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EAN : 9782878582857
383 pages
Éditeur : Viviane Hamy (25/06/2008)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.91/5 (sur 2213 notes)
Résumé :
Adamsberg part pour trois jours de colloque à Londres.
Estalère, le jeune brigadier, et Danglard - terrorisé à l'idée de passer sous la Manche - sont du voyage.
Tout devait se passer de manière aérienne et décontractée, mais un événement macabre alerte leur collègue de New Scotland Yard, Radstock.
Clyde-Fox, un original local, lui parle du vieux cimetière de Highgate.
Des chaussures - avec des pieds dedans - font face au cimetière, "un de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (148) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  07 septembre 2015
Adamsberg et Danglard, sommés d'assister à un colloque entre pontes, ne ramèneront pas de Londres que des souvenirs évanescents causés par l'absorption massive de Stout, Pale Ale et autre Porter.
La présence de moult chaussures au cuir élimé et rangées en rang d'oignon devant le pittoresque petit cimetière de Highgate ne possède, a priori, que peu d'intérêt historique. N'était cette petite particularité intrigante, la présence systématique de panards semblant avoir été purement arrachés à leurs propriétaires.
Pas le pied. Not the feet in the langue of j'expire.
De retour au pays, un meurtre d'une violence inouïe devrait difficilement oeuvrer à ce que nos deux compères retrouvent un quotidien harmonieux et serein.
Difficile d'imaginer un lien quelconque entre ces deux affaires, et pourtant...
La plume incisive de Vargas fonctionne toujours à plein.
Elle s'y connait comme personne pour faire cohabiter tous ses protagonistes aux personnalités diamétralement opposées.
Rien à redire à ce niveau, Un Lieu Incertain fait le job.
Non, ce qui m'a posé problème, c'est une intrigue que j'ai trouvée à la fois disparate et invraisemblable.
Imaginer un Adamsberg globe-trotter devoir endosser la panoplie d'un Van Helsing chasseur de vampire, j'ai essayé, vainement, de toutes mes petites forces de trouver la chose un brin crédible. Rien n'y a fait, je me suis embourbé de concert avec ce récit sur fond de folklore vampirique.
J'aurais adoré être mordu, j'en suis le premier marri.
Allez, au pieu !
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palamede
  23 août 2017
Quel bonheur de retrouver le commissaire Adamsberg et toute sa clique ! Quelle poésie et quel humour dans le macabre, je n'ai pas boudé pas mon plaisir. Cette femme a vraiment une forme de génie.
Bon, je sais, je m'emballe, mais Vargas est unique. Parce qu'il est difficile d'être original dans la littérature policière, et que Vargas sait l'être, sait raconter un crime, une enquête en sortant des sentiers mille fois battus. Et ce, sans surenchère dans le sordide, le repoussant, le malsain, malgré beaucoup de sang collé aux murs, ce qui avouons-le, n'est pas si facile.
Ici, l'archéologue écrivain, par on ne sait quel tour de passe passe, entre Londres, Paris et la Serbie, allie vampires anglais, pieds coupés serbes et riche journaliste judiciaire français assassiné, ou plus exactement dispersé dans sa maison garchoise. Une affaire alambiquée qui pourtant se tient, mais là n'est pas l'essentiel, car chez Fred Vargas, il semble que l'originalité de ses héros et de l'intrigue priment sur leur cohérence. Un excellent moment.
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carre
  17 mai 2013
L'intérêt premier de lire Vargas, est son talent incroyable pour créer à partir de faits divers atypiques et horribles, une atmosphère reconnaissable entre mille. Et forcément comme tout bon lecteur qui se respecte l'on plonge dès le début. Intrigue originale, flic génialement décalé dont la pensée à elle seule mériterait une psychanalyse poussée, seconds rôles étoffés, dialogues savoureux. Et tout ça cerise sur le gâteau, Miss Vargas le reproduit de livre en livre. « Un lieu incertain » vous emmène en Serbie, après un premier détour de l'autre côté du Channel, des meurtres aussi flippant qu'improbable, font tourner en bourrique les polices locales mais foi d'Adamsberg, il en faut plus pour dérouté le bon Jean-Baptiste et son cultivé Danglard. Alors, les pages défilent sans le moindre relâchement, Vargas maitrisant cela de façon remarquable. « U n lieu incertain » oui, un grand auteur aussi c'est certain.
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michfred
  23 octobre 2019
Comment ça,  j'ai lu "Un Lieu incertain"? Plog!
Aucun souvenir, moi, de ces chaussures avec les pieds dedans, devant la porte d'un cimetière londonien, de ce massacre en coupe réglée dans un pavillon de Garches,  de ce petit séjour de santé en Serbie pour visiter le Dracula local en son caveau.
Quasi certaine de n'avoir pas lu Un Lieu incertain, plog!
Quoique. ..
Zerk, comme bêrk, Zerk  comme le fils du petit pont de pierre,  ça  remuait vaguement quelque chose...et puis ce plog...
Plog? Plog...
" Plog, murmura Adamsberg.
- Qu'entends-tu par "plog"?
- C'est un mot de Vladislav, dont le sens varie selon le contexte? Qui peut signifier "certes", "exactement", "d'accord", compris", "trouvé", ou éventuellement "foutaises". C'est comme une goutte de vérité qui tombe. "
