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Bernard Lesfargues (Autre)
EAN : 9782070233816
434 pages
Éditeur : Gallimard (13/03/1981)
3.72/5   46 notes
Résumé :
La ville de Piura, qu'entoure la forêt vierge, au nord du Pérou, est le cadre de cette comédie humaine foisonnante de personnages et d'aventures. Des origines de la ville aux missions catholiques, de l'Amazonie hors du temps au milieu urbain, les histoires s'entrecroisent, les thèmes affleurent, multiples... C'est la réalité péruvienne saisie par un grand organisateur de songes.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
stcyr04
  12 mars 2020
J'aime ces livres où l'on doit se creuser la tête pour savoir qui parle, revenir en arrière pour ne pas perdre le fil, allonger ainsi le temps de la narration alors même que, tendu dans une extrême contention d'esprit, la perception du temps du lecteur se modifie. Les dialogues s'entrecroisent, se répondent dans une temporalité à plusieurs niveaux, les techniques narratives sont variées. Comme le dit la quatrième de couverture , résumer le livre par le prisme d'un personnage serait vain. Disons que la maison verte est de ces lieux où l'on peut prendre un verre, en écoutant un orchestre local, et lorsqu'on a été mis en train par le pisco et la musique, rendre une visite de courtoisie à une de ces dames de l'étage supérieur. C'est clairement le plus Faulknerien des livres de Vargas Llosa qu'il m'ai été donné de lire. le livre fait 420 pages dans la collection L'imaginaire Gallimard, c'est écrit en tout petit, donc c'est un vrai pavé qui n'en as pas l'air. Les grands romans se méritent, il demande une dévotion du lecteur, une lecture suivie, régulière, fidèle. La Maison verte est de ceux-là.
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Oooook
  11 juillet 2019
Il y 'a des romans qu'on lit comme on mange des chips; on sait bien que c'est pas bon, voire même dégueulasse, mais une fois qu'on commence on ne peut pas s'arrêter. Pour les hips, c'est la combinaison sel/gras/croustillage ; pour les romans, suffit de mettre de la violence, du cul et des cliffhangers à chaque fin de chapitre. On sait qu'on bouffe de la daube industrielle de merde, mais on le fait quand même, parce que ça détend.
Et puis tu as les écrivains. Les vrais. Ceux qui mettent un point d'honneur à te construire une symphonie d'histoires qui se croisent et se recroisent et qui, quand tu les lis, te donnent l'impression qu'ils ne te prennent pas pour un abruti fini à la pisse d'Hanouna.
C'est le cas pour Mario Vargas LLosa , et la plupart des bouquins que j'ai lu de lui. Aujourd'hui, "La maison Verte" qui non seulement détonne par sa qualité d'écriture (tout est bon là dedans, TOUT) mais surtout par l'asynchronie des récits. On ne sait jamais vraiment, sur les premiers chapitres, si on est avant le chapitre d'avant, ou après, on y vient peu à peu, et ça c'est respecter le lecteur. Respecter son intelligence. Etre ambitieux et dépeindre le Pérou colonial, les orphelinats de bonnes soeurs, les kidnapping d'enfants, les trafics dans la forêt, la corruption, la prostitution, la drogue, l'alcool...et la beauté de la forêt amazonienne. Une putain de claque.
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Marie2406
  15 septembre 2019
Mario Varga Llosa nous raconte la vie de Piura petite ville amazonienne du nord du Pérou sur une trentaine d'année.
Le fil conducteur de cette histoire est la Maison Verte, une maison close ouverte par Don Anselmo.
Mario Varga Llosa nous dresse un portrait au vitriol de cette société provinciale péruvienne des années 1930 à 1960, dans laquelle se côtoient des Soeurs qui sous prétexte d'évangélisation enlèvent des fillettes indiennes, des militaires qui font régner la loi à leur manière, des notables dont la malhonnêteté ne fait aucun doute, des bandits dont la forêt est le refuge.
La forêt amazonienne et ses habitants en tout genre (indiens, serpents, scorpions, et autres bestioles) tiennent aussi une part importante dans cette chronique.
Une lecture compliquée que j'ai failli abandonner à plusieurs reprises.
Un style narratif assez indigeste, un foisonnement de personnages et surtout une construction du livre assez difficile à suivre, dans un même paragraphe on peut être sur plusieurs époques différentes c'est donc déjà pas simple à suivre et très confus, et pour en rajouter un peu plus les personnages ont plusieurs surnoms, on finit par ne plus savoir qui est qui.
