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ISBN : 9791095718543
Éditeur : Agullo (04/04/2019)

Note moyenne : 4/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Dans la chaleur humide et gluante du mois d’août à Parme, Francesco Galluzzo, un marchand du centre, a été battu à mort. Le commissaire Soneri, chargé de l’enquête, écarte rapidement le motif du vol pour se concentrer sur un usurier, Gerlanda, qui tire toutes sortes de ficelles dans l’ombre depuis des années.
La vérité a mille visages, et Soneri, malgré sa répugnance pour les méthodes de l’usurier, comprend bien vite que Gerlanda et consorts ne sont que les ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  17 avril 2019
Nous avions fait connaissance avec le commissaire Soneri, "créature" du romancier italien Valerio Varesi, .il y a déjà trois ans avec le Fleuve des brumes un des tous premiers romans écrit par la maison d'édition AGULLO , instillant une ambiance très brumeuse, où le Pô révélait des secrets enfouis, et où notre cher Soneri développait une personnalité bien singulière, entre introspection et mélancolie latente.
Depuis, deux autres romans de Valerio Varesi parus en France ( la collection complète des 10 enquêtes a été publié en Italie de 1998 à 2010) ont développé les enquêtes du commissaire Soneri , hélas nous sommes passés à côté de ceux ci,, et nous avons raccrochés les wagons de la saga Soneri, en ce printemps 2019 avec la sortie du 4e volet, Les mains vides, dans lequel Valerio Varesi nous plonge cette fois ci dans l'ambiance de la ville de Parme, dans une Parme aoûtienne et totalement étouffée par la canicule.
Dans cette ambiance entre Chandler et Simenon, se dégage surtout celle d'une Parme en fin de règne, une ville qui tente tant bien que mal à se raccrocher à son flamboyant passé, mais qui ne parvient pas à juguler une nouvelle criminalité venue d'ailleurs, plus violente et aux yeux d'un Soneri plus que jamais désabusé, moins élégante que celle qu'il connaissait bien …
Dans ce Parme crépusculaire, un commerçant que l'on cherchait à intimider trouve la mort.
Mais ce qui semble le plus préoccuper le commissaire Soneri, c'est plus encore, que ce meurtre mystérieux, le vol de l'accordéon de Gondo, un musicien des rues qui joue devant le Teatro Regio, et qui pourrait bien cristalliser les symptômes du mal qui ronge la ville.
Varesi , journaliste d'investigation depuis 30 ans, n'a pas son pareil pour décrire formidablement bien ce Parme qu'il connait si bien, et son évolution au fil des décennies d'une ville prolétaire qui, certes ne connait pas la même criminalité que les villes du Sud de l'Italie - on est loin du Naples terrifiant de Roberto Saviano mais qui doit faire face à cette criminalité financière qui voient des personnes pratiquer l'usure et piétiner allègrement le droit des pauvres gens serrés jusqu'à la corde et broyés par la précarité économique.