Je l'avais lu, plog!! Et j'ai même retrouvé le corps du délit dans une des bibliothèques de la maison  aubracienne que le déluge d'un "épisode cévenol " a transformée en Arche de Noé...
J'avais même dû le dévorer à sa parution, sans prendre le temps d'en déguster les friandises, aussi goulûment qu'un vampire qui a attendu trop longtemps sa nuit de Walpurgis!
Eh bien, passée la courte honte d'avoir si totalement oublié un des chefs d'oeuvre  de mon auteure de polar favorite, je me suis dit: "voilà ce qui doit rester de Vargas (Fred) quand on en a tout oublié, Mich (fred)"...
À savoir, des mots, comme zerk, des mots dévastateurs, qui du passé font table rase ( quoique...) ou des mots comme plog qui introduisent dans le discours fragile de la mémoire leur petite ponctuation ironique, polysémique, insistante comme la goutte d'eau de la clepsydre. ..
Zerk: tout balayé.
Plog: sauf une certaine petite musique , unique, ineffacable.
Obstinée. 
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dancingbrave
  14 septembre 2016
Bon je sais que je ne vais pas me faire des amies mais j'avais envie d'écrire cela :
Ah que je retrouve avec plaisir la plume de Fred. Un bon pote à moi…..Fred Vargas, une femme qui écrit comme un homme tout comme, à mon sens, Grégoire Delacourt a su écrire de façon si authentiquement féminine « la liste de mes envies » – mais ne commençons pas à nous égarer.
Ecrire comme un homme c'est savoir percer l'âme masculine, intimement, comprendre ce qui nous motive - pas seulement le foot et les femmes - Comment nous percevons le monde, les relations humaines. Quelle connaissance ! Quel talent !
Quand je lis ses textes j'avoue vraiment avoir du mal à imaginer une femme penchée sur sa feuille.
Voilà une personne que j'aimerais vraiment rencontrer, car je plaisantais, elle n'est pas du tout mon pote.
Et puis quel bonheur de retrouver le commissaire Adamsberg dans lequel je me reconnais si bien. Oh pas le policier ; mais le gars calme qui se laisse bercer par ses impressions, toujours un peu décalé, un peu à l'Ouest. le type qui endort les gens auxquels il parle (oui ça m'est arrivé) mais qui chemine à son rythme. Un pelleteur de nuages. Sans oublier tous les autres personnages toujours un tout petit peu trop exagérés mais si sympathiques.
Et puis cette langue de Fred Vargas, si croustillante, pleine d'images, d'inventions, d'humour souvent décalé qui fait toujours naître en moi une impression de bande dessinée avec ces personnages un tantinet « trop » qui me plonge dans un monde qui vraiment me plait beaucoup.
Et puis toutes ces idées saugrenues comme l'homme qui a mangé une armoire, celui qui ramène à sa femme le cadavre de l'ours qui a mangé son mari et qu'elle fera empailler, les deux montres d'Adamsberg jamais à l'heure, etc, etc….Quel monde !
Fred Vargas a ce talent de créer un monde que l'on jugerait rapidement loufoque, irréel mais à y bien réfléchir, c'est juste un lieu où se rencontrent des gens et des situations un peu bizarres que l'on peut croiser vous et moi. Simplement ils sont tous là au même moment et au meilleur de leur forme.
Un vrai régal.
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Citations et extraits (85) Voir plus Ajouter une citation
VALENTYNEVALENTYNE   14 septembre 2012
Adamsberg reprit la plaque de crottin, ravalant sa réplique. Noël ne s’était jamais privé d’accabler Retancourt, de déclarer à tous vents qu’elle n’était pas une femme mais un bœuf de labour ou une créature approchante. Alors que pour Adamsberg, si Retancourt n’était pas exactement une femme au sens convenu du terme, c’était parce qu’elle était une déesse. La déesse polyvalente de la Brigade, aux capacités aussi multiples que les on-ne-sait-combien de bras que possédait Shiva.
- Combien a –t-elle de bras, la déesse indienne ? demanda t il à ses adjoints, tout en palpant le morceau de crottin.
Les quatre lieutenants secouèrent la tête.
- C’est toujours pareil, dit Adamsberg. Quand Danglard n’est pas là, plus personne ne sait rien ici.
Adamsberg renfourna le crottin dans le sachet, ferma la glissière et le tendit à Voisenet.
- Il n’y a plus qu’à l’appeler pour avoir la réponse. Je pense que ce cheval-ci, celui qui a produit ce crottin-ci, connu sous le nom de « crottin d’Emile » est élevé en plein champ et ne mange que de l’herbe. Je crois que l’autre cheval, celui qui a excrété les boulettes du pavillon, connues sous le nom de « crottin du tueur », est nourri en écuries, aux granulés.
- Ah Bon ça peut se voir, ça ?
- J’ai passé mon enfance à ramasser du crottin partout pour amender les champs. Et de la bouse séchée pour alimenter le feu. J’en ramasse encore. Je peux vous assurer, Voisenet, qu’à deux nourritures différentes, deux excréments différents.
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hokmahhokmah   18 janvier 2011
Je rentre dans le droit chemin qui, comme tu le sais, n'existe pas et qui par ailleurs n'est pas droit.
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LoloKiLiLoloKiLi   17 mars 2012
– Ca, c’est un truc qui m’a toujours tracassé : pourquoi les flics, ils répètent tout ?
On leur dit : «Vendredi soir, j’étais au Perroquet.» Et le flic, il répond : «Vendredi soir, t’étais où ?»
A quoi ça sert, sinon à s’user les nerfs ?

