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Albert Bensoussan (Traducteur)
ISBN : 2070351408
Éditeur : Gallimard (06/03/2008)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 527 notes)
Résumé :
Que de tours et de malices chez cette « vilaine fille », toujours et tant aimée par son ami Ricardo, le « bon garçon ». Ils se rencontrent pour la première fois au début des années cinquante, en pleine adolescence, dans l'un des quartiers les plus huppés de Lima, Miraflores. Joyeux, inconscients, ils font partie d'une jeunesse dorée qui se passionne pour les rythmes du mambo et ne connaît d'autre souci que les chagrins d'amour. Rien ne laissait alors deviner que cel... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (79) Voir plus Ajouter une critique
Piatka
  08 novembre 2013
Un bon garçon, une vilaine fille. Un amour improbable dans le style : " Je t'aime moi non plus ! ".
Il est fou amoureux d'elle, il la poursuit sans relâche, elle refuse de s'attacher et préfère partir inlassablement pour suivre des hommes riches.
Une passion qui s'étale sur quarante années, de l'adolescence à l'âge mûr.
Des tours, des détours à travers le monde, de Lima à Paris, mais aussi et surtout des retours imprévus de la vilaine fille qui change de vie comme d'autres changent de voiture.
Franchement : une garce ! Mais il est bien trop gentil aussi ce " bon garçon ", il l'accueille toujours, amoureux comme au premier jour, même quand elle l'a quitté sans préavis et même des années plus tard quand il pense ne jamais la revoir.
Après un début un peu lent ( mon seul bémol ), le rythme s'accélère, les tribulations du tandem, imprévues, cocasses ou tragiques, m'ont finalement emballée. Impossible de lâcher l'intrigue, riche en rebondissements parfois surprenants. La finesse des caractères finit par rendre les personnages crédibles, attachants, presque touchants, avec leurs défauts, leurs erreurs, reflets de la vie somme toute.
Pourtant cette histoire, c'est du pur délire. Mario Vargas Llosa, que je découvre ici, a selon moi un réel talent de conteur, et surtout une écriture limpide et fort agréable. Rien à voir avec un Nobel poussiéreux et inaccessible.
Une belle découverte inattendue, un régal !
Challenge Nobel 4/..


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sandrine57
  19 janvier 2019
Orphelin élevé par sa tante dans le quartier chic de Miraflores à Lima, Ricardo tombe irrémédiablement amoureux de Lily, une petite chilienne délurée qui n'a que faire de l'adolescent transi et préfère ne pas s'attacher. Dix ans plus tard, alors qu'il est installé à Paris, son coeur bat pour Arlette, une guérillera péruvienne en transit en France avant d'aller se former à la révolution à Cuba. Plus tard, c'est l'élégante Madame Arnoux, l'épouse d'un diplomate français, qui lui tourne la tête avant de se faire la belle avec un autre homme et les économies de son mari. Traducteur et interprète pour l'ONU, Ricardo est amené à voyager à travers l'Europe et en Angleterre, il s'éprend de Mrs Richardson, la femme d'un aristocrate anglais éleveur de chevaux. Quand elle aussi finit par disparaître, il jette son dévolu sur Kuriko, la maîtresse soumise d'un yakuza japonais, croisée à Tokyo. le brave Ricardo serait-il un coeur d'artichaut ? Que nenni ! Ricardo est un ''bon garçon'', un amoureux fidèle toute sa vie épris de la même femme, une ''vilaine fille'' qui change d'identité comme de robe, qui refuse son romantisme, ses ''cucuteries'', ses demandes en mariages, toujours à la recherche d'un meilleur parti, d'une meilleure situation. Pourtant, le bon garçon n'aime pas en vain la vilaine fille. Elle l'aime aussi, à sa façon cruelle, se servant de lui, lui mentant, le trahissant, le quittant, lui brisant le coeur à chaque fois un peu plus.
L'histoire d'amour improbable et passionnelle entre un interprète un peu terne et une croqueuse de diamants frivole. Mais ce ne sont là que les apparences. Derrière la vie plate et routinière de Ricardo se cache un homme capable de grandes choses par amour : traverser le globe, s'endetter, soutenir, souffrir, pleurer et la vilaine fille n'est pas que mépris et traîtrise, elle sait aussi se faire tendre, enjôleuse, amoureuse. le lien qui les unit, tissé pendant leur adolescence péruvienne, se tend et se détend mais jamais ne lâche, même si la vilaine fille s'en défend, même quand le bon garçon veut tourner la page. Mais Mario Vargas Llosa ne se contente pas de raconter l'amour, il inscrit aussi son histoire dans la grande Histoire et en profite pour évoquer en vrac la révolution cubaine, les guérillas en Amérique Latine, la situation politique et économique du Pérou, le sida, mais aussi des sujets plus légers comme le mouvement hippy londonien. C'est aussi le roman de la solitude de l'exilé, ce déraciné qui n'est jamais tout à fait d'ici et plus totalement d'ailleurs.
