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ISBN : 2290351296
Éditeur : J'ai Lu (10/07/2007)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.65/5 (sur 861 notes)
Résumé :
" Ton collègue blond est assez emmerdant mais je l'aime bien, et puis il est généreux. Il se pose des questions sans fond,
il s'inquiète et ça fait le bruit des vagues. Toi en revanche, tu fais le bruit du vent. Ça se voit à ta manière de marcher, tu suis ton souffle. Ton ami blond voit une flaque. Il s'arrête, examine la chose et il la contourne, il prépare bien son affaire.
Toi, tu ne vois même pas cette flaque mais tu passes à côté sans le savoir, a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
jeranjou
  31 janvier 2014
♪ Tellement jolie elle m'ensorcelle
la Seine, la Seine, la Seine ♫
A travers notre belle ville de Paris, coule la Seine et malheureusement parfois un corps inerte d'un homme ou d'une femme qui s'est surement noyé en tombant du parapet d'un pont.
Une histoire toujours tragique même si on a affaire à un suicide. Mais s'il s'agit plutôt d'un accident, voire d'un meurtre, l'histoire prend une autre tournure et la police doit s'atteler même en période de fête à trouver le responsable du dramatique événement.
Dans une des trois nouvelles de « Coule la Seine » écrites par Fred Vargas à des périodes différentes, le commissaire de Police Adamsberg, de garde durant la période de Noel, aura à traiter ce genre d'affaire pas surprenante selon lui.
Coïncidence entre les trois nouvelles (qui n'en est plus une si Vargas le fait volontairement et systématiquement), la coopération d'un délaissé de la société (clochard ou alcoolique ou parfois les deux) à l'enquête s'avèrera à chaque fois indispensable à la bonne résolution des affaires qu'Adamsberg doit mener.
Plus que les intrigues proprement dites, le traitement des personnages avec humour et distanciation m'a particulièrement plu dans un style d'écriture plutôt agréable.
Pour conclure, je précise que « Salut et liberté », » La Nuit des brutes » et « Cinq francs pièce » composent les trois nouvelles de cet ouvrage dont la dernière a été superbement adaptée en Bande Dessinée par Baudoin sous le titre « le marchand d'éponges »(1).
Une belle et agréable lecture qui m'incite grandement à découvrir les autres oeuvres de Fred Vargas.
♫ Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
On s'aime comme ça la Seine et moi ♪
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palamede
  24 juin 2017
L'homme est assis sur le banc qui fait face au commissariat. Muni d'un porte manteau et d'un lampadaire, il semble à l'aise malgré son dénuement, mais sa présence agace l'inspecteur Danglard, et intrigue le commissaire Adamsberg. Ces deux-là, comme toujours, ne sont pas d'accord sur la manière de traiter le problème. Il se pourrait bien que ce soit le commissaire qui ait raison : cet homme trop visible a quelque chose à cacher.
Noël, la nuit du don, de la grande trêve, les uns attendent la messe de minuit alors que d'autres font déjà la fête, s'empiffrent et s'offrent des cadeaux choisis avec amour. Stop ! Et ceux qui meurent tragiquement vous y avez pensé ? Peut-être pas, mais le commissaire Adamsberg oui, ce soir il veille car le soir Noël comme les autres jours, on tue...
Couché sur son carton cherchant la chaleur d'une bouche de métro, Pi le vagabond vendeur d'éponges a tout vu. La voiture qui s'arrête, la femme au manteau de fourrure blanc qui s'écroule après trois coups de feu. Mais Pi n'est pas prêt à témoigner pour une riche inconnue qui n'a pas eu un regard pour lui. Pourtant il est possible que le commissaire Adamsberg ait une idée qui lui fasse desserrer les mâchoires : une idée généreuse bien sûr, l'homme n'est pas un adepte de la méthode forte, ça tout le monde le sait.
Trois nouvelles pleines d'humanité, pas larmoyantes ni mièvres pour un sou, trois histoires pour s'amuser et méditer, entre autres, sur les préjugés des petits comme des puissants.