– Ça sert à user les nerfs. Jusqu’à ce que le gars abandonne ce Perroquet et dise aux flics ce qu’ils veulent.
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AproposdelivresAproposdelivres   14 février 2020
A propos de livres...
> Roman policier
> Un lieu incertain – Fred Vargas
28 décembre 2008
Un lieu incertain – Fred Vargas

un_lieu_incertain un_lieu_incertain

Viviane Hamy - juin 2008 - 390 pages.

J'ai lu - octobre 2010 - 381 pages

Résumé :
Adamsberg part pour trois jours de colloque à Londres. Estalère, le jeune brigadier, et Danglard - terrorisé à l’idée de passer sous la Manche - sont du voyage. Tout devait se passer de manière aérienne et décontractée, mais un événement macabre alerte leur collègue de New Scotland Yard, Radstock.
Clyde-Fox, un original local, lui parle du vieux cimetière de Highgate. Des chaussures - avec des pieds dedans - font face au cimetière, « un des cimetières romantiques les plus baroques de l’Occident », un lieu macabre, gothique, unique.
Tandis que l’enquête anglaise commence, les français rentrent au pays, et se retrouvent confronté à un horrible massacre dans un pavillon de banlieue.
De fil en aiguille, Adamsberg, avec l’aide de Danglard, remonte une piste de vampires, et de tueurs de vampires, jusqu’en Serbie.
Le commissaire est au centre du roman, dans tous les sens du terme. La Boule se trouve presque un rival, Danglard est à deux doigts de tomber amoureux, Retancourt est toujours aussi efficace, mais la brigade n’est plus aussi sure qu’avant.

