AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres

Thierry Groensteen (Traducteur)Hélène Robbe (Traducteur)
EAN : 9782742773305
60 pages
Actes Sud (09/04/2008)
4.2/5   22 notes
Résumé :
Premier volet d'un diptyque, La Jeune Fille et le nègre est une histoire d'amour entre Sophie, une jeune belge, étudiante en économie, et Abou, un demandeur d'asile togolais. Mais, pour une fois, c'est à travers les yeux d'un père et d'une mère que cet amour-là nous est conté. Le sujet sensible des sans-papiers est abordé ici par le biais d'une chronique familiale. Judith Vanistendael montre comment la méfiance, voire l'hostilité initiale s'estompe peu à peu pour fa... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Erik_
  16 novembre 2020
La première partie de ce diptyque est fort réussie car elle montre l'histoire d'amour d'une jeune belge avec un togolais demandeur d'asile politique mais aux yeux de ses parents qui tiennent à elle. L'angle de vue nous permettra d'aborder en confiance cette chronique familial sur fond de la question sensible et épineuse des étrangers qui demande le droit de séjourner en Europe. C'est très enthousiaste et optimiste malgré tout.
Le second tome est beaucoup plus triste car ce couple s'est quitté et dix ans ont passé. Il n'y aura pas d'happy-end comme dans les comédies romantiques alors que le ton du premier tome était souvent à l'humour. le second est beaucoup plus sombre et nous apporte des éléments de réponse sur des questions laissées en suspend.
Cette oeuvre n'est pas un manifeste politique pour la défense des demandeurs d'asile. Cela va plus loin que ces considérations. C'est d'abord la relation amoureuse qui est abordée ainsi que les souffrances qu'elle peut générer. Une bd en noir et blanc: normal pour l'occasion...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
paulotlet
  27 mai 2013
Ce superbe roman graphique de Judith Vanistendael traite de l'accueil des réfugiés dans les pays occidentaux. En fait d'accueil, Abou subit surtout les tracasseries de l'office des étrangers, les interrogatoires policiers et le regard réprobateur des honnêtes gens. Avec beaucoup de justesse, l'auteur évoque les réactions des uns et des autres sans épargner personne. Pas même ce père, journaliste de gauche, progressiste et à l'esprit ouvert, dont la première réaction est de se demander si ce Togolais est bien ce qu'il prétend être et s'il n'est pas occupé à se servir de sa fille pour obtenir un titre de séjour. La Jeune fille et le nègre est un livre touchant, juste et dérangeant, tant nous nous reconnaissons dans certaines pages en costume de petits blancs. le dessin très stylisé et très noir, qu'on dirait jeté en vrac dans des cases trop petites, sert admirablement le propos.
Commenter  J’apprécie          00
ChezLo
  10 janvier 2014
Sophie tombe amoureuse d'Abou, un demandeur d'asile venu du Togo en France. Ils vivent leur histoire d'amour, une histoire rendue difficile par les contraintes administratives d'un pays d'Europe pour les réfugiés, par les différences culturelles, par les préjugés des parents et de l'entourage de Sophie. Où s'arrête la sincérité, où commence le jeu ? Quelle est la solution ultime pour permettre à Abou de rester sur le territoire belge et à leur histoire de se poursuivre ?
Un récit autobiographique en noir et blanc, esquissé avec passion. Les deux tomes se superposent : le second tome revient sur la même histoire, reprenant la chronologie en y apportant plus de détails, d'explications, par le récit de Sophie à sa fille Babette. le premier tome est plutôt le récit du père, que Judith Vanistendael a réellement reporté en BD, son père ayant publié un roman au préalable. Une construction rare, à défaut d'être très utile.
Les questionnements de Sophie sont bien rendus, la détresse d'Abou également. Manque cependant les explications plus claires de leur séparation mais là n'est pas l'essentiel du propos. le point de vue du père, et l'évolution de celui de la mère de Sophie ont une leur importance. (............)
Lien : http://chezlorraine.blogspot..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
vdujardin
  16 juin 2012
L'histoire : à Bruxelles, à partir de 1995. Sophie, jeune Bruxelloise, tombe amoureuse d'Abou, un Togolais demandeur d'asile. Domicilié d'abord au "château", grand centre d'accueil. La mère de Sophie se renseigne sur le Togo, le père est sceptique. Mais les parents de Sophie décident que le couple peut venir habiter chez eux, dans l'ancien grenier. La demande de papiers d'Abou traîne, aura-t-elle une suite favorable?
Mon avis : un dessin en noir et blanc, je ne suis pas fan du graphisme. En revanche, le scénario est bien monté, le récit se fait du point de vue du père de famille, d'abord très sceptique et qui peu à peu s'implique dans cette demande d'asile. En annexe, deux pages donnent la procédure de demande d'asile en Belgique et en France. Retrouvez la suite dans le tome 2, Babette et Sophie.
Lien : http://vdujardin.com/blog/ar..
Commenter  J’apprécie          11

