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ISBN : 2290349224
Éditeur : J'ai Lu (01/05/2005)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.75/5 (sur 2933 notes)
Résumé :
"Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ? "
Depuis quatre mois, cette phrase accompagne des cercles bleus qui surgissent la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs de Paris.
Au centre de ces cercles, prisonniers, un débris, un déchet, un objet perdu: trombone, bougie, pince à épiler, patte de pigeon... Le phénomène fait les délices des journalistes et de quelques psychiatres qui théorisent un maniaque, un joueur.
Le commissaire Adamsberg, l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (181) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  21 mai 2017
Lent, négligé, fluctuant, le commissaire Adamsberg, sorte de Colombo français, a un charme qui a tout avoir avec son intelligence, moins avec sa posture. D'ailleurs son adjoint, l'inspecteur Danglard, alcoolique sage et profond, est déconcerté par le comportement de son nouveau chef et par son intuition affirmée, même s'il reconnaît l'efficacité de cette prescience qui le rend si fascinant.
Des cercles bleus, tracés à la craie sur les trottoirs parisiens, sont pris très au sérieux par le commissaire, à la surprise de son adjoint, plus circonspect devant ce qui semble être la fantaisie d'un original. Même quand le corps sans vie d'une femme est retrouvé au centre d'un de ces cercles, les deux hommes n'accordent pas leur différence de perception et de personnalité, Adamsberg comptant sur son intuition et Danglard sur son raisonnement, pour coincer l'assassin.
Des personnages attachants à la présence indéniable, une ambiance naturaliste de commissariat de quartier, une intrigue insolite et des êtres étranges, des dialogues drôles et déphasés, voilà un excellent polar cérébral qui nous égare, nous dépayse et nous fait douter de nos certitudes. Que peut-on rêver de mieux ?
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viou1108
  27 novembre 2013
C'était mon premier Fred Vargas, je crains que ce ne soit également le dernier…
L'intrigue : la nuit dans Paris, un inconnu trace des cercles à la craie bleue, et place au centre de ceux-ci des objets abandonnés. C'est la première enquête du commissaire Adamsberg, fraîchement muté à la capitale, précédé de sa réputation. Sa méthode (ou plutôt son absence de méthode), c'est l'intuition et la réflexion (enfin…rien n'est moins sûr). Il pressent que cette histoire de cercles va dégénérer. Son adjoint, le logique et rationnel inspecteur Danglard, a bien du mal à s'habituer au personnage.
Le dénouement tombera de nulle part, en tout cas je n'ai rien vu venir. Certains crieront au génie, moi c'est le genre de fin qui m'agace, un peu comme avec Hercule Poirot qui, triomphant, découvre le coupable par la grâce d'un indice que lui seul connaît et qu'il se garde bien de révéler avant la dernière page.
Donc, un peu trop invraisemblable, cette histoire…
Les personnages : décalés, « originaux », odieux ou repoussants, chacun portant ses blessures d'amour ou d'amour-propre, presque tous « à côté de la plaque », presque tous attachants malgré tout.
Mais enfin, un peu trop improbable et excessif, ce casting…
Le style : dès les premières pages, j'ai pensé aux Maigret : c'est lent. de plus, les conversations n'ont rien de sensé et les interrogatoires ne désembrouillent apparemment pas l'énigme. Les introspections et monologues intérieurs sont répétitifs et n'apportent pas grand-chose, sauf renforcer l'idée que les personnages sont des torturés tortueux (ou l'inverse).
Bref, un peu trop confus et rébarbatif pour moi, ce polar…

PS: j'y pense: quelqu'un a compris le pourquoi du comment du refrain "Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors?" ?
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carre
  08 mai 2012
Dans ma série : "I love Fred Vargas", "L'homme aux cercles bleus" fait parti du haut de la liste., d'autant plus que cela coincide avec l'arrivée de Jean-Baptiste Adamsberg et de son adjoint Danglard. L'intrigue est comme toujours originale et troublante. Depuis quelques mois, des cercles bleus apparaissent dans les rues de Paris avec un objet au milieu et une phrase toujours la même
"Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors?" Cela pourrai passer pour un humour spécial mais ça devient franchement flippant lorsque c'est le corps d'une femme que l'on retrouve au milieu d'un cercle. Mais au delà de l'enquête, c'est le plaisir de voir ces deux flics diamétralement différents (l'un est dans la nonchalance, dans la perception des choses, l'autre dans la logique cartésienne). Et, il faut reconnaitre que les joutes verbales ou les silences d'Adamsberg font tout le sel du plaisir de suivre le chemin de ces réflexions. Vargas mène parfaitement sa barque pour ne jamais relacher notre attention. Et puis, on découvre la belle et mystérieuse Camille. L'écriture de Vargas est fluide, poétique, avec une forme de lenteur qui sied parfaitement au Sieur Adamsberg. Si vous aimez les atmosphères étranges et les personnages atypiques, vous vous régalerez.
