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ISBN : 9791095718390
Éditeur : Agullo (22/03/2018)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 20 notes)
Résumé :
C'est l'automne à Parme. Le commissaire Soneri décide d'échapper à la grisaille de la ville en retournant dans son village natal des Apennins pour des vacances bien méritées. Il se réjouit à l'idée de cueillir des champignons sur les pentes boisées de Montelupo, une activité jadis partagée avec son père. Sur le village isolé règne la famille Rodolfi, producteurs de charcuterie depuis des générations. Le patriarche, Palmiro, mène sa barque d'une main sûre. Mais derri... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
monromannoir
  03 avril 2018
Après avoir arpenté les rives du Pô dans le Fleuve Des Brumes, s'être égaré dans les rues de Parme au détour de la Pension de la Via Saffi, nous retrouvons le commissaire Soneri pour la troisième fois dans une intrigue plus intimiste puisqu'elle prend pour cadre le village natal de cet enquêteur emblématique du roman policier italien. Avec Les Ombres de Montelupo ce sont les réminiscences d'un père trop tôt disparu qui planent sur cette vallée perdue des Apennins où la brume s'invite une nouvelle fois pour diffuser cette atmosphère mélancolique enveloppant l'oeuvre remarquable de Valerio Varesi.
Désireux de s'éloigner des tumultes de la ville de Parme, le commissaire Soneri s'octroie quelques jours de vacances bien méritées pour se ressourcer dans son village natal au gré de longues promenades sur les sentiers escarpés de Montelupo, en quête de quelques champignons qui accommoderont les petits plats mitonnés que lui préparent l'aubergiste de la pension où il séjourne. Mais la quiétude sera de courte durée. Les rumeurs bruissent dans le village. On évoque une éventuelle faillite de l'usine de charcuterie Rodolfi, unique source de revenu des habitants. Rumeurs d'autant plus inquiétantes que les Rodolfi père et fils disparaissent dans d'étranges circonstances qui suscitent l'émoi de toute une communauté. On parle d'emprunts frauduleux, d'escroqueries et d'économies de toute une vie parties en fumée. Et les détonations résonnant dans les châtaigneraies des environs ne font qu'amplifier la tension qui règne dans la bourgade, car à Montelupo les comptes se règlent parfois à coup de fusil de chasse.
Élément récurrent de la série mettant en scène les enquêtes du commissaire Soneri, l'évocation des partisans luttant contre les factions fascistes devient l'enjeu sous-jacent de cette nouvelle enquête où les souvenirs résonnent comme un écho sur les flancs de cette région montagneuse nimbée de brumes et de troubles compromissions. Bien plus que le devenir de Palmiro et de son fils Paride, deux entrepreneurs peu scrupuleux, il importe pour le commissaire Soneri de découvrir si son père s'est compromis avec le patriarche qui a fait prospérer la région avant que l'entreprise ne périclite en entraînant tout le village dans le chaos des désillusions desquelles émergeront tout un cortège de représailles. Une enquête qu'il mène presque contre son gré, sur les chemins sinueux de ces contrées boisées où les rencontres et les événements se succèdent dans les contreforts abrupts de cet environnement sauvage que parcourent braconniers et contrebandiers en tout genre.
Gestions déloyales, investissements hasardeux, même dans cette région reculée de l'Italie, les désillusions financières toucheront l'ensemble d'une communauté secouée par la brutalité des conséquences d'une entreprise en faillite. On décèle, notamment au travers de Sante, l'aubergiste grugé, tout le désarroi mais également toute la concupiscence de villageois appâtés par les gains faciles découvrant la tragique réalité de prêts téméraires qu'ils ont octroyé sans aucune garantie. Emprunt d'une certaine forme de mélancolie, il émane du récit tout un climat de suspicion qui pèse sur l'ensemble des villageois au gré d'une enquête qui trouvera son aboutissement dans une traque absurde ne faisant qu'exacerber ce sentiment d'injustice et de désillusion planant sur un monde qui semble désormais révolu et qu'incarne le Maquisard, personnage emblématique du récit, qui va à la rencontre de son destin en fuyant les carabiniers qui le pourchassent. Sauvage, encore épris de liberté, le vieil homme parcourant les bois au crépuscule de sa vie, incarne le souvenir de cette figure paternelle dont Soneri tente de faire rejaillir quelques bribes au détour de ces paysages embrumés dans lesquels il puise une certaine forme de vérité. Mais bien plus que la brume, c'est cette neige ultime qui va recouvrir, tel un linceul, l'ensemble d'un passé amer dont il va pouvoir se détacher pour toujours.