Auteur : Fred Vargas est née à Paris en 1957. Fred est le diminutif de Frédérique. Vargas est son nom de plume pour les romans policiers. Pendant toute sa scolarité, Fred Vargas ne cesse d'effectuer des fouilles archéologiques. Après le bac, elle choisit de faire des études d'histoire. Elle s'intéresse à la préhistoire, puis choisit de concentrer ses efforts sur le Moyen Âge. Elle a débuté sa « carrière » d'écrivain de roman policier par un coup de maître. Son premier roman Les Jeux de l'amour et de la mort, sélectionné sur manuscrit, reçut le Prix du roman policier du Festival de Cognac en 1986 et fut donc publié aux éditions du Masque. Depuis elle a écrit : Un lieu incertain (2008), Dans les bois éternels (2006), Sous les vents de Neptune (2004), Coule la Seine (2002), Pars vite et reviens tard (2001), Petit traité de toutes vérités sur l'existence (2001), Les quatre fleuves (en collaboration avec Edmond Baudoin) (2000), L'homme à l'envers (1999), Sans feu ni lieu (1997), Un peu plus loin sur la droite (1996), Debout les morts (1995), Ceux qui vont mourir te saluent (1994), L'homme aux cercles bleus (1992)



Mon avis : (lu en août 2008)
J'ai retrouvé avec joie Adamsberg, Danglard, Retancourt, Estalère, Mordent, la Boule, Clémentine, tous les personnages déjà cultes de l'univers de Fred Vargas. Cette histoire nous emmène de Paris en Serbie en passant par Londres, mais cette histoire est aussi un peu tortueuse et parfois confuse, on ne retrouve pas le rythme des livres précédents. J'ai donc été un peu déçue. Je n'ai pas aimé le côté « fantastique » du roman.

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Une adaptation à la télévision de ce roman a été faite par José Dayan et diffusée le 12 novembre 2010. C'est le cinquième téléfilm de la série Collection Fred Vargas.
La distribution : Jean-Hugues Anglade (Jean-Baptiste Adamsberg), Hélène Fillières (Camille Forestier), Charlotte Rampling (Mathilde Forestier), Pascal Greggory (Josselin), Jacques Spiesser (Adrien Danglard), Corinne Masiero (Violette Retancourt), David Atrakchi (Vlad), Karim Belkhadra (Noël), Carlo Brandt (Émile Feuillant), Olivier Claverie (Dr Lavoisier), Roland Copé (le médecin légiste), Hélène Coulon (la villageoise serbe), Christophe Craig (Radstock), Aymeric Demarigny (Estalère), Sylvie Granotier (Emma Carnot), Ivry Gitlis (Aranjdel), Anthony Henry (Tom), Julien Honoré (Armel Louvois), Nino Kirtadze (Danica), Christopher King (Clyde Fox), Johan Leysen (Lucio), Christophe Lorcat (le steward), Wolfgang Pissors (Thalberg), Alan Rossett (le jardinier anglais), Vincent Tarot, Grégoire Souverain, Tristan de Saint Vincent, Thomas Souverain et Geoffroy de Saint Vincent (les enfants de Danglard)

Extrait : « Le commissaire Adamsberg savait repasser les chemises, sa mère lui avait appris à aplatir l’empiècement d’épaule et à lisser le tissu autour des boutons. Il débrancha le fer, rangea les vêtements dans la valise. Rasé, coiffé, il partait pour Londres, il n’y avait pas moyen de s’y soustraire.

Il déplaça sa chaise pour l’installer dans le carré de soleil de la cuisine. La pièce ouvrait sur trois côtés, il passait donc son temps à décaler son siège autour de la table ronde, suivant la lumière comme le lézard fait le tour du rocher. Adamsberg posa son bol de café côté est et s’assit dos à la chaleur.