Au cours de son l'enquête, Soneri va être très vite confronté au problème du blanchiment de l'argent, oeuvres de grands groupes criminels venus du sud de l'Italie qui vont ternir les entreprises et le marché immobilier du Nord, entrainant dans son sillage, son cortège de corruption et de violence..
A travers cette peinture d'une Parme en pleine mutation économique, c'est tout le libéralisme économique que semble fustiger Soneri ( et Varesi avec lui sans aucun doute) : les coupables que recherche Soneri à travers son enquête, sont les prototypes de l'avidité et de l'égoïsme inhérent à la mondialisation actuelle et nul doute que le Parme de 2005 ( année à laquelle Varesi a écrit ce livre) portait en elle les prémisses du Parme de 2019."
Soneri, face à cette peinture cruelle et terrifiante de la société actuelle, sait plus que jamais, que son rôle a des limites et qu'il ne peut pas grand chose pour contrecarrer cet état de fait.
Anticonformiste idéaliste, observateur à l'oeil bienveillant, résigné, introspectif, Soneri le moraliste donne constamment l'impression d'aller contre le vent, et continue d'intriguer le lecteur dans ce roman dont le titre " les mains vides", renvoie totalement à ce sentiment d'impuissance, de fatalisme, voire d'échec....
En ce sens le dénouement, particulièrement pessimiste mais hélas lucide va a contre courant des romans policiers traditionnels où le mal est brisé et pourrait dérouter ceux qui s'attendent à un représentant des forces de l'ordre infaillible et déductif..
Ceux qui en revanche aimeront les personnages qui ne vont pas dans le moule et également et surtout, une plume élégante et délicate, seront ravis de faire ce voyage mélancolique et profond en compagnie du formidable commissaire Soneri..
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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JIEMDE
  12 avril 2019
Ouvrir un roman de Valerio Varesi, c'est avoir l'assurance de se retrouver dans un de ces polars d'atmosphère, ceux dans lesquels l'ambiance, le décor mais surtout les personnages comptent bien davantage que l'intrigue elle-même, aussi creusée soit-elle.
Avec Les mains vides, son dernier roman – traduit par Florence Rigollet – Varesi confirme son indéniable talent de créateur d'atmosphère unique. Dans la lignée d'un Maigret, d'un Adamsberg ou d'un Longmire, il y installe encore un peu plus le commissaire Soneri dans la lignée des grands flics récurrents ombrageux, philosophes et atypiques.
Si Parme est toujours ici en toile de fond, on n'est plus vraiment dans la perle de l'Émilie Romagne décrite dans les opus précédents. Les équilibres de la ville sont en train de changer, à l'instar de la civilisation qui n'en gagne pas. Et même l'ancien monde des voyous mafieux mais réguliers bat de l'aile sous les coups de boutoir répétés des nouveaux caïds d'Europe de l'est aux méthodes plus violentes.
Dans une ville suffoquant sous la canicule d'août, les démarches de Soneri pour élucider le meurtre d'un commerçant vont vite tourner à l'impasse dans ce monde qu'il ne comprend plus, qui échappe à toute logique, sauf à celle du pouvoir de l'argent roi. Jusqu'à ce que l'orage éclate… et que Soneri soit emporté par une vague de pouvoir qui le dépasse.
Les mains vides est un régal déambulatoire et amoureux à travers Parme la belle qui se fane ; un délice de dialogues savoureux entre Soneri et l'usurier Gerlanda ou le SDF accordéoniste Gondo ; une dénonciation – un brin répétitive – des méfaits de la corruption des nouveaux maîtres financiers du monde, qui sont ailleurs et contre lesquels on ne peut rien ; une nouvelle brique dans une oeuvre qui se construit avec élégance…
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monromannoir
  23 juin 2019
Et l'on s'achemine ainsi vers le quatrième volume des enquêtes du commissaire Soneri dont les intrigues nous ont entraînés sur les rives du Pô avec le Fleuve Des Brumes, dans le dédales des rues embrumées de Parme, du côté de la Pension de la Via Saffi puis sur les pentes abruptes des Apennins dans Les Ombres de Montelupo pour mettre en exergue quelques réminiscences du passé familial de cet enquêteur mélancolique. Souvent comparé à son homologue Jules Maigret, le commissaire Soneri présente davantage de similitude avec un individu tel que le dottore Duca Lamberti puisque les deux personnages sont étroitement associés à la ville dans laquelle ils évoluent, Parme pour le premier et Milan pour le second. Des cités qui n'ont rien de folkloriques puisque Valerio Varesi, tout comme Giorgio Scerbanenco d'ailleurs, intègre toujours, au gré de ses intrigues, une dimension politique, au sens étymologique du terme, afin de mieux dénoncer les changements sociétaux et les dysfonctionnements sociaux qui les accompagnent. Avec Les Mains Vides, Valerio Varesi ne déroge pas à ce principe, même s'il s'éloigne de la thématique du fascisme pour s'interroger sur la mutation d'une ville qui devient l'enjeu d'un antagonisme économique féroce derrière lequel plane l'ombre de la mafia dont la représentation symbolique de la pieuvre orne la couverture de l'ouvrage.

