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EAN : 9782367628257
Éditeur : Audiolib (13/02/2019)
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Note moyenne : 3.13/5 (sur 106 notes)
Résumé :
1900, Exposition Universelle de Paris, Aileen Bowman, trente-cinq ans, journaliste, célibataire, est venue couvrir l'événement pour le NEw York Tribune. Née d'un baroudeur anglais et d'une française utopiste, élevée dans le décor sauvage des plaines du Nevada, Aileen est un être affranchi de tout lien et de toute morale, mue par sa passion et ses idéaux humanistes. Au fil d'un récit qui nous immerge au cœur de la ville en chantier, du métropolitain naissant aux quar... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (59) Voir plus Ajouter une critique
Pancrace
  31 mai 2020
Renoncez à la 4ème de couv', décryptez plutôt le dessin de la jaquette :
Au premier plan, c'est Aileen fraîchement arrivée des States pour couvrir l'exposition universelle de Paris 1900 pour un journal américain et pour une parution féministe polémique.
Pour l'époque, sa position très masculine est franchement arrogante, ajoutez au bout de ses doigts une cigarette fumante et vous aurez un aperçu du caractère effronté de la jeune Yankee, et c'est pas fini…
Au second plan, la porte d'entrée monumentale de l'exposition.
Flashback : Je me suis précipité sur ce livre comme un déclic après la claque télévisuelle de l'émission de S. Bern et L. Deutsch, intitulée « Laissez-vous guider » qui proposait de faire revivre Paris en 3D à l'époque de Napoléon III et de Hausmann. Bluffant.
Se laisser guider, n'est-ce-pas un joli leitmotiv ?
Ce qui m'a charmé dans cette émission, je ne l'ai malheureusement pas retrouvé dans ce roman. Guider n'est pas survoler et c'est un peu mon ressenti. Un manque de profondeur dans les personnages et dans les situations m'ont laissé sur ma faim. On approche Rudolf Diesel pour une balade à pied, son moteur dans la tête, on croise Fulgence Bienvenüe, ingénieur manchot créateur de métro mais, ce n'est pas assez, je croyais déambuler dans ce Paris fascinant à l'aube de grandes découvertes et m'immiscer dans les quartiers entiers construits pour l'occasion. A côté de ça, je me suis retrouvé embarqué dans une histoire de famille qui, je dois l'avouer ne m'a pas captivé. Je me suis fait une raison.
Bien sûr, Aileen est craquante avec sa dérogation préfectorale pour porter des pantalons dans ce Paris guindé, sympathique ses agapes égrillardes dans les milieux coquins du Paris artistique mais, mise à part quelques phrases qui claquent comme un fouet du Pawnee Bill's show où travaille son cousin Joseph, moitié Indien mais complètement paumé dans ce Paris industrialisé, La toile du monde est un peu délavée.
Une anecdote, comme chez Pierre Benoit, le prénom de ses héroïnes commencent par un « A » : Aileen, Agnès, Alice, Alexandra, mais sont moins hallucinogènes.
Pardon à l'auteur, c'était mon premier Varenne, je n'ai pas pris pas la fuite, mais ce n'est pas tombé du bon côté de la pièce.
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Tostaky61
  17 août 2018
La voilà,  la suite de la saga Bowman.
Loin de l'épopée 3000 chevaux vapeurs ou du périple Équateur (les précédents épisodes pour ceux qui débarquent), La toile du monde est beaucoup moins teintée d'aventure que ses prédécesseurs.
Après les histoires d'hommes, place aux histoires de femmes.
Aileen Bowman, digne descendante de la lignée, journaliste au New York Tribune, vient couvrir l'évènement qui fait bouger tout Paris et même au-delà, l'Exposition Universelle de 1900.
Véritable garçon manqué, elle interpelle par ses tenues aussi improbables dans les rues parisiennes qu'interdites.
Se moquant du qu'en-dira-t'on.
Mais, plus qu'un reportage, qu'est donc venue chercher la rousse américaine ?
