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ISBN : 2290349224
Éditeur : J'ai Lu (01/05/2005)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.76/5 (sur 2630 notes)
Résumé :
"Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ? "
Depuis quatre mois, cette phrase accompagne des cercles bleus qui surgissent la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs de Paris.
Au centre de ces cercles, prisonniers, un débris, un déchet, un objet perdu: trombone, bougie, pince à épiler, patte de pigeon... Le phénomène fait les délices des journalistes et de quelques psychiatres qui théorisent un maniaque, un joueur.
Le commissaire Adamsberg, l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (158) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  21 mai 2017
Lent, négligé, fluctuant, le commissaire Adamsberg, sorte de Colombo français, a un charme qui a tout avoir avec son intelligence, moins avec sa posture. D'ailleurs son adjoint, l'inspecteur Danglard, alcoolique sage et profond, est déconcerté par le comportement de son nouveau chef et par son intuition affirmée, même s'il reconnaît l'efficacité de cette prescience qui le rend si fascinant.
Des cercles bleus, tracés à la craie sur les trottoirs parisiens, sont pris très au sérieux par le commissaire, à la surprise de son adjoint, plus circonspect devant ce qui semble être la fantaisie d'un original. Même quand le corps sans vie d'une femme est retrouvé au centre d'un de ces cercles, les deux hommes n'accordent pas leur différence de perception et de personnalité, Adamsberg comptant sur son intuition et Danglard sur son raisonnement, pour coincer l'assassin.
Des personnages attachants à la présence indéniable, une ambiance naturaliste de commissariat de quartier, une intrigue insolite et des êtres étranges, des dialogues drôles et déphasés, voilà un excellent polar cérébral qui nous égare, nous dépayse et nous fait douter de nos certitudes. Que peut-on rêver de mieux ?
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viou1108
  27 novembre 2013
C'était mon premier Fred Vargas, je crains que ce ne soit également le dernier…
L'intrigue : la nuit dans Paris, un inconnu trace des cercles à la craie bleue, et place au centre de ceux-ci des objets abandonnés. C'est la première enquête du commissaire Adamsberg, fraîchement muté à la capitale, précédé de sa réputation. Sa méthode (ou plutôt son absence de méthode), c'est l'intuition et la réflexion (enfin…rien n'est moins sûr). Il pressent que cette histoire de cercles va dégénérer. Son adjoint, le logique et rationnel inspecteur Danglard, a bien du mal à s'habituer au personnage.
Le dénouement tombera de nulle part, en tout cas je n'ai rien vu venir. Certains crieront au génie, moi c'est le genre de fin qui m'agace, un peu comme avec Hercule Poirot qui, triomphant, découvre le coupable par la grâce d'un indice que lui seul connaît et qu'il se garde bien de révéler avant la dernière page.
Donc, un peu trop invraisemblable, cette histoire…
Les personnages : décalés, « originaux », odieux ou repoussants, chacun portant ses blessures d'amour ou d'amour-propre, presque tous « à côté de la plaque », presque tous attachants malgré tout.
Mais enfin, un peu trop improbable et excessif, ce casting…
Le style : dès les premières pages, j'ai pensé aux Maigret : c'est lent. de plus, les conversations n'ont rien de sensé et les interrogatoires ne désembrouillent apparemment pas l'énigme. Les introspections et monologues intérieurs sont répétitifs et n'apportent pas grand-chose, sauf renforcer l'idée que les personnages sont des torturés tortueux (ou l'inverse).
Bref, un peu trop confus et rébarbatif pour moi, ce polar…

PS: j'y pense: quelqu'un a compris le pourquoi du comment du refrain "Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors?" ?