Avec Les Ombres de Montelupo, Valerio Varesi décline dans l'équilibre d'un texte somptueux, où la nostalgie d'une époque révolue côtoie ce présent âpre et inquiétant, tout le savoir-faire d'un auteur accompli, capable de conjuguer émotions et tensions narratives émergeant des flancs boisés de ces montagnes embrumées qui distillent un puissant parfum, mélange de liberté et d'humanité.

Valerio Varesi : Les Ombres de Montelupo (Le Ombre di Montelupo) Editions Agullo/Noir 2018. Traduit de l'italien par Sarah Amrani.
A lire en écoutant : Après un rêve de Gabriel Fauré. Album : Fauré Requiem. Jules Esckin, Boston Symphony Orchestra & Seiji Ozawa. 2003 Deutsche Grammophon GmbH, Berlin.

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kathel
  10 avril 2018
Le commissaire Soneri, déjà rencontré dans le fleuve des brumes, a besoin de repos. Il choisit de retourner dans le village de son enfance, dans les Apennins, et comme le mois de novembre est bien entamé, son occupation principale sera la cueillette des champignons ! C'est compter sans l'atmosphère du village qui est pour le moins alarmante : des coups de feu résonnent par intervalles dans les montagnes alentours, des affiches fleurissent concernant le patron de l'entreprise de salaisons locale. Ce village entre la mer et la région de Parme vit depuis des décennies pour et par la grosse usine de charcuterie devenue une multinationale prospère… Enfin, en théorie. le fils, Paride Rodolfi, a disparu depuis quelques jours, soit-disant pour aller chercher une cagnotte gardée à l'étranger. Les créanciers, les banques, attendent son retour avec impatience. le suicide du patriarche de la famille les rend encore plus inquiets et pressés de revoir leur argent.
J'ai lu récemment que ce roman était inspiré par l'affaire Parmalat, énorme scandale financier en Italie au début des années 2000. Toutefois, pas d'inquiétude, le but de l'auteur n'est pas de démonter les mécanismes financiers ou de les expliquer en détail, mais plutôt d'étudier l'emprise d'une grosse société sur un village qui n'a pratiquement pas d'autre source d'emploi. On travaille pour la société Rodolfi ou on quitte le village pour la ville, et ce, depuis des années. le commissaire Soneri, qui n'a pas l'intention de mener une enquête, s'y trouve toutefois plus ou moins impliqué puisque son propre père a travaillé pour l'entreprise de salaisons. Et puis, lorsqu'on trouve un corps dans les bois en cherchant des champignons, comment ne pas se sentir concerné ?
Pour aimer ce roman, il faut aimer les romans policiers qui prennent leur temps, qui n'hésitent pas à décrire des sentiers de montagne noyés dans le brouillard ou des massifs montagneux au petit matin, autant qu'à retranscrire des conversations autour d'un bon plat de sanglier accompagné de polenta ! Puisque l'enquête, à partir du moment où il y en a une, est officiellement confiée aux gendarmes, c'est d'ailleurs en se promenant dans les bois et en conversant ici ou là, que le commissaire réfléchit à la situation. Toutefois cette relative lenteur va déboucher sur une conclusion beaucoup plus mouvementée…
Comme dans le fleuve des brumes, j'ai été embarquée par l'atmosphère, et ai lu avec grand plaisir ce polar qui permet de découvrir une région d'Italie sous un angle particulièrement riche et intéressant. Il me restera à lire La pension de la via Saffi, paru entre temps.

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Garoupe
  20 avril 2018
Que la montagne est noire !
Remarque liminaire : cette chronique et celle de « La pension de la via Saffi » sont particulièrement marquées par la discussion que j'ai pu avoir avec l'auteur ; discussion qui n'a en rien modifié mon avis sur l'oeuvre qu'il est en train d'établir mais qui l'a indéniablement enrichi.
