AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2266264443
Éditeur : Pocket Jeunesse (30/11/-1)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 114 notes)
Résumé :
Elia est une passeuse d'âmes, un être sans émotions. Elle doit exécuter ceux qui sont devenus des poids pour la société : personnes âgées, malades, opposants au régimes...
Mais un jour, elle ne parvient plus à obéir aux ordres et s'enfuit dans la région la plus déshéritée du pays... là où les passeurs d'âmes sont considérés comme les pires ennemis. Au plus profond d'immenses mines à ciel ouvert, elle découvrira, telle une pépite, une destinée qui la dépasse.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (78) Voir plus Ajouter une critique
book-en-stock
  01 novembre 2016
La couverture splendide nous emporte déjà dans un univers spécifique. On sent que l'air y sera glacial mais que la couleur orangée apportera une singularité propre. le titre énigmatique finit de nous pousser à tourner la première page.
Marie Vareille a créé un nouveau monde avec ses propres règles, ses coutumes, son vocabulaire et ses dangers aussi. Trois castes le peuplent qui ne peuvent/ doivent jamais se mélanger. Elia a seize ans et la communauté l'a placée dans le rôle de passeuse d'âmes: elle euthanasie ceux qui ont fini leur parcours utile dans la communauté. Un jour, toutefois, elle va épargner un jeune de caste inférieure et elle va en payer le prix fort, obligée de fuir et se cacher. Elia va alors découvrir des vérités insoupçonnées que lui avait masqué son éducation.
C'est un roman initiatique s'il en est car Elia va subitement descendre de la caste la plus haute à la plus basse, et se retrouver au milieu de ceux qui vivent sous terre et souffre de misère. Son caractère décidé et autonome l'aidera à survivre, elle qui ne s'est jamais sentie à sa place. Au fil de rencontres plus ou moins heureuses, elle découvrira son passé, le passé de son peuple aussi et la vraie histoire qui la concerne. Au bout des 313 pages, on attend toutefois une suite car les aventures ne font que commencer…
Le monde créé par l'auteur est une véritable construction originale, pensée et orchestrée. J'ai aimé cette imagination qui permet au récit d'exister pleinement. Les personnages sont fortement caractérisés et très crédibles, chacun ayant un objectif précis qui le guide.
Les thématiques principales sont le droit à la différence, les relations aux autres (avec la famille, l'amitié), le droit individuel et le bien collectif.
Un roman récréatif de par l'univers fictif qu'il nous offre, qui nous fait toutefois réfléchir à des questions essentielles.
A ne pas manquer!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          302
Saiwhisper
  12 juin 2016
Avant tout, je tiens à remercier Mikasa34 sans qui je n'aurais pas découvert le monde d'Elia. Sa critique m'a vraiment donné envie d'acheter cet ouvrage. Ce dernier m'avait déjà donné envie grâce à sa vidéo de lancement... La sublime couverture d'Alexandre Chaudret et Mikasa ont fait le reste ! Je ne regrette pas cette acquisition que j'ai dévoré en moins de vingt-quatre heures tant j'étais plongée dans l'intrigue... C'est indéniablement un coup de coeur que je recommande chaudement aux passionnés du genre "young adult" ou "dystopie".
L'univers est l'un des gros points forts de cet ouvrage. L'histoire se déroule à Tasma, la terre élue, le seul endroit qui n'a pas été détruit suite à la Guerre et où une poignée d'humains subsistent. Dans ce nouveau monde, les survivants sont répartis selon trois castes qui interdisent tout contact physique : les Nosobas (les serviteurs qui vivent dans la déchéance), les Askaris (les commerçants, un groupe que j'espère voir de plus près dans la suite de la série) et les Kornésiens (l'élite : ils gouvernent et ont la main mise sur tout). Même si elle était une passeuse d'âme (une personne qui accompagne les gens dans la mort), la jeune Elia faisait partie de la troisième catégorie. Elle a donc eut une vie de luxe et ne se doutait pas du tel écart qu'il y a entre les Kornésiens et le reste...
