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ISBN : 2358875295
Éditeur : La manufacture de livres (05/09/2019)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 18 notes)
Résumé :
2001. Les nuits parisiennes voient naître un nouveau monstre. Un serial killer s'en prend aux artistes, transformant chacune de ses scènes de crime en oeuvre mêlant esthétisme et barbarie. L'inspecteur Heckmann, flic vedette du moment, se retrouve en charge de cette très médiatique affaire et se lance dans la traque. Mais bientôt il lui semble que tous ces crimes ne sont qu'un moyen pour le tueur de jouer avec lui...

Avec ce roman policier, Antonin V... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
ODP31
  19 mars 2020
Est-ce que le recyclage des premiers romans s'inscrit dans une démarche éco-responsable ou plutôt éco-rentable ?
Ce roman était paru en 2006 sous le titre "Le Fruit de vos entrailles", sobriquet que je trouve d'ailleurs plus adapté à cette histoire qui décrit des scènes de crimes digne d'un marché aux tripes et qui interroge la frustration générée par des vocations contrariées. N'ayant pas lu la version originale, je ne suis pas en mesure d'évaluer le travail de réécriture annoncé par l'auteur.
Nous sommes en 2001 à Paris. Un tueur en série se spécialise dans le meurtre d'artistes en organisant des mises en scène pas très ragoûtantes. L'enquête est confiée à l'inspecteur Heckmann, flic vedette mais guère populaire du 36.
La trame policière est distrayante avec ce tueur qui transforme ses crimes en oeuvre d'art en utilisant les outils et les techniques de ses victimes. Il ne se contente pas de les tuer. Il leur vole ainsi tout passage à la postérité.
Le roman est bien rythmé, l'issue est assez imprévisible mais manque de réalisme. le dénouement constitue le seul passage du livre où l'on sent trop une rupture de ton et le travail de réécriture.
En revanche, ce roman policier mérite de quitter le rayon boucherie pour rejoindre les allées « Bio » car la psychologie originale et fouillée des personnages échappe aux poncifs habituels.
L'inspecteur Heckmann ne boit pas trop, il parle poliment, ne saute pas sur tout ce qui bouge, ne porte pas de vieille gabardine élimée et s'il souffre d'une crise existentielle, le récit lève habilement le voile sur les traumatismes qui en sont à l'origine.
Ill est accompagné dans son enquête par un ex détective privé lassé de gérer des « griveauseries » et devenu cordiste pour assurer le nettoyage des façades. Ce métier atypique qui ne supporte pas le vertige, offre des scènes inhabituelles et la description de décors grandioses dans Paris. Effrayé par une prochaine paternité, le laveur de vitres se lance à corps perdu dans l'enquête sans son baudrier.
Enfin, l'inspecteur reçoit le soutien d'un ancien résistant, faussaire et médecin avorteur, toujours révolté malgré les années.
J'ai davantage trouvé mon compte de lecteur dans les rencontres entre ces différents personnages que dans cette intrigue autour d'un malade qui aurait voulu être un artiste pour tous les jours changer de peau…
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Tostaky61
  13 septembre 2019
Chaque rentrée littéraire offre son lot de surprise.
Des premiers romans étonnants,  bien sûr.
Des valeurs confirmées que le grand public attend avec impatience.
Et puis, il y a ces auteurs, qui, sans bruit, viennent y glisser leur dernier opus.
Pour les novices, il faudra batailler, se montrer, compter sur le coup de pouce de critiques dithyrambiques de professionnels ayant pignon sur rue ou plus simplement de lecteurs amateurs mais enthousiastes.
Pour les rois (et reines) du box-office, pas de soucis, le public sera là.
Quant à la troisième catégorie,  il leur faudra jouer des coudes pour trouver une place d'honneur dans les rayons déjà bien encombrés de nos chers libraires.
Je classe L'artiste d'Antonin Varenne dans cette catégorie.
Lui que je n'ai pas vu venir, mais qu'une amie chère et connaissant mon intérêt pour ce romancier, m'a offert dès sa parution.
Antonin Varenne, je l'ai découvert il y a quelques années avec 3000 chevaux-vapeur, pour lequel j'ai éprouvé un véritable coup de coeur.
Je ne vais pas vous citer ici sa bibliographie, mais depuis, j'ai lu tout ce qu'il a produit avec un réel plaisir.
Inutile donc, de dire que j'étais impatient de me plonger dans ce nouveau roman.
Ici, ni épopée ni exotisme.
Non, l'artiste, comme son titre ne le laisse pas entendre, est un polar.
L'artiste, c'est à la fois la victime et le tueur qui signe ses crimes.
Ici, on assassine l'art. Enfin, le créateur de l'oeuvre plutôt.
Un flic très "border line" enquête.
On en connaît des policiers atypiques en littérature, en voici un nouveau qui va trouver sa place dans la galerie de ces personnages haut en couleur.
Celui-là, il prend des coups, mais il faut dire qu'il les a bien cherché.
Et qui est donc ce mystérieux vieillard qui envoie des missives à ce cher enquêteur ?
Que veut-il ?
Que sait-il ?
Et puis, il y a Max, le monte en l'air, qui fume des joints en méditant sur son futur rôle de père qu'il ne se sent pas d'assumer.
Varenne, dans un roman parfois déroutant, va nous entraîner dans cette traque d'un assassin sanguinaire.
Le tueur est un artiste, contemplez le travail. Attention quand même, prévoyez une bassine, l'art de tuer n'est pas joli joli...
J'ai mis du temps à rentrer dans ce récit, et puis, comme souvent avec ce genre d'auteur, je me suis laissé embarquer par l'histoire.
Il faut dire que j'avais enfilé ma tenue de lecteur de polar, mais elle n'était pas adaptée.
Parce qu'en fait, l'essence de ce livre n'est pas dans l'intrigue mais dans les personnages. Enfin moi, c'est comme ça que je l'ai ressenti.
Je ne suis ni juge ni arbitre, amis lecteurs(trices) à vous de vous faire votre opinion...


