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ISBN : 2290312584
Éditeur : J'ai Lu (31/08/2001)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.88/5 (sur 797 notes)
Résumé :
Clément Vauquer est une rareté. Il est stupide au point d'exécuter ce qu'on lui demande de faire sans se poser de questions, et assez aveugle pour ne pas voir la tombe qu'on creuse sous ses pieds. Pour un manipulateur, c'est une véritable aubaine.
Lorsque son portrait s'étale à la une de tous les journaux et qu'on l'accuse d'être le tueur en série de jeunes parisiennes, il n'y a que la vieille Marthe pour croire à son innocence. Cette ancienne prostituée, qui... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
Ambages
  30 septembre 2016
« Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé,
Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie »
Un très bon polar avec des personnages haut en couleur et atypiques. Pas de policier mélancolique et désabusé, mais des particuliers -très particuliers- passionnés d'histoires : toutes sortes d'histoires (même rangées dans des boîtes à chaussures...) et de l'Histoire. Ils ont des manies originales (la reconstitution du silex m'interroge quand même) et possèdent aussi une passion pour un amphibien.
Le présumé coupable est également bien pensé par l'auteur, un présumé imbécile de première catégorie (mais présumé seulement), ce qui donne des dialogues réjouissants.
Cerise sur le gâteau, j'ai découvert un poème De Nerval, El Desdichado. J'adore quand un auteur lie son histoire avec le texte d'un autre, le met en exergue et l'utilise lors du récit.
Donc : des meurtres, des ciseaux, un accordéon et un idiot… Fred Vargas est excellente et nous donne à lire une histoire riche avec des personnages truculents sur un scénario enlevé.
« Quant à moi »... je me suis régalée !
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Commenter  J’apprécie          482
MissG
  06 janvier 2012
"Le tueur fait une seconde victime à Paris".
C'est ainsi que débute la troisième aventure des Evangélistes (Marc, Lucien pour Luc et Mathias pour Mathieu) et la deuxième menée en collaboration avec Louis Kehlweiler dit l'Allemand, ancien policier ou espion au passé flou aujourd'hui traducteur de Bismarck.
Si tout désigne Clément Vauquer comme l'assassin de deux femmes, Marthe, ancienne prostituée, n'y croit pas un seul instant car "ce gosse-là, c'est Clément, et Clément, c'est [son] garçon".
Et son garçon, il ne peut pas avoir commis de telles atrocités car comme elle le dit à son amie Gisèle : "Il a rien fait. C'est tous les autres qui en veulent après lui."
Aussi Marthe vient trouver Louis pour qu'il l'aide, et ce dernier va alors se tourner vers la baraque pourrie et ses habitants pour abriter le petit protégé et dénouer le vrai du faux.
Fred Vargas a l'art et la manière de plonger le lecteur dans une intrigue qui de premier abord apparaît comme simple ou résolue d'avance.
Or, il n'en est jamais rien et ce livre en est une parfaite illustration.
Sans grande conviction, hormis Marthe, tous les personnages vont essayer de prouver l'innocence de Clément avant de s'en convaincre eux-mêmes, ce qui est, il faut bien le reconnaître, une tournure d'esprit particulière.
Mais c'est ainsi dans l'univers de Fred Vargas, il y a beaucoup de personnages bancals, paumés dans la vie ou donnant l'impression de marcher en permanence sur un fil hors du temps.
Et à chaque fois la recette prend, le lecteur s'attache fortement aux personnages et suit avec avidité leur parcours.
J'ai beaucoup apprécié dans ce livre les personnages, c'est sans nul doute l'un de ses points forts, l'intrigue et sa résolution étant presque secondaires.
Ils ont tous une personnalité différente les uns des autres, rien n'est jamais gagné d'avance et puis ils finissent par s'entendre et par aller ensemble dans la même direction.
J'ai ainsi découvert Louis, personnage attachant cultivant une part de mystère et accompagné de son crapaud Buffon. C'est le moteur de l'histoire, le lien entre tous les personnages.
J'ai également pris beaucoup de plaisir à retrouver "les évangélistes", un groupe de trois garçons aussi complémentaires que différents dans leur caractère ou leur spécialité en histoire et finalement très craquants.
Ils se sont d'ailleurs répartis les étages de la maison en fonction de leur spécialité : préhistoire, Moyen-âge et première guerre mondiale.
Cette fois-ci l'auteur a choisi de s'intéresser plus longuement à Marc, j'ai été à la fois satisfaite mais un peu déçue que les deux autres évangélistes soient plus en retrait.
Même s'il s'illustre comme le héros de l'histoire, il repart bredouille car "tu ne peux pas à la fois avoir fait acte d'intelligence et de bravoure et te ramasser la fille en plus."
L'une des qualités de Fred Vargas est la recherche et le travail sur la psychologie de ses personnages. Ce sont des êtres complexes à la recherche de choses simples, cela me touche et m'attache aux personnages.
Elle ne laisse personne de côté, elle travaille tout autant Lucien, Marc, que Marthe ou un personnage secondaire.
L'autre atout de ce livre, c'est le style d'écriture de Fred Vargas.
