AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782226330000
350 pages
Albin Michel (01/03/2017)
3.63/5   129 notes
Résumé :
USA. 1871. Pete Ferguson est un homme en fuite. Il a déserté l'armée durant la guerre de Sécession, est recherché pour meurtre dans l'Oregon, pour vol et incendie dans le Nebraska.

Sous le nom de Billy Webb, il est embauché par des chasseurs de bisons qu'il quitte après un différend sanglant. Il croise alors la route de Comancheros qu il suit jusqu'au Mexique, d'où il s'embarque pour le Guatemala...

Quoi qu'il fasse, où qu'il aille, P... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
3,63

sur 129 notes
5
9 avis
4
23 avis
3
8 avis
2
2 avis
1
0 avis

Tostaky61
  15 février 2017
Antonin Varenne à vraiment une plume magnifique, digne de ses ainés, ces conteurs d'aventures qui nous ont entrainés dans des contrées lointaines et sauvages.
Après l'épopée 3000 chevaux vapeur, nous voici de retour chez Arthur Bowman, dans le Nevada des cow-boys et des indiens.
Mais cette fois-ci, c'est dans les pas d'un antihéros que nous emmène l'écrivain.
Après avoir été recueilli et élevé avec son jeune frère Oliver, par Bowman, Pete Ferguson fuit....
En fait, Pete est un homme en cavale depuis bien longtemps et pour toujours.
Il fuit son passé, il fuit son présent et n'ose s'imaginer un avenir.
Un peu lâche et surtout malchanceux, rien ne se déroule comme prévu dans son périple. Au hasard des rencontres, qui le mèneront des plaines du far-west jusqu'à, peut-être, ce pays dont il rêve l'Équateur, il côtoiera la mort.
La mort qui le hante et l'accompagne, comme une malédiction. Et comme le misérable qu'il est, rien ne lui sera épargné, ni la haine, ni la peur, ni la fièvre des blessures ou des maladies.
Une rencontre, pourtant, changera sa vie, désormais, ce n'est plus seul qu'il affrontera ses démons...
Antonin Varenne nous fait mordre la poussière avec son personnage, il nous fait transpirer, il nous donne le mal de mer et la fièvre tant son écriture est réaliste.
Et les paysages traversés, n'en parlons pas, ou plutôt, si, parlons-en, des plaines américaines, aux villages mexicains, des terres du Guatemala à la jungle guyanaise. Quel spectacle !
Et ses personnages, Pete, bien sûr, mais tous les autres, même les seconds couteaux, aucun n'est laissé de coté, tous ont une âme, des cicatrices, des défauts, des qualités, des angoisses et des espoirs.
Une histoire d'hommes et un grand roman d'aventures.
Merci aux Editions Albin Michel et à Masse critique Babélio de m'avoir permis de découvrir en avant première, l'un de mes coups de coeur de cette année, à n'en pas douter.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          390
Ellane92
  10 mars 2017
Pete Ferguson est un homme secret et taciturne, qui a déserté l'armée, et est recherché pour meurtre, incendie volontaire... Sous le nom de Billy Webb, il vient d'être embauché, presque par hasard, dans une troupe de chasseurs de bisons. le soir, après la chasse et l'équarrissage, il écrit des lettres, qu'il n'envoie jamais. Mais la violence ne laisse pas passer ce type d'homme, et il est bientôt obligé de reprendre la route, croisant une bande de comancheros, fuyant au Mexique.
Antonin Varenne a le chic pour nous proposer des portraits d'hommes plus vrais que nature, à la recherche d'eux-même. Pete Ferguson est un personnage au premier abord pas très sympathique. Il semble se complaire et souffrir en même temps de la solitude qu'il s'est lui-même choisie, et des choix qu'il a fait, en toute connaissance de cause. Les remords et les regrets peuplent son quotidien, tout comme la soif de justice et l'envie de trouver un sens au gâchis qu'est sa vie. Alors il prend le rêve d'un autre, d'un chasseur de bison. Il part à l'autre bout du monde, direction l'équateur. "Le vieux chasseur disait que là-bas tout s'inverse. Que les pyramides se dressent sur leur pointe, que l'eau monte au ciel, que les oiseaux marchent et qu'il faut remplir ses poches de cailloux pour garder les pieds sur terre. Il disait qu'à l'équateur le monde tourne à l'envers, que les rêves sont vrais et les vérités si solides qu'on les trouve en pépites dans des mines de sable. L'air y est si léger qu'il n'arrête plus le regard et on peut voir à des miles de distance. On ne travaille plus une fois franchi l'équateur, parce que les efforts n'existent plus grâce à la gravité inversée. La force n'existe plus. La violence épuise ceux qui l'éprouvent et ils ne peuvent plus bouger. Les sentiments prennent forme en prononçant leur nom et le temps s'écoule plus lentement pour avoir le temps de les dire".
Avec Pete Ferguson, dont nous apprenons au fur et à mesure à comprendre les blessures et les cicatrices, nous traversons presque la moitié du monde, à pied, à cheval ou en bateau, avec quelques arrêts, le temps d'une rencontre ou d'une déchirure, dans un village mexicain, le temps d'une révolution guatémaltèque avortée, en traversant les bagnes de Cayenne, ou d'un tatouage dans les forêts de Guyane, jusqu'à atteindre l'eldorado équatorial. Mais Pete ignore que nous transportons ce que nous sommes avec nous, où que nous allions. Et que la rédemption vient parfois des yeux ronds d'une indienne partie combattre sans espoir de victoire et dont la tribu est en voie de disparition.
Comme dans Trois mille chevaux vapeur, qui a un lien lointain avec Equateur, Antonin Varenne tient son lecteur en haleine au long de cet incroyable périple, mêlant habilement l'histoire d'un 19ème siècle en pleine mutation, l'immensité des territoires évoqués, l'action, et la rédemption d'un homme que l'on aimerait pouvoir sauver. le rythme du récit est maitrisé, les personnages bien développés, et le tout est fort bien écrit, avec des scènes très marquantes (comme Gruz, je retiendrais particulièrement la scène de la chasse au bisons, en début de livre, et celle du tatouage, beaucoup plus tard).
Equateur est une très belle découverte, pour laquelle je remercie Babelio et les éditions Albin Michel.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          310
Didili
  22 août 2018
Pete Ferguson est le personnage principal de ce livre et là il fuit, il fuit le ranch où le héros de trois mille chevaux vapeur, le sergent Arthur Bowman l'avait recueilli.
Fuite au sud, fuite à l'infini pour ce personnage que j'ai eu du mal à comprendre au fond...
J'ai moins apprécié ce livre que trois mille chevaux vapeurs.
