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Critiques sur Quand sort la recluse (329)
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michfred
  19 mai 2017
Quand sort la recluse, alors s'ouvre une brèche menaçante dans la fine équipe d'Adamsberg...Les nerfs se tendent, les citations volent, les coups aussi - et ce ne sont pas ceux de cette brute de Noël!

Quand sort la recluse, s'ouvre derechef un bestiaire fabuleux : des oiseaux, toutes sortes d'oiseaux : martins-pêcheurs qui pêchent dans les eaux troubles du souvenir, merles moqueurs qui n'attendent pas le temps des cerises mais grappillent des framboises dans la cour du commissariat, pigeons, qui roucoulent, qui pigeonnent, cloîtrés en leur pigeonnier, hors d'atteinte, chats, surtout un, énorme, vautré sur la photocopieuse, chèvres, pauvres petites chèvres de Monsieur Seguin, toujours dévorées par le loup, chiens, le chien fidèle de Saint Roch qui vient secourir son maître perdu dans ses brumes, murènes menaçantes, dentées et agressives, cachées sous leur rocher, mais surtout grouillement d' insectes: des blaps, sales bêtes au vilain nom qui se gavent de crottes de rat et la vomissent en d'immondes crachats, et surtout des araignées: veuves noires, tégénaires, et la terrible recluse, venimeuse et froussarde, dont la morsure nécrose , infecte. Et tue...

Quand sort la recluse, se réactivent les blessures d'autrefois, s'ulcèrent les plaies jamais fermées, suppurent les cicatrices, se réveillent les fantômes et les terreurs endormies. .

Quand sort la recluse,tremblent puis meurent les criminels impunis, les tortionnaires cyniques, les pères incestueux, les mauvais garçons violents, les violeurs impénitents.

Quand sort la recluse, les terres sont remuées, les boules de neige agitées, La Garbure-un restaurant béarnais- très fréquentée...

Quand sort la recluse, Retancourt rencontre Mathias, Louis aux cheveux rouges la belle Estelle, et Adamsberg un Danglard qu'il n'aurait jamais imaginé...

Quand sort la recluse, la mort des victimes est une jouissance et la capture de leur prédateur, une souffrance.

Quand sort la recluse, trottinent des vieilles dames qui se prennent pour Sherlock Holmes.

Quand sort la recluse, Sherlock - Adamsberg est pris en étau entre son flair et son vertige, entre son humanité et son devoir, entre ses anciennes fidélités et ses nouvelles découvertes.

Plus bulleux, vague, poétique, - plus maïeutique, sémantique, psychique et zoomorphique que jamais, Quand sort la recluse est un Vargas grand cru!

A déguster sans modération!
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Dixie39
  25 mai 2017
Toujours avant d'ouvrir le dernier Vargas : cette crainte que la magie n'opère plus, cette volonté de ne pas se laisser emporter par cette aura entourant ses livres, capable de nous ôter tout esprit critique, sous prétexte que « c'est du Vargas » ! Faire table rase de toutes les étoiles d'avant. Remettre les compteurs à zéro et se lancer.

Ça y est. J'y suis. Je le tiens entre mes mains. Ce n'est pas que j'hésite à le commencer, mais plutôt que je savoure l'instant. Un Vargas, c'est comme un bon vin. Ça se regarde, ça se hume, ça se rêve, avant d'entamer la première phrase. Les premiers mots…

Il y a une part de féerie dans l'écriture de Vargas, une injonction à ne plus douter, à se laisser porter et accepter son univers : celui où les recluses sortent de leur tanière, où les vieilles dames surfent sur internet avec autant de dextérité qu'un jeune geek, où les chats se portent au pied des gamelles et où les framboises se picorent pour ne pas crever.

"- Raconte-moi cette femme qui t'a offert une araignée morte.
- Les hommes offrent bien des manteaux de fourrure. Quelle idée. Imagine-toi serrer dans te bras une femme qui porte soixante écureuils morts sur le dos.
- Tu vas porter ton araignée sur le dos ?
- Je l'ai déjà sur les épaules. Louis."

La magie opère. Perdue à travers les brumes, je suis les pensées évanescentes d'Adamsberg, les regarde se disperser doucement pour petit à petit laisser affleurer quelques vérités du passé. J'ai envie de botter le cul de Danglard, rajouter quelques ingrédients à la garbure, chercher la cellule et creuser la terre, amusée par ce nouveau visage de la Rétancourt… Je savoure doucement la lecture, me délectant des nouvelles inventions, bizarreries et trouvailles de l'auteure.

