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EAN : 9782757872857
264 pages
Éditeur : Points (22/10/2020)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 43 notes)
Résumé :
2001. Les nuits parisiennes voient naître un nouveau monstre. Un serial killer s'en prend aux artistes, transformant chacune de ses scènes de crime en œuvre mêlant esthétisme et barbarie. L'inspecteur Heckmann, flic vedette du moment, se retrouve en charge de cette très médiatique affaire et se lance dans la traque. Mais bientôt il lui semble que tous ces crimes ne sont qu'un moyen pour le tueur de jouer avec lui...
Avec ce roman policier, Antonin Varenne ré... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Jeanfrancoislemoine
  10 décembre 2020
Voici un de ces polars à " la française " qui me ramènent loin en arrière ( hélas...) au bon vieux temps des films en noir et blanc que je découvrais avec délectation, les DS , les tractions , les " feutres " et les longs impers , les pavillons de province , le vieux toubib en déshérence qui retirait dans des conditions d'hygiène douteuses , la balle qui avait perforé un corps , sans toutefois avoir touché un organe vital puisque , dès le lendemain , le héros......J'ai retrouvé un peu de cela dans ce roman d'Antonin Varennes , un auteur déjà rencontré pour mon plus grand plaisir ....Bon , pour l'ambiance ressentie , c'est fait . Pour le vieux médecin- magicien , c'est fait aussi . Pourtant , il faut bien quitter cette atmosphère de nostalgie pour s'ancrer dans une réalité plus proche puisque l'an 2000 est juste entamé lorsque les faits éclatent. Et ça part fort : une terrasse de café dévastée par la chute de trois corps , une femme ayant choisi de quitter ce monde , emmenant avec elle ses deux enfants . Terribles images d'une extrême détresse , premier épisode d'une série de drames , de crimes commis par un serial - killer d'une incroyable cruauté dont on apprend peu de choses , sinon que sa barbarie n'a d'égal que son souci ....de la propreté. Avec ça, la tâche ( tiens , ca , c'est pas mal , mais pas volontaire...) va être bien difficile pour l'inspecteur Heckmann , un flic dont , au passage , on pourra apprécier la pugnacité. Un portrait de maître. Et que dire de Max ? Maximilien Marty, ouvrier et enquêteur privé, futur papa mal dans sa peau quant à cette future responsabilité qui va lui incomber et réveille en lui tant de tourments ?
Dans ce roman , l'action ne manque pas . Cruelle , souvent " hot " ( attention les âmes sensibles ) mais très intéressante aussi lorsque les trois principaux protagonistes se dévoilent pudiquement , à petits traits , Virgile , Max et le docteur occupent l'espace sans le moins du monde nuire au bon déroulement du récit. Que dire aussi ? Ah oui , des drames , mais , aussi , de ci , de là, des situations cocasses et des réflexions pleines d'humour qui vous arrachent de l'ambiance générale plutôt dramatique. La fin est ...subtile.
Antonin Varennes n'est pas auteur par hasard . C'est un monsieur qui sait construire une histoire et la mener habilement à son terme , il connaît " la musique " et " pince les bonnes cordes " au bon moment .Un travail d'Artiste , quoi ....Oh , pardon . J'ai employé le mot " Artiste " , je ne sais pas si c'est à bon escient car l'" Artiste " dans le récit , il y aurait à dire ...ou mieux , à découvrir, enfin , si le coeur vous en dit .Par contre , un conseil , si vous décidez de prendre " un pot " dans le quartier , prenez garde à vous , on ne sait jamais ce qui pourrait choir de l'étage au- dessus ...Rare ? Oui , heureusement , mais tout de même. Ça pourrait vous entraîner dans une drôle d'histoire .. Et , comme , hélas, on le dit souvent en ce moment , " prenez soin de vous ".
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ODP31
  19 mars 2020
Est-ce que le recyclage des premiers romans s'inscrit dans une démarche éco-responsable ou plutôt éco-rentable ?
Ce roman était paru en 2006 sous le titre "Le Fruit de vos entrailles", sobriquet que je trouve d'ailleurs plus adapté à cette histoire qui décrit des scènes de crimes digne d'un marché aux tripes et qui interroge la frustration générée par des vocations contrariées. N'ayant pas lu la version originale, je ne suis pas en mesure d'évaluer le travail de réécriture annoncé par l'auteur.
Nous sommes en 2001 à Paris. Un tueur en série se spécialise dans le meurtre d'artistes en organisant des mises en scène pas très ragoûtantes. L'enquête est confiée à l'inspecteur Heckmann, flic vedette mais guère populaire du 36.
La trame policière est distrayante avec ce tueur qui transforme ses crimes en oeuvre d'art en utilisant les outils et les techniques de ses victimes. Il ne se contente pas de les tuer. Il leur vole ainsi tout passage à la postérité.
Le roman est bien rythmé, l'issue est assez imprévisible mais manque de réalisme. le dénouement constitue le seul passage du livre où l'on sent trop une rupture de ton et le travail de réécriture.
En revanche, ce roman policier mérite de quitter le rayon boucherie pour rejoindre les allées « Bio » car la psychologie originale et fouillée des personnages échappe aux poncifs habituels.