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Ptitgateau
  23 octobre 2013
Où j'ai fait la connaissance d'Adamsberg dont j'ai mainte fois entendu parler (en bien) par les inconditionnels lecteurs de Fred Vargas. He oui, j'inaugure. J'avais lu « ceux qui vont mourir te saluent », mais c'était bien différent, dans ce petit recueil de nouvelles, j'ai appris à apprécier cette « pointure » que représente ce célèbre policier. J'ai vraiment passé de bons moments grâce à la plume fine et spirituelle de l'auteure, et j'ai plusieurs autres titres en réserve (Joie !). Mon sentiment en terminant est que ce qui importe à la lecture de ces nouvelles, ce n'est pas tant le dénouement que l'humour et le contraste entre les personnages. A conseiller pour une lecture plaisir et détente !
Lien : http://1001ptitgateau.blogsp..
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ibon
  04 mai 2015
3 enquêtes qui se tiennent dans 3 nouvelles. le recours à ce type d'écrit plus concis n'enlève rien à la qualité habituelle que l'on trouve dans les romans de Vargas.
Et cela n'empêche même pas quelques messages de passer à propos de notre société de consommation avec les fêtes obligées. Notamment celle de Noël. Sur le choc visuel que nous renvoie les clochards assis dans les recoins des rues désertées et froides, la nuit du 24 décembre....
Adamsberg est toujours l'enquêteur qui prend son temps. Dans la dernière enquête, il prend ce temps nécessaire pour essayer de discuter avec le clochard témoin d'un assassinat. Mais ce dernier demeure enfermé dans son mutisme car personne ne veut acheter ses éponges qu'il vend 5 francs.
Dans ces nouvelles on trouve beaucoup d'empathie de la part de ce curieux enquêteur pour ces vagabonds qui ne demandent finalement qu'un peu d'attention. Comme tout être humain!
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frconstant
  29 juillet 2017
La force de Fred Vargas dans son oeuvre policière, c'est d'avoir mis en place un duo de choc: un commissaire pelleteux de nuages et chef d'orchestre des orages de et dans la vie et un inspecteur Danglad, puits de sciences et donc incrédule face à toute intuition et grand buveur de vin devant l'éternel. Entre les deux, un lien profond d'amour-haine, un reconnaissance de l'autre comme un miroir déformant capable d'aider chacun à mieux se voir et comprendre la vie et une force d'attente que les choses se passent tout en ayant l'envie de se lancer et, tout en même temps, de tout laisser tomber. le tout sur fond de regards vrais sur l'humain, surtout quand il est cabossé de toutes parts par la vie.
Dans ce petit recueil de trois nouvelles, Fred Vargas se montre efficace mais le lecteur que je suis, amoureux de l'ambiance toile d'araignée des raisonnements de Adamsberg, n'a pas vraiment eu le temps de rentrer progressivement dans les intrigues. le carcan du style nouvelle est trop strict, trop étroit. L'esprit de Adamsberg ne peut s'y développer pleinement comme le fait le fumet d'un bon hochepot qui met du temps, le temps nécessaire, pour remplir la maison de son parfum afin que, passant à table, les convives, rien qu'en respirant, hument la pleine saveur de la vie de celui qui a préparer ce plat céleste.
Pour ceux qui découvrent Adamsberg et Danglad à travers cet exercice d'écriture, Fred VARGAS apparaîtra comme une auteure à suivre, une adresse où revenir. Pour les autres, cet petit opuscule donnera l'envie de retourner aux fondamentaux du commissaire et de toute son équipe qui, au grand complet, est une belle brochette de l'âme humaine. Nécessité, pour moi, afin de rester en lien avec tous, de revenir aux romans où le commissaire prend bien plus finement encore la mesure de toute chose.
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Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
jeranjoujeranjou   31 janvier 2014
A Noel, tout le monde s'engueule, la majorité sanglote, une partie divorce, quelque uns se suicident.

Et une toute partie, suffisante pour mettre les flics sur les dents, tue. C'est un jour comme les autres, en beaucoup moins bien.
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babel95babel95   30 janvier 2016
Porte de la Chapelle, Adamsberg et Pi considéraient en silence le haut mur pignon d'un immeuble désert et gris.
- C'est à l'état, ça ? demanda enfin Pi.
- Ils n'ont pas voulu me donner le Trocadéro.
- Tu penses
- Tant qu'on peut peindre dessus, dit Adamsberg.
- Oui, un mur vaut un mur.
Pi s'approcha du bâtiment, tâta la surface de l'enduit du plat de la main.
- Je commence quand ?
- Tu auras la peinture et l'échelle demain. Ensuite tu te démerdes.
- Je peux choisir des couleurs ?
- T'es maître à bord.