Citations et extraits (3) Ajouter une citation
paulotletpaulotlet   29 mai 2013
- Heu Sophie. Où est Abou?
- Au CPAS de Pont-à-Celles pour son allocation.
- Pont-à-Celles? C'est du côté de Charleroi.
- Tu sais bien que les réfugiés sont dispersés dans tous les bureaux du pays.
- On ne pouvait pas le payer dans notre propre commune? C'est la plus riche de tout le pays. Et à Pont-à-Celles la moitié des gens n'ont pas de boulot.! Je n'exagère même pas.
- Ah oui mais les chômeurs ne dépendent pas du CPAS.
-Voilà que tu parles comme un formulaire!
- Ben je ne fais que répéter ce qu'ils disent au guichet...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
ChezLoChezLo   10 janvier 2014
- Le problème ? mais TOUT ! Ce sont des demandeurs d’asile Sophie, tu ne connais pas leur passé. Et précaires…
- Abou ?? A-bou…Abou ?? Pas un TURC quand même… Ou un Marocain.
Commenter  J’apprécie          10
Erik_Erik_   16 novembre 2020
Et dire que pour confectionner les fameuses têtes de nègres, il fallait fouetter des blancs.
Commenter  J’apprécie          00

Videos de Judith Vanistendael (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Judith Vanistendael
Quel mois de novembre ! Quel grand mois de novembre ! Il commencera par la fin de Mattéo, la grande saga historique de Jean-Pierre Gibrat, il marquera le grand retour d'Emmanuel Lepage avec Cache-cache bâton, 5 ans après Ar-Men, l'arrivée de Ginenèz et de Judith Vanistendael chez Futuropolis, et celle de Troubs dans notre collection de grands textes illustrés. Vous avez dit fête ?!?!? Oui, c'est fête !
autres livres classés : immigrationVoir plus
Notre sélection Bande dessinée Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Les personnages de Tintin

Je suis un physicien tête-en-l'air et un peu dur d'oreille. J'apparais pour la première fois dans "Le Trésor de Rackham le Rouge". Mon personnage est inspiré d'Auguste Piccard (un physicien suisse concepteur du bathyscaphe) à qui je ressemble physiquement, mais j'ai fait mieux que mon modèle : je suis à l'origine d'un ambitieux programme d'exploration lunaire.

Tintin
Milou
Le Capitaine Haddock
Le Professeur Tournesol
Dupond et Dupont
Le Général Alcazar
L'émir Ben Kalish Ezab
La Castafiore
Oliveira da Figueira
Séraphin Lampion
Le docteur Müller
Nestor
Rastapopoulos
Le colonel Sponsz
Tchang

15 questions
4536 lecteurs ont répondu
Thèmes : bd franco-belge , bande dessinée , bd jeunesse , bd belge , bande dessinée aventure , aventure jeunesse , tintinophile , ligne claire , personnages , Personnages fictifsCréer un quiz sur ce livre