Mais ne vous y trompez pas : la noirceur des âmes n'a d'égale que la pesanteur des bulles qui naviguent entre deux eaux neuronales du cerveau de notre cher commissaire.

"C'est souvent, quand on a eu un enfer, qu'on en parle et on en parle, comme s'il fallait le tuer tous les jours. Vous me suivez ? Qu'on en parle même en rigolant, comme si ç'avait été un paradis. le bon vieux temps, quoi. Et eux, leur enfer, (...) ils l'appelaient 'La Miséricorde'."

Alors oui ! Vargas fait du Vargas. Mais c'est tellement bon, qu'on laisse le livre à porter de main, pour mieux rêver du prochain…
Lien : http://page39.eklablog.com/q..
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cardabelle
  20 mai 2017
Quand sort la recluse...Adamsberg revient !
Mais que l'attente fut longue et dès le retour annoncé du commissaire et de sa fine équipe ,j'ai délaissé mes autres héros de papier sans état d'âme.
Et là, jubilation totale ou immersion dans les brumes, dans les "bulles" .
Une belle évasion.

Comme dans tout polar, le but est bien sûr de résoudre l'énigme mais ce qui différencie les ouvrages de ce genre littéraire c'est sans nul doute le charisme des personnages bien sûr mais aussi l'environnement plus ou moins riche qu'il soit culturel, scientifique, historique, ethnique ...
Et , Fred Vargas nous offre plus qu'un environnement : elle entraîne le lecteur dans son univers et, au fil des lectures, je me suis sentie happée !
Pour chaque livre, on perçoit le travail de recherche intense, un travail de fourmi ou chaque détail est traité avec une précision d'orfèvre.
On peut aussi y voir le partage d'une érudition certaine de la manière la plus ludique qui soit.
A ce propos, j'ai un peu regretté le sort réservé cette fois au "pauvre " Danglard !
Mais, je rassure ceux qui ne connaissent pas encore l'oeuvre ,tous les personnages sont bien présentés et pour le plus grand plaisir des habitués, on revoit en détail les personnalités et leurs particularités sans oublier le chat !

Le retour au quotidien sans altération du jugement est un peu laborieux ... d'ailleurs, même la quatrième de couverture est bizarre ,brumeuse , énigmatique... c'est sans doute Adamsberg qui l'a rédigée ...

Pour lire ce dernier Vargas, j'ai pris mon temps, je m'en suis délectée d'autant que j'ai désormais tout lu de cette auteure . Et, à nouveau débute l'attente du prochain !
Cette attente gourmande n'est pas sans m 'en rappeler une autre, bien plus ancienne , dans l'enfance, quand j'attendais avec impatience le nouveau "Club des Cinq" !

Toute l'oeuvre de Fred Vargas m'a plu mais, il me semble percevoir encore une belle évolution dans les derniers ouvrages ,encore plus étoffés, plus travaillés , mais ce n'est qu'un ressenti personnel ...

Et, ce dernier livre alors ?
" Un grand cru " disent d'autres lecteurs ...
Moi ,je dirais même plus ...
c'est :... "un grand cru " !




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Lolokili
  02 juillet 2017
Quand sort le dernier Vargas…
Le petit nouveau appelé à régner.
Car oui, après lecture de ce récit nul ne pourra ignorer qu'en sus de la malheureuse emmurée dans son abominable cellule, le terme de recluse désigne également une exquise créature de la famille des arachnides. En voilà un roman qu'il est instructif.

Cherchez pas l'hémoglobine, la tueuse fait dans le furtif, mais quand même, ça se déglingue sévère au commissariat embarqué par hasard sur les traces de cette recluse assassine qui, jusque dans les termes, s'en va semer la confusion au sein même de l'hétéroclite équipe du commissaire Adamsberg.

J'en ai déjà trop dit, si, si.

Bref, on est chez Vargas, alors question vraisemblance mieux vaut ne pas trop chercher la petite bête et fermer les yeux sur les coïncidences hasardeuses. Ainsi l'on pourra voguer sans complexe dans l'imaginaire si particulier de l'auteure, au gré des «micro-bulles» et des «proto-pensées» de l'atypique Adamsberg et de ce ton de poétique absurdie qui n'appartient qu'à lui.

Humour désinvolte, atmosphère toujours singulière, comme une signature, intrigue complexe et plutôt futée… du Vargas quoi. Et du pas mauvais, croyez-moi.


Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
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Kirzy
  28 mai 2018
Si vous aimiez Fred Vargas avant ( ce qui est mon cas ) vous aimerez partir à la poursuite de la recluse en question. Si vous n'aimiez pas avant, vous n'aimerez pas non plus celui-là !
On est là dans du Fred Vargas ultra vargassien. Tout y est ! Un joyeux salmigondis où on croise des araignées, des blaps, Magellan, de la garbure, des viols collectifs et des collections de boules à neige … Ben oui.
Pas de surprise en vue, donc, on peut même assez facilement et précocement deviner qui est le coupable, mais aucune importance . Un Fred Vargas, ça se déguste lentement, comme un bonbon qu'on suçotte en espérant qu'il va durer très longtemps, histoire de profiter pleinement de la qualité de la langue, comme toujours jubilatoire avec des dialogues décalés souvent truculents voyageant en absurdie. Chaque chapitre est un éloge à la digression, à la lenteur, aux méandres de la pensée, à la force de l'intuition, bien loin de beaucoup de polars actuels qui trépident à tout va dans une course folle aux rebondissements.
Et pourtant, notre cher Adamsberg a maille à partir avec cette épidémie fort inhabituelle de morts attribués à l'araignée recluse. Hypersensitif en mode sismographe à fleur de peau, il sent des microbulles gazeuses se promener dans son cerveau, se croiser, se cogner, le titiller, autant de proto-pensées parfois vacillantes qui vont le conduire à résoudre le mystère . Avec prime, toute sa joyeuse clique enquêtrice, sans surprise, si ce n'est un Danglard très en retrait et un poil rebelle.
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lyoko
  12 janvier 2018
Quand on ouvre un Vargas c'est toujours un évènement. On sait que l'on va retrouver de vieux copains.

Ici avec son dernier opus des aventures d'Adamsberg, Fred Vargas frappe fort. Elle nous emmène dans des contrées d'où l'on ne sort pas indemne, et c'est également le cas du grand commissaire (grand par sa réputation pas par sa taille).
Je crois qu'au fil du temps Jean-Bapt a pris une place importante dans mon panthéon des détectives. Aujourd'hui il y côtoie Sherlock, Maigret, Hercule .
Ils sont tous différents mais Adamsberg a une façon d'être, de voir dans les brumes qui n'appartient qu'a lui.

Un tome d'une excellent facture. Et pourtant on pense deviner assez aisément, mais c'était sans compter sur l'extravagance et l'esprit tortueux du commissaire qui fini par nous laisser entrevoir des choses que le communs des mortels ne peut pas voir.

Et puis à côté de l'enquête il y a aussi la vie de la brigade, les errances de certains, les restaurants ou l'on mange de la Garbure qui donne une autre dimension à ce roman.

Entrer dans l'univers de Fred Vargas est a coup sûr un énorme moment de lecture , ou l'on retrouve l'humanité et l'humour d'Adamsberg avec plaisir.
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Allantvers
  19 mai 2017
Excellent cru, le Vargas 2017 !
J'ai les papilles réjouies d'y avoir retrouvé, plus que dans le précédent, toute la consistance et l'équilibre incertain qui font de la lecture des rompols de Fred Vargas un moment à part : un commissaire Adamsberg à l'état gazeux – et comme chacun sait plus Jean-Baptiste s'évapore, plus il prend de la substance, une Rétancourt plus tellurique que jamais, une brigade embarquée, sceptique, dans une galère sur les traces de Magellan, et le chat sur la photocopieuse ; une enquête improbable avec dans le rôle de l'assassin une araignée invisible et non létale, une famille de merles, une recluse dans un pigeonnier, et d'abominables secrets dans un orphelinat.
Et des mots, beaucoup de mots notés, cités, mis en valeur, disséqués, comme des indices précieux.
Pas de nuages pelletés cette fois-ci, mais une marche ralentie pour favoriser l'éclosion de proto-pensées, en gestation dans des bulles gazeuses.
Bref, cette nouvelle plongée dans l'univers délicieusement brumeux, chargé d'humus, criblé de chemins perdus et interlopes est une réussite et un bol d'air nourrissant !
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palamede
  11 novembre 2017
J'ai adoré retrouver Adamsberg et sa « clique » à Paris où le commissaire, contraint de quitter les brumes de la petite île islandaise où il se reposait, est de retour pour éclaircir une sombre affaire.

Tout commence par une femme écrasée par le 4x4 de son avocat de mari qui la méprisait, elle et son amant, lui-même marié et père de famille. Une affaire qui ne résiste pas longtemps au flair du commissaire. Mais quand sort la recluse, une dangereuse petite araignée dite violoniste, pour Adamsberg, en désaccord avec les trois-quarts de la Brigade dont Danglard son fidèle adjoint, les évidences ne sont plus à l'ordre du jour ; l'attribution d'une série de morts à l'arachnide lui parait plus que douteuse, mais le prouver ne va pas s’avérer simple.

