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Edmond Baudoin (Illustrateur)
EAN : 9782878581348
224 pages
Éditeur : Viviane Hamy (30/11/-1)
3.79/5   232 notes
Résumé :
C'est le livre d'une rencontre entre deux univers : le roman et la bande dessinée. Entre deux auteurs, surtout. D'un côté, Fred Vargas, une femme qui écrit des polars. De l'autre, Edmond Baudoin, un créateur de bandes dessinées résolument à part. Fred Vargas lui a écrit un scénario. Baudoin l'a mis en images. Avec son trait si léger, qui sait capter comme personne l'âme de ses personnages et la faire passer à travers un regard. Parfois, il s'est contenté d'illustrer... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
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Ptitgateau
  14 août 2019
Fruit d'un travail conjoint entre Fred Vargas et Baudoin, "Les quatre fleuves" est un roman graphique dont je sors un peu mitigée.

On se retrouve face à une enquête qui peut sembler un peu succincte, avec quelques dialogues légèrement croustillants sans plus, une équipe de police fort réduite et rien des dialogues substantiels entre Danglard et Adamsberg.
L'histoire n'est tout de même pas dépourvue d'intérêt : le livre s'ouvre sur Grégoire, un adolescent qui va et viens près de la fontaine St Michel à Paris. Il ramasse des capsules et des canettes de bière pour son père, un artiste qui érige avec ce matériau, dans son jardin, une reproduction de la fontaine des quatre fleuves dont l'original se trouve à Rome. Ce père est un personnage fort sympathique.
Grégoire gagne de l'argent grâce à sa complicité avec Vincent Ogier. Ensemble ils braquent un vieil homme et lui volent sa sacoche qui contient divers objets et « ingrédients » pouvant être utiles en cas de magie noire. Quelques temps après ce braquage, Grégoire trouve Vincent assassiné dans son appartement. Il récupère la sacoche et prévient la police qu'un corps a été découvert.
Adamsberg ne met pas longtemps à voir naître une de ses intuitions et décrète que l'assassin est un tueur que personne n'a encore réussi à interpeller. Intuition seulement, qui repose sur… pas grand-chose, on connaît l'oiseau ! Son objectif sera alors de mettre la main sur le tueur et protéger Grégoire, désormais en danger et que tout accuse du meurtre.
S'ensuit une enquête, poursuite, interrogatoires, interpellation de suspects, réveil de Danglard à une heure indécente, rien que du bien habituel chez nos héros si ce n'est une famille, celle de Grégoire, où les quatre garçons dont un seul est vraiment le fils de son artiste de père font corps, se montrent solidaires en toutes circonstances voire font obstruction au travail de la police. Adamsberg jouera un, peu le papa porte-conseil pour ce Grégoire perdu, sans repère, sans expérience.
Rien de bien original, mais ce qui m'a le plus gênée bien que je reconnaisse le talent du dessinateur qui a travaillé au pinceau et à l'encre de chine, c'est justement le dessin : parfois fin certes, mais souvent grossier et confus de telle sorte que j'ai parfois eu des difficultés pour réaliser ce qui se passait et donc à comprendre certains passages.
Si, comme le précise la quatrième de couverture, il a exploré formes, rythme et mouvement, quid de la physionomie des personnes ? le visage d'Adamsberg a bien peu d'expression et ne bouge pas d'un iota de la première à la dernière vignette, impossible d'y détecter la surprise, la colère, la joie ou tout autre sentiment. Heureusement, ses traits sont harmonieux et il n'est pas désagréable à regarder. On ne peut pas en dire autant de Danglard qui apparaît vraiment laid et repoussant.
Certains des enfants de la fratrie se ressemblent à tel point qu'il m'est arrivé de les confondre, ce qui fut gênant pour la lecture.
L'intérêt du récit ne réside aucunement dans le dénouement des plus banals.
Je préfère sans aucun doute un "Fred Vargas" classique et je serai heureuse de retrouver l'équipe d'Adamsberg dans un prochain roman non graphique.
Lien : https://1001ptitgateau.blogs..
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RChris
  06 février 2018
Ce roman manquait dans mes Fred Vargas, ce Baudoin manquait dans mes B.D.
