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ISBN : 2290302155
Éditeur : J'ai Lu (16/03/2000)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.87/5 (sur 1922 notes)
Résumé :
4° de couverture

Un hêtre peut-il en une seule nuit sans que personne l’ait planté ?
Oui. Chez la cantatrice Sophia Séméonidis; et elle n'en dort plus.
Puis elle disparaît sans que cela préoccupe son époux.
Après une série de meurtres sinistres, ses trois voisins "dans la merde", aidés par l'ex-flic pourri Vandoodler, découvriront les racines du hêtre, vieilles de quinze ans, grasses de haines et de jalousie.


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Critiques, Analyses & Avis (137) Voir plus Ajouter une critique
marina53
04 mai 2015
Une baraque toute pourrie en guise de toit. Qu'importe quand on est dans la merde... C'est dans cette "maison" que vont cohabiter Marc et son oncle Vandoosler, un ancien flic, Lucien et Mathias. Qu'ils soient férus de la guerre 14-18, du Moyen Age ou de la préhistoire, ces trois-là vont être entrainés bien malgré eux dans une bien sombre affaire. En effet, leur voisine et ex-cantatrice renommée, Sophia Siméonidis, remarque un hêtre dans son jardin qui la veille au soir n'y était pas. Inquiète et chamboulée par cet arbre, elle en fait part à Marc, étant donné que son mari n'en a rien à faire. Pour se rassurer, elle demande à ses voisins de vérifier qu'il n'y a rien sous terre en creusant sous l'arbre. Vérification faite et voilà tout le monde rassuré. Mais, dès lors que Sophia disparaît soudainement sans prévenir ses proches, les trois Evangélistes, comme les surnomme Vandoosler, commencent à s'inquiéter, d'autant qu'elle devait s'occuper pour un temps de sa nièce Alexandra...
Un hêtre pour tout point de départ de cette intrigue policière. Se déploient autour de lui Sophia, disparue du jour au lendemain, ces trois bras cassés, toujours dans la merde mais débrouillards, Vandoosler, le flic à la retraite et Alexandra, la nièce de Sophia. Tous vont se démener pour retrouver cette ancienne cantatrice. Les quatre voisins forment un quatuor aussi inattendu qu'improbable mais souvent amusant. L'enquête menée en étroite collaboration avec la police ne manque jamais de rebondissements. Fred Vargas nous offre un polar de bonne facture, avec des personnages attachants et loufoques, et dans lequel on ne s'ennuie guère. Même s'il souffre parfois d'invraisemblances, cette enquête d'amateurs historiens se laisse lire sans déplaisir.
Debout les morts ou une sombre enquête de voisinage...
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lehane-fan
17 avril 2015
Trois mecs dans la mouise investissent une vieille bâtisse délabrée.
Trois historiens, compagnons de misère, auxquels viendra rapidement se greffer un ultime larron, ancien flic à la retraite et oncle de l'un de nos trois pieds nickelés.
Ils se lieront rapidement d'amitié avec l'une de leur charmante voisine, la célèbre cantatrice Sophia Siméonidis. Elle est chafouin en ce moment la Sophia, depuis qu'un hêtre, d'un fort beau gabarit ma foi, trône désormais dans son jardin qui n'en comptait encore aucun la veille. le mystère s'épaissit un peu plus lorsque notre Castafiore tourmentée plie les gaules sans laisser de traces. La découverte d'un cadavre calciné achèvera de convaincre ses attentionnés riverains qu'un drame se joue peut-être au royaume du mezzo-soprano.
Cherchez pas Adamsberg, il avait pris son reliquat d'RTT.
Mais peu n'importe, Vargas signe ici un polar riche et dense.
L'interaction entre ces quatre locataires est jouissive au possible tant l'univers qui les sépare semble insondable.
L'auteure affiche une parité de bon aloi en décrivant des personnages féminins éminemment troublants et intrigants.
La plume est brillante et ingénieuse, à l'image de ce polar enlevé qui n'aura finalement eu de classique que sa trame atypique.
Quatre âmes en sommeil, un drame pour les réactiver.
Du très beau boulot !