Un bien beau roman, drôle et émouvant, porté par deux héros étonnants entraînés dans une histoire d'amour rocambolesque et entourés de personnages secondaires hauts en couleurs.
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bilodoh
  26 juillet 2014
Un amoureux fini, prêt à tout accepter de la part de la vilaine fille !
À travers les pays et les époques, il la retrouve toujours au détour du chemin et la vilaine est toujours prête à lui jouer un tour et à le quitter à nouveau.

Rien de lourd dans ce roman écrit par ce Péruvien, Nobel de littérature 2010. Un garçon trop sérieux et trop gentil, une femme ambitieuse et prête à tout pour posséder le monde, seule une plume de qualité permet de rendre crédibles des personnages qui pourraient être de simples caricatures.

À travers les tribulations des amoureux, c'est un peu l'histoire du siècle qu'on survole, de l'Amérique du Sud à l'Europe, en passant par Cuba.

Un roman d'amours contrariées, une épopée qui ne se lasse pas de nous surprendre !
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Marple
  23 mars 2013
C'est l'histoire d'une grande passion, celle de Ricardo, amoureux 'comme une bête' et pendant toute sa vie de la 'vilaine fille', femme fatale aux mille visages et autant de vies différentes.
La 'vilaine fille', qui change de nom comme de mari et dont on n'apprendra la vraie identité qu'à la fin du livre, est absolument égoïste, arriviste et sans scrupules. Mais elle ne manque pas de panache, de courage, de charme et on comprend bien ce qui plaît tant à Ricardo chez cette aventurière péruvienne qui sera tour à tour guerillera, femme de diplomate, aristocrate anglaise ou yakusa... Pour tout dire, elle me fait penser à Scarlett O'Hara et je l'aime bien !
Par opposition, Ricardo est le 'bon garçon' et c'est ainsi qu'elle l'appelle : il est sérieux, travailleur, fidèle, honnête, loyal... Attention, il n'est pas gris et ennuyeux pour autant, et sa vie ne m'a pas semblé étriquée du tout, mais au contraire conforme à ses rêves et à ses idéaux, parfois solitaire mais aussi riche de rencontres, de voyages et de lectures. Bref, je l'ai trouvé très attachant aussi.
Entre ces deux héros si différents, se noue une relation très charnelle et forte qui les unit et les sépare tour à tour. Ricardo parle d'amour et dit beaucoup de 'cucuteries' à la vilaine fille, alors qu'elle est souvent détachée et méprisante. Pourtant, leur désir les réunit à chaque rencontre, comme un amour qui ne dit pas toujours son nom. Ça ne m'a pas émue, mais intriguée, troublée, interpelée, intéressée...
D'autant que cette passion couvre près de 40 ans et tous les continents, nous apprend plein de choses sur le Pérou ou le monde des interprètes, nous fait rencontrer une multitude de personnages secondaires qu'on voudrait tous avoir pour amis dans la vraie vie, et m'a fait découvrir le style de Vargas Llosa que je n'avais jamais lu et que j'ai beaucoup aimé. Bref, un vrai plaisir de lecture !
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Levant
  06 juin 2019
Conversation domestique
- Alors, il est bien ce bouquin ?
- han… han…
- En tous cas, il a l'air prenant, je vois que tu ne le lâches pas.
- Oui. C'est vrai qu'il est prenant.
- Ça raconte quoi ?
- C'est l'histoire d'un amour impossible. Ricardo, un jeune péruvien – c'est la nationalité de l'auteur – est tombé fou amoureux d'une jeune et jolie compatriote. Mais, même si elle ne le rejette pas clairement, elle ne lui retourne pas de sentiments à la hauteur de ses espoirs, bien qu'elle accepte quand même de temps à autre de coucher avec lui. Elle est issue d'une famille très modeste. Elle semble plus préoccupée d'assurer son avenir matériel que sentimental.
- Il y a donc du sexe.
- Juste ce qu'il faut. Ils finissent quand même par se marier, mais cela ne sera pas pour autant la fin des frasques de cette fille, devenue femme au fil du roman et à qui il a attribué le sobriquet de vilaine fille. Elle est énigmatique et complètement imprévisible. Et lui, béat d'un amour qui ne tarit pas au fil du temps, la retrouve après chaque escapade avec la même flamme.