Sans aucun doute, l'un des meilleurs romans de l'archéologue médiéviste qui nous régale de situations et dialogues savoureux. Nous intrigue aussi, tout en nous éclairant sur la psychologie humaine et la vie des petites bêtes ; dans une brillante démonstration Fred Vargas soulève les problèmes environnementaux essentiels du réchauffement climatique et de l'utilisation irraisonnée des pesticides. Bref, comme toujours avec elle, on apprend autant que l’on s’amuse.
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jeunejane
  04 mars 2018
Le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg est en vacances en Islande où il coule des jours paisibles dans la brume, entouré d'amis.
Rappelé à Paris par son équipe qui peine à élucider le meurtre d'une dame écrasée par un 4 fois 4, il trouvera le meurtrier rapidement grâce à sa perspicacité.
Entretemps, il est attiré par un article que Voisenet a sur son ordinateur et qui parle de deux, bientôt trois morts par une morsure d'araignée recluse près de Nîmes.
Le commissaire va être attiré irrésistiblement par cette histoire d'autant plus que les victimes avaient une enfance en commun, dans un orphelinat de la région. De plus, ces victimes, des vieillards, étaient loin d'être des petits saints.
De diversion en diversion, nous arriverons quand même à la fin de l'enquête .
Une équipe étonnante gravite autour du commissaire. Chacun a sa particularité intéressante.
Adamsberg se montre très courtois, invitant l'un et l'autre au restaurant ou autour d'un verre, soutenant physiquement une vieille dame venue montrer une araignée recluse à un spécialiste en araignées.
Le connaisseur des mots dans son équipe est le commandant Danglard.
Adamsberg, son point fort, c'est la logique.
Enfin, dans le récit, on va se concentrer sur ces victimes de recluses et tout se tient.
Etonnant, la liberté d'initiative de cette équipe. La hiérarchie n'y occupe pas beaucoup de place.
L'équipe du commissaire Adamsberg et lui-même sont très sympathiques.
Fred Vargas utilise une écriture très agréable à lire avec des termes très précis. Elle s'est documentée à fond sur son sujet.
Je comprends à présent pourquoi on dit d'elle qu'elle décrit des enquêtes avec beaucoup de digressions mais ça fait le charme et la diversité du bouquin.
Je n'avais lu d'elle que "Debout les morts" que j'avais beaucoup apprécié et celui-ci.
Je les ai appréciés tous les deux pour le côté raffiné de l'écriture et pour la sympathie qui se dégage des personnages.
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cathulu
  13 mai 2017
ous avions laissé le commissaire Adamsberg dans les brumes islandaises. Forcé de renter à Paris par un crime qu'il résout en deux coups de cuillers à pot et quelques gravillons, Adamsberg découvre bientôt une série de décès d'hommes âgés à la suite d'une morsure d'araignée, la recluse. Or, les morsures de cette arachnide ne sont pas mortelles ,mais produisent d'ordinaire une nécrose des tissus humains. Alors que les forums s'enflamment sur internet, le commissaire faussement lunaire, subodore plutôt une série de crimes. Se mettant à dos son adjoint le cultivé Danglard, Adamsberg poursuit néanmoins ses investigations, forcément en dehors de toute procédure légale.
Quel plaisir de dévorer ce nouveau roman de Fred Vargas ! Jouant sur la polysémie du mot recluse, elle nous balade de Paris à Lourdes en passant par Nîmes et sa région, collectant au passage quelques boules à neige, deux cuillers et des araignées en pagaille ! On y croise aussi une brigade qui se mobilise pour nourrir une famille de merles, le chat qui ne ferait pas sept mètres pour réclamer sa nourriture, autant de présences animales chaleureuses et pleines de vie.
Il serait dommage d'en dévoiler plus sur l'intrigue qui ne semble jamais suivre de ligne droite mais parvient toujours à "retomber sur ses pattes" . Elle vaut surtout par l'écriture et l'attention qu' Adamsberg prête aux mots, les collectant soigneusement dans son carnet, avant de laisser agir ses "protopensées". On imagine très bien ce qu'un romancier "classique" aurait fait de cette histoire de vengeance par delà le temps, lui ôtant tout charme et toute poésie. Laissez-vous piéger par Fred Vargas , c'est un pur bonheur !
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