Je trouve que la fuite du personnage n'est pas tellement expliquée, enfin pas assez pour moi...
Mais Pete Ferguson semble finalement fuir plus ses propres démons.
Antonin Varenne en profite pour nous décrire les pays traversés, des contrées âpres et exigeantes !
Pete Ferguson croise également des personnages hauts en couleurs. Certaines associations seront plus qu'explosives !
On trouve encore des chasseurs de bisons, mais pour combien de temps encore... Des révolutionnaires, des bandits, des corsaires, des poètes, des politiciens...
Certaines populations sont tout simplement mis de côté, quand elles ne sont pas éliminées. Les indiens Xincas tentent de survivre sur leur terre conquise par les espagnols.
Cette fuite place Pete Ferguson au coeur de ses choix. Son corps va être mis à rudes épreuves.
Sa fuite pourra-t-elle servir une quête plus que personnelle ?
Lors de la narration Pete Ferguson écrit à différents personnages de sa vie. Ces lettres il ne les enverra jamais mais elles nous serviront à nous lecteurs pour tenter de comprendre la psychologie de ce personnage complexe et tourmenté.
Sa rencontre avec Maria une indienne va être déterminante pour lui, il la sauvera et cet acte permettra qu'il se sauve de lui-même.
Ce livre est le deuxième d'une trilogie, après trois mille chevaux vapeur celui-ci m'aura moins plu et les liens avec le premier sont très tenus (peu de référence à Bowman...).
Quant au dernier de la trilogie il sort aujourd'hui même.
Il s'agit de "La toile du monde " aux éditions Albin Michel.
Dans Équateur c'est le corps de Pete Ferguson qui est au centre de tout. le corps qui souffre, se surpasse, aime et se marque tel le tatouage corporel que Pete se ferra faire comme pour inscrire sa vie à même sa peau.
Ce tatouage représente son histoire, sa vie.
Alors, si vous n'avez pas peur, de la faim, de la soif, de la mort ou de de vous perdre,partez vous aussi à la quête de l'Équateur auprès de cet homme complexe et torturé sur des territoires mystérieux et durs !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          2310
Acoun
  05 septembre 2018
L'Aventure... Avec un A majuscule... 
Si t'as envie de bouger, si t'as pas peur de passer du temps en compagnie d'un mec... Un vrai, un dur, un tatoué... Pas un enfant de coeur... Déserteur, incendiaire, meurtrier... Pete a vécu et va vivre encore... Intensément... À la recherche d'un avenir pour fuir son passé...
À ses côtés, tu vas faire un très long voyage... Des plaines du Nebraska aux frontières du Mexique... Des pyramides mexicaines au coeur de la jungle guatémaltèque... Jusqu'à ce rêve d'Équateur... Cette ligne invisible au delà de laquelle le monde change...
" le vieux chasseur disait que là-bas tout s'inverse. Que les pyramides se dressent sur leur pointe, que l'eau monte au ciel, que les oiseaux marchent et qu'il faut remplir ses poches de cailloux pour garder les pieds sur terre... »
Tu vas voyager à pied, à cheval, dans un chariot, traverser un fleuve sur un bac, tituber dans des ruelles sordides, combattre ton mal de mer à bord d'un voilier, sillonner la jungle sur une pirogue...
Tu vas dormir à la belle étoile, dans un hôtel miteux, dans un village de femmes, dans un cabane pleine de puces, dans la cabine luxueuse d'un bateau...
Tu vas rencontrer des chasseurs de bisons, des comancheros, des indiens, des révolutionnaires, un poète, des voyous, des marins, des politiques, un tatoueur, des bagnards... Et puis tu vas faire LA rencontre... celle qui change tout...
Allez hop, Prépare tes affaires, Antonin Varenne t'attend...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          250
gruz
  03 mars 2017
Des États-Unis à l'Équateur, des milliers de kilomètres parcourus. Tout un monde traversé par un homme en quête de lui-même. Tant de chemin parcouru, tant de rencontres qui marquent une vie.
Qualifier Équateur comme une suite de la formidable Aventure qu'était Trois mille chevaux vapeur serait tout aussi réducteur qu'impropre. On y retrouve certains personnages communs, mais cette nouvelle Aventure (avec un grand A) peut tout à fait se lire individuellement. Surtout que les deux romans sont sensiblement différents.
Oui, Équateur est une aventure. Un voyage intérieur autant qu'une virée des terres gelées états-uniennes à la moiteur sud-américaine. le parcours d'un homme qui cherche, sans trop savoir quoi. Qui se cherche, surtout. Un homme en colère.
N'attendez donc pas une resucée de Trois mille chevaux vapeur. La narration y est différente. J'ai suivi ce fil, solidement amarré à lui (du moins, le pensais-je). Ce fil s'est parfois transformé en corde rêche, parfois en une matière collante. J'ai parfois eu l'impression de perdre ce fil, désorienté que j'étais. Je le retrouvais pourtant à chaque fois, entortillé autour de moi et encore plus solide qu'avant, à suivre un but que je ne connaissais pas. L'aventure, c'est la découverte et l'étonnement, jour après jour.
Même si je n'ai pas été aussi subjugué qu'avec la précédente histoire, sans doute parce que la trame est ici plus diluée, j'ai vécu une lecture fortement immersive et prenante. Une quête plutôt qu'une enquête, autour de 2 P : Poétique et Politique.
Parce que les événements de 1871 résonnent avec notre présent (ne serait-ce qu'avec la traversée de contrées mexicaines et ce pan de terres qui a appartenu au Mexique durant des décennies. N'est-ce-pas Mr Trump…).
Le lecteur suit un bout de l'histoire de Billy Webb. Pas le genre d'homme très sympathique de prime abord. Violent, colérique, perdu dans un monde en pleine évolution. Un personnage terriblement humain.
Il va épouser une cause révolutionnaire sans le vouloir. Hasard ou destin des rencontres. Lui, le cow-boy instruit qui écrit des lettres aux fantômes de son passé, sans jamais les envoyer.
Ces milliers de kilomètres sont l'occasion pour Antonin Varenne de réunir nombre de scènes fortes. Un grand voyage à travers un relief irrégulier, certains décors plus marquants que d'autres ; expédition littéraire vallonnée. Si je devais choisir, je retiendrais les stupéfiants passages concernant la chasse aux bisons, ainsi que celui du tatouage.
A comme Antonin et comme Aventure. Un périple dans les grands espaces, parfois vertigineux, parfois étouffants. Équateur est un roman engagé aussi, même si son personnage principal ne cherche pas à l'être. Avec un vrai souffle donné à ce périple, par la grâce de l'écriture travaillée d'Antonin Varenne.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          202