Une fois ses oeillères retirées, elle va découvrir à quel point elle était dans le mensonge. J'ai beaucoup aimé le fait que les différences sociales soient pointées du doigt. Elles sont vraiment révoltantes, en particulier pour les Nosobas qui sont presque considérés comme du bétail. Ce groupe n'a plus aucune dignité humaine : un Nosoba n'a pas de toit (ils vivent sous terre), n'a pas toujours un nid douillet, ni de repas réguliers ou de soins corrects (l'aspirine est une denrée très rare et les malades utilisent surtout du Redmoon, une terrible drogue)... Et je ne parle même pas des conditions de travail ou de la paye ! A cause du système, cette caste a perdu son humanité. Ce sont des moins que rien...
De toute manière, ils n'ont pas leur mot à dire, car l'individu n'est rien... Seule la Communauté compte. C'est un véritable endoctrinement. Qu'importe leurs origines, tous les citoyens savent qu'il faut agir pour perpétuer l'harmonie collective. Cette idée est poussée jusqu'au bout : même le sport "solitaire" comme l'endurance/la course est interdit. C'est un sport jugé "égoïste", car il n'est pas pratiqué en groupe.
Heureusement, une révolte gronde... J'ai hâte de voir ce que Marie Vareille va nous réserver du côté des castes ! Ceux qui ne respectent pas la collectivité sont tout simplement abattus. Tel est le rôle des passeurs d'âmes : tuer ceux qui sont jugés inutiles ou qui mettent en danger l'équilibre collectif. Cet univers sombre et collectif m'a passionnée.
En plus d'un monde riche et intéressant, les protagonistes sont tous très touchants... A commencer par l'héroïne, Elia, une petite rouquine frêle et courageuse. Difficile de ne pas s'attacher à elle. Son caractère m'a beaucoup plu : elle est entêtée et combattive, cependant elle n'est pas "badass" comme la plupart des héroïnes de l'univers ado. Elle n'a pas le dessus sur les hommes, est totalement déboussolée par ce changement de caste et ressent énormément d'émotions. Elle m'a fait songer à Ivy (personnage de la saga d'Amy Engel). Elle est loin de l'archétype de la fille puissante, sans émotion qui réussit tout ce qu'elle désire. Elia se bat pour survivre, fait des erreurs et apprend. J'ai pris beaucoup de plaisir à la suivre même si certaines révélations la concernant ne m'ont pas surprise.
Ses compagnons (Tim, Solstan et Arhia) sont également très attachants. Ils apportent beaucoup au récit et sont suffisamment bien développés pour que l'on souhaite en savoir davantage sur eux. En revanche, je dois avouer que la romance (et certainement un futur triangle amoureux) ne m'a pas marquée. le second roman fera certainement évoluer cela... J'espère que l'on entrera pas trop dans les clichés !
Les autres personnages (famille, entourage) valent également le détour, qu'ils soient amicaux ou non. Ces derniers ont déjà malmené les quatre héros, cependant je pense que la plupart de ces rencontres ne seront pas oubliées (je songe en particulier à la vieille Noriaxis, Herxorn ou encore Dron qui n'en a pas fini avec sa "princesse"...). L'auteure n'a pas abattu toutes ses cartes : nul doute que la plupart de ces protagonistes referont une apparition...
De coutume, je ne suis pas spécialement fan des prophéties (que ce soit dans les dystopies ou le genre Fantasy). A chaque fois c'est la même chose : le destin de l'humanité ne compte que sur une seule personne qui va TOUT changer à elle tout seule... Oh, s'il vous plaît, pas de ça... C'est du vu et revu... Heureusement, la prophétie n'apparaît que tard dans le roman (ou sur la quatrième de couverture). de plus, j'ai été suffisamment séduite par l'univers et les personnages pour ne pas être rebutée. J'ai donc été agréablement surprise et suis même curieuse de savoir ce que va faire Elia et ses amis...