Rixes, braquages et même un vol d'accordéon se succèdent dans une ville de Parme en ébullition qui étouffe dans la moiteur d'un mois d'août caniculaire. Pour couronner le tout, on découvre le cadavre d'un commerçant du centre-ville qui semble avoir été battu à mort. Chargé de l'enquête, le commissaire Soneri, écarte bien rapidement la possibilité d'un cambriolage ayant mal tourné pour s'intéresser à Gerlanda, un usurier sans pitié qui règne sur un petit empire financier constitué d'une part immobilière conséquente. Mais à force de s'immiscer dans les affaires de ce bailleur peu scrupuleux, le commissaire Soneri met à jour une guerre économique souterraine où les forces en jeu, dissimulées derrière un écran de respectabilité, tentent de s'emparer de cette économie criminelle locale afin de blanchir leurs actifs issus d'activités mafieuses. Une pieuvre impitoyable qui broie les fondements d'une ville de Parme que nul ne saurait protéger, pas même les institutions policières plutôt désemparées face à un tel phénomène qui paraît inexorable.

C'est toujours avec plaisir que l'on retrouve le commissaire Soneri, ceci d'autant plus que Valerio Varesi se dispense des schémas narratifs répétitifs et du confort des habitudes que l'on observe bien souvent dans le contenu des séries policières. Bien sûr Soneri se rend toujours Chez Alceste pour déguster quelques plats typiques de la région mais ces épisodes restent anecdotiques tandis que sa relation avec Angela évolue de manière conséquente puisque, de l'amante affriolante que l'on croisait dans le Fleuve Des Brumes, nous découvrons une avocate d'affaire lucide qui va pouvoir intervenir de manière beaucoup plus active dans le déroulement d'une enquête nécessitant ses connaissances par rapport au monde complexe des affaires et des intrigues économiques.

Les Mains Vides donne l'occasion à l'auteur d'aborder les thématiques en lien avec les mafias et autre organisations criminelles en s'intéressant plus particulièrement aux phénomènes de blanchiment d'argent et à ses impacts dans le tissu économique d'une ville du nord de l'Italie et des mutations qui s'opèrent en dévastant l'âme de la cité. Outre le meurtre d'un commerçant ne se souciant guère de la rentabilité de sa boutique de prêt-à-porter, les manifestations de ces ouvriers licenciés criant leur vaine révolte dans les rues de Parme ou ces assurances-vie bidons que l'on endosse pour le compte de quelques escrocs, on observe tout un pan d'une activité économique occulte gangrenant la totalité des quartiers de la ville au grand dam d'un commissaire Soneri désemparé ne sachant comment lutter contre un tel phénomène qui le dépasse. Entre colère et frustration le policier se rend compte qu'il ne se bat pas à armes égales contre de telles organisations mafieuses investissant en masse dans des projets immobiliers qui se mettent en place sur les décombres d'industries locales déclinantes. Licenciements, expropriations, malgré quelques sursauts de révolte, les changements paraissent immuables comme cette chaleur qui étouffe les habitants.