critiques presse (2)
LeMonde   21 juillet 2017
Dans « Equateur », Antonin Varenne raconte l’errance du Nevada au Brésil, dans les années 1870, d’un homme recherché pour meurtre. Un roman tourbillonnant.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeJournaldeQuebec   04 mai 2017
Antonin Varenne a une fois de plus réussi à nous clouer à notre siège.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   05 mai 2017
Il disait qu’à l’équateur le monde tourne à l’envers, que les rêves sont vrais et les vérités si solides qu’on les trouve en pépites dans des mines de sable. L’air y est si léger qu’il n’arrête plus le regard et on peut voir à des miles de distance. On ne travaille plus une fois franchi l’équateur, parce que les efforts n’existent plus grâce à la gravité inversée. La force n’existe plus. La violence épuise ceux qui l’éprouvent et ils ne peuvent plus bouger.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
GabySenseiGabySensei   25 août 2017
Nous sommes trop nombreux sur cette terre pour avoir chacun un destin, alors nous nous regroupons pour en avoir un ensemble. Parfois, des hommes sont assez fort pour mener des peuples entiers à l'aventure. C'est une autre forme de destin, plus élevée. Il est aussi plus dangereux pour la liberté du peuple de suivre de tels hommes. Moi, je ne suis pas leur chef parce que je suis un aventurier, mais parce que j'ai reçu une instruction américaine. Je sais que nous n'avons plus de destin, que nous ne pouvons plus rien y faire à part survivre. Toi, güero, tu veux agir. Tu méprise ceux qui attendent que quelque chose arrive, ceux qui espèrent, comme tu nous méprise ce soir. Mais tu ne sais pas encore ce qu'est le désespoir. Se battre quand on sait que cela ne changera rien. Quanah Parker et ses Comanches, ils savent, eux. Ils se battent contre tes semblables.

