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EAN : 9782757876268
312 pages
Éditeur : Points (14/03/2019)
3.97/5   79 notes
Résumé :
C'est l'automne à Parme. Le commissaire Soneri décide d'échapper à la grisaille de la ville en retournant dans son village natal des Apennins pour des vacances bien méritées. Il se réjouit à l'idée de cueillir des champignons sur les pentes boisées de Montelupo, une activité jadis partagée avec son père. Sur le village isolé règne la famille Rodolfi, producteurs de charcuterie depuis des générations. Le patriarche, Palmiro, mène sa barque d'une main sûre. Mais derri... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
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Jeanfrancoislemoine
  30 avril 2020
Les vacances ...Au moment où je vous parle , bien malin celui ou celle qui va nous dire où nous pourrons les passer cette année....En un autre temps , je vous aurais bien proposé de louer à Montelupo, en Italie, et plus précisément à l'auberge des Ecureuils, un restaurant simple où la cuisine est familiale et ..divine... et l'accueil... Vous auriez peut - être la chance d'y croiser le commissaire Soneri , un enfant du pays qui aime s'y ressourcer et retrouver certaines " images " de son passé ...et oui , la nostalgie , notre histoire .... Après, couvrez - vous bien , c'est l'automne , le brouillard enveloppe le village entouré de bois où des coups de fusil récurrents , s'ils gênent les chercheurs de champignons , rythment la vie d'un village ...muet . Des taiseux .Ici , on ne parle pas , personne ne sait rien de ces affiches placardées, de ces riches patrons qui ont...et fourni du travail à tous....de ces étranges tirs...Qui ? Contre qui ? Animal ou ...homme ?
Cette atmosphère faussement tranquille , cette atmosphère oppressante , est présente du début à la fin du roman ..Une atmosphère poisseuse dans laquelle le commissaire Soreni va essayer de se débattre afin de résoudre une bien étrange intrigue ....".Le héros "? " ,Gualardzi , le Maquisard " , un personnage qui cristallise toute l' attention des carabinieris ...Mais attention , ici , la nature , les bois , les forêts , le village , le froid , la neige .....ne laissent la place à personne....d'étranger..
Entre les froidures du " haut " et la " chaleur de l'auberge du bas " , Soreni va devoir faire un choix et , sans doute , négocier....tergiverser.?
Un roman intimiste de très bonne facture , un milieu à la fois reposant et anxiogéne , un présent et un passé pour un héros discret et altruiste ...Une enquête qui tient plus de l'introspection ...Un roman très agréable à lire , mêlant avec à propos fiction narrative et dialogues , un bien bel équilibre . Une belle traduction , vive , alerte et pleine de subtilité .Et puis , Dolly .Et , oui , Dolly , la fidélité même....Le couple Soreni-Angela y résistera- t - il ?
Bon , ne vous précipitez pas , hein , on est le 30 avril et l' ouverture de votre librairie , c'est le 11 mai ....Par contre , le 11, si vous voulez choisir rapidement , allez -y ... J'y ai trouvé certaines similitudes avec Exbrayat , et ça, pour moi , c'est ....ouaaahhh!!!!
Continuez à prendre soin de vous , c'est pas fini....Courage!!!
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sandrine57
  29 juin 2021
Las des querelles et mesquineries de la questure de Parme, le commissaire Soneri s'accorde quelques jours de vacances dans les Appenins. Au pied du Montelupo, dans le village qui l'a vu naître, le policier compte renouer avec ses amis et surtout cueillir des champignons. Mais, sur place, l'ambiance est délétère. Tous les jours, des coups de feu retentissent dans la montagne et il se passe de drôles de choses chez les Rodolfi, propriétaires de l'usine de charcuterie qui fait vivre le village. Quand Palmiro, le patriarche se suicide et que son fils, Paride disparaît, le commissaire voit ses vacances définitivement perturbées. Refusant de se mêler de l'enquête malgré les sollicitations du carabinier local, Soneri ne peut pas non plus ignorer que son village et ses habitants sont différents des souvenirs qu'il chérissait et qu'il doit comprendre ce qu'il s'est passé.