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palamede
21 juin 2017
Nouveaux locataires d'une vieille bicoque parisienne, quatre types en perte de vitesse, trois historiens chercheurs plutôt misanthropes et un ancien flic séducteur - qui se sont répartis dans les étages selon la chronologie de leur spécialité : préhistoire, moyen-âge, époque contemporaine, l'ancien commissaire étant relégué dans les combles - vont se trouver à démêler une sombre affaire.
En effet à peine installés les colocataires sont sollicités par leur voisine qui a découvert dans son jardin un nouvel arbre qu'elle n'a pas planté. Si le mari de la dame ne s'en émeut pas, elle, en revanche, est totalement angoissée par cette étrangeté. Grassement payés par elle, bien que réticents mais dans le besoin, ses voisins vont creuser sous l'arbre pour découvrir qu'il n'y a rien. Mais alors que chacun est retourné à ses occupations - peu intenses pour les apprentis terrassiers - la dame disparaît...
Je continue avec toujours autant de plaisir la découverte de l'oeuvre de Fred Vargas. Ici l'enquête menée par des personnages loufoques et sentimentaux est pimentée par leur personnalité liée à leur passion pour une période historique - des héros attachants d'une intrigue construite avec l'humour, la poésie truculente et la finesse imaginative de Fred Vargas. L'irrésistible marque de fabrique d'un parfait rompol.
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jeunejane
09 juillet 2017
Sophia Simeonidis est une ancienne cantatrice qui vit à Paris.
Elle est mariée à Pierre Relivaux qui semble avoir une aventure.
Elle semble un peu troublée.
Un matin, elle voit un hêtre dans son jardin. Cet arbre n'y était pas la veille.
Trois jeunes messieurs sans travail s'installent dans la maison d'à côté, complètement pourrie.
Sophia leur demande de creuser sous l'arbre mais ils ne trouvent rien.
Ils se retrouvent souvent chez Juliette et Georges qui tiennent un restaurant tout à côté.
C'est Juliette qui donnera l'alerte : Sophia a disparu.
A partir de ce moment, plusieurs personnages entreront en scène.
On soupçonnera le mari, la nièce, les trois amis surnommés les évangélistes.
Un autre meurtre sera commis.
C'est un polar mené de main de maître avec de multiples rebondissements, écrit dans un style très agréable.
A la fin, on croira au titre "Debout les morts" mais on n'est pas au bout de nos surprises.
Je n'en dirai pas plus si ce n'est que c'est mon premier livre de Fred Vargas et sûrement pas le dernier, je l'affirme.
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Allantvers
31 octobre 2016
Dans toute la production de Fred Vargas, que j'ai tous lu au fil des ans, il y en a deux que j'adore, ou plus exactement qui ont laissé une trace profonde, durable et utile dans mon parcours de lectrice, et "Debout les morts" y figure (en deuxième place, rien n'ayant encore pu détrôner la Camille en bottes de paysan armée de son catalogue de machines agricoles dans "L'homme à l'envers").
Quinze ans après ma lecture, le souvenir de ces trois historiens dans leur maison à trois étages, associé à l'arbre au milieu du jardin, m'habite et me nourrit encore.
Je ne sais toujours pas pourquoi, et ça m'est complètement égal de ne pas le savoir.
C'est toujours là, et c'est encore bon d'y repenser.
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Citations & extraits (69) Voir plus Ajouter une citation
AriesteArieste26 novembre 2012
Lucien, qui avait bu l'équivalent de vingt gobelets en carton, n'avait pas pu passer l'étape des premières marches et dormait sur la cinquième. Marc et Mathias l'attrapèrent chacun par un bras.

Vandoosler, en parfaite forme, avait raccompagné Sophia jusqu'à sa porte et entrait.

- Jolie toile, commenta-t-il. Les trois évangélistes aggripés les uns aux autres et abordant l'impossible ascension.

- Bon sang, dit Mathias en soulevant Lucien, pourquoi l'a-t-on installé au troisième étage ? On ne pouvait pas deviner qu'il pouvait boire comme un trou, dit Marc. Et souviens-toi qu'il n'y avait pas moyen de faire autrement. L'ordre chronologique d'abord : au rez-de-chaussée, inconnu, mystère originel, merdier général, foutoir en combustion, bref, les pièces communes. Au premier étage, légère émergence du chaos, balbutiements médiocres, l'homme nu se dresse en silence, bref, toi, Mathias. Montant plus avant dans l'échelle du temps...