- Je prendrai des pots ronds. Ca me fera des diamètres.
Les deux hommes se serrèrent la main et Pi fit une grimace.
- Tu n'es pas obligé de le faire, rappela Adamsberg. C'est peut-être une idée à la con.
- Elle me plaît.....
- Qu'Est-ce qui te soucie ?
- Elle sait que c'est moi, Toussaint Pi, qui ai trouvé le salopard qui lui a tiré dessus ?
- Elle le saura.
Adamsberg s'éloigna lentement, les mains dans les poches.
- Eh ! cria Pi. Et vous croyez qu'elle viendra ? .....
Adamsberg se retourna, leva les yeux vers le mur gris, écarta les bras en signe d'ignorance.
- Tu le sauras ! cria-t-il. Et quand tu le sauras, préviens-moi !
Il fit un signe du bras et reprit sa marche.
- C'est toi qui écris l'histoire, murmura-t-il, et moi, je viendrai la lire.
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PierreMrdjenovicPierreMrdjenovic   05 octobre 2013
Adamsberg se leva lentement et alla coller son front à la vitre embuée. Au dehors, des guirlandes d'ampoules jetaient de brefs éclairs sur les corps des clochards, tassés glacés dans les recoins. Il tenta de calculer combien de fric s'était ainsi pulvérisé depuis trois semaines dans le ciel de Paris sans qu'une seule pièce en retombât dans la poche des errants. Noël, la nuit du partage. Il posa son bloc et son crayon, disposa deux assiettes sur un coin de table, sortit une bouteille de vin, examina le contenu du four et appela Deniaut.
Forcément les gens s'exaspèrent. La tension de ce long compte à rebours au terme duquel doit jaillir insouciance, ça leur met les nerfs en bouillie, aux gens. Depuis cinq semaines, le vieux type à la barbe blanche et robe rouge a envahi les murs, jovial et prometteur. Il est increvable, ce type. Il a pourtant la tête d'un gars qui a forcé toute sa vie sur le pinard. Mais rien à faire, inusable. Il n'a même pas l'air de sentir le froid, non plus. Jamais un rhume. C'est un héros béat et ses bottes sont rondes et propres.
Dès l'apparition du vieux type, la tension monte cran par cran. Le pays tout entier, soumis, se crispe, et se prépare à son inévitable joie.
Noël tombe un jour comme les autres. Mais de partout, des êtres soucieux et muets se dirigent dans leurs habits neufs vers les pôles de liesse. Chacun a pensé aux autres. Chacun part chargé d'offrandes. Noël, la nuit du don, de la grande trêve.
A Noël, tout le monde s'engueule, la majorité sanglote, une partie divorce, quelques-uns se suicident.
Et une toute petite partie, suffisante pour mettre les flics sur les dents, tue. C'est un jour comme les autres, en beaucoup moins bien.
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RebusRebus   06 mai 2015
Adamsberg se leva lentement et alla coller son front à la vitre embuée. Au-dehors, des guirlandes d'ampoules jetaient de brefs éclairs sur les corps des clochards, tassés glacés dans les recoins. Il tenta de calculer combien de fric s'était ainsi pulvérisé depuis trois semaines dans le ciel de Paris sans qu'une seule pièce en retombât dans la poche des errants. Noël, la nuit du partage.
Commenter  J’apprécie          150
PtitgateauPtitgateau   25 septembre 2013
- Danglard, vous croyez toujours que je ne fous rien sous prétexte que je ne fous rien. La réalité n'est jamais si simple et vous le savez mieux que quiconque.

Adamsberg lui sourit et lui adressa un signe de la main avant de sortir.
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Videos de Fred Vargas (32) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fred Vargas
Deux ans après « Temps glaciaires », qui avait obtenu le Prix Landerneau du polar en 2015, Fred Vargas revient avec « Quand sort la recluse », nouvelle aventure du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg. Dans son journal, baptisé « Une très légère oscillation », Sylvain Tesson rassemble ses pensées sur le monde, ses aphorismes et quelques réflexions intimes. Patrice Franceschi, explorateur, lauréat du prix Goncourt de la nouvelle en 2015, préface « L'Aventure, le choix d'une vie ». Également sur le plateau, Laetitia Colombani, qui signe avec « La tresse » son premier roman. Rencontre à New-York avec l'écrivain culte Jay McInerney, auteur d'un nouvel ouvrage, « Les jours enfuis ».
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