L'inspecteur Heckmann ne boit pas trop, il parle poliment, ne saute pas sur tout ce qui bouge, ne porte pas de vieille gabardine élimée et s'il souffre d'une crise existentielle, le récit lève habilement le voile sur les traumatismes qui en sont à l'origine.
Ill est accompagné dans son enquête par un ex détective privé lassé de gérer des « griveauseries » et devenu cordiste pour assurer le nettoyage des façades. Ce métier atypique qui ne supporte pas le vertige, offre des scènes inhabituelles et la description de décors grandioses dans Paris. Effrayé par une prochaine paternité, le laveur de vitres se lance à corps perdu dans l'enquête sans son baudrier.
Enfin, l'inspecteur reçoit le soutien d'un ancien résistant, faussaire et médecin avorteur, toujours révolté malgré les années.
J'ai davantage trouvé mon compte de lecteur dans les rencontres entre ces différents personnages que dans cette intrigue autour d'un malade qui aurait voulu être un artiste pour tous les jours changer de peau…
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Tostaky61
  13 septembre 2019
Chaque rentrée littéraire offre son lot de surprise.
Des premiers romans étonnants,  bien sûr.
Des valeurs confirmées que le grand public attend avec impatience.
Et puis, il y a ces auteurs, qui, sans bruit, viennent y glisser leur dernier opus.
Pour les novices, il faudra batailler, se montrer, compter sur le coup de pouce de critiques dithyrambiques de professionnels ayant pignon sur rue ou plus simplement de lecteurs amateurs mais enthousiastes.
Pour les rois (et reines) du box-office, pas de soucis, le public sera là.
Quant à la troisième catégorie,  il leur faudra jouer des coudes pour trouver une place d'honneur dans les rayons déjà bien encombrés de nos chers libraires.
Je classe L'artiste d'Antonin Varenne dans cette catégorie.
Lui que je n'ai pas vu venir, mais qu'une amie chère et connaissant mon intérêt pour ce romancier, m'a offert dès sa parution.
Antonin Varenne, je l'ai découvert il y a quelques années avec 3000 chevaux-vapeur, pour lequel j'ai éprouvé un véritable coup de coeur.
Je ne vais pas vous citer ici sa bibliographie, mais depuis, j'ai lu tout ce qu'il a produit avec un réel plaisir.
Inutile donc, de dire que j'étais impatient de me plonger dans ce nouveau roman.
Ici, ni épopée ni exotisme.
Non, l'artiste, comme son titre ne le laisse pas entendre, est un polar.
L'artiste, c'est à la fois la victime et le tueur qui signe ses crimes.
Ici, on assassine l'art. Enfin, le créateur de l'oeuvre plutôt.
Un flic très "border line" enquête.
On en connaît des policiers atypiques en littérature, en voici un nouveau qui va trouver sa place dans la galerie de ces personnages haut en couleur.
Celui-là, il prend des coups, mais il faut dire qu'il les a bien cherché.
Et qui est donc ce mystérieux vieillard qui envoie des missives à ce cher enquêteur ?
Que veut-il ?
Que sait-il ?
Et puis, il y a Max, le monte en l'air, qui fume des joints en méditant sur son futur rôle de père qu'il ne se sent pas d'assumer.
Varenne, dans un roman parfois déroutant, va nous entraîner dans cette traque d'un assassin sanguinaire.
Le tueur est un artiste, contemplez le travail. Attention quand même, prévoyez une bassine, l'art de tuer n'est pas joli joli...
J'ai mis du temps à rentrer dans ce récit, et puis, comme souvent avec ce genre d'auteur, je me suis laissé embarquer par l'histoire.
Il faut dire que j'avais enfilé ma tenue de lecteur de polar, mais elle n'était pas adaptée.
Parce qu'en fait, l'essence de ce livre n'est pas dans l'intrigue mais dans les personnages. Enfin moi, c'est comme ça que je l'ai ressenti.
Je ne suis ni juge ni arbitre, amis lecteurs(trices) à vous de vous faire votre opinion...


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Ogrimoire
  06 décembre 2020
Ce livre est intelligent, dans son message. Chacun des personnages – Virgile, bien sûr, mais aussi Maximilien Marty, Roland Parques, notamment – traîne avec lui ses angoisses, ses cassures, bref, c'est la vraie vie. Et rien que cela, avec ces personnages crédibles, campés sur une réalité qui leur échappe souvent, fait que l'on a envie d'aimer ce livre.
Pourtant, j'ai quelques bémols. D'abord, je n'ai pas totalement adhéré à la façon que l'auteur a d'accumuler, au début de certains chapitres (les chapitres 4, 11, 16, pour les plus curieux ou pointilleux d'entre vous), des listes d'événements censés, je suppose, planter le décor, mais qui m'a donné l'impression de lire des pages de dates dans Wikipédia. Ensuite, il m'a semblé que l'histoire franchissait vraiment un cap seulement vers la page 90, quand les trois personnages sont réunis, Virgile, Maximilien et Roland. Alors qu'ils semblent être tellement dissemblables, ils ont vraiment, ces trois-là, un vrai moment de partage. Et, là, cela a commencé vraiment à vibrer ! La fin aussi m'a donné l'impression d'être un peu expédiée, brusquée. En deux pages, on fait le tour de tous les personnages, même secondaires, pour nous dire ce qu'il advient d'eux.