- Qu'est-ce qu'il a à brailler comme ça ? demanda Vandoosler le Vieux.

- Il déclame, dit Mathias. C'est tout de même son droit. Il n'y a pas d'heure pour les orateurs.

- Montant plus avant dans l'échelle du temps, continua Marc, bondissant par-dessus l'Antiquité, abordant de plain-pied le glorieux deuxième millénaire, les contrastes, les audaces et les peines médiévales, bref, moi, au deuxième étage. Ensuite, au-dessus, la dégradation, la décadence, le contemporain. Bref, lui, continua Marc en secouant Lucien par le bras. Lui, au troisième étage, fermant de la honteuse Grande Guerre la stratigraphie de l'Histoire et celle de l'escalier. Plus haut encore, le parrain, qui continue de déglinguer les temps actuels à sa manière bien particulière.

Marc s'arrêta et soupira.

- Tu comprends, Mathias, même si c'est plus pratique de loger ce type au premier, on ne peut quand même pas se permettre de bouleverser la chronologie, de renverser la stratigraphie de l'escalier. L'échelle du temps, Mathias, c'est tout ce qu'il nous reste ! On ne peut pas massacrer cette cage d'escalier qui demeure la seule chose qu'on ait mise dans le bon ordre. La seule, Mathias, mon vieux ! On ne peut pas la saccager.

- Tu as raison, dit gravement Mathias. On ne peut pas. Faut monter la Grande Guerre jusqu'au troisième.
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marina53marina5304 mai 2015
Au bout de deux ans, le seul réflexe d'un homme dans la merde est de chercher un autre homme dans la merde.
Car fréquenter ceux qui ont réussi là où vous avez tout raté à trente-cinq ans aigrit le caractère. Au début bien entendu ça distrait, ça fait rêver, ça encourage. Ensuite, ça énerve puis ça aigrit. C'est assez connu.
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RabanetRabanet09 juillet 2009
"La connerie militaire et l'immensité des flots sont les deux seules choses qui puissent donner une idée de l'infini."
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filippofilippo23 avril 2017
...] - parce que je préférais laisser croire à l'assassin, quel qu'il fût, que ses plans fonctionnaient. Lui laisser la bride sur le cou, laisser filer la ligne, voir où l'animal, en liberté et sûr de lui, allait réapparaître.
[...] On ne peut pas tout saisir, tout geler, tout surveiller le premier jour d'une enquête.
[...] Laisser l'action se dérouler, les événements se succéder, se précipiter. Et voir comment l'assassin allait en tirer parti. Il faut laisser les mains libres aux assassins pour qu'ils puissent commettre une erreur.
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FortunaFortuna23 mai 2017
Mathias, bien qu’indifférent et plutôt hostile à l’égard de tout ce qui avait pu se passer après 10 000 ans avant J.-C., avait toujours fait une incompréhensible exception pour ce mince médiéviste toujours habillé de noir et d’une ceinture en argent. A dire vrai, il considérait cette faiblesse amicale comme une faute de goût. Mais son affection pour Marc, son estime pour l’esprit souple et incisif de ce type l’avaient obligé à fermer les yeux sur le choix révoltant qu’avait fait son ami pour cette période dégénérée de l’histoire des hommes.
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Videos de Fred Vargas (32) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fred Vargas
Deux ans après « Temps glaciaires », qui avait obtenu le Prix Landerneau du polar en 2015, Fred Vargas revient avec « Quand sort la recluse », nouvelle aventure du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg. Dans son journal, baptisé « Une très légère oscillation », Sylvain Tesson rassemble ses pensées sur le monde, ses aphorismes et quelques réflexions intimes. Patrice Franceschi, explorateur, lauréat du prix Goncourt de la nouvelle en 2015, préface « L'Aventure, le choix d'une vie ». Également sur le plateau, Laetitia Colombani, qui signe avec « La tresse » son premier roman. Rencontre à New-York avec l'écrivain culte Jay McInerney, auteur d'un nouvel ouvrage, « Les jours enfuis ».
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