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Edmond Baudoin (Illustrateur)
ISBN : 2878581342
Éditeur : Viviane Hamy (30/11/-1)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 204 notes)
Résumé :
C'est le livre d'une rencontre entre deux univers: le roman et la bande dessinée. Entre deux auteurs, surtout. D'un côté, Fred Vargas, une femme qui écrit des polars. De l'autre, Edmond Baudoin, un créateur de bandes dessinées résolument à part. Fred Vargas lui a écrit un scénario. Baudoin l'a mis en images. Avec son trait si léger, qui sait capter comme personne l'âme de ses personnages et la faire passer à travers un regard. Parfois, il s'est contenté d'illustrer ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
RChris
  06 février 2018
Ce roman manquait dans mes Fred Vargas, ce Baudoin manquait dans mes B.D.
Ce récit graphique de Vargas est peint par Baudoin. Je peux comprendre que l'imagerie puisse ne pas séduire à cause de ses aplats noirs, rien que du noir! Mais il faut avoir vu ce dessinateur à l'oeuvre avec son pinceau et son encre de chine!
Au final, plutôt beau l'Adamsberg! plutôt moche le Danglard en marcel!
Le thème de la sorcellerie, du vaudou, de l'occultisme, de la magie noire n'est pas en reste, avec quelques fulgurances vargassiennes - voir la statue des quatre fleuves en capsules et cannettes de bière -.
Un vrai Vargas, un vrai Baudoin permettant une approche de l'univers de la romancière à certains et du dessinateur à d'autres.
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Allantvers
  15 janvier 2019
Un Vargas méconnu qui mérite pourtant grandement d'être découvert pour son format original, le roman graphique - en soi une forme de littérature multi-sensorielle très enrichissante, qui plus est dans un dessin qui épouse au trait près l'univers de l'auteur : Adamsberg, ses pelletées de nuages, ses relations borgnes et ses divagations au bord de l'eau, c'est exactement comme cela que je me les représente mentalement.
le sujet de l'enquête? bof, on s'en fiche.
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Bazart
  14 février 2016
Il y a peu,on vous invitait à voir le formidable documentaire : « J'avancerais vers toi avec les yeux d'un sourd » de Laetitia Carton. Cette jeune réalisatrice avait déjà réalisé « Edmond un portrait de Baudoin » que j'ai chroniqué l'an dernier.
Par association je me suis souvenu que Baudoin avait illustré un scénario original de Fred Vargas il y a quinze ans déjà, une pépite indispensable à toutes bédéthèques. : « Les quatre fleuves ». Je me suis replongé dedans et me suis aperçu avec bonheur que cette que cette enquête du célèbre Jean-Baptiste Adamsberg n'a pas pris une ride.
Grégoire, jeune homme à roller, est aussi, accessoirement, voleur à la tire pour Vincent. Trente mille balles dans le sac d'un vieux ça ne se refuse pas. Malheur, si il y avait une personne à ne pas voler dans Paris ces jours-ci c'était bien ce vieux. Deux jours plus tard Vincent est retrouvé poignardé. Grégoire est en danger. Heureusement, Adamsberg et le fidèle et hypermnésique Danglard mènent l'enquête.
Et une enquête de Jean-Baptiste Adamsberg vous emmène toujours beaucoup plus loin que le commissariat du coin de la rue.
Vargas-Baudoin quelle belle association, Adamsberg, le commissaire poète, le pelleteux de nuages, ne pouvait que rencontrer le pinceau soyeux de Baudoin. Tout est beau et vivant dans ce roman graphique. le peintre redessine un Paris familier, réaliste et poétique à la fois. le surréalisme cher à Fred Vargas surgit au détour d'un jardin de banlieue.
Le père de Grégoire, un doux dingue, construit la fontaine des quatre fleuves (Rome Piazza Navona), grandeur nature en capsules de bière tandis que Calamity Jane la poule naine picore tout près. Superbe introduction à l'oeuvre de ce peintre essentiel, si vous êtes passez à coté de cette bédé il y a quinze ans séance de rattrapage incontournable ce weekend.
Petite confidence : je crois bien qu'Adamsberg est l'auto portrait de Baudoin… A vérifier.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Cestpasfaux
  21 mai 2016
Dans ce roman graphique, l'enquête menée par le commissaire Adamsberg est toute aussi complexe et prenante que dans les romans. Il y règne une véritable ambiance de suspens pendant toute la traque du meurtrier. Comme à son habitude Fred Vargas met en scène des personnages atypiques et attachants. Seulement cette fois, le lecteur voit véritablement les scènes se dérouler sous ses yeux à travers des dessins où se mêlent différents styles en fonction des situations mises en scène. Traits fins et détaillés côtoient les contour bruts et épais. Certains dessins très clairs font montre de détails quand d'autres plus sombres réduisent la scène a minima. Mon seul petit regret est la représentation que l'illustrateur se fait de deux protagonistes récurrents - Adamsberg et Danglard - et qui ne ressemble pas à celle que je me faisais des personnages de par les descriptions qui sont données d'eux dans les romans. Je ne trouve pas dans ce Danglard la sympathie que j'éprouve habituellement à son égard. La façon de détailler à outrance les traits du visage de ce personnage me met mal à l'aise, tant j'ai l'impression d'y voir un personnage grotesque en décalage avec le personnage qui dans les romans inspirent généralement la confiance des autres personnages par son allure ! Un très bon ouvrage néanmoins. A découvrir !