(P71)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
DidiliDidili   22 août 2018
Sais-tu Maria, que le destin commence quand nous échappons à ce que nous devrions être ? On vous attend ici-bas. Des parents, un pays, une langue, une histoire, il y a une place déjà prête pour nous. Un nez au vent, une cheville baladeuse, un mollet impétueux, un genou fier et des cuisses solides, un pas de côté et nous ne sommes plus ce que nous étions préparés à être. Notre destin : rien, sinon une histoire digne d'être racontée, une lettre valant d'être écrite, la vie devenue une aventure, aussi modeste soit-elle, contenant une plus grande part de risque, d'inconnu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
QueLireQueLire   15 avril 2017
Le sud, c'est là que tu rencontreras le moins de monde.
Pete tira sur les rênes, retenant le mustang impatient.
-Vers l'équateur ?
McRae sourit.
-C'est ça.
-Là où tout change ?
-On a droit à nos rêves tous autant qu'on est. Même si au bout d'un moment ils deviennent des regrets.
-C'est la leçon du sage au jeune égaré ?
-Sans doute la seule que tu peux apprendre de types comme nous.
Commenter  J’apprécie          100
-Olivier--Olivier-   28 février 2017
La vraie aventure, ça vous laisse pauvre, avec rien que des souvenirs et personne avec qui les partager. Le coureur, il finit seul, muet et aveugle. On est morts dans les montagnes sans que personne en sache rien, de froid ou éventrés par des grizzlis, on a épousé des Indiennes et pas un, à part quelques malins, a jamais économisé un dollar. On s'en foutait, c'était la vie qu'on voulait. Après ça, on est devenus les guides des pionniers et des compagnies. L'aventure était finie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30

Videos de Antonin Varenne (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antonin Varenne
Extrait de "La Toile du monde" d'Antonin Varenne lu par Julien Defaye. Editions Audiolib. Parution le 13 février 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/la-toile-du-monde-9782367628257
autres livres classés : révolutionVoir plus
Notre sélection Littérature française Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

trois mille chevaux vapeur

Comment se nommait l'homme qui mort au tout début du livre dans un accident de cheval ?

Cole
Neville
Rooney
Scholes

20 questions
16 lecteurs ont répondu
Thème : Trois mille chevaux vapeur de Antonin VarenneCréer un quiz sur ce livre