Novembre dans les Appenins, entre brumes insidieuses et brouillards opaques. Un village calme en apparence mais la colère gronde, la haine couve. Ces montagnards taiseux ont vendu leurs âmes aux Rodolfi, maîtres des lieux et dont la fortune a des origines louches. le patriarche aurait fait son beurre avec les fascistes et même les nazis pendant la guerre. On a bien voulu oublier ce faux pas parce qu'il est né pauvre, qu'il a connu la faim et qu'il a réussi à force d'ambition et de volonté, mais aussi parce que presque tous les villageois lui ont accordé des prêts pour faire fructifier l'usine. Jeune, il formait un trio avec Capelli, le fromager suicidé récemment et Gualardzi, le seul à n'avoir renié ni ses origines ni ses idéaux. Il vit en reclus dans la montagne, on l'appelle ‘'Le Maquisard'', une force de la nature qui vit de braconnage et ne s'est pas vendue au Dieu Argent. Est-ce lui qui tire dans les montagnes, faisant planer une menace diffuse sur les lieux ? Est-ce lui qui a tué Paride ? Les carabiniers en sont certains et organisent une chasse à l'homme sur un terrain qui leur est forcément défavorable… Au milieu des balles qui sifflent et de l'inquiétude qui se propage, le commissaire Soneri tente de faire taire sa curiosité pour profiter de ses vacances. Mais un flic reste un flic en toutes circonstances. Même si un fossé s'est creusé entre l'homme de Parme et les montagnards qui l'ont pourtant vu grandir, Soneri connaît ces gens et ce pays où il a ses racines. Son propre père a travaillé pour les Rodolfi. A quelles compromissions s'est-il livré pour obtenir ce poste ?
On ne connaît du passé de ses parents que ce qu'ils ont bien voulu nous raconter et Soneri prend conscience que tout un pan de l'histoire de son père lui est inconnu. le résistant communiste s'est-il renié en pactisant avec le vieux Palmiro ? Partagé entre le besoin et la crainte de savoir, le commissaire creuse le passé pour expliquer le présent.
‘'Tu es un homme doux-amer'' dit Angela, sa compagne, au commissaire. Et c'est un peu le fil conducteur du livre, un partage entre la douceur des souvenirs d'enfance et l'amertume de la confrontation avec une réalité moins rose. Et bien sûr, Varesi met en valeur son petit coin d'Italie. Ici le Montelupo qui domine le village, jetant ses ombres sur des hommes qui l'ont parcouru pour chasser ou faire la guerre. Personnage du roman à part entière, la montagne cache bien des secrets. Elle a vu passé les résistants, les fascistes, les soldats allemands, les contrebandiers, aujourd'hui elle abrite les clandestins ou les passeurs de drogue. Elle dissimule, protège ou tue selon son bon vouloir…
Comme à son habitude, Valerio Varesi nous propose un polar d'ambiance qui vaut plus pour son atmosphère que pour son suspense. Paisible et bucolique de prime abord, l'histoire se fait de plus en plus sombre, au fur et à mesure que se dévoilent la cupidité, la méfiance, la jalousie…les bassesses des hommes.
Coup de coeur très subjectif, provoqué par un attachement à l'auteur et à son commissaire.
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JIEMDE
  01 août 2018
Dans la famille "Polars d'atmosphères", je demande le fils surdoué... Bonne pioche avec Valerio Varesi (traduit par Sarah Amrani) ! Car Les ombres de Montelupo sitôt refermé, je reste sous le charme de ce livre attachant, intelligent et sans faux-col (comme on dit chez Lucky Luke).
Las des incessantes tracasseries administratives de sa charge dans la grande ville de Parme, le commissaire Soneri part se ressourcer quelques jours dans son village natal des Apennins, au pied du Montelupo. Un village aux doubles racines : les siennes, familiales, et celles des champignons qu'il cherche dans les brumes et brouillards d'automne de ce petit coin d'Italie. Pas de bol cette saison : il semble que seules les trompettes de la mort soient de sortie, au propre comme au figuré.
La mort, c'est celle de Paride Rodolfi, l'actuel patron de la grosse boîte de charcuteries qui fait vivre le village depuis quelques générations, retrouvé dans un ravin de la montagne abattu au fusil de chasse. Puis celle de son père, Palmiro, fondateur de l'entreprise, pendu dans sa grange. Et si le village entier semble bouleversé, chacun se tait sur le mode "Ce qui se passe - ou s'est passé - sur les pentes de Montelupo reste à Montelupo". Même Soneri, pourtant du cru, semble être devenu une sorte d'étranger à cette communauté dont il découvre qu'elle n'est plus complètement la sienne.
