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EAN : 9782290230329
Éditeur : J'ai Lu (29/04/2020)

Note moyenne : 3.23/5 (sur 50 notes)
Résumé :

« [...] Autant éclaircir ce point dès maintenant : le Tracas vit sur l'homme, et il se reproduit sur lui. J'en connais d'aucuns qui conçurent l'idée de déposer leurs tracas sur une bête de somme, un âne, un boeuf. Cette technique fonctionne bien pour les farines, les raisins et les olives, en aucun cas pour les tracas qui ont tôt fait de se rabattre en hâte sur leur hôte légitime, l'Homme, auquel... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Kittiwake
  18 juin 2013
Le titre donne tout de suite le ton : nous sommes dans le pastiche et la dérision, et dans l'exercice de style; un peu comme dans un monologue intérieur qui virerait au one-woman-script (par référence à un one-man show). A mille lieues du polar normand, qu'elle évoque avec humour, emportée par les mots et les concepts, à toute vapeur, avec retour sur image et clins d'yeux syntaxiques, Fred Vargas s'adresse en direct à son lectorat, le prenant à partie, pour lui secouer les puces et lui inculquer mine de rien peu à peu quelques vérités bien senties sur notre condition humaine au sein du monde contemporain, le tout sans se prendre au sérieux.
Cela pourrait passer pour de l'écriture automatique, mais derrière l'apparente désinvolture transparaît en filigrane un fil conducteur, orné et lesté d'innombrables fioritures qui donnent le ton léger et confèrent une cohérence au style
L'ensemble est court (122 pages) mais suffisant car les ficelles, certes très originales et astucieuses, se renouvellent peu.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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RAPHIKI
  02 septembre 2017
Je doute que ce nom vous soit étranger, lecteur ou simple téléspectateur, les tribulations de l'inspecteur chef Adamsberg et de ses homologues européens n'ont pas cessées de courir nos tympans et nos mirettes ces dernières années.
Néanmoins, au risque de me répéter une énième fois, je tiens à rappeler à notre auditoire qu'il est toujours de bon ton de sortir de son chapeau quelques petits détails utiles avant de se lancer dans un monologue savant à l'occasion d'un dîner entre amis ou encore du rixe verbale et culturelle avec votre ennemi juré et de vous couvrir de ridicule : " Non, Fred VARGAS ne présente pas les attributs de la gente masculine, il ne s'agit là que d'un simple pseudonyme derrière lequel se cache une épatante archéologue et écrivaine nommée … Frédérique AUDOUIN-ROUZEAU."
Petit plaisir égocentrique et narcissique en bonne groupie de notre Grande Dame du Rompol , je me suis fait un devoir de peaufiner ma collection vargasienne avec deux ou trois petits traités qui avaient eu jusqu'alors l'audace de me filer entre les doigts.
Plus de peur que de mal, c'est à présent une affaire réglée avec la présentation de ce petit recueil dédié aux neurasthéniques qui sommeillent en nous et intitulé « Critique de l'anxiété pure ».
L'auteur mise sur son imprévisibilité car en effet, difficile de l'attendre à l'endroit même où cette maîtresse du grand frisson nous asphyxie d'angoisse à coups de savoureux romans policiers. 
La promesse de l'oeuvre est simple mais pas sans prétention et l'entreprise complexe : Nous désinhiber, nous lester de nos tracas quotidiens et de nos peurs les plus perverses en 125 pages et tout cela pour la modique somme de trois euros (Editions Librio).

Reste qu'à la lecture des premières pages, les préludes de cette thérapie de groupe paraissent interminables et peu engageants et le style aussi lourd que remarquable.
VARGAS me laisse une légère amertume en bouche, un sentiment désagréable et soporifique de s'écouter parler (et oui malgré mon admiration certaine pour son talent, je ne me laisserai pas aveugler par quelques courbettes stylistiques).

Le tiers du livre ingurgité sans grand enthousiasme, je ne peux cependant me résoudre à en finir au plus vite et abandonner, cette plume vibrante et cette imaginaire bouleversant ne peuvent être des leurres, je persiste et signe. Grand bien m'en a pris, puisque passé ce récif de corail, je largue enfin mon scepticisme à quai et me laisse embarquer pour une dérive longue de plusieurs minutes au pays des hypothèses farfelues, des métaphores abracadabrantesques. 
Progressivement et subversivement, VARGAS nous entraîne sur les rives désertées depuis trop longtemps de notre inconscient et de nos épanchements passés sous silence... pour finalement nous alléger le corps et l'esprit le temps d'une … mais je ne vous en dit pas plus, à savoir pour vous si la recette « miracle » prendra !


