avait fait et Prug l’avait prévu.
Il attendait, très sûr de lui, maîtrisant les battements de son cœur qui s’étaient légèrement accélérés. Admiratif aussi car Prug vouait au loup une véritable vénération. Aujourd’hui il allait tuer, mais souvent, bien que les peaux vaillent cher, il se contentait de les observer. Les loups le fascinaient.
P.145
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
nadiouchkanadiouchka   24 août 2016
Il s’était préparé pour ce grand voyage en quelques heures. Il avait pris sa carabine mais avait oublié son fusil pour les perdrix. Cela ne lui était jamais arrivé. Il n’avait même pas laissé de message, rien. A vrai dire, en partant, il ne savait plus très bien où il allait.
Il était parti comme ça, comme pour une course de quelques heures en forêt.
Les chiens, eux-mêmes, ne comprenaient plus ce qu’il voulait. Beaucoup de ses ordres se contredisaient et ce n’était pas dans ses habitudes, bien au contraire, toute la force de son attelage résidait dans la complicité régnant entre le musher et ses chiens. P.33
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
nadiouchkanadiouchka   25 août 2016
Il voulait encore marcher jusqu’au soir et craignait de trop bourrer ses huskies.
- Quand y sont gonflés, y sont plus bons à rien, juste à dormir.
D’autre part, c’était idiot de laisser aux loups de la nourriture aussi précieuse.
- Et puis, ces salauds-là pourraient en profiter. (...)
Avant de partir, il jeta au loin quelques os et autres déchets afin qu’ils soient vite repérés par les grands corbeaux puis par les loups.
- Quand y arriveront, y restera même pas de quoi bourrer une pipe. Et puis Prug éclata de rire à l’idée que ses poursuivants allaient peut-être crever de faim derrière lui.
- Ha, les cons, les cons, y savent pas à qui y ont affaire, ça non ! P.62/63
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
nadiouchkanadiouchka   18 septembre 2018
Le cœur de Klaus se serra à l’idée qu’il allait bientôt dépasser la tree’s line, une frontière inscrite en pointillés sur les cartes, au nord de laquelle on ne trouve plus d’arbres. P.160
Commenter  J’apprécie          230

Videos de Nicolas Vanier (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nicolas Vanier
La BD adaptée du nouveau film de Nicolas Vanier : Donne-moi des ailes.
Disponible en librairie !
? Suivez-nous sur Facebook : https://www.facebook.com/GlenatBD/ ? Suivez-nous sur Twitter : https://twitter.com/GlenatBD
autres livres classés : grand nord canadienVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Vous aimez ce livre ? Babelio vous suggère




Quiz Voir plus

''Loup'' de Nicolas Vanier

Quelle distinction est attribuée à Sergueï ?

Il devient chaman
Il devient gardien de la grande harde
Il devient chef de clan

10 questions
25 lecteurs ont répondu
Thème : Loup de Nicolas VanierCréer un quiz sur ce livre