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carre
  08 mai 2012
Dans ma série : "I love Fred Vargas", "L'homme aux cercles bleus" fait parti du haut de la liste., d'autant plus que cela coincide avec l'arrivée de Jean-Baptiste Adamsberg et de son adjoint Danglard. L'intrigue est comme toujours originale et troublante. Depuis quelques mois, des cercles bleus apparaissent dans les rues de Paris avec un objet au milieu et une phrase toujours la même
"Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors?" Cela pourrai passer pour un humour spécial mais ça devient franchement flippant lorsque c'est le corps d'une femme que l'on retrouve au milieu d'un cercle. Mais au delà de l'enquête, c'est le plaisir de voir ces deux flics diamétralement différents (l'un est dans la nonchalance, dans la perception des choses, l'autre dans la logique cartésienne). Et, il faut reconnaitre que les joutes verbales ou les silences d'Adamsberg font tout le sel du plaisir de suivre le chemin de ces réflexions. Vargas mène parfaitement sa barque pour ne jamais relacher notre attention. Et puis, on découvre la belle et mystérieuse Camille. L'écriture de Vargas est fluide, poétique, avec une forme de lenteur qui sied parfaitement au Sieur Adamsberg. Si vous aimez les atmosphères étranges et les personnages atypiques, vous vous régalerez.
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gill
  28 juillet 2014
Malgré un résumé de quatrième de couverture un peu trop proche avec celui de "Pars vite et reviens tard", que je me souviens n'avoir pas détesté, je me suis laissé tenter.
Et puis "Téléobs", sur cette même quatrième de couverture, promettait :
"Commencez ce livre, vous ne pourrez plus vous l'arracher des mains..."
Comment peut-on s'arracher, soi-même, un livre des mains ?
J'ai essayé. J'ai tenté de nombreuses passes acrobatiques et périlleuses.
J'ai échoué !
Pourtant ce n'est pas l'envie qui m'en a manqué durant ces 220 pauvres pages.
Je n'aime pas dire du mal d'un livre et je le fais rarement. Mais là...
Le rideau se lève sur une rencontre, très improbable, entre Charles Reyer, un bel aveugle et Mathilde, une originale, océanographe de renom.
Cette rencontre, si prometteuse qu'elle soit au premier abord, se révèle vite, sous la plume de Fred Vargas, incongrue et maladroite.
Le dialogue, tricoté pour l'occasion, est forcé et si peu crédible.
Puis dans les 14 premières pages, à trois reprises, plusieurs personnages, dont le point commun est une présentation qui laisse le lecteur perplexe, se demandent s'ils se trouvent beaux.
Le commissaire Adamsberg, lui, est sylvestre puisqu'il vient des Pyrénées !
L'intrigue, mince et cousue de fil blanc, est truffée de quelques graves incohérences.
L'enquête proposée n'aurait même pas fait lever un sourcil à Sherlock Holmes.
Les personnages sont sans épaisseur aucune.
Le mobile, clef de voute de tout roman policier, se révèle, lui aussi sans intérêt.
Bref, vous m'avez compris, je n'ai pas aimé du tout le livre.
Mais, plus grave, je crois qu'il est vraiment raté !

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le_Bison
  01 mars 2012
« L'homme aux cercles bleus » fut donc mon premier Fred Vargas officiellement lu. J'y découvre donc le commissaire Adamsberg, fraîchement muté de sa province pour la capitale, avec déjà sa réputation qui l'a précédé. J'y croise l'inspecteur Danglard, une éminence de réflexion, nouveau chouchou de l'inspecteur, qui semble par moment plus attiré par la bouteille de vin blanc que par les enquêtes.
Depuis plusieurs mois, les journaux relatent un événement qui amuse les Parisiens : de grands cercles sont dessinés à la craie autour d'objets aussi anodins que variés, et ornés d'une phrase mystérieuse, écrite dans une belle écriture soignée : "Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ?".
Beaucoup s'amusent de cette excentricité, certains s'irritent, et Adamsberg s'inquiète. Il perçoit au travers de ce geste anodin les prémices d'une catastrophe et ne retient de ces cercles que la cruauté qui s'en dégage et qu'il est le seul à sentir.