Je reconnais que son style peut dérouter au premier abord, mais c'est une écriture fluide et recherchée, qui se lit facilement.
Dans ce livre, elle choisit de donner un style très particulier au personnage de Clément, qui ne cesse d'utiliser des tournures ou des expressions compliquées dans ses phrases, ce qui finit par donner un discours quelque peu distendu.
Les premières fois j'ai été un peu gênée et j'ai dû relire certaines phrases, et puis à la fin j'ai fini par m'y habituer, à tel point que je me serai presque mise à parler comme lui.
Quant à l'intrigue, elle met un peu de temps à se mettre en place mais une fois qu'elle est lancée le lecteur se prend au jeu.
Il n'y a pas de révélation fracassante, tout est question de déduction et de recherche dans le passé de Clément.
Même le lecteur a certaines clés qui lui permettent de se faire un avis sur le coupable. Cela n'en retire pas moins son charme à l'histoire.
Une chose est sûre, je ne lirai plus les poèmes dans le métropolitain du même oeil !
En conclusion, lire cette nouvelle enquête de Louis Kehlweiler dit l'Allemand et des Evangélistes, c'est comme "aller boire un café au café", c'est lire pour le plaisir de se faire plaisir.
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araucaria
  09 février 2017
Roman très agréable à lire. Bon divertissement. Il y a des passages amusants grâce aux protagonistes un peu fantasques, et s'il y a des meurtres et de la violence cela se fait heureusement sans débordements d'hémoglobine. Un livre sympathique à découvrir pour se reposer de lectures plus ardues.
Commenter  J’apprécie          360
ladesiderienne
  15 décembre 2015
J'adore les polars à la sauce Vargas. Dans une intrigue plutôt classique (par exemple des femmes victimes d'un tueur en série), elle ajoute un élément sorti de son imagination tortueuse (et si le meurtrier aimait la poésie) qui apporte toute l'originalité à ses romans et un petit côté farfelu qui ne me déplait pas. Et bien sûr, je suis complétement fan de ses personnages clés. On retrouve dans "Sans feu, ni lieu" les trois historiens de "Debout les morts" Lucien, Mathias et Marc, surnommés "les Évangélistes" par Louis Kehlweiler, lui-même accompagné de son fidèle crapaud "Bufo".
Tout accuse Clément Vauquer, un jeune accordéoniste un peu simplet, de l'assassinat de deux femmes à Paris. Seule, Marhe, une ancienne prostituée qui avait pris soin de lui lorsqu'il était petit, croit encore à son innocence. Elle fait donc appel à son ami Louis qui rameute toute la troupe décrite précédemment pour tenter de dissimuler le présumé coupable aux yeux de la police et mener l'enquête.
La galerie de portraits que l'auteure nous dépeint est un bel hommage à la différence et à l'amitié. Cette union de personnages tous aussi loufoques qu'attachants prêtent souvent à sourire. Les Anglais ont Agatha Christie, nous on a Fred Vargas qui a su se créer son univers "made in France" avec des dialogues savoureux presque dignes d'un Audiard. Un parfait exemple :
"Le gratin c'est un plat collectif. Et quand on est tout seul on ne peut pas espérer manger collectif." Soyons chauvins : 17/20 !
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Folfaerie
  02 juin 2014
Encore un titre qui m'attendait sur mon étagère, mon dernier Vargas non lu. Et qu'est-ce que c'était bien !
Le tueur aux ciseaux sévit dans Paris. Il tue des jeunes femmes, de manière horrible. Et évidemment, le suspect est rondement identifié, un crétin qui se cache à peine et laisse ses empreintes. Les flics ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, normal. Mais tous les flics ne sont pas stupides, heureusement. Il y en a même qui ont du génie. Oui, je pense à Adamsberg. Sauf qu'ici, l'enquête est menée par Louis Kehlweiler; Vous vous souvenez de lui ? L'Allemand qui se balade avec son crapaud dans sa poche. Encore un intuitif celui-là. Heureusement pour le suspect, Clément Vauquer (seule Marthe croit en lui, mais ça ne compte pas, elle lui a appris à lire, elle n'est pas objective, forcément), qui se retrouve caché chez les Evangélistes le temps de l'enquête. Ceux-là non plus, on ne peut pas les oublier : Marc, Lucien et Mathias qui habitent la vieille baraque avec le parrain de Marc. Des amis d'Adamsberg, évidemment.
Tout ce petit monde se démène, chacun à sa façon, pour innocenter le simplet. Qui a sa propre logique.
Bon, que Louis se débrouille avec tout ça, ses doutes, son affection pour Marthe.
Que dire de plus ? Que cette lecture fut un régal, comme pour les autres romans de Fred Vargas, que si un jour je suis victime d'une terrible machinerie, je prierai pour qu'un Kehlweiler ou un Adamsberg vole à mon secours, et qu'enfin, j'attends le nouveau volet des aventures de mes flics préférés avec la plus grande des impatiences.