Fuit-elle ?
Trouvera-t-elle les réponses à ses questions ?
Tel l'un de ses protagoniste,  Varenne peint son roman plus qu'il ne l'écrit.
Il y a beaucoup de pudeur et de non-dit.
Si la nudité et l'amour s'expriment sous le pinceau de l'artiste, le sexe et ses effluves sont souvent survolés par l'auteur, interrogeant le lecteur, lui laissant une impression étrange,  un manque.
Mais moi, j'ai aimé l'écriture,  j'ai aimé le style, j'ai aimé les mots.
(Sublime premier article rédigé par la jeune femme pour un quotidien parisien, par exemple).
Avec ce troisième volet, Antonin Varenne clôt la saga, annoncé comme différent, il l'est, je confirme.


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SeriallectriceSV
  16 décembre 2018
Une saga historique, foisonnante, tirée d'une histoire vraie, qui démarre dans le Paris du début du siècle dernier, en 1900, un Paris qui devient la capitale du monde pendant les six mois que durera l'Exposition universelle.
Une femme rousse, journaliste, une femme libre et à l'esprit libertaire, débarque dans ce Paris, à contre courant de la mode féminine et des moeurs en vigueur à cette époque : elle sait à peine de quel côté on enfile une robe, ne porte ni corset ni jupon, mais un grand chapeau et des pantalons, apanage des hommes, autorisés, à l'époque, uniquement aux femmes chevauchant.
Bien loin du genre féminin si sujet à la servitude volontaire, de ces dindes rôties, dans leurs corsets qui en avaient tué plus d'une, ces bourgeoises qui se moquaient d'avoir le droit d'entrer à l'université si leurs armoires étaient bien garnies, ces pondeuses de mômes, ... ces bonnes femmes noyées dans leur quotidien...se plaignant à jamais mais terrifiées à l'idée de se révolter, elle sera considérée comme la putain des puissants en rédigeant des chroniques sulfureuses sur Paris, qu'elle personnifie comme une putain ouverte et accueillante, s'autorisant ainsi un peu de cette poésie interdite aux journalistes.
Happée par cette histoire, j'ai retrouvé l'ambiance de Pierre Lemaitre dans "Couleurs de l'incendie", et je m'en suis délectée. Nous assistons à la naissance du XXème siècle, à la construction de Paris et de son métropolitain, aux prémices de la modernité avec l'avènement de l'électricité, et du moteur à explosion. Ce roman est dense, riche, puissant; il aborde, entre autres thèmes, les questions de l'intégration, de la cause des femmes, en France mais également outre Atlantique, de leur rôle de domestique à de leur émancipation, du pouvoir, de la civilisation indienne décimée par les Blancs. Il est également une ode à la liberté. Les êtres libres avaient d'autres formules, d'autres images et choix que ceux préparés à l'avance pour les circonstances de nos vies. Mais c'était face à la peur qu'on les reconnaissait le mieux. Plus grandes les peurs, plus grande la liberté.
« Aux hommes libres, rien n'arrive comme aux autres. »
On y croise également de nombreuses personnalités de l'époque, des peintres, des artistes, comme Julius LeBlanc Stewart, un artiste américain qui fit carrière à Paris, connu pour ses nus et ses portraits de la société de la Belle Epoque.
Opus conseillé par un libraire indépendant, dont j'apprécie les avis, lors d'une présentation de la rentrée littéraire. Une nouvelle fois, je ne regrette pas mon achat. Je n'avais cependant pas noté qu'il était l'ultime tome d'une trilogie ; Trois mille chevaux vapeur et Equateur, ayant précédé ce dernier tome. Nonobstant, je n'ai eu aucun mal à rentrer dans cette histoire, je suppose donc que les tomes de cette trilogie Bowman sont indépendants. Mais dans lesquels j'ai bien envie de me plonger.
« Si la mémoire était une pomme, la nostalgie serait le ver qui s'en nourrit et dévore sa demeure. »

Lien : https://seriallectrice.blogs..