La plume de l'auteure est vraiment additive. Fluide, poétique et agréable, j'ai été transportée par ce récit dynamique qui n'a rien à envie aux sagas ados/young-adult actuellement adaptées au cinéma. Les documents d'archive qui se trouvent entre chaque chapitre sont comme les schémas de la série "Phobos" de Victor Dixen : ils apportent un véritable "plus" au roman. C'est un atout indéniable qui permet au lecteur de s'imprégner davantage à l'univers de l'auteur. Même si certaines scènes ou révélations sont attendues, ce fut une lecture très plaisante ! J'attends beaucoup de la suite et espère passer un aussi bon moment qu'avec ce premier tome. Vivement le tome deux ! E. C.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          92
Hillel
  10 juin 2016
J'ai été attirée par cette couverture, tout en me disant qu'elle faisait assez jeunesse, et qu'elle nous présentait encore une fois une héroïne rousse... Une de plus! la littérature jeunesse est envahie de rousses ! J'avais lu quelques bons avis, alors je me suis lancée dans le roman, premier tome d'une série, sans trop attendre quelque chose d'extraordinaire. Et puis ce fut finalement un véritable coup de coeur !
Je suis tombée sous le charme d'Elia, de cet univers terrible, de cette aventure au coeur d'un monde post apocalypse, de cette dystopie dramatique et envoûtante. Je suis tombée sous le charme de tous les personnages secondaires, du rythme sans répit, des choix audacieux narratifs, et j'ai englouti le roman en une journée complètement frustrée de ne pouvoir continuer le tome 2.
Me voilà embarquée par une bonne dystopie pour adolescents de la trempe de la série "Legend" de Mari Lu, ou encore de "Red Queen" et du déjà classique "Hunger games". Une de ces dystopies qui vous embarque dés la première page sans vous lâcher jusqu'à arriver à la dernière. Un de ces récits captivant et à la fois émouvant par tant de noirceur, qui vous prend aux tripes et vous plonge dans la noirceur de destins tourmentés, dans l'héroïsme et le courage de personnages attachants et touchants. Pas de fanfreluches, pas d'histoire d'amour, pas de rose bonbon, mais du drame, du chaos, de l'injustice, de la souffrance.
Dans ce tableau noir Elia est une jeune fille qui découvre au fil de sa mésaventure qui elle est et ce qu'elle veut faire de sa vie. Elle devient une rebelle de plus en plus affirmée du début à la fin du récit. Entre la jeune fille soumise du début et celle prête à tout de la fin, Elia en fait du chemin. A travers elle, nous découvrons les abysses des Nosobos, ces êtres exploités et affamés tels des esclaves d'une société dictatoriale et inégalitaire. Elia qui vient d'un monde protégé, de la caste supérieure, celle des dirigeants vivait dans le confort, ne souffrant que des railleries de ses camarades sur ses cheveux camouflés, sa solitude ou son travail de chasseuse d'âme. Malgré tout elle se sent plutôt heureuse auprès de son père et de sa petite soeur. Jusqu'au jour où un de ses actes va faire basculer sa vie. Tout son monde va s'écrouler, elle deviendra en un clin d'oeil une fugitive, une Nosobas. Elle connaîtra le travail dans la mine, la faim, la souffrance, mais découvrira un autre aspect de la société, de Tasma, cet îlot préservé des guerres qui ont anéantie la Terre. Elle découvrira la chaleur humaine, les mains tendues, l'affection...
C'est une dystopie haletante. Nous suivons Elia dans ses malheurs. Pas un chapitre ne se passe sans qu'il ne se passe quelque chose qui ne nous tienne en haleine.
Elia découvrira quelque chose qu'elle n'a jamais connu, l'amitié, la solidarité, l'entraide. Et à travers sa fuite nous nous attachons à Tim, Arya, et Solstan. Une équipe. Une bande d'amis soudée comme une famille. On sent qu'une histoire d'amour peut naître de ce quatuor, mais rien ne s'affirme, cela reste très secondaire, derrière une aventure bien plus grande. Et j'ai réellement envie de lire la suite pour savoir si l'auteur va faire naître des sentiments plus affirmés chez ses personnages... Mais rien de sûr car l'auteur malmène ses héros qui n'ont pas une seconde de répit pour penser à autre chose que survivre. Mais elle nous glisse finement quelques petits indices, quelques regards, quelques gestes ou paroles qui sous entendent autre chose... et c'est cela que j'aime, aucune effusion, aucune histoire d'amour qui part en un clin d'oeil, mais des personnages pudiques et maladroits, brefs assez crédibles.
J'ai passé un très bon moment. je n'ai pas trouvé finalement ce titre trop jeunesse, mais bien mené, bien écrit et captivant, je donne ainsi, sans hésitation, mon coup de coeur !

