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Albert Bensoussan (Traducteur)
ISBN : 2070425541
Éditeur : Gallimard (02/10/2002)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 101 notes)
Résumé :
Les chiots, ce sont ces jeunes garçons turbulents de la banlieue de Lima qui tentent de s'affirmer, de devenir adultes. Parmi eux, Cuéllar, cruellement surnommé Petit-Zizi dans un monde où règne le mythe de la virilité. En grandissant, les différences se font plus sensibles, les jeux plus violents et Cuéllar se retrouve en marge. Son innocence est broyée par les rouages implacables de la société péruvienne.
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Myriam3
  28 juillet 2015
Petit mais costaud! Ce roman qui se lit en deux heures à peine nous fait entrer dans la jeunesse d'un groupe de garçons dans un collège religieux, à partir de l'arrivée d'un nouveau venu: Cuéllar.
Cuéllar, plus petit et frêle que les autres, devient vite le meilleur de la classe, le plus attendrissant, le plus drôle et et le plus persévérant: pour être admis dans l'équipe de foot de sa bande de copains, il passe l'été à un entraînement intensif, oubliant plages et jeux pour être au top à la rentrée.
C'est ainsi qu'il se rapproche du groupe de garçons mais aussi qu'il se retrouve, dans les vestiaires, agressé par le chien Judas; Des séquelles de cet accident, il gardera le surnom "petit zizi". Si l'handicap dont il souffre n'est jamais nommé, on suit, au moment de la puberté, la lente déchéance agressive et pitoyable de Cuéllar qui ne peut se résoudre à "lever une fille" tout comme ses copains, le tout toujours par le regard de l'un des garçons.
Le récit est à la fois dur et émouvant et la narration très originale, tout en discours indirect libre passant du "ils" au "nous" dans une même phrase, créant un chaos et une urgence qui rythment l'oralité.
Un vrai travail d'écriture à la fois impressionnant et bouleversant.
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diablotin0
  06 février 2017
Je n'ai pas du tout accroché à ce petit livre.Le style a prit le dessus sur l'histoire et je n'ai alors pas réussi à m'intéresser à cette bande de jeunes gens. le thème aurait dû me plaire mais il m'a été très difficile de suivre cette histoire.
C'est ma première tentative avec Mario Vargas Llosa, mais je ne veux pas rester sur cette mauvaise impression, je retenterai avec un autre titre.
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littlecat
  21 août 2015
Les chiots » : une bande de copains turbulents et chahuteurs qui vit à Lima, au Pérou.
Un jour, le plus petit d'entre eux, Cuellar, se fait sérieusement mordre par un chien. A partir de ce moment, surnommé Petit Zizi, on devine pourquoi, Cuellar essaiera en vain de se construire dans une société plutôt virile.
Ecarté de sa passion, le football, timide avec les filles, il va de désillusions en frustrations.
Et, malgré le soutien de ses amis, qui essaient de l'aider, il ne sera jamais « un homme » comme les autres.
Un court roman original et émouvant mais écrit dans un style particulier, uniquement narratif, qui désarçonne parfois.
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rkhettaoui
  05 mai 2012
La grande force de l'auteur est de rendre ces personnages tellement vivaces , turbulents et inoubliables.On a l'impression d'être présentement avec eux , prendre part , en tant que partie intégrante, à leurs pérégrinations , dans les moments de réjouissances , de déchéances ,de tribulations quotidiennes dans l'emprise du cursus scolaire, et en dehors . On a assisté, impuissamment à ce malheureux accident , au cours duquel Cueller , dans un laps de temps , a vu sa vie se transformer en cauchemar et se briser lamentablement , tel un ressac du grand Zizi , il ne subsistait que le petit zizi, signe de désolation et de répulsion :les affres du malheur s'abattaient dés-lors inexorablement sur lui , les attributs de sa virilité se sont vus tragiquement, en déclin , affaiblis , conjugués au passé , point de présent , quant au futur ,il se trouve dans une posture de morosité , cloîtré d'un linceul de brumes noirâtres qui ne sembleraien pas apprêté à se dissiper . On ne pouvait qu'être révolté par le triste sort , ému par le destin tragique de Cuellar .