Au-delà de l'intrigue, Les ombres de Montelupo sont l'occasion pour Varesi d'explorer - sans jamais se perdre, comme malheureusement trop d'autres... - de nombreuses thématiques contemporaines : l'argent facile, spéculateur et corrupteur jusqu'au fin fond de l'Italie ; le poids de l'histoire et des comportements de ses ascendants pendant la période fasciste mussolinienne ; les flux migratoires clandestins qui en Italie ne passent pas que par les plages mais aussi par les montagnes ; la notion de territoire au XXIe siècle, où à l'image de Soneri dans son village, être de quelque part a t-il encore une sens ? Et puis cette sorte de nostalgie sous-jacente dans tout le livre, d'un temps où tout était plus simple, où tout était plus sain.
Mais surtout - je parlais de "polar d'atmosphère" - Varesi (comme autrefois Vargas avec Adamsberg), plonge Soneri dans les brumes et brouillards qui envahissent la superbe nature des pentes du Montelupo en cette fin d'automne. Quel bonheur de randonner avec Soneri dans cette ouate magnifiée, où passe un sanglier, affleure un bout de rivière, découvre au détour d'un sentier un aperçu de la vallée voisine, vous offre un refuge le temps d'une pause, vous relance le temps de suivre le cri d'un oiseau… ou de fuir le coup de feu soudainement entendu.
Et la bonne nouvelle enfin, c'est que Soneri est un commissaire récurrent. Donc je sais ce qu'il me reste à faire !
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OSOLEMIO
  10 juin 2021
Dans les ombres de Montelupo: il y a le commissaire Soneri qui, las des tracasseries de la questure de Parme décide de venir se ressourcer dans son village natal des Apennins.
Il veut faire de longues promenades en forêt, ramasser, comme il le faisait avec son père des champignons ! C'est un homme taiseux, discret qui fume le "toscano" et aime les spécialités culinaires de sa région ! Il va surtout beaucoup arpenter les collines, les vallons et en profiter pour se pencher sur son passé. Il s'installe à l'Auberge de l'Ecureuil et va renouer avec son ami d'enfance Maini, avec Volpi le garde chasse et Delrio la carabinier venu du Sud.
Sur le village, règne la famille Rodolfi : le père Palmiro et Paride le fils marié à Manuela. C'est le père qui a bâti leur fortune en collaborant avec les fascistes, les allemands, en faisant du marché noir, des trafics divers et variés et qui a récolté l'argent des habitants en leur faisant miroiter des intérêts colossaux !
Les ombres de Montelupo : c'est la peur de ces gens qui ont donné toutes leurs économies et qui apprennent la faillite de l'entreprise Rodolfi.
Ils étaient 3 à chercher à faire fortune : Palmiro, son ami Capelli des fromageries qui s'est suicidé, et Gualardzi : le Montagnard communiste et ancien membre des gardes garibaldiennes.
Le Montagnard s'est réfugié dans les montagnes pour mener une vie aride et pauvre, c'est un révolté qui n'a pas cédé aux sirènes des magouilles .
Palmiro vient d'être retrouvé pendu à une poutre, il couchait avec sa bru et son fils s'en fichait ! L'angoisse monte au village car Paride était un enfant gâté qui dilapidait la fortune familiale et, il est introuvable aussi !
Finalement, il est mort depuis plusieurs jours tué par un coup de fusil !
Les carabiniers portent leurs soupçons sur Gualardzi et vont tenter de le débusquer dans les bois de Montelupo : tirs de fusil, de révolvers, explosions, grange brûlée : les vacances de Soneri deviennent agitées d'autant qu'il ne veut pas se mêler du commandement du capitaine Bovolenta qui accumule les erreurs ! Tout le village est du coté du Montagnard et, Soneri pense aussi qu'il est innocent !
Mais qui a tué Palmiro et Paride ?
C'est un "slow" polar qui est basé surtout sur l'analyse sociologique des habitants de ces lieux brumeux, froids ! Ces gens qui ont fait confiance à des escrocs en croyant gagner plus, et le commissaire Soneri sous la plume de Valerio Varesi est un flic qui se cherche dans les ombres de son passé !
L.C polar de Juin 2021
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celestineh
  09 avril 2019
Roman noir, polar d'atmosphère, policier brumeux….