Lien : http://leslivresdalily.blogs..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
Mikasabouquine
  06 juin 2016
C'est la couverture de ce livre et son titre qui m'ont attiré dans un premier temps. Et je me suis dit : "Waouh ça a l'air génial, cette rousse sur la couverture a l'air d'être une sacré guerrière avec du charisme". Puis la quatrième de couverture a fini de me convaincre. Je me projetais déjà dans un monde à la Pierre Bottero aux côtés d'une nouvelle Ellana. Trop contente! Un bon livre de fantasy m'attendais...!
Puis j'ai vu le teaser sur le facebook de pkj et je me suis dis : "Tiens il y a un côté dystopie aussi on dirait bien..."
Et bien oui! Et même bien plus qu'un côté! C'EST une dystopie! Je me suis fait avoir! Je ne m'attendais pas du tout à cette histoire!
Nous sommes dans le futur, une terrible guerre de 100ans s'est produite, le monde est détruit et seul une étroite parcelle de terre est encore habitable . Tout le reste a été noyé sous les océans. Pour rétablir l'ordre et la discipline et ainsi la paix, il a été décidé de "retourner en arrière" en créant des castes. Les différences des droits entre les classes sociales son énormes, les conditions de vie des plus pauvres sont celles de l'esclavage. L'individualisme est banni pour tous afin que personne ne puisse penser par soi-même et que tous est le même but : celui du bien de la communauté. Car c'est l'égalité des hommes de l'ancien monde (le notre) qui a provoquer la guerre puisque que chacun pouvait penser par soi-même et donc avoir son propre avis et donc avoir des différences d'opinions...
J'ai été happée par l'histoire assez rapidement. Dès le début on nous dévoile un monde complexe et recherché. Les premières pages sont un peu déstabilisantes car on ne sait pas où on est. Ce monde nous est inconnu, l'auteur a créé un vocabulaire particulier pour son ouvrage que se soit pour les noms des personnages, ceux des castes, des lieux ...etc... Et comme on commence directement dans l'action il y a un tout petit temps d'adaptation. Mais les explications arrivent très vite et au fur et à mesure du texte.
En parlant d'explications d'ailleurs, de temps en temps dans le livre sont semés des morceaux du "livre de conduite" ou du "texte de lois" (appelez le comme vous le voulez) que doivent suivre les castes. Et ce type d'intervention rend l'histoire encore plus concrète je trouve, ça lui donne du poids.

Même si certains événements de l'histoire sont clairement prévisibles (seul point négatif de ce livre pour moi), certains passages maintiennent tout de même le suspense.
Les personnages sont profonds et intéressants, ils m'ont touchés. La vie à la mine (pour la caste la plus pauvre) est très dure et sans pitié. Ils sont payés au lance pierre et sont parfois obligés de se droguer pour supporter les vapeurs toxiques. La faim est terrible. On vit avec eux cette situation dramatique. Bref j'ai été happée! Commencé hier et fini hier!
Un autre point positif, NE SURTOUT PAS LIRE LA SUITE SI VOUS COMPTEZ LIRE CE LIVRE
En conclusion un très bon moment de lecture!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          92
Ashallayne
  19 janvier 2019
Un roman qui se lit vite, mais qui ne sort pas des sentiers battus malgré quelques touches d'originalité.
Le monde tel qu'on le connaît a été ravagé par les guerres et le dérèglement climatique il y a un millénaire (si je ne me trompe pas). Seule la terre de Tasma est dorénavant habitable. Les survivants et fondateurs de la nouvelle civilisation ont instauré une Communauté basée sur un système de castes : les Kornésiens sont censés être l'élite privilégiée et dirigeante, les Askaris forment la caste commerçante, et les Nosobas sont les esclaves, les moins que riens, les pestiférés qui n'ont pas leur mot à dire et qui vivent dans des conditions indécentes.
Elia est une ado kornésienne, complètement lobotomisée comme tous ceux qui l'entourent. Elle ne voit pas de mal dans le système de fonctionnement de la Communauté puisqu'on leur répète depuis leur plus jeune âge qu'il n'y a pas d'alternatives possibles. de plus, les Nosobas sont diabolisés et rabaissés à l'extrême. Il ne faut pas les toucher parce qu'ils sont impurs et porteurs de maladie, s'ils sont la caste inférieure, c'est pour une bonne raison, ils ne sont pas humains, et encore d'autres bêtises du même genre u'on retrouve dans tous les régimes basés sur l'endoctrinement.