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gill
  28 juillet 2014
Malgré un résumé de quatrième de couverture un peu trop proche avec celui de "Pars vite et reviens tard", que je me souviens n'avoir pas détesté, je me suis laissé tenter.
Et puis "Téléobs", sur cette même quatrième de couverture, promettait :
"Commencez ce livre, vous ne pourrez plus vous l'arracher des mains..."
Comment peut-on s'arracher, soi-même, un livre des mains ?
J'ai essayé. J'ai tenté de nombreuses passes acrobatiques et périlleuses.
J'ai échoué !
Pourtant ce n'est pas l'envie qui m'en a manqué durant ces 220 pauvres pages.
Je n'aime pas dire du mal d'un livre et je le fais rarement. Mais là...
Le rideau se lève sur une rencontre, très improbable, entre Charles Reyer, un bel aveugle et Mathilde, une originale, océanographe de renom.
Cette rencontre, si prometteuse qu'elle soit au premier abord, se révèle vite, sous la plume de Fred Vargas, incongrue et maladroite.
Le dialogue, tricoté pour l'occasion, est forcé et si peu crédible.
Puis dans les 14 premières pages, à trois reprises, plusieurs personnages, dont le point commun est une présentation qui laisse le lecteur perplexe, se demandent s'ils se trouvent beaux.
Le commissaire Adamsberg, lui, est sylvestre puisqu'il vient des Pyrénées !
L'intrigue, mince et cousue de fil blanc, est truffée de quelques graves incohérences.
L'enquête proposée n'aurait même pas fait lever un sourcil à Sherlock Holmes.
Les personnages sont sans épaisseur aucune.
Le mobile, clef de voute de tout roman policier, se révèle, lui aussi sans intérêt.
Bref, vous m'avez compris, je n'ai pas aimé du tout le livre.
Mais, plus grave, je crois qu'il est vraiment raté !

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Renod
  01 mars 2018
Depuis plusieurs mois, des cercles bleus sont tracés à la craie sur les trottoirs de Paris. Ils entourent des débris, des déchet ou des objets perdus et sont accompagnés d'une phrase : « Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ? ». Si les Parisiens sont intrigués ou amusés, le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, arrivé depuis peu au commissariat du 5ème arrondissement, sent que ces traits annoncent une catastrophe. Un matin, on retrouve une femme égorgée au coeur d'un cercle...
Je souhaitais faire un premier pas dans l'univers de Fred Vargas, une auteure qui connait un grand succès critique et public. Elle vient notamment d'être désignée comme l'écrivain francophone le plus lu en 2017. J'ai choisi le premier roman où apparaît le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg : "l'Homme aux cercles bleus". J'ai opté pour la version audio du roman et heureusement, sans quoi le livre m'aurait vraisemblablement déçu. La voix de Jacques Frantz offre un rythme et une intonation qui collent parfaitement à l'ambiance du récit. J'ai donc "plongé" dans l'histoire et je me suis moins arrêté sur certains aspects qui m'auraient déplus à la lecture. Ce roman de "genre" manque d'originalité, c'est un panachage entre Simenon et Pennac. Adamsberg est un policier peu ordinaire qui se fie à ses facultés intuitives. Sa méthode empirique est longuement décrite, contrairement à celle d'un Maigret qui est suggérée en quelques mots. Pour épaissir le trait, son collège Danglard est son contraire, il ne croit qu'aux faits et aux preuves et se méfie de l'intuition. le côté Pennac, c'est cette foule de personnages baroques et cette intrigue croquignolesque dans laquelle il ne faudra chercher aucune vraisemblance. Mais il faut avouer que le roman a de nombreux atouts : des traits d'humour, des trouvailles, des personnages pittoresques et des rebondissements Si ce n'est pas un livre transcendant, je le considère comme la première pièce d'un univers qui mérite d'être exploré.
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Citations et extraits (106) Voir plus Ajouter une citation
RenodRenod   26 février 2018
Je n’ai pas dit que ça se voyait sur le visage, j’ai dit que c’était quelque chose de monstrueux qui suppurait depuis le fond de l’être. C’est une suppuration, Danglard, et je la vois parfois suinter. Je l’ai vue se promener sur la bouche d’une jeune fille, comme j’aurais vu courir un cancrelat sur cette table. Je ne peux pas m’empêcher de le savoir, quand quelque chose ne va pas dans quelqu’un. Il peut s’agir de la jouissance du crime, mais aussi d’autres choses, de choses moins graves. Il y en a qui ne sécrètent que leur ennui, ou leur chagrin d’amour, et ça se reconnaît aussi, Danglard, ça se respire, si c’est l’un ou si c’est l’autre. Mais quand c’est l’autre chose, vous savez, cette chose du crime, alors, je crois que je le sais aussi.