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Levant
  08 janvier 2019
Année 1900, l'exposition universelle qui se tient en France consacre la tour Eiffel comme symbole de Paris. Elle n'est déjà plus cette horreur qui a scandalisé bon nombre de parisiens onze ans plus tôt, à vocation d'être démontée. La fée électricité tient pavillon en vedette dans l'exposition et fait de Paris la ville lumière. Notre capitale domine la vieille Europe à l'apogée de son rayonnement international, avant de basculer sur le versant du déclin. La première guerre mondiale lui donnera le coup de grâce et ouvrira la voie aux États-Unis avec leur arrogante réussite économique. La suprématie traverse l'Atlantique.
La toile du monde est le troisième ouvrage d'une trilogie qu'Antonin Varenne consacre à son héroïne Aileen Bowman. J'ai manqué les deux premiers. Ce n'est pas rédhibitoire, celui-là peut se lire indépendamment. Il sera en revanche peut-être plus difficile de revenir en arrière. Reste que cet ouvrage est un bel exercice de style, et se suffit à lui-même.
Bien malin qui peut, au débarquement d'Aileen Bowman au Havre en 1900 afin de couvrir l'événement de l'exposition universelle pour son journal le New York Tribune, préjuger des péripéties qui émailleront son séjour en France. Elle ignore alors qu'elle transporte dans ses bagages les problèmes de société dont son pays aimerait bien se défaire.
Après avoir exterminé les indigènes à la peau rouge et cantonné leurs survivants dans des réserves, les américains s'essaient maladroitement au remord en affichant de l'intérêt pour leur traditions, sans omettre toutefois l'exploitation commerciale de leur culture. C'est ainsi que le Pawnee Bill's Show est présent à l'exposition universelle de 1900, sur fond campement indien reconstitué, avec des acteurs sang mêlés qui ont encore du mal à se faire à l'idée d'être exposés en vestiges d'une culture révolue, que l'assimilation est leur seule chance de survie. Aileen Bowman qui retrouve aux pavillons des États-Unis un cousin métissé, se rend compte que l'exposition universelle, c'est aussi cela : la transposition de problèmes de société qu'elle croyait avoir laissés derrière elle. Ce parent aigri donnera une tournure inattendue à l'intrigue.
La Toile du monde porte bien son titre. C'est la fresque d'une ville en vedette mondiale, laquelle déploie ses charmes pour séduire son public. C'est d'ailleurs sous cet angle qu'Aileen Bowman la décrira dans les chroniques qu'elle vendra au journal féministe parisien La Fronde. Sous sa plume, la vieille ville est une catin qui s'enorgueillit de voir le monde à ses pieds, ultime sursaut d'une coquetterie défraichie, au crépuscule de sa gloire.
Ce titre a, à n'en pas douter, été inspiré par les oeuvres de Julius LeBlanc Stewart, artiste peintre bien réel celui-là, qui s'est fait voler la vedette par les surréalistes conquérants. Repus d'un figuratif qui a épuisé les ressources de son réalisme, les amateurs d'art se tourne désormais vers un imaginaire qui ne se plie quant à lui à aucune règle, aucun code moral. A l'instar des moeurs du 19ème siècle, devenues lasses du convenu tous rideaux tirés et font oeuvre de chair au grand jour. Gustave Courbet avait ouvert le bal avec son célèbre tableau. La toile du monde est donc un roman qui ne doit pas seulement sa sensualité au spectacle d'une capitale en exhibition. Les corps y prennent leur part et s'ouvrent à la volupté assumée des années folles.