Par ailleurs, Elia n'est pas tout à fait normale, elle est Passeuse d'âmes. En gros, une mutation génétique serait responsable d'une certaine tendance à la violence et au sadisme chez certains individus, et comme la Communauté est miséricordieuse, elle a décidé de faire usage de tous les dons à disposition, y compris celui de tuer. de fait, les personnes devenues trop faibles et inutiles à la société sont envoyées à l'hôpital pour y être euthanasiées par les Passeurs. Sympa hein ?
Un jour, des Nosobas s'introduisent dans l'hôpital où travaille Elia pour voler des médicaments et sont immédiatement condamnés à mort (pour de l'aspirine les gars). L'un d'entre eux est confié à Elia, mais avant qu'elle ait pu le tuer, il la convainc de le laisser partir car son frère malade a besoin de lui. Forte de son lien presque fusionnel avec sa soeur, et quelque peu chamboulée par l'injustice de la mise à mort du garçon, elle l'aide finalement à s'enfuir.
Mais ce n'est bien sûr pas sans conséquence et le gouvernement décide d'éliminer Elia pour avoir désobéi.
Pour la sauver, son père avec qui elle n'a jamais été proche, la tatoue du signe des Nosobas et l'envoie dans les mines reculées de Tasma, où règne la misère mais où personne ne devrait penser à venir l'y trouver.
Commence alors son périple plus que mouvementé vers les mines, face à l'hostilité des autres, tout ça pour un simple tatouage et un brassard de Nosoba. Elle réalise progressivement l'absurdité et l'injustice des castes, d'autant qu'elle va se lier d'amitié avec des Nosobas.
Le pitch m'intéressait pas mal, et comme l'écriture est très fluide, ce livre s'est lu très rapidement.
J'ai bien aimé l'idée de cet univers, mais j'aurais préféré qu'il soit plus développé. J'aurais voulu en savoir plus sur les origines de la Communauté, du moins plus que les quelques faits qu'on nous rapporte.
J'ai eu une impression de trop peu, tout se passe très vite, et les personnages ne sont pas non plus très développés.
On est trop dans la tête d'Elia, qui est beaucoup trop naïve. Elle m'a fait lever les yeux au ciel parce qu'elle ne réfléchit pas, ou sinon elle ne le fait qu'après coup.
Quand elle décide de s'enrôler pour sauver sa petite soeur, elle ne se laisse même pas plusieurs jours pour y réfléchir, voir s'il n'y a pas une autre stratégie à adopter. Et une fois qu'elle aura retrouvé sa soeur, qu'est-ce qu'elle fera ? Elle sera complètement coincée. Enfin je suppose que non, vu qu'il reste quand même deux tomes et qu'elle est censée être l'élue d'une prophétie. Elle n'est pas très maligne d'ailleurs, parce qu'après avoir entendu parler deux fois de cette prophétie, s'être fait appeler "l'élue" et voir un gars changer radicalement de comportement en voyant ses cheveux (elle est rousse la demoiselle, et apparemment c'est très très très rare), la tabassant puis finalement l'aidant à s'échapper, elle aurait dû se poser des questions. Mais non.
Autre reproche : ce livre s'appelle bien "Elia, la passeuse d'âmes", mais le fait qu'elle soit passeuse d'âmes est relégué au second voire au troisième plan. Ok elle en là parce qu'elle était au mauvais endroit au mauvais moment à cause de son statut de Passeuse, mais sinon dans la suite on s'en fiche. Elle ne présente même pas les caractéristiques des Passeurs.
Les chapitres sont entrecoupés par des extraits de textes ou d'études qui révèlent jusqu'où va l'endoctrinement des gens, et toute l'absurdité et l'horreur qui va avec. J'ai bien aimé ces passages.
En définitive, c'este un roman qui se lit plutôt plutôt bien, mais qui aurait pu être plus étoffé et qui prend parfois des raccourcis.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
MikasabouquineMikasabouquine   06 juin 2016
- Tu m'as laissé faire? Tu m'as laissé te battre?