Amateurs de thrillers ou de serial killers, passez votre chemin ! Les enquêtes du Commissaire Soneri sont très loin de cet univers survolté et se déroulent lentement. C'est la deuxième que je lis après le fleuve des brumes et je l'ai préférée.
Notre Commissaire, cette fois, est en vacances dans son village natal dans un endroit reculé des Appenins, au pied du Montelupo. Les brumes envahissent la montagne au mois de novembre, rendant difficiles ses cueillettes de champignons. Et des coups de feu retentissent régulièrement dans ce brouillard, ce qui assombrit encore l'ambiance générale. Car le village est en émoi : des rumeurs vont bon train sur une possible faillite de l'entreprise de charcuterie Rodolfi qui fait vivre tous les habitants du coin. Palmiro Rodolfi, le père a disparu, bientôt suivi par son fils Paride. Il n'en faut pas plus pour aiguillonner la curiosité du commissaire qui s'interroge également sur son propre passé.
L'enquête se déroule doucement entre ballades en montagne, passé et présent, et introspection du héros. le Commissaire est préoccupé par les événements présents mais aussi et surtout, par une parole malheureuse qui le fait douter de l'intégrité de son père. Qui était réellement cet homme silencieux qui lui a appris à sillonner la région ? A-t-il lui aussi profité des procédés peu scrupuleux des Rodolfi ? Soneri regrette de ne pas lui avoir consacré assez de temps.
L'auteur en profite aussi pour dresser un tableau assez sombre de la communauté habitant cet endroit reculé de l'Italie entre les escroqueries des patrons de l'usine locale et la concupiscence de ceux qui leur ont confié leurs économies et qui vont finalement tout perdre…..
C'est un roman noir très mélancolique et d'une belle finesse.
Merci à Babelio et Masse critique pour cette lecture.

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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
JIEMDEJIEMDE   01 août 2018
Après le savarin de riz, on apporta les champignons. Leur goût avait quelque chose de familier au point de réveiller en Soneri des réminiscences de la cuisine maternelle. Une vague d'émotion remonta depuis son estomac en le ramenant bien loin en arrière, dans un lieu dont il ne voulait pas se souvenir pour ne pas tomber dans la mélancolie ennuyeuse. Ces saveurs l'accrochaient au passé, bouchée après bouchée, en suivant un chemin dire t qui échappait au contrôle de la pensée.
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pchionpchion   13 juillet 2018
A la base de la fortune des Rodolfi, il y a l'avidité, la violence, et le larcin. Comme pour tous ceux qui ont accumulé de l'argent en ce bas monde. On les respecte et on les révère par crainte, et on oublie leurs saloperies. Mais même l'animal le plus beau de ces bois, si tu lui ouvres le ventre, il n'a dans les entrailles que de la merde et des choses dégoûtantes, ne l'oublie pas.
- Des saloperies, les Rodolfi ont continué à en faire.
- Tout le monde en fait, dit Magnani en s'impatientant. Ça a mal tourné pour les Rodolfi, c'est tout. Tu crois que les autres entreprises ne sont pas endettées jusqu'au cou et qu'elles ne font pas sous le manteau, la même chose ? La différence, c'est qu'elles sont sans doute plus habiles et qu'elles ont un peu plus de style.
- Ou plus de protections politiques... suggéra le commissaire.
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santorinsantorin   25 juillet 2020
- Ne pense plus au passé, l'exhorta Angela, on n'y trouve que des erreurs. Et puis c'est inutile.
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santorinsantorin   25 juillet 2020
"Il est parfois plus douloureux de renoncer que de combattre" confirma-t-il.
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JIEMDEJIEMDE   31 juillet 2018
Dans les bois, il n'y a rien de précis : on va toujours au hasard, comme pour pisser.
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Videos de Valerio Varesi (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Valerio Varesi
À chaque ville italienne son auteur de polar. Parme, c'est Valerio Varesi et son commissaire Soneri dont paraît la cinquième aventure traduite en français. Écriture fluide, poétique, sens des dialogues, art de l'intrigue et charme entêtant de la mélancolie. de quoi vous donner des envies de voyage... "Or, encens et poussière" de Valerio Varesi. Traduit de l'italien par Florence Rigollet, éd. Agullo. UNE ÉMISSION ANIMÉE PAR Michel Abescat et Christine Ferniot RÉALISATION Pierrick Allain TÉLÉRAMA - JUIN 2020
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