Il était d’accord pour aller voir Londres, sentir si la Tamise avait la même odeur de linge moisi que la Seine, écouter comment piaillaient les mouettes. Il était possible que les mouettes piaillent différemment en anglais qu’en français. Mais ils ne lui en laisseraient pas le temps. Trois jours de colloque, dix conférences par session, six débats, une réception au ministère de l’Intérieur. Il y aurait plus d’une centaine de flics haut de gamme tassés dans ce grand hall, des flics et rien d’autre venus de vingt-trois pays pour optimiser la grande Europe policière et plus précisément pour “ harmoniser la gestion des flux migratoires ”. C’était le thème du colloque.

Directeur de la Brigade criminelle parisienne, Adamsberg devrait faire acte de présence mais il ne se faisait pas de souci. Sa participation serait légère, quasi aérienne, d’une part en raison de son hostilité à la “ gestion des flux ”, d’autre part parce qu’il n’avait jamais pu mémoriser un seul mot d’anglais. Il termina son café paisiblement, lisant le message que lui envoyait le commandant Danglard. Rdv dans 1 h 20 à l’enregistrement. Foutu tunnel. Ai pris veste convenable pour vous, avec crav. Adamsberg passa le pouce sur l’écran de son téléphone, effaçant ainsi l’anxiété de son adjoint comme on ôte la poussière d’un meuble. Danglard était mal adapté à la marche, à la course, pire encore aux voyages. Franchir la Manche par le tunnel le tourmentait autant que passer par-dessus en avion. Il n’aurait cependant laissé sa place à personne. Depuis trente ans, le commandant était rivé à l’élégance du vêtement britannique, sur laquelle il misait pour compenser son manque naturel d’allure.
À partir de cette option vitale, il avait étendu sa gratitude au reste du Royaume-Uni, faisant de lui le type même du Français anglophile, adepte de la grâce des manières, de la délicatesse, de l’humour discret. Sauf quand il laissait choir toute retenue, ce qui fait la différence entre le Français anglophile et l’Anglais véritable. De sorte, la perspective de séjourner à Londres le réjouissait, flux migratoire ou pas. Restait à franchir l’obstacle de ce foutu tunnel qu’il empruntait pour la première fois. Adamsberg rinça son bol, attrapa sa valise, se demandant quelle sorte de veste et de crav avait choisies pour lui le commandant Danglard. Son voisin, le vieux Lucio, frappait lourdement à la porte vitrée, l’ébranlant de son poing considérable. La guerre d’Espagne avait emporté son bras gauche quand il avait neuf ans, et il semblait que le membre droit avait grossi en conséquence pour concentrer en lui seul la dimension et la force de deux mains. Le visage collé aux carreaux, il appelait Adamsberg du regard, impérieux.
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aaahhhaaahhh   19 janvier 2013
- Mais quand on a vu quelque chose de cet ordre, Danglard, dit doucement Adamsberg, un petit bout s'en détache et reste toujours en nous. Toute chose très belle ou très laide abandonne un fragment d'elle dans les yeux de ceux qui la regarde. On sait cela. C'est d'ailleurs comme cela qu'on la reconnait.
- Quoi? Demanda Estalère.
- Ce que j'ai dit. La très grande beauté ou la très grande laideur. On la reconnait à ce choc, à cette parcelle qui demeure.
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Vidéo de Fred Vargas
Vous l'attendiez, voici enfin le premier épisode du tout nouveau podcast des éditions du Masque : Conversation dans le noir. Chaque jeudi, nous vous proposerons une conversation téléphonique entre éditrice et auteure à écouter sur l'ensemble de nos réseaux sociaux. Dans ce premier épisode c'est Louise Mey qui ouvre le bal avec une conversation passionnante autour des femmes, de l'écriture et du militantisme en temps de confinement. Nous vous souhaitons une bonne écoute !
Extrait lu : https://fal.cn/extraitladeuxiemefemme
Oeuvres citées : Comtesse de Ségur Les quatre filles du docteur March - Louisa May Alcott Fred Vargas Série Kay Scarpetta - Patricia Cornwell Ecriture : Mémoires d'un métier - Stephen King
CRÉDITS : Conversation dans le noir est un podcast des éditions du Masque. Réalisation : Paul Sanfourche. Générique : Longing - Joachim Karud.
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