Bien loin des images de criminels en col blanc ou de truand mafieux inquiétants, l'enquête du commissaire Soneri s'attarde sur le microcosme de personnages troubles, témoins dérisoires de ces montages financiers qui les dépassent à l'instar de Tudor, le migrant moldave, de Marieangela, la pulpeuse confectionneuse de pull et de Gerlanda, l'usurier arrogant qui devient la cible de toutes les convoitises en faisant face à des associés plus avides que lui, prêts à tout pour le court-circuiter afin de s'emparer de ses affaires. Mais comme toujours, Valerio Varesi s'emploie à intégrer un personnage hors du commun, figure emblématique du thème abordé, en imprégnant le récit d'une touche nostalgique emprunte de poésie. Ainsi, à plus d'un titre, Gondo, le musicien de rue dépouillé de son accordéon se retrouvant incapable de jouer de la musique avec le nouvel instrument que les habitants lui ont offert, devient l'incarnation du désarroi de ces individus incapable de faire face ou de s'adapter aux changements qui leur sont imposés. Et c'est un désarroi similaire que l'on décèle dans les démarches vaines qu'entreprend le commissaire Soneri pour mettre à mal les projets criminels qui impactent une ville de Parme qu'il ne reconnaît plus au terme d'une enquête qui va le laisser les mains vides.

Roman désenchanté nous entraînant au coeur d'un univers terrible auquel on ne peut adhérer, Les Mains Vides dépeint donc le triste constat de la déliquescence des règles d'un monde économique sans pitié qui écrase comme toujours les individus les plus démunis. Clairvoyant et pertinent c'est la marque de fabrique des récits de Valério Varesi mettant en scène son ineffable commissaire Soneri.

Valerio Varesi : Les Mains Vides (A Mani Vuote). Editions Agullo/Noir 2019. Traduit de l'italien par Florence Rigollet.