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the_bill
  31 mai 2017
C'est bien simple, j'ai tout lu de Fred Vargas, et le petit dernier est bien au chaud dans ma bibliothèque en attendant mon prochain festin.
Lorsque je prétends avoir tout lu, c'était ce que je croyais jusqu'à parcourir la bibliographie de l'auteur dans Babelio et que je découvris cet ouvrage que je ne connaissais pas. Sans doute parce qu'il ne s'agit pas d'un roman classique mais d'un roman graphique que l'auteure a réalisé avec le dessinateur Baudoin.
La première impression est un peu mitigée car le trait du dessinateur est vraiment spécial, juste ébauché, peu précis, suggestif… Une fois le choc passé, on se rend compte que ce type de dessin met parfaitement en avant la qualité de l'écriture de Fred Vargas. Et là, aucune déception, dès les premières lignes, nous retrouvons le style, la profondeur, les détails, l'approche psychologique des personnages… Sans oublier ce cher commissaire Adamsberg !
Il s'agit finalement plus d'un roman que d'une bande dessinée classique, ce qui ne me dérange aucunement.
Voilà, je l'ai terminé… Encore une fois, c'est parfait. J'imagine qu'on a tous des auteurs qui nous parlent parfaitement. Fred Vargas est l'un de ses auteurs pour moi. Quoi qu'elle écrive, je bois chacune de ses oeuvres et j'en ressors bouleversé. Même en changeant de support, le plaisir est intact, intégral…. Alors que j'évite les personnages récurrents pour les autres auteurs, je me surprends à attendre avec impatience la nouvelle enquête du commissaire Adamsberg. Aucune lassitude ou redite… du plaisir pur en livre.
Le plus délicat finalement sera d'avoir le visage d'Adamsberg dessiné, devant les yeux. On se fait tous une image des personnages de nos livres et c'est parfois inconfortable quand quelqu'un d'autre vous impose sa vision…
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
artemisfowletteartemisfowlette   05 décembre 2018
- Vous avez le matos ?
Danglard attrape un verre, coupe les citrons, presse le jus, ajoute les étoiles d'anis et deux centimètres de vodka. Il faut remuer.
- Combine miracle de l'arrière-arrière-grand-père, conscrit alcoolique pendant la guerre de 1870, transmise de génération en génération de Danglard.
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zazimuthzazimuth   18 août 2017
- Au bout du compte, tu seras à la banque à l'heure dite.
- je sais. Je serai réglo. Vous l'êtes, vous, réglo ?
- Non.
- C'est pas gênant, dans la police ?
- Si.
- Qu'est-ce que vous faites d'irréglo ?
- Je ne vais pas au bureau. Je marche. Et ensuite, je rêve. Puis je marche. Quand je passe au bureau, je dessine.
- Et comment vous traitez les dossiers ?
- Comme je viens de te dire.
- Je ne sais pas si ça marcherait dans la finance. (p.200)
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GregorGregor   24 juin 2013
- T'en as pas plein le dos, des fois, de ramasser des capsules ?
- C'est pour mon père, je te dis, qu'est ce que tu foutais ? ça fait une heure que je t'attends !
- T'es pas son esclave à ton vieux. T'en as pas plein le dos, des fois ? Tu sais de quoi t'as l'air ?
- L'air que j'ai, j'en ai rien à foutre.
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zazimuthzazimuth   18 août 2017
Des gars comme nous, Grégoire, des bruns avec des yeux marron et des sourcils marron, et des poils marron il y en a tant que tu veux sur la terre. T'as qu'à te baisser pour les ramasser. Et il en va comme de toutes choses, la masse crée l'indifférence, et la profusion génère l'ennui. Voilà les bruns déclassés, étiquetés qualité ordinaire.
(...)
Si bien que pour faire comprendre que, sur cette terre, chaque brun aux yeux bruns (...) a quelque chose de singulier, d'exceptionnel, de magistral, comme le blond-bleu, eh bien il faut sacrément s'esquinter. (p.47)
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GregorGregor   24 juin 2013
- T'as les foies ?
- J'ai pas les foies. C'est des bouffons. Tous. Des menteurs, des salauds, des faux culs. Je me tire avant qu'ils me mettent tout sur les reins.
- Tout quoi ?
- J'ai pas le temps Gratien. Moins t'en sais, mieux tu te portes. Je m'arrangerai pour vous donner des nouvelles.
- T'as du fric ?
- J'ai ce qu'il faut.
- ça rapporte les pizzas.
- Comme tu dis.
- Sors pas Grégoire, il y a un planton dans la rue.
- Je l'ai vu. Distrais-le cinq secondes, ça me suffira. Tu trouveras bien quelque chose dans ton répertoire.
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Videos de Fred Vargas (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fred Vargas
Le 1er octobre dernier, la maison d'édition spécialisée dans le livre audio, Audiolib, a fêté ses 10 ans au Grand Bréguet à Paris. À l'occasion de cette grande soirée anniversaire, toute l'équipe s'était entourée notamment de Féodor Atkine, Marie-Christine Barrault et Thibault de Montalembert, comédiens et interprètes de nombreuses lectures du catalogue dont ils ont livré un aperçu sur scène. Après quoi le traditionnel Prix Audiolib a été remis au roman "Quand sort la recluse" de Fred Vargas lu par l'épatant comédien belge Thierry Janssen. Retour sur la soirée en images et avec quelques mots des principaux intéressés !
En savoir plus sur "Quand sort la recluse" de Fred Vargas lu par Thierry Janssen : https://www.hachette.fr/livre/quand-sort-la-recluse-prix-audiolib-2018-9782367625454
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