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   14 décembre 2015
- Le premier meurtre, dit-il, a eu lieu square d'Aquitaine, dans le 19e arrondissement. Le deuxième a eu lieu rue de la Tour-des-Dames, à l'autre bout de Paris, dans le 9e. Le troisième aura lieu rue de l’Étoile, dans le 17e.
Le regard de Louis cilla. Il ne comprenait pas.
- (...) Ça ne te dit rien ?
- Si, dit Marc, la voix hésitante.
- Ah ! dit Lucien. Ça te dit quoi ?
- Un poème.
- Quel ?
- Nerval.
Lucien se leva précipitamment et prit un livre sur le buffet. Il l'ouvrit à une page cornée.
- Voilà, dit-il. Je vous le lis :
Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé,
Le prince d'Aquitaine à la Tour abolie
Ma seule Étoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.
Lucien reposa le livre, un peu de sueur au front, les joues rouges, comme Marc le connaissait quand il s'exaltait. Marc était sur ses gardes, l'esprit chancelant, car si les exaltations de Lucien étaient parfois des catastrophes, ce pouvait être aussi de simples traits de génie.
- Le tueur suit ça à la ligne ! reprit Lucien en frappant du poing la table. On ne peut pas avoir cette Aquitaine et cette Tour ensemble par hasard. C'est impossible ! C'est le poème, c'est évident ! Un poème mythique, un poème d'amour ! Les vers les plus cryptés et les plus célèbres du siècle ! Les plus célèbres ! La base d'une chimère, les fondements d'un monde ! Les racines d'un fantasme, les germes d'une folie ! Et les routes du crime pour le cinglé qui s'en empare !
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araucariaaraucaria   20 septembre 2016
Le tueur fait une seconde victime à Paris. Lire p. 6.

Louis Kehlweiler jeta le journal du jour sur sa table. Il en avait assez vu et n'avait pas l'intention de se ruer page six. Plus tard peut-être, quand toute l'histoire serait calmée, il découperait l'article et le classerait.
Il passa dans la cuisine et s'ouvrit une bière. C'était l'avant-dernière de la réserve. Il inscrivit un grand "B" au bic sur le dos de sa main. Avec cette canicule de juillet, on était obligé d'accroître notablement sa consommation. Ce soir, il lirait les dernières nouvelles sur le remaniement ministériel, la grève des cheminots et les melons déversés sur les routes. Et il sauterait paisiblement la page six.
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ladesiderienneladesiderienne   15 décembre 2015
- Ils sont armés ?
- Hier, ils sont partis mains nues. Ce soir, je leur ai conseillé de s'équiper un peu.
- Ton flingue ?
- Surtout pas. Ils seraient capables de se tirer une balle dans le genou. Lucien a emporté la canne-épée de son arrière grand-père...
- Très discret.
- Il y tenait, tu sais comme il est. Mathias a un Opinel, et Marc n'a rien voulu prendre. Les couteaux le dégoûtent.
- Avec ça, soupira Louis, ils sont bien partis. En cas de coup dur...
- Ils ne sont pas aussi démunis que tu te le figures. Lucien a sa ferveur, Mathias a sa vertu et Marc a sa finesse. Ce n'est pas si mal, crois-en mon expérience de vieux flic.
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araucariaaraucaria   06 février 2017
- Où est-ce qu'il a pris cette manière de parler?
Marthe soupira.
- Il dit que c'est pour parler respectablement... Il a dû piquer toutes ces expressions à droite et à gauche, et puis il les remet n'importe comment... Mais pour lui ça sonne sérieux, tu comprends? Que... qu'est-ce que tu penses de lui?
- Je n'en pense pas trop de bien, Marthe.
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MissGMissG   01 janvier 2012
- Cette femme, reprit Marc après de longues minutes, Julie Lacaize. Elle a été charmante avec moi. Etant donné que je lui ai sauvé la peau, c'est un peu normal.
- Et ensuite ?
- Ensuite, rien. Et à parler franc, je n'ai pas eu la sensation que cela pouvait me mener très loin.
- Mon ami, dit Lucien sans s'interrompre, tu ne peux pas à la fois avoir fait acte d'intelligence et de bravoure et te ramasser la fille en plus.
- Et pourquoi non ?
- Parce que ce ne serait plus un fait héroïque, ce serait un vaudeville.
- Ah bien, dit Marc à voix basse. A choisir, il me semble que j'aurais préféré le vaudeville.
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Videos de Fred Vargas (32) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fred Vargas
Deux ans après « Temps glaciaires », qui avait obtenu le Prix Landerneau du polar en 2015, Fred Vargas revient avec « Quand sort la recluse », nouvelle aventure du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg. Dans son journal, baptisé « Une très légère oscillation », Sylvain Tesson rassemble ses pensées sur le monde, ses aphorismes et quelques réflexions intimes. Patrice Franceschi, explorateur, lauréat du prix Goncourt de la nouvelle en 2015, préface « L'Aventure, le choix d'une vie ». Également sur le plateau, Laetitia Colombani, qui signe avec « La tresse » son premier roman. Rencontre à New-York avec l'écrivain culte Jay McInerney, auteur d'un nouvel ouvrage, « Les jours enfuis ».
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