Soneri vit ici sa troisième enquête, à son corps défendant. En effet, il est de retour dans sa région natale des Appenins, en vacances, pour se balader dans les sentiers montagneux de son enfance à la recherche de champignons. Mais il n'y a pas que les bolets ou les ceps qui se font discrets : il en va de même pour les Rodolfi père et fils. Palmiro et Paride Rodolfi ont disparu. Outre qu'une famille semble décimée, il se trouve que cette famille a main mise sur le village : ils dirigent l'entreprise locale qui donne du travail et fait vivre tout le village, ils font et défont la vie locale et notamment le maire du village.
Soneri est comme les montagnes dans lesquelles se niche son village natal : adret et ubac, il est tout à la fois un enfant du village et devenu un étranger en le quittant pour rejoindre la grande ville, Parme. Ce statut si particulier qui lui fait avoir à la fois un pied dans la boue locale et un pied en dehors est celui qui l'autorise à s'intéresser à ces disparitions et qui lui permet de prendre un peu de distance avec les habitants du village, dont certain sont plus ou moins de sa famille, plus ou moins des amis d'enfance.
Si les Rodolfi font et défont la vie du village, le village en retour les a soutenus dans les moments difficiles. le village leur doit autan que ce que les Rodolfi doivent aux habitants à travers des emprunts qu'ils se retrouvent dans l'incapacité de rembourser. Ajoutez à cela des rancunes datant de la Seconde Guerre Mondiale et le passé fasciste de certains ou de maquisards d'autres. Ajoutez, au milieu de tout cela, la figure paternelle de Soneri qui resurgit d'outre-tombe pour tourmenter le commissaire et lui forcer encore un peu la main pour qu'il se mêle de ce qui aurait pu ne pas le regarder mais devient aussi une affaire personnelle.
Les deux seules figures qui ne semblent pas décevoir Soneri dans toute cette affaire sont finalement celle de son père, mort et donc silencieux mais omniprésent, et celle du Maquisard, figure mythique et énigmatique du village qui vit en retrait de celui-ci, en solitaire ou presque, avec uniquement sa femme et sa fille. Soneri poursuit le Maquisard comme il poursuit les fantômes de son passé, jusqu'à presque confondre les deux.
Le reste du village, dupé par les Rodolfi, ne vaut pas mieux que leurs débiteurs. Aucun ne trouve grâce aux yeux de Soneri. Les regrets semblent recouvrir le village autant que la brume, les aigreurs et les rancoeurs, créant ainsi une ambiance délétère entre les protagonistes.
Et puis, ce roman a beau se dérouler dans les montagnes, au grand air, il n'en fonctionne pas moins comme un huis clos. A telle enseigne que rares sont ceux, en dehors de Soneri, qui ont cherché à quitter le village. L'hôte de Soneri, Sante l'avoue lui-même et pas qu'à demi-mot : « A un certain âge, avait proféré Sante d'un ton sentencieux, on aime revenir là d'où on est parti, si dans sa jeunesse on a parcouru le monde. » et Valerio Varesi d'ajouter tout aussi sentencieusement « Et pour Sante, la ville était déjà le monde ». La sensation d'isolement voire d'enfermement n'est pas un vain mot.
Le Maquisard, sans être ou honnête ou malhonnête, gentil ou méchant, est simplement le seul qui reste droit dans ses bottes, fidèle à ce qu'il a toujours été et aux anciennes amitiés. Il fait ainsi le pendant avec Soneri, le seul dans lequel en retour il trouve quelqu'un digne de recevoir son témoignage.
Soneri se retrouve dans la position difficile de celui qui a tant aimé, ou qui aime un souvenir, et qui se retrouve déçu. Cette déception, c'est la voie d'Angela qui la porte. Valerio Varesi a réservé un rôle très particulier à Angela. Sans remettre en cause son existence physique dans le récit de Valerio Varesi, la voie d'Angela résonne et fonctionne comme l'expression extérieure de la voie intérieure de Soneri. C'est elle qu'il appelle chaque jour ou presque à des moments où il est seul ou avec qui il va dîner en tête-à-tête comme si Angela n'était que la représentation personnifiée de ses interrogations. Elle le pique, elle le titille, elle l'aide et le fait avancer. C'est elle qui lui assène « […] c'est l'idée que tu avais de ce lieu qui vole en éclat. C'est ça qui te fait mal. ». Elle met le doigt là où ça fait le plus mal pour Soneri, qui lui balance les vérités qui blessent mais dont la prise de conscience est indispensable.