Lien : https://lesplumots.wixsite.c..
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Taraxacum
  12 mai 2020
Amusant et primesautier, Critique de l'anxiété pure est un petit détour agréable, mais pas non plus indispensable. C'est plus profond que ça s'en donne l'air, mais l'emballage destiné à le mettre aux goûts des plus réfractaires finit par lasser un peu. Cela reste un petit moment de lecture agréable, mais je doute que j'aurais continué si cela avait été un pavé.
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nicsl
  18 novembre 2013
soliloque brillant ( normal, c'est du Vargas ) où on se perd parfois ; j'ai lu cet opus avec bienveillance et amusement !
je comprends qu'on puisse décrocher en cours de route, cependant !
j'attends avec encore plus d'impatience le prochain rompol !!!
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LindaGala
  28 novembre 2016
Magnifique, merveilleux, délicieux.
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
Bruno_CmBruno_Cm   03 février 2016
Ce que je suis en train de vous bricoler n'est pas une échelle, mais un escabeau, c'est-à-dire un engin parfaitement autonome, plus besoin de chercher un mur sur lequel l'appuyer, il tient tout seul. Vous tiendrez tout seuls, Nous tiendrons tout seuls. Calmes, souriants, délassés, les fesses bien calées sur la cime de notre escabeau, entièrement peint en violet, tout à fait sophistiqué.
[...]
Vous y êtes : parce que le L.A. [Libre Arbitre] et le F.I. [For Intérieur] sont les deux croches d'acier vivants de votre escabeau, disponibles dans votre propre échoppe, inutile de chercher ailleurs, c'est pourquoi je vous tarabuste pour que vous en preniez grand soin et ne les égariez pas dans le premier bistrot venu.
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Bruno_CmBruno_Cm   03 février 2016
Les concepts que vous aurez ingérés, et les tracts que vous aurez passés sous le manteau, hâtez-vous de les faire avaler à quelqu'un d'autre, un voisin, un ennemi, un camarade, un frère, il faut qu'on atteigne les trois milliards d'être humains plus un. La majorité. A partir de là, crac, on bascule vers la paix dans le monde et le pain dans le ventre. Avec de la viande si possible, si ce n'est pas trop demander. Non ce n'est pas trop demander, au contraire. Vous pigez le mouvement ? La synergie ? Samedi. Samedi les rayons de je ne sais plus quel soleil amorcent le grand apaisement de votre âme et du monde. Vous et le monde. C'est la même chose. Souvenez-vous.
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TaraxacumTaraxacum   10 mai 2020
Toujours est-il qu'au contraire de notre puce, d'humeur badine, qui parasite d'autres bestioles tels le blaireau ou le chacal, le tracas est strictement inféodé à l'espèce humaine. Avouons que ce n'est pas de veine. J'en connais d'aucuns qui tentèrent de refiler leurs tracas à un blaireau et qui s'y sont cassé les dents. En outre, à la différence de la puce, le tracas ne se noit pas dans l'eau du bain. Ce remède ne fait que l'étourdir à titre très éphémère.
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Bruno_CmBruno_Cm   04 février 2016
Je devance en un quart de tout l'objection, vous devinant instruits des conclusions de la psychanalyse sur les bienfaits de l'expression spontanée : si nous retenons nos rages en nos tréfonds, si nous réprimons nos colères, nos violences, nos désirs compulsifs, nos balles de fusil et nos tutti quanti, sous le prétexte d'une réflexion simultanée, nous allons nous frustrer, nous introvertir, nous racornir, nous rendre malades. Je sais : il faut crier pour exister, figurez-vous que je me tiens informée.
Mais je ne vous empêche pas de crier, de frapper, de vous déchaîner, tout au contraire (laissez cependant de côté les balles de fusil, j'ai ôté le mot du dictionnaire au cutter à zinc). Je vous conseille seulement de ne pas le faire pour d'injustes causes, tels l'amour ou la guerre, ce qui ne vous rapportera que des traces dont vous sortirez tout autant racornis, parole d'honneur.
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KittiwakeKittiwake   17 juin 2013
Le paradoxe est un passetemps risible tout juste bon pour le cerveau approximatif des humains, très calés pour s'emmerder l'existence.
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Vidéo de Fred Vargas
Fred VARGAS à propos de la grippe aviaire. En 2006.
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