Révolté par ce triste sort , petit zizi , ne voyait plus la vie en rose , s'acharne contre la société par un comportement truffé de vacuités, débordé de témérité, faisant fi de tous les périls et dangers éminents qui le guettent inlassablement , se trimballait dans sa volvo en se comportant comme virtuose, dilettante du volant et s'acclimate, de surcrît parfaitement avec les bandes maffieuses C'est tout un chamboulement qui est entrain de s'opérer et prendre l'ampleur d'une dégringolade accrue , son avenir est désormais menacé et se trouve de ce fait inexorablement au devant de la périclitation
Ce recit me rappelle étrangement les circonstances tragiques de la disparition de J .DEAN
Pure coincidence?
Je me suis délecté de la lecture de cet opuscule dont j'ai décelé une certaine originalité percutante : le genre de style indirect usité pour le dialogue prouve toute l'efficacité et la prouesse de l'écriture de Vargas Llosa.
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20thCenturyBoy
  27 juillet 2012
Profitant comme toujours de cette merveilleuse collection m'ayant permis de découvrir pas mal d'auteurs et dont un exemplaire coûte moins cher qu'un paquet de cigarettes (et devinez lequel des deux ne réduit pas votre espérance de vie), je me suis tourné vers le Prix Nobel de littérature 2010, Mario Vargas Llosa, dont le deuxième l'dans Llosa n'est pas inutile.
Bon en gros, Les chiots, c'est l'histoire d'une bande de gamins à peu près normaux (sauf que l'un d'entre eux se fait malheureusement sexionner un membre important, la faute d'orthographe étant volontaire) qu'on regarde évoluer jusqu'à l'âge adulte. L'histoire se lit avec plaisir, même si elle n'a rien d'exceptionnel, on a connu des meilleurs récits d'enfance.
Mais si le fond n'est que sympathique, la forme, elle, vaut le coup d'être admirée. le style qu'emploie l'auteur pour écrire son récit est tout simplement génial : il mélange les modes narratifs, les personnes, se confond avec ses personnages, s'amuse avec les dialogues, etc. Mais je pense qu'un extrait sera plus parlant :
"Et Marlou allons Teresita, il fallait être franche, jouer cartes sur table, ne voyait-elle pas comment il la regardait ? Et elle oh là là, tapant des mains, menottes, dents, sandalettes, que nous regardions, un papillon ! courions, l'attrapions et le lui ramenions. Il la regardait, c'est vrai, mais comme un ami et, aussi, que c'est mignon, lui caressant les ailes, petits doigts, ongles, voix fluette, il est mort, le pauvre, il ne lui disait jamais rien. Et eux c'est des histoires, des mensonges, il lui disait bien quelque chose, il la baratinait au moins et elle non, parole, elle creuserait un petit trou dans son jardin et elle l'enterrerait, une bouclette, le cou, minuscules oreilles, jamais, nous jurait-elle. "
Oui je sais, au début ça paraît vraiment bizarre, mais une fois habitué on se rend compte que c'est juste un super moyen de rendre le récit plus dynamique et de maximiser l'implication du lecteur.
Un court bouquin très sympa, et assez impressionnant niveau maîtrise de l'écriture. On est Prix Nobel ou on ne l'est pas.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   05 mai 2012
C’étaient des hommes mûrs maintenant et nous avions tous femme, bagnole et enfants qui étudiaient au Champagnat, à l’Immaculée ou au Santa Maria, et ils se faisaient construire une résidence secondaire à Ancon, Santa Rosa ou sur les plages du Sud, et nous commencions à grossir et à avoir des cheveux blancs, avec de la bedaine, des chairs molles, à porter des lunettes pour lire, à sentir des lourdeurs d’estomac après avoir mangé et bu et sur leur peau apparaissaient déjà quelques taches de rousseur, certaines petites rides.
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GODINHOGODINHO   27 juillet 2016
" Eux aussi, Cuéllar, au début on faisait gaffe, mec, ça leur échappait, vieux , pas fait exprès, frérot, not' pote, soudain Petit-Zizi et lui, tout rouge, quoi? ou pâle toi aussi, Ouistiti? les yeux écarquillés, excuse-moi mon vieux, voulais pas te blesser, lui aussi, son ami aussi?
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rkhettaouirkhettaoui   05 mai 2012
il vomit : petite nature, lui disions-nous, et aussi quel gâchis, rejeter comme ça la bière avec ce que ça coûte, quel gaspillage
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rkhettaouirkhettaoui   05 mai 2012
L’amour fait des miracles
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Videos de Mario Vargas Llosa (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mario Vargas Llosa
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Romans, contes, nouvelles (822)
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