Et puis ce qui marque dans ce troisième volet des enquêtes de Soneri, plus que dans les autres même si c'est déjà très présent dans les précédents ouvrages, c'est le travail impressionnant de l'auteur pour structurer et équilibrer son texte entre les passages descriptifs et les dialogues. Là où les premiers apportent régulièrement de nouveaux éléments à l'histoire, les seconds sont là pour les mettre justement en lumière ou en musique, pour leur donner un sens. de l'aveu même de l'auteur, les dialogues sont d'ailleurs les parties les plus travaillées pour rechercher, dans l'écriture, une sorte d'épure indispensable pour dire ou laisser sous-entendre beaucoup de choses en peu de mots.
On retrouve donc ici tout ce qui fait des romans de Valerio Varesi à chaque fois des pépites : une enquête tranquillement mais rondement menée, un arrière-plan politico-social discret au démarrage et qui prend ensuite toute son amplitude, un commissaire Soneri toujours aussi introspectif, un style aussi percutant que précis et qui porte l'atmosphère brumeuse des récits de Valerio Varesi. Bref, vous devriez déjà avoir laissé ce billet et vous être rué chez votre libraire !

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encoredunoir
  14 juin 2018
« Dans le brouillard, on peut tout faire, il permet tout. » Cela sonne comme une évidence et même comme un lieu commun. Pourtant, dans Les Ombres de Montelupo, Valerio Varesi donne à ce brouillard une rare épaisseur qui lui permet de dépasser le cliché.
Le Montelupo dans sa gangue de brume surplombe le village natal du commissaire Soneri venu ici prendre quelques vacances pour ramasser des champignons et, aussi, pour tenter de renouer par procuration avec son enfance et par là même avec son père disparu et avec la communauté villageoise à laquelle il se sent ou devrait se sentir appartenir.
S'il n'est pas à proprement parler en effervescence, c'est en tout cas un village agité que trouve Soneri. En effet, Paride Rodolfi, héritier de la charcuterie industrielle qui fait vivre le village n'a pas disparu. C'est en tout cas ce que disent des affiches placardées dans les rues. Et si on l'affirme avec tant de force, c'est sans doute que quelque chose a dû se passer. Puis, c'est au tour de Palmiro, le patriarche Rodolfi, de s'évaporer. Et, dans les brumes du Montelupo qui surplombe cette vallée alpine, des coups de feu intempestifs ne cessent de résonner… Bien décidé à rester en dehors de tout ça et à trouver des cèpes, Soneri ne pourra cependant pas échapper à ce qui semble se tramer ici. D'autant plus que son père a eu des liens avec Rodolfi et avec le Maquisard qui hante la montagne et apparaît vite comme le premier suspect en lien avec les disparitions.
Comme dans La pension de la via Saffi, Valerio Varesi mêle ici le passé de son héros aux événements qui viennent perturber le fonctionnement qu'il imaginait immuable d'un lieu auquel sa propre histoire est étroitement liée. Et, toujours comme dans ses romans précédents, son histoire personnelle s'entremêle à l'histoire italienne contemporaine et aux lignes de fractures qui en sont issues et traversent la société. Pour autant, les romans de Varesi ne sont jamais totalement tournés vers le passé et la présence – souvent fantomatique – des étrangers qui traversent la clandestinement la montagne ouvrant la porte à tous les fantasmes n'est pas ici sans rappeler celle des commerçants arabes de la via Saffi ; comme eux, ils permettent d'évoquer sans lourde insistance le tableau d'une Italie et, plus largement, d'une Europe où les préjugés ont la vie dure et où, si la sensation d'insécurité peut venir de ce que l'on ne connaît pas, c'est ici de ceux que l'on connaît ou que l'on croit connaitre bien que vient le problème. Car ce sont bien les Rodolfi qui, par leur emprise sur le village, imposent cette chape de plomb à laquelle font écho les brouillards automnaux qui descendent du Montelupo
Porté par la mélancolie d'un Soneri partagé entre la recherche des sensations de l'enfance, du souvenir de son père et la prise de conscience du fait qu'il ne fait plus partie de la communauté qu'il pensait être la sienne, Les Ombres de Montelupo, comme les précédents romans publiés en France de Valerio Varesi, est un livre extrêmement fin qui jouent autant sur les ambiances et les sensations que sur une intrigue à tiroirs qui prend peu à peu toute sa cohérence pour proposer in fine une réflexion intelligente sur le poids du passé et des mythes que l'on a pu construire, la difficulté parfois à appréhender l'avenir et la crainte de ce qui est différent qui fait parfois oublier que souvent, le ver est dans le fruit et pas ailleurs.