A lire en écoutant : Per Ricordarmi di Te interprété par Fabrizio Bosso. Album : You've Changed. 2007 EMI Music Italy s.r.l.
Lien : http://monromannoiretbienser..
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pchion
  09 mai 2019
Grand auteur que ce Valerio Varesi ; pas de doute. Mais que ceux qui ont trouvé long "le fleuve des brumes" s'abstiennent de lire "les mains vides". Ils risquent de se perdre dans la torpeur de cette somptueuse ville de Parme assommée par la chaleur pesante du mois d'Août.
L'inspecteur Soneri n'en finit pas d'avoir chaud et de ne plus savoir que faire pour échapper à la lourdeur du climat et des événements dont il est le témoin plus ou moins impuissant.
Une nouvelle mafia, encore plus cynique et cruelle que l'ancienne, tente de prendre le contrôle de la ville en déstabilisant les anciens caïds. Les nouveaux arrivants bénéficient d'appuis multiples au sein de la haute société bourgeoise. Les méthodes sont opaques : sociétés multiples, écrans successifs, ce ne sont jamais les véritables commanditaires des divers trafics et règlements de compte que l'on a en face de soi.
L'inspecteur se débat contre ces ombres malfaisantes qu'il voudrait démasquer, mais il se sent de plus en plus impuissant et passe de la colère à la déprime.
Moi aussi, cette fois, j'ai trouvé un peu longs cette errance et cette mélancolie omniprésentes. A aucun moment je n'ai eu envie d'abandonner, mais la lourdeur de l'ambiance créée par l'auteur a fini par me peser aussi sur les épaules. La fin, que l'on voit arriver assez vite, n'est pas là pour doper le moral et stopper l'assoupissement. Bref, j'attends la suite et je souhaite une nouvelle aventure un peu moins déprimante. Mais cela est-il possible compte tenu du contraste entre l'éthique dont fait preuve le commissaire et le côté sordide de l'évolution de cette société en pleine déliquescence ?
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arsinoelacrapaude
  30 mai 2019
Quel plaisir de retrouver le commissaire Soneri ! Cette fois, loin des montagnes glaciales de sa dernière enquête, le voici de retour dans une Parme écrasée par la canicule enquêtant sur le meurtre d'un "respectable" commerçant. Bien entendu, le vernis craquelle et nous voilà plongé dans le monde de l'usure, du trafic de coke, des montages financiers pour blanchir l'argent gagné par ces mafias... et c'est un sujet que je n'aime pas... J'y comprends rien, ça ne m'intéresse pas, c'est pas mon truc... d'où ma note un peu basse, liée à mon manque d'intérêt pour le sujet.
Par ailleurs, le livre est beau. La ville de Parme est un personnage à part entière, certains passages des déclarations d'amour à cette ville que je meurs d'envie de découvrir, désormais ! Les dialogues entre Soneri et un des usuriers donnent lieu à de véritables réflexions sur la société d'aujourd'hui et le pouvoir de l'argent, le tout emprunt d'une nostalgie qui résonne en moi, issue de la classe ouvrière...
Bref, un beau roman, mais dont le sujet ne m'a pas séduite...
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critiques presse (1)
LeSoir   13 mai 2019
Durant deux jours, Valerio Varesi nous a fait découvrir Parme sur les traces de son héros, le commissaire Soneri. Une ville, un héros et un auteur auxquels on ne peut que s’attacher.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
GeorgesSmileyGeorgesSmiley   05 juillet 2019
« Le seul air que je me rappelle, dit-il, c’est Ciao Bella, mais c’est plus à la mode, plus personne n’a envie de l’écouter.
_ Moi, je l’aime beaucoup, insista le commissaire.
_ Alors, je vais le jouer pour toi, et pour lui », répondit Gondo en indiquant le partisan de bronze à la gauche du Regio.
Soneri entendit les premières notes après avoir fait quelques pas. Le ciel s’était accordé une pause, comme s’il voulait à son tour entendre le vieux jouer cette ancienne chanson de la Résistance. Le commissaire s’arrêta. Les notes se balançaient dans l’air et flottaient comme un parfum. Il ferma les yeux et tenta de revoir Parme bien des années plus tôt, à l’époque où elle était encore une ville aussi chaude et passionnelle qu’une mazurka. Quelques secondes plus tard, une imprécation le tira de ses rêveries et abrégea le dernier refrain de Gondo. D’une fenêtre, quelqu’un braillait d’arrêter dans une langue étrangère entrecoupée d’italien. Fin de la mélodie. Depuis le ciel, des gouttes aussi grosses que des crachats commencèrent à pleuvoir sur l’asphalte. »
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   05 juillet 2019
Pour l’instant, les gens vivent au jour le jour. Ils ne pensent pas à l’avenir, ils se contentent de profiter du présent. Il y a de l’argent, la ville est belle et les loisirs ne manquent pas. On a arrêté de se casser le cul en pensant à l’avenir et, dans deux générations, on se rendra compte qu’on n’aura rien produit. On fera l’expérience du vide et on constatera qu’on en est resté au même point. Mais là, il sera trop tard et le petit théâtre de marionnettes sera liquidé en un seul coup de vent.
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   05 juillet 2019
Ceux qui ont l’argent ont toujours raison. Parce que l’argent, c’est du plaisir immédiat. Nos pères étaient tournés vers l’avenir, avec pour ambition de solides fondations, mais aujourd’hui, les gens préfèrent vivre au présent.
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   04 juillet 2019
A la troisième génération, les dynasties industrielles se retrouvent aux mains de jeunes héritiers pleins aux as et sans aucune motivation, qui préfèrent profiter de la vie au lieu de bosser. Le premier qui leur propose le pactole se récupère les clés de la baraque, et ensuite, ils n’ont plus qu’à dilapider ce que leurs pères et leurs grands-pères ont accumulé. Beaucoup d’autres sont en difficulté et veulent sauver leur peau. La voilà, la fine fleur de l’entreprenariat parmesan.
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   03 juillet 2019
Ne vous faites pas avoir par les gens respectables : les industriels, les entrepreneurs, les banquiers, les avocats… Ils utilisent tous les mêmes méthodes, ils possèdent tous une sauvagerie sans limites, sinon ils ne seraient pas là où ils sont. Les affaires te font régresser au stade primitif, là où la raison sert uniquement à organiser la violence. Ou bien à se garantir des complices en politique, grâce à l’argent qui ouvre toutes les portes. Le reste, les rites de notre prétendue démocratie ne sont que de la dramaturgie, rien d’autre que du théâtre.
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