- Et c'est bien écrit ?
- Superbement. L'auteur est quand même prix Nobel de littérature 2010. La traduction est aussi très réussie.
- Prix Nobel, cela peut rebuter les lecteurs moyens que nous sommes.
- Oui, mais dans le cas présent, c'est très lisible et pas du tout rébarbatif. C'est même passionnant. L'écriture est sobre, sans métaphore. Elle dépeint notre amoureux transi sous un jour plutôt pathétique. On se prend volontiers de sympathie pour lui, même si on a envie de le secouer un peu.
- À part ça, qu'est-ce qui te plaît en particulier dans ce livre ?
- C'est une histoire singulière menée à un bon rythme. Les années passent vite dans des pérégrinations sur la planète entière : Lima, Paris, Londres, Tokyo et j'en passe. C'est raccroché à l'histoire, la grande. Et surtout les personnages sont attachants, chacun avec ses défauts. Et cette idée d'exclusivité sentimentale chez cet homme a quelque chose de touchant. Puis il y a surtout cette force qu'a cette femme de commettre des incartades invraisemblables et d'en faire porter la responsabilité à autrui. C'est bluffant. J'aime bien aussi l'idée que ce soit la femme qui soit la vagabonde sentimentale.
- C'est cela, oui. Il est vrai que chez un homme, l'exclusivité ça cache quelque chose. Et, ça finit comment ?
- Alors là, ma chère, je te laisse le découvrir toi-même.
- Tu avais déjà lu cet auteur ?
- Non, je découvre.
- Ça t'engage à essayer un autre de ses ouvrages ?
- le prochain est déjà épinglé au pense-bête. Ce sera La fête au bouc. Mais à propos d'exclusivité, dis m'en un peu plus …
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   16 novembre 2013
- C'est ce que tu veux faire de ta vie ? Rien que cela ? Tous ceux qui viennent à Paris aspirent à devenir peintres, écrivains, musiciens, acteurs, metteurs en scène, à faire un doctorat ou la révolution. Et toi tu veux seulement cela, vivre à Paris ? Je ne l'ai jamais encaissé, mon vieux, je dois te le dire.
- Je sais bien, mais c'est la pure vérité, Paul. Petit, je disais que je voulais être diplomate, mais c'était seulement pour qu'on m'envoie à Paris. C'est ce que je veux : vivre ici. Cela te semble peu ?
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PiatkaPiatka   17 novembre 2013
Bien qu'on dise que seuls les imbéciles sont heureux, j'avoue que je me sentais heureux. Partager mes jours et mes nuits avec la vilaine fille remplissait ma vie. Malgré ses gestes tendres, en comparaison de son attitude glaciale d'autrefois, elle était parvenue, en effet, à me faire vivre dans l'inquiétude, avec l'appréhension qu'un beau jour, et de la façon la plus inattendue, elle recommencerait et s'évanouirait dans la nature sans me dire adieu.
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SachenkaSachenka   20 décembre 2015
- Ton gagne-pain est en danger, me prévint-il. Un traducteur littéraire qui aspire à devenir écrivain, c'est dire qu'il sera, presque toujours, un plumitif frustré. Quelqu'un qui ne se résignera jamais à disparaitre dans son métier, comme nous le faisons, nous, en bons interprètes. Ne renonce pas à ta condition d'individu inexistant, mon cher, à moins que tu ne veuilles finir clochard.
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mimifasolamimifasola   11 août 2013
Depuis que j'avais l'âge de raison, je rêvais d'habiter Paris. Probablement à cause de mon père et de ces romans de Paul Féval, de Jules Vernes, d'Alexandre Dumas et de tant d'autres qu'il m'avait fait lire, .avant de se tuer dans l'accident qui m'avait laissé orphelin. Ces livres m'avaient farci la tête d'aventures et persuader qu'en France la vie était plus riche, plus joyeuse, plus belle, et tout et tout, que nulle part ailleurs.
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Peluche0706Peluche0706   10 novembre 2013
Il m'avait suffit de la voir pour reconnaître que, tout en sachant pertinemment que toute relation avec la vilaine fille était vouée à l'échec, la seule chose que je désirais vraiment dans la vie, avec cette passion que d'autres mettent à courir après la fortune, la gloire, le succès ou le pouvoir, c'était de l'avoir elle, avec tous ses mensonges, ses caprices, son égoïsme et ses disparitions.
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Vidéo de Mario Vargas Llosa
Interview de Mario Vargas Llosa.
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