Il pencha la tête sur le côté et eut un sourire fatigué.
- J'aimerai pouvoir te dire oui, Petite, ça ne me fait pas plaisir de m'être laissé battre par un poids-plume comme toi.
Elle mâchait lentement pour essayer de faire disparaître la faim, tout en tentant de déceler sur son visage s'il disait la vérité, mais il ne cilla pas.
- Je crois que j'aurai pu te tuer.
- Si c'est vrai, c'est bien, ça veut dire que tu commences enfin à comprendre comment ça marche.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
bykissbykiss   26 mai 2016
Règle 1 : les êtres humain ne naissent pas libres et égaux en dignité et en droit. Chacun a pour devoir envers la communauté de respecter sans la questionner, la place qui lui est attribuée en fonction de sa naissance. [...]
Règle 2 : la communauté est tout, l'individu n'est rien. Il ne sert qu'à faire prospérer la société dans son ensemble. Chacun a été créé pour une raison. Les Nosobas pour servir, les Askaris pour commercer, les Kornésiens pour penser et gouverner... [...]
Règle 3 : l'ordre est l'essence du bonheur. Le respect absolu des règles est la base du bien commun, tout écart des commandements d'Hubohn représente un pas vers la destruction de la communauté et sera puni comme tel. [...]
Règle 4 : pour éviter la propagation de maladies impures au sein des castes supérieures, tout contact physique entre deux membres de classes différentes est strictement interdit.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
MikasabouquineMikasabouquine   06 juin 2016
Pour la première fois depuis le début de l'entretien, Solstan fit un pas pour défendre Elia, mais il s'arrêta, conscient que c'était inutile. Pendant quelques secondes il perdit de sa superbe, son insolence laissa place à une rage impuissante et son expression n'échappa pas à Herxorn qui ne put retenir un sourire satisfait.
Commenter  J’apprécie          80
SaiwhisperSaiwhisper   11 juin 2016
Elle se planta devant l’estrade, leva la tête et Proditor fut frappé par la petite lueur dissimulée sous l’apparente banalité de ses yeux gris. Une lueur qui contenait plus de détermination qu’il n’y avait de neige dans le désert de Tasma, qui reflétait la pureté du ciel et l’éclat brûlant du soleil. Le genre de lumière, il le savait bien, impossible à éteindre.
Commenter  J’apprécie          70
SaiwhisperSaiwhisper   12 juin 2016
- La solitude est mauvaise, elle mène à l'égoïsme, l'égoïsme mène à l'individualisme et l'individualisme mène à la destruction et au chaos.
Elia hocha la tête, toute son enfance elle avait entendu ce type de discours. "Ne reste pas seule, partage la vie du groupe, l'individu n'est rien, la Communauté est tout." Mais aussi dérangeant cela soit-il et bien qu'elle n'ait jamais osé l'avouer à qui que ce soit, elle ne se sentait à l'aise qu'isolée des autres.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Videos de Marie Vareille (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marie Vareille
À l'occasion des 5 ans des éditions Charleston, Karine Bailly de Robien, directrice générale adjointe, vous explique la création cette maison d'édition en 2013 ?
Elle revient également sur la création du Prix du Livre Romantique : vous avez jusqu'au 16 septembre pour participer à l'édition 2019 : http://editionscharleston.fr/prix-livre-romantique/
Karine Bailly de Robien évoque aussi les belles pépites francophones repérées par l'appel à manuscrits et hors le cadre du Prix : Clarisse Sabard, Alia Cardyn, Jeanne-Marie Sauvage-Avit, Béatrice Courtot, Marie Vareille, Sophie Henrionnet ou encore la Team RomCom.
Et vous, quel est votre roman préféré des éditions Charleston ?
Retrouvez-nous sur Facebook : https://www.facebook.com/Editions.charleston/
+ Lire la suite
CONVERSATIONS et QUESTIONS sur ce livre Voir plus
autres livres classés : dystopieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Elia, la passeuse d'âmes tome 1

Quel âge a Elia au début de l'histoire ?

16
14
17
18

10 questions
1 lecteurs ont répondu
Thème : Elia, la passeuse d'âmes, tome 1 de Marie VareilleCréer un quiz sur ce livre
.. ..