C'est aussi un roman qui consacre l'explosion industrielle. Fulgence Bienvenue ouvre la première ligne de métro. Les parisiens se pressent sur des trottoirs roulants. Rudolf Diesel lance son célèbre moteur tant décrié aujourd'hui, et le cinéma trouve dans l'exposition universelle l'événement qui le fera passer de curiosité technique au rang de 7ème art. Il nous permet aujourd'hui de mesurer la taille de l'événement avec ses premiers reportages disponibles sur la toile, sur internet celle-là. Ce roman est bien la fresque d'un monde qui s'apprête à basculer dans le monde moderne. Ce que confirme aussi cette belle aventure singulière entre deux femmes qui tentent d'afficher encore timidement leur émancipation. Bienvenu au 20ème siècle, avec un bien beau roman.
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tynn
  03 janvier 2019
J'ai entamé ce livre avec gourmandise, le coude sur le plan de l'exposition universelle de 1900, fascinée par la beauté des rives de Seine entre la Concorde et le Trocadéro avec une porte magistrale « électrique », des pavillons internationaux à touche-touche, un trottoir mécanique roulant, des oriflammes festives flottant au vent...
Antonin Varenne anime des photos sépia et redonne visage à la Belle Epoque par une américaine libérée, scandaleusement vêtue comme un cow-boy, des peintres et ingénieurs, des artistes de show ethnique et des suffragettes à la française.
Aileen Bowman est notre guide dans la cohue de Paris pour évoquer l'histoire de l'Art, l'évolution des techniques, les mentalités compassées d'une société encore corsetée de bienséance. La petite journaliste en culottes est le fil rouge de l'émancipation des femmes, question sociétale débattue fortement.
Dans l'ensemble, le contexte historique m'aurait ravie s'il ne s'avérait finalement assez indigent et j'émets des réserves sur le traitement appuyé de la thématique féministe, portée par un personnage un brin caricatural. La palette de personnages et leurs divers états d'âme (quel ennui, cet improbable indien de spectacle équestre) m'ont passablement frustrée de ne pas trouver ce que j'espérais: un contexte historique fouillé et un souffle romanesque plus séduisant.
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critiques presse (1)
LeMonde   21 décembre 2018
1900 : l’Exposition universelle célèbre la modernité dans la capitale, que parcourent deux Américains en quête de leurs racines – et d’amour. Un roman étincelant.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
Tostaky61Tostaky61   16 août 2018
Son père blanc lui avait appris que ceux de sa race utilisaient les mots non pour dire les choses, mais pour les cacher : "Ils en ont tant qu'il est impossible de savoir ce qui est une histoire inventée, un mensonge ou une vérité dans les discours. Ils écrivent même des livres qui sont des histoires fausses, des romans, pour raconter autrement la réalité. Dedans, des personnages imitent les vrais hommes, que les lecteurs aiment croire à leur tour, pour se faire peur, se réjouir ou se prendre pour des héros. Ce sont des mots qui cachent d'autres mots, des mots-mensonges."
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michelekastnermichelekastner   22 février 2019
Le jour se lève sur les derniers préparatifs de la grande Exposition. Je les vois s'agiter à mes pieds et je ne me sens bien qu'au sommet de la tour, loin du sol et d'eux. Je regarde passer ma soeur la Seine et je suis frustrée de ne pouvoir filer comme elle loin d'ici. Je les vois venir de toutes les directions, avec leurs panaches noirs et leurs sifflets, les trains chargés de machines et de travailleurs qui convergent vers moi. Ils sont partis de Marseille; d'Espagne, d'Italie, d'Allemagne, de Hongrie et de Russie. Le temps est clair et je vois dans les ports de la Manche les paquebots que l'on décharge. Je suis des yeux les méandres argentés de ma soeur qui coule à l'Ouest à travers la Normandie verte. Elle me parle tout le temps de notre petite cousine, Honfleur, et de son estuaire où le sang lavé de l'Histoire se dilue dans l'argent de la mer.
Depuis que Gustave m'a offert cette vue sur moi-même, je suis devenue nostalgique. Je détourne les yeux, envahie par la tristesse de l'altitude : la solitude.
Je ne sais plus, moi non plus, si je suis une femme ou une catin. Ne m'a-t-on pas collé à tous les coins de rue des guichets ? Je ne suis plus à conquérir ces derniers temps - temps de paix -, mais à vendre.