Au final, je suis incapable de dire si ce livre m'a plus ou non, mais une chose est sure je n'ai pas tout compris, trop de gymnastique pour mes petits neurones
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EBONNAVE
  03 septembre 2020
A l'image d'un satellite positionné sur la cordillère des Andes, il tricotte son roman aux multiples facettes en usant de manière déroutante de « narrations télescopiques » et de « vases communicants ». Allant de façon chaotique de la forêt amazonienne à la zone urbaine de Piura, ville au milieu d'un désert. Il use de ce style qui a fait de lui sa renommée et qu'il abandonnera plus tard au profit de tournures littéraires plus conventionnelles.
Après avoir lu une dizaine d'ouvrages du même auteur, j'ai eu quelques difficultés à le suivre dans ses sautillements d'un personnage à l'autre, il y a effectivement beaucoup de monde. Pour saisir le message que Vargas Llosa veut transmettre, il est nécessaire de connaître son vécu. Tout particulièrement sa jeunesse car ses premiers romans reflètent cette période.
Il montre une autre facette du Pérou en échappant aux stéréotypes. le nord du Pérou reste encore assez méconnu et loin de l'influence Quetchua. Ceci lui permet de s'évader du carcan de l'indigénisme qu'il dénonce, notamment au travers de l'oeuvre d'Arguedas qu'il décrira par la suite dans un de ses livres, l'utopie archaïque.
On peut déceler peut-être quelques relents marxistes, convictions dont les auteurs du boum latino-américains étaient empreints suite à la montée du Castrisme. La volonté de mélanger des cultures originelles, les sauvages de la « selva » et des Mangaches, esclaves « Malgaches » bien présents sur le littoral péruvien et dont personne ne parle jamais. L'exploitation des indigènes de la forêt auxquelles les missionnaires catholiques donnent les premiers outils nécessaires à la vie en société, la conversion vers la civilisation précaire qui n'a d'autre horizon que la « Casa Verde », le bordel de Piura.

Lien : https://eric.bonnave@gmail.com
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fredaillesagu
  25 mars 2018
Pour qui aime Vargas Llossa, c'est dans son top 5 !
Tout le Pérou s'y retrouve dans cette comédie humaine.
Mais qu'est-ce cette "maison" ?
Prenez le plaisir de lire...
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
oliviersavignatoliviersavignat   22 août 2020
Le soleil activait la décomposition des cadavres et les cavaliers durent tirer des coups de feu pour éloigner les charognards qui s'attaquaient à la fillette. C'est alors qu'ils s'aperçurent qu'elle était en vie.
-- Pourquoi n'est-elle pas morte ? disaient les gens. Comment a-t-elle pu vivre alors qu'ils lui ont arraché la langue et les yeux ?
-- C'est difficile à savoir, répondait le docteur Pedro Zevallos en hochant la tête d'un air perplexe. Le soleil et le sable ont pu cicatriser les plaies et éviter l'hémorragie.
-- La Providence, affirmait le père Garcia. La mystérieuse volonté de Dieu.
-- C'est certainement un iguane qui l'a léchée, disaient les sorciers dans leurs chaumières. Car non seulement sa bave verte coupe les fausse couches, elle sèche aussi les plaies.
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Videos de Mario Vargas Llosa (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mario Vargas Llosa
Chaque mois, un grand nom de la littérature française contemporaine est invité par la Bibliothèque nationale de France, le Centre national du livre et France Culture à parler de sa pratique de l'écriture. Javier Cercas, auteur de Terra Alta qui lui valut en 2019 le 68e prix Planeta, est à l'honneur de cette nouvelle séance du cycle « En lisant, en écrivant ».
QUI EST JAVIER CERCAS ? Né en 1962 à Ibahernando, dans la province de Cáceres, Javier Cercas est un écrivain et traducteur espagnol. Après des études de philologie, il enseigne la littérature à l'université de Gérone, pendant plusieurs années. En 2001, son roman Les Soldats de Salamine – sur fond de Guerre civile espagnole – remporte un succès international et reçoit les éloges, entre autres, de Mario Vargas Llosa, Doris Lessing ou Susan Sontag. Ses livres suivants, qui s'inspirent souvent d'événements historiques et de personnages ayant réellement existé, rencontrent le même accueil critique et sont couronnés de nombreux prix : Prix du livre européen (2016), Prix André Malraux (2018), Prix Planeta (2019), Prix Dialogo (2019). Son oeuvre est traduite en une vingtaine de langues. Il est également chroniqueur pour le quotidien El País.
De Javier Cercas, Actes Sud a publié : Les Soldats de Salamine (2002), À petites foulées (2004), À la vitesse de la lumière (2006), Anatomie d'un instant (2010), Les Lois de la frontière (2014, prix Méditerranée étranger 2014), L'Imposteur (2015), le Mobile (2016), le Point aveugle (2016), et le Monarque des ombres (2018). Son nouveau roman, Terra Alta, paraîtra en mai 2021.
En savoir plus sur les Masterclasses – En lisant, en écrivant : https://www.bnf.fr/fr/master-classes-litteraires
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Romans, contes, nouvelles (822)
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