Un excellent polar contemporain, proche de mes quartiers, où l'humour et l'excentricité des personnages donne un cachet authentique et légèrement loufoque à ce roman. Une bonne découverte, en somme. D'autant plus que la plume de Fred Vargas est originale, que les pages se succèdent avec plaisir tout au long du roman, que ses phrases rendent une atmosphère particulière et que cette virée dans les quartiers parisiens me donnent envie de m'y balader avec mon appareil photo pour y saisir quelques instants cocasses à la recherche de cercles bleus et de toutes les trouvailles que je pourrais y dénicher à l'intérieur… le couple Adamsberg / Danglard est marrant à suivre dans leur enquête avec des méthodes d'une autre époque et plutôt atypiques dans la littérature noire d'aujourd'hui…
« L'homme aux cercles bleus », un roman fantasmagorique.
Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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Citations et extraits (93) Voir plus Ajouter une citation
popo_popo_   16 mai 2018
Pour aujourd'hui, c'est cynisme, débandade, futilité et plaisirs immédiats. Alors vous pouvez bien souhaiter être rascassieux, murènoïde, gargouillard, hydreux à deux têtes, gorgonieux et tératomorphe, ça vous regarde, mon petit Charles, n'espérez pas me démonter.
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ToochaToocha   15 mai 2018
Hier, j'ai marché jusqu'à la gare de l'Est. Je me demandais pourquoi j'étais flic. Peut-être parce que dans ce métier on a des choses à chercher avec des chances de les trouver. Ça console du reste. Parce que, dans le reste de la vie, personne ne vous demande de chercher quoi que ce soit, et on ne risque pas de trouver puisqu'on ne sait pas ce qu'on cherche.
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ToochaToocha   15 mai 2018
Danglard pensa qu'Adamsberg avait une façon différente de la sienne de se gâcher l'existence. Il lui semblait qu'en dépit de ses comportements nonchalants, Adamsberg avait une manière efficace de ne jamais trouver le repos.
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ToochaToocha   10 mai 2018
- Oui, dit Adamsberg, vous avez déjà dit ça.
- Vous aussi vous vous répétez.
- C'est toujours comme ça à certains moments des enquêtes : on se répète. Les journalistes appellent ça "piétiner".
- Phase 2 et 3, soupira Mathilde.
- Et puis, brusquement, poursuivit Adamsberg, ça se précipite, on n'a même plus le temps de parler.
- Phase 1, ajouta Mathilde.
- Vous avez raison, Mathilde, dit Adamsberg en la regardant, c'est pareil dans la vie. Ça procède par langueurs et par sursauts.
- C'est banal comme idée, grommela Charles.
- Je dis souvent des choses banales, dit Adamsberg. Je me répète, j'énonce des évidences premières, en bref, je déçois. Ça ne vous arrive jamais, monsieur Reyer ?
- J'essaie d'éviter, dit l'aveugle. Je déteste les conversations ordinaires.
- Pas moi, dit Adamsberg. Ça m'indiffère.
- Ça va, dit Mathilde. Je n'aime pas quand le commissaire prend cette tournure. On va s'enliser. Je préfère vous attendre à votre "sursaut", commissaire, quand la lumière sera revenue dans vos yeux.
- C'est banal comme idée, dit Adamsberg en souriant.
- Il est exact que dans ses métaphores poético-sentimentales, Mathilde ne recule devant aucune énormité, dit Reyer. D'un genre différent des vôtres.
- Est-ce que c'est fini ? Est-ce qu'on peut s'en aller ? demanda Mathilde. Vous m'énervez l'un comme l'autre. Dans un genre également différent.
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ToochaToocha   10 mai 2018
Clémence avait cessé le genre respectueux. Ça n'avait pas duré. Maintenant, elle faisait à nouveau l'idiote du régiment. Et brusquement, elle dit :
- Et vous, c'est intéressant l'homme aux cercles ? Vous faites des trucs avec votre vie ? Ou bien vous la bouchez, comme tous les autres ?
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Vidéo de Fred Vargas
"J?ai une vieille tendresse pour le commissaire Adamsberg de Fred Vargas" Cedric Lalaury
Son thriller favori, le serial killer qui le fascine, l?arme du crime qu?il choisirait, Cedric Lalaury a répondu aux questions de notre GoFast. On y apprend notamment que l?auteur est un grand fan de Denis Lehanne !
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