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   16 décembre 2018
- [...] Ma conviction est que les créations, ou les créatures échappent toujours à leur créateur.[...]Le rassemblement de tant d'inventions humaines est une fête, mais tout l'acier des machines, dont est aussi fait mon moteur, contient une menace. Quand le moteur tourne, le métal est chaud. Quand il s'arrête, le voir et le sentir se refroidir me fait toujours une étrange impression. Comme s'il retrouvait sa vraie nature, insensible, et préparait un mauvais coup dans son sommeil.
- Vous ne croyez pas comme Saint-Simon, que les ingénieurs seront les grands hommes de ce nouveau siècle . Que la technologie apportera la paix et la prospérité ?[...]
- Je suis un pacifiste, madame Bowman, mais je sais que ce ne sont pas les ouvriers ni la masse des pauvres qui lancent les nations dans des guerres. Il faut avoir le pouvoir des politiciens pour le faire. Et les politiciens ne se lanceraient pas dans des conflits armés s'ils n'avaient pas le soutien des scientifiques, qui garantissent les chances de victoire grâce à leurs découvertes et leurs inventions. Non, je ne partage pas l'optimisme du comte de Saint-Simon.
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AproposdelivresAproposdelivres   27 février 2020
C’est à bord d’un paquebot français que nous avons embarqué, avec mille autres passagers, à destination de Paris bientôt illuminée de millions de lumières.
Le Touraine, par un hasard curieux, est le dernier vaisseau de la Compagnie générale transatlantique à être encore gréé. Ajoutées à la vapeur, ses voiles jettent leurs ombres rondes sur le pont métallique. Le coton des toiles, alors que nous voguons vers la plus grande Exposition universelle jamais imaginée, fait figure de vieille tradition, d’hommage à une ancienne marine et un ancien temps. Le blanc coton de notre Sud, richesse des empires, sur lequel roule le panache noir des cheminées à charbon. Le bruit du vent est couvert par le sifflement de la chaudière. Mais aussi différentes que soient les forces propulsant le Touraine, elles nous mènent ensemble. L’étrave du navire, sans faiblir, tranche les vagues de l’Atlantique.
Un vieil oncle – rude pionnier d’une époque disparue – avait coutume de me raconter l’héroïque conquête du continent américain. Il concluait ses récits, un sourire aux lèvres, par cette phrase devenue formule magique pour l’enfant que j’étais : « L’Amérique ne connaît qu’une seule direction, l’ouest ». Pourtant, durant les six prochains mois, les boussoles de la planète ne connaîtront plus qu’un pôle, un nord éphémère et brillant : Paris.
Cette traversée vers l’Europe, pour nous, citoyens de la jeune nation américaine, est un voyage vers les origines. De telles idées – ou peut-être les voiles du navire ? – font naître à bord un sentiment surprenant, en route vers cette gigantesque exhibition de nouvelles technologies : la nostalgie. Particulière émotion, attachée à un objet qui lui échappe, le passé déjà consumé. Si la mémoire était une pomme, la nostalgie serait le ver qui s’en nourrit et dévore sa demeure.
L’évidence est là : en célébrant un siècle neuf, nous refermerons la porte de celui dans lequel nous sommes nés. Une menace plane sur nos souvenirs : le progrès, dans son empressement, balayera-t-il notre mémoire ? Parmi les passagers du Touraine, tout le monde ne s’encombre pas de tels doutes.
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PancracePancrace   24 mai 2020
Attacher des corps pour les libérer. Comme le ballon captif retenu par un treuil. Une réponse symétrique aux lois sociales, qui enchaînent la liberté des individus pour garantir la liberté du groupe.
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Videos de Antonin Varenne (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antonin Varenne
Extrait de "La Toile du monde" d'Antonin Varenne lu par Julien Defaye. Editions Audiolib. Parution le 13 février 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/la-toile-du-monde-9782367628257
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