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Pivoine29
  23 octobre 2019
Antonin Varenne est de retour. Avec des personnages un peu paumés, limite dépressifs, la grisaille parisienne. Ils font ce qu'ils peuvent dans leur vie, et essayent de la prendre en main (en coupant des mains ?)...
C'est à la fois noir et drôle. Avec le sens de la formule qui me plaît tant.
Un régal. J'ai ralentis le rythme de lecture vers la fin pour ne pas avoir à refermer le livre trop vite...
Commenter  J’apprécie          80
Sagweste
  29 octobre 2019
C'est l'histoire d'une couverture qui m'a attirée, esthétique, dans des tons sépia, juste trop belle. Ensuite, une rencontre s'est faite entre la plume de l'auteur et moi, une rencontre comme j'adore en faire et qui n'a lieu que peu de fois en une année .

Heckmann est un inspecteur très touchant car humain, il sait qu'on se joue de lui dans les sphères de sa hiérarchie et malgré cela, la résolution de son enquête deviendra sa priorité. Il va tout mettre dans la balance: sa réserve, son acuité, ses méthodes borderline et surtout ses tripes. Qu'on veuille le faire tomber, il s'en doute, mais sa pugnacité sera plus forte.

Des rencontres improbables vont jalonner ce temps passé avec lui, apportant le sourire par quelques scènes cocasses, des joutes verbales jubilatoires, et ces amitiés exploseront le quotidien de Heckmann peu habitué aux échanges avec ses pairs.

On escalade avec l'auteur divers endroits donnant limite le vertige, un monde inconnu s'ouvrant à notre héros et à nos yeux. Oui c'est un polar, frôlant le noir, mais dont l'humour prégnant titillera vos zygomatiques.

Et l'intrigue dans tout cela? Elle est menée avec brio, par touches successives. Je ne vous en dirai pas plus car ce roman se déguste avec un bonheur sans nom, au coin du feu. le temps s'y prête, non?!

Je suis donc tombée sous le charme de cette plume qui a ravit la lectrice que je suis en alternant les scènes fortes, dangereuses, impitoyables et les face à face alcoolisés (mais pas toujours...) avec un vieil homme d'une rare intelligence, et Max .... celui qui a le don d'être là au moment où il ne faudrait pas.

Maintenant, il me reste à découvrir d'autres romans d'Antonin Varenne, car je ne peux en rester là.

Enjoy!
Lien : http://saginlibrio.over-blog..
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virginie-musarde
  20 décembre 2019
Antonin Varenne, pour moi, c'est une valeur sûre, la certitude de retrouver une bonne plume, des personnages comme on en rêve, ni bon ni pire (ou les deux !) et une intrigue qui tient la route !
C'est l'assurance d'un polar qui ne dévoile rien trop tôt, qui ménage son suspens sans en faire trop, qui donne au genre ses lettres de noblesse.
Il y a certes les classiques du genre, le flic sorti du système, un brin solitaire-désabusé, et les personnages qui gravitent autour : le chef plein de morgue et de politique (de plans-comm'), les satellites "bleusailles" qu'on voit sans rôle prédominant, et les autres, les victimes dans le sang, les collatérales qui morflent à 200%.
Antonin Varenne maitrise les codes, il les enveloppe d'un phrasé presque envoutant, il s'amuse de nos certitudes (celles des fans de polar) pour rebondir, orienter le lecteur dans de fausses pistes.
Il en faut du talent pour captiver, dessiner une histoire, faire croire, sans perdre le rythme !
Il en faut du talent pour instiller dans une enquête des thèmes pas communs (et pas commodes) comme l'avortement, le changement de sexe, la maternité (et la paternité !)..
Il est chouette ce polar ! Il est chouette, Antonin !
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critiques presse (1)
Actualitte   23 septembre 2019
L’Artiste se lit vite. Le lecteur tourne fiévreusement chaque page pour comprendre jusqu’où le tueur a pu aller, validant ainsi la théorie défendue par Maximilien Marty d’une sorte de fascination esthétique de l’horreur plus largement répandue que l’on ose l’avouer.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
ODP31ODP31   19 mars 2020
Virgile ne se faisait aucune idée particulière sur le métier d'artiste. Du moins considérait-il cela comme un métier, ce qui n'était pas le cas de tout le monde dans les bistrots. S'il respectait les artistes, il ne connaissait rien à l'art. Dans sa famille, l'éducation des femmes se limitait à l'apprentissage des bonnes manières, pour les hommes à celui des bonnes affaires. L'art n'y était qu'un élément couteux de l'étiquette, qui se résumait essentiellement aux commandes, génération après génération, des portraits de la famille.
(p.54-55)
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Videos de Antonin Varenne (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antonin Varenne
Extrait de "La Toile du monde" d'Antonin Varenne lu par Julien Defaye. Editions Audiolib. Parution le 13 février 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/la-toile-du-monde-9782367628257
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