Ce récit graphique de Vargas est peint par Baudoin. Je peux comprendre que l'imagerie puisse ne pas séduire à cause de ses aplats noirs, rien que du noir! Mais il faut avoir vu ce dessinateur à l'oeuvre avec son pinceau et son encre de chine!
Au final, plutôt beau l'Adamsberg! plutôt moche le Danglard en marcel!
Le thème de la sorcellerie, du vaudou, de l'occultisme, de la magie noire n'est pas en reste, avec quelques fulgurances vargassiennes - voir la statue des quatre fleuves en capsules et cannettes de bière -.
Un vrai Vargas, un vrai Baudoin permettant une approche de l'univers de la romancière à certains et du dessinateur à d'autres.
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Allantvers
  15 janvier 2019
Un Vargas méconnu qui mérite pourtant grandement d'être découvert pour son format original, le roman graphique - en soi une forme de littérature multi-sensorielle très enrichissante, qui plus est dans un dessin qui épouse au trait près l'univers de l'auteur : Adamsberg, ses pelletées de nuages, ses relations borgnes et ses divagations au bord de l'eau, c'est exactement comme cela que je me les représente mentalement.
le sujet de l'enquête? bof, on s'en fiche.
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Bazart
  14 février 2016
Il y a peu,on vous invitait à voir le formidable documentaire : « J'avancerais vers toi avec les yeux d'un sourd » de Laetitia Carton. Cette jeune réalisatrice avait déjà réalisé « Edmond un portrait de Baudoin » que j'ai chroniqué l'an dernier.
Par association je me suis souvenu que Baudoin avait illustré un scénario original de Fred Vargas il y a quinze ans déjà, une pépite indispensable à toutes bédéthèques. : « Les quatre fleuves ». Je me suis replongé dedans et me suis aperçu avec bonheur que cette que cette enquête du célèbre Jean-Baptiste Adamsberg n'a pas pris une ride.
Grégoire, jeune homme à roller, est aussi, accessoirement, voleur à la tire pour Vincent. Trente mille balles dans le sac d'un vieux ça ne se refuse pas. Malheur, si il y avait une personne à ne pas voler dans Paris ces jours-ci c'était bien ce vieux. Deux jours plus tard Vincent est retrouvé poignardé. Grégoire est en danger. Heureusement, Adamsberg et le fidèle et hypermnésique Danglard mènent l'enquête.
Et une enquête de Jean-Baptiste Adamsberg vous emmène toujours beaucoup plus loin que le commissariat du coin de la rue.
Vargas-Baudoin quelle belle association, Adamsberg, le commissaire poète, le pelleteux de nuages, ne pouvait que rencontrer le pinceau soyeux de Baudoin. Tout est beau et vivant dans ce roman graphique. le peintre redessine un Paris familier, réaliste et poétique à la fois. le surréalisme cher à Fred Vargas surgit au détour d'un jardin de banlieue.
Le père de Grégoire, un doux dingue, construit la fontaine des quatre fleuves (Rome Piazza Navona), grandeur nature en capsules de bière tandis que Calamity Jane la poule naine picore tout près. Superbe introduction à l'oeuvre de ce peintre essentiel, si vous êtes passez à coté de cette bédé il y a quinze ans séance de rattrapage incontournable ce weekend.
Petite confidence : je crois bien qu'Adamsberg est l'auto portrait de Baudoin… A vérifier.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Cestpasfaux
  21 mai 2016
Dans ce roman graphique, l'enquête menée par le commissaire Adamsberg est toute aussi complexe et prenante que dans les romans. Il y règne une véritable ambiance de suspens pendant toute la traque du meurtrier. Comme à son habitude Fred Vargas met en scène des personnages atypiques et attachants. Seulement cette fois, le lecteur voit véritablement les scènes se dérouler sous ses yeux à travers des dessins où se mêlent différents styles en fonction des situations mises en scène. Traits fins et détaillés côtoient les contour bruts et épais. Certains dessins très clairs font montre de détails quand d'autres plus sombres réduisent la scène a minima. Mon seul petit regret est la représentation que l'illustrateur se fait de deux protagonistes récurrents - Adamsberg et Danglard - et qui ne ressemble pas à celle que je me faisais des personnages de par les descriptions qui sont données d'eux dans les romans. Je ne trouve pas dans ce Danglard la sympathie que j'éprouve habituellement à son égard. La façon de détailler à outrance les traits du visage de ce personnage me met mal à l'aise, tant j'ai l'impression d'y voir un personnage grotesque en décalage avec le personnage qui dans les romans inspirent généralement la confiance des autres personnages par son allure ! Un très bon ouvrage néanmoins. A découvrir !