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pchion
  13 juillet 2018
Avec ce troisième volume traduit en Français (sur une dizaine parus), Valerio Varesi confirme son talent et se place, à mes yeux, parmi les meilleurs auteurs de roman policier italien. Comme dans "le fleuve des brumes", le rythme est assez lent et l'auteur accorde une importance considérable à la description de l'ambiance dans le petit village des Apennins qui sert de décor à son roman. Comment la mort de deux personnages importants du village, le père et le fils, patrons d'une usine de charcuterie, peut-elle affecter à ce point la vie quotidienne des habitants ? Quels sont les liens qui se sont tissés entre les différents protagonistes de l'affaire ? On retrouve à nouveau une histoire de Résistance au coeur des événements ce qui montre bien qu'en Italie (comme dans d'autres contrées d'ailleurs) cet épisode sombre de l'histoire n'a pas fini d'entacher les consciences. Rien n'est simple pour le commissaire Soneri... Tant de choses poussent à l'impliquer dans la résolution de cette affaire ténébreuse, alors qu'il séjourne au pied de la montagne de Montelupo uniquement pour prendre ses distances avec la grisaille (et surtout la Questure !) de Parme... Mais il faut dire qu'il est difficile de s'intéresser aux champignons lorsque les balles sifflent à vos oreilles : les étendues boisées ne sont pas toujours des lieux où l'on peut méditer en paix !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
pchionpchion   13 juillet 2018
A la base de la fortune des Rodolfi, il y a l'avidité, la violence, et le larcin. Comme pour tous ceux qui ont accumulé de l'argent en ce bas monde. On les respecte et on les révère par crainte, et on oublie leurs saloperies. Mais même l'animal le plus beau de ces bois, si tu lui ouvres le ventre, il n'a dans les entrailles que de la merde et des choses dégoûtantes, ne l'oublie pas.
- Des saloperies, les Rodolfi ont continué à en faire.
- Tout le monde en fait, dit Magnani en s'impatientant. Ça a mal tourné pour les Rodolfi, c'est tout. Tu crois que les autres entreprises ne sont pas endettées jusqu'au cou et qu'elles ne font pas sous le manteau, la même chose ? La différence, c'est qu'elles sont sans doute plus habiles et qu'elles ont un peu plus de style.
- Ou plus de protections politiques... suggéra le commissaire.
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kathelkathel   10 avril 2018
Il scruta les visages qu’il reconnaissait, mais sur lesquels le temps avait déposé une couche d’hostilité craintive.
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EspressoEspresso   01 juillet 2018
Regardez ici, l'exhorta le prêtre en embrassant du regard le cimetière peuplé de croix, tous ces gens ont vécu comme si la mort ne faisait pas partie de leur vie. Quand on se croit immortel, on ne pense qu'à son intérêt. p. 228
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Anne578869Anne578869   04 mai 2018
- parce qu'on ne pense pas aux choses qui comptent vraiment. Regardez ici, l'exhorta le prêtre en embrassant du regard le cimetière peuplé de croix, tous ces gens ont vécus comme si la mort ne faisait pas partie de leur vie. Quand on se croit immortel, on ne pense qu'à son intérêt.

p. 228
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Anne578869Anne578869   04 mai 2018
A la base de la fortune des Rodolfi, il y a l'avidité, la violence, et le larcin. Comme pour tous ceux qui ont accumulé de l'argent en ce bas monde. On les respecte et on les révère par crainte, on oublie leurs saloperies. Mais même l'animal le plus beau de ces bois, si tu lui ouvres le ventre, il n'a dans les entrailles que de la merde et des choses dégoûtantes, ne l'oublie pas.

P. 209
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Valerio Varesi - Les Ombres de Montelupo
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