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jmlire92jmlire92   10 décembre 2016
Quand on regarde de l'eau dans un seau, dit Adamsberg, on voit le fond. On met le bras dedans, on touche quelque chose. Même dans un tonneau, on y arrive. Dans un puits, rien à faire. Même lancer des petits cailloux dedans pour essayer de se rendre compte, ça ne sert à rien. Le drame, c'est qu'on essaye quand même. L'homme, il faut toujours qu'il se " rende compte" C'est ça qui ne lui vaut que des emmerdements. Vous ne vous imaginez pas le nombre immense de petits cailloux qui sont au fond du puits. Ce n'est pas pour écouter le bruit que ça fait quand ça tombe dans l'eau que les gens les lancent, non. C'est pour se rendre compte. Mais le puits, c'est un truc terrible. Une fois que ceux qui l'ont construit sont morts, plus personne ne peut en savoir quelque chose. Il nous échappe, il nous nargue du fond de son ventre inconnu plein de flotte cylindrique. Voilà ce que fait le puits, à mon idée. Mais combien de flotte ? Jusqu'où la flotte ? Il faudrait se pencher, se pencher pour savoir, jeter des cordes.
- Un truc à se noyer, dit Castreau.
- Évidemment.
- Mais je ne vois pas le rapport avec le meurtre, dit Castreau.
- Je n'ai pas dit qu'il y en avait un, dit Adamsberg
- Alors pourquoi vous racontez l'histoire du puits ?
- Pourquoi pas, on ne peut pas toujours parler pour être utile...
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gillgill   28 juillet 2014
Oui mais quoi ? dit-elle tout haut en se levant d'un bloc. Écrire quoi ?
Pour quoi faire écrire ?
Pour raconter de la vie, se répondit-elle.
Foutaises ! Au moins sur les pectorales, on a quelque chose à raconter que personne ne sait.
Mais le reste ? Pour quoi faire, écrire ? Pour séduire ? C'est ça ?
Pour séduire les inconnus, comme si les connus ne te suffisaient pas ?
Pour t'imaginer rassembler la quintessence du monde en quelques pages ?
Quelle quintessence à la fin ? Quelle émotion du monde ? Quoi dire ?
Même l'histoire de la vieille musaraigne n'est pas intéressante à dire.
Écrire, c'est rater....
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PersepolisPersepolis   11 mars 2011
En tous les cas, avec les tranches de semaine, ça ne change jamais. Tranche 1: on s'intéresse, on croit à des machins, on trouve des trucs. Drame et miracle anthropiques. Tranche 2: on ne trouve rien du tout, on apprend zéro, dérisoire de la vie et compagnie. Dans la tranche 2, il y a beaucoup de n'importe qui avec n'importe quoi et on boit pas mal , alors que la tranche 1, c'est plus important, c'est évident. Pratiquement, une tranche 2, ça ne peut pas se rater , ou disons que ça ne tire pas à conséquence. Mais une tranche 1, quand on la bousille comme celle de cette semaine, ça fout un coup. Ce qui s'est passé aussi, c'est qu'au café, c'était de la palette aux lentilles au menu.La palette aux lentilles, ça me fout le bourdon. C'est la désespérance. Et ça en pleine fin de tranche 1. C'était pas de chance, cette foutue palette.
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ToochaToocha   10 mai 2018
- Oui, dit Adamsberg, vous avez déjà dit ça.
- Vous aussi vous vous répétez.
- C'est toujours comme ça à certains moments des enquêtes : on se répète. Les journalistes appellent ça "piétiner".
- Phase 2 et 3, soupira Mathilde.
- Et puis, brusquement, poursuivit Adamsberg, ça se précipite, on n'a même plus le temps de parler.
- Phase 1, ajouta Mathilde.
- Vous avez raison, Mathilde, dit Adamsberg en la regardant, c'est pareil dans la vie. Ça procède par langueurs et par sursauts.
- C'est banal comme idée, grommela Charles.
- Je dis souvent des choses banales, dit Adamsberg. Je me répète, j'énonce des évidences premières, en bref, je déçois. Ça ne vous arrive jamais, monsieur Reyer ?
- J'essaie d'éviter, dit l'aveugle. Je déteste les conversations ordinaires.
- Pas moi, dit Adamsberg. Ça m'indiffère.
- Ça va, dit Mathilde. Je n'aime pas quand le commissaire prend cette tournure. On va s'enliser. Je préfère vous attendre à votre "sursaut", commissaire, quand la lumière sera revenue dans vos yeux.
- C'est banal comme idée, dit Adamsberg en souriant.
- Il est exact que dans ses métaphores poético-sentimentales, Mathilde ne recule devant aucune énormité, dit Reyer. D'un genre différent des vôtres.
- Est-ce que c'est fini ? Est-ce qu'on peut s'en aller ? demanda Mathilde. Vous m'énervez l'un comme l'autre. Dans un genre également différent.
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