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
zazimuthzazimuth   18 août 2017
- Au bout du compte, tu seras à la banque à l'heure dite.
- je sais. Je serai réglo. Vous l'êtes, vous, réglo ?
- Non.
- C'est pas gênant, dans la police ?
- Si.
- Qu'est-ce que vous faites d'irréglo ?
- Je ne vais pas au bureau. Je marche. Et ensuite, je rêve. Puis je marche. Quand je passe au bureau, je dessine.
- Et comment vous traitez les dossiers ?
- Comme je viens de te dire.
- Je ne sais pas si ça marcherait dans la finance. (p.200)
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zazimuthzazimuth   18 août 2017
Des gars comme nous, Grégoire, des bruns avec des yeux marron et des sourcils marron, et des poils marron il y en a tant que tu veux sur la terre. T'as qu'à te baisser pour les ramasser. Et il en va comme de toutes choses, la masse crée l'indifférence, et la profusion génère l'ennui. Voilà les bruns déclassés, étiquetés qualité ordinaire.
(...)
Si bien que pour faire comprendre que, sur cette terre, chaque brun aux yeux bruns (...) a quelque chose de singulier, d'exceptionnel, de magistral, comme le blond-bleu, eh bien il faut sacrément s'esquinter. (p.47)
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artemisfowletteartemisfowlette   05 décembre 2018
- Vous avez le matos ?
Danglard attrape un verre, coupe les citrons, presse le jus, ajoute les étoiles d'anis et deux centimètres de vodka. Il faut remuer.
- Combine miracle de l'arrière-arrière-grand-père, conscrit alcoolique pendant la guerre de 1870, transmise de génération en génération de Danglard.
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GregorGregor   24 juin 2013
- T'en as pas plein le dos, des fois, de ramasser des capsules ?
- C'est pour mon père, je te dis, qu'est ce que tu foutais ? ça fait une heure que je t'attends !
- T'es pas son esclave à ton vieux. T'en as pas plein le dos, des fois ? Tu sais de quoi t'as l'air ?
- L'air que j'ai, j'en ai rien à foutre.
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zazimuthzazimuth   18 août 2017
Oui, je sais. C'est bien de filer sur la route. Et le renard ? Tu y as pensé au renard ?
(...)
Non. Evidemment. Cervelle d'oiseau. Mais t'as raison. Si on pensait tout le temps au renard, on bougerait pas son croupion de la mangeoire. Et on s'emmerde dans sa mangeoire, pas vrai ma belle ? (p.95)
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Amaia Salazar, détachée de la Police forale de Navarre, suit une formation de profileuse au siège du FBI dans le cadre d'un échange avec Europol. L'intuition singulière et la perspicacité dont elle fait preuve conduisent l'agent Dupree à l'intégrer à son équipe, lancée sur les traces d'un tueur en série recherché pour plusieurs meurtres de familles entières. Alors que l'ouragan Katrina dévaste le sud des États-Unis, l'étau se resserre autour de celui qu'ils ont surnommé le Compositeur. La Nouvelle-Orléans, dévastée et engloutie par les eaux, est un cadre idéal pour ce tueur insaisissable qui frappe toujours à la faveur de grandes catastrophes naturelles. L'association du réalisme cru de scènes apocalyptiques en Louisiane, de rituels vaudous des bayous et de souvenirs terrifiants de l'enfance basque d'Amaia constitue un mélange ensorcelant et d'une rare puissance romanesque.
En savoir plus : http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Serie-Noire/La-face-nord-du-coeur
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