Même la résolution de l'énigme parait un peu précipitée, même si on comprend bien que ce n'est pas forcément le coeur de l'histoire qu'Antonin Varenne nous raconte. Ce ne semble en effet pas tant être la personnalité du coupable qui intéresse l'auteur, mais celle de ses trois véritables personnages centraux, cités précédemment. Et, après tout, pourquoi pas ?
J'ai également trouvé un peu curieux certaines fautes : des mots manquants, des constructions étranges. Peut-être la plus bizarre est-elle la suivante, qui associe une phrase avec des : qui s'enchaînent, et une articulation que je ne décrypte pas.
« … il savait que ce n'était pas non plus l'enfer que les journalistes décrivaient. Que la mauvaise graine ne durait pas éternellement : les jeunes ruaient dans les brancards, et s'ils passaient vingt-cinq ans, la plupart rentraient dans le rang que là-bas les préoccupations étaient les mêmes qu'ici : bosser, se marier, regarder la télé. » (p. 187)
L'explication la plus simple me parait être qu'il doit manquer un signe de ponctuation (au moins une virgule, plus probablement un point-virgule), mais ce genre de chose a tendance à couper la lecture… surtout pour les maniaques dont je suis…
Mais, même avec ces bémols, cela reste une bonne lecture, un bon moment, une rencontre avec des personnages intéressants. Pas mon coup de coeur de l'année, mais un bon polar !
Lien : https://ogrimoire.com/2020/1..
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Maman_s_evade
  15 avril 2021
Quelle belle découverte! Je n'avais pas encore eu l'occasion de lire un roman d'Antonin Varenne et moi qui suis fan des romans policiers/thrillers, j'ai été ravie de cette lecture.
L'intrigue est prenante dès les premières lignes, le rythme est rapide et le vocabulaire utilisé est simple, courant, rempli d'humour, il nous permet de nous imprégner de la psychologie des différents personnages auxquels on s'attache très vite.
On découvre les scènes de crime comme on découvre un tableau. Tout est très imagé, on a vraiment l'impression de voir à travers les yeux des personnages.
Un roman qu'on a du mal à lâcher et encore plus dans la dernière partie où tous les noeuds de l'histoire se démêlent un à un pour restituer le fil complet.
Encore merci à Babelio et aux éditions Points pour l'envoi de ce livre dans le cadre des Masses Critiques.
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critiques presse (1)
Actualitte   23 septembre 2019
L’Artiste se lit vite. Le lecteur tourne fiévreusement chaque page pour comprendre jusqu’où le tueur a pu aller, validant ainsi la théorie défendue par Maximilien Marty d’une sorte de fascination esthétique de l’horreur plus largement répandue que l’on ose l’avouer.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Maman_s_evadeMaman_s_evade   15 avril 2021
La création ne libérait pas de l'angoisse, elle était produite par elle et ne pouvait plus, dès lors, s'éteindre sous peine de le laisser infécond au milieu du chemin; celui de la transformation. Il aurait voulu que la force créatrice vienne d'ailleurs, mais c'était là le fardeau des artistes, leur don et leur peine; ils recyclaient les douleurs en beauté. La récompense n’était pas la fin de la souffrance, mais d'avoir fait. Produit. Ajouté de la beauté au monde. Un privilège divin. Un crime de lèse-majesté.
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ODP31ODP31   19 mars 2020
Virgile ne se faisait aucune idée particulière sur le métier d'artiste. Du moins considérait-il cela comme un métier, ce qui n'était pas le cas de tout le monde dans les bistrots. S'il respectait les artistes, il ne connaissait rien à l'art. Dans sa famille, l'éducation des femmes se limitait à l'apprentissage des bonnes manières, pour les hommes à celui des bonnes affaires. L'art n'y était qu'un élément couteux de l'étiquette, qui se résumait essentiellement aux commandes, génération après génération, des portraits de la famille.
(p.54-55)
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OgrimoireOgrimoire   06 décembre 2020
Le cadavre était assis sur une chaise de la cuisine, face à la table, tête en arrière. Dans sa gorge s’ouvraient plusieurs petites bouches rouges, façon Rolling Stones. De la verrière, le soleil tombait avec un angle tendre sur le corps raide. Le parquet avait déjà absorbé l’eau, sauf sous la table où il fléchissait et formait une cuvette. La surface lumineuse de l’eau, mélangée à du sang, reflétait le mort et la table en une symétrie sépia et rosée.
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NinaaluNinaalu   26 février 2021
Le bleu connaissait le lieutenant de réputation ; protégé du ministère, appelé à une grande carrière. Heckmann, flic sans humour.
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Videos de Antonin Varenne (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antonin Varenne
Extrait de "La Toile du monde" d'Antonin Varenne lu par Julien Defaye. Editions Audiolib. Parution le 13 février 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/la-toile-du-monde-9782367628257
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