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ISBN : 2878581903
Éditeur : Viviane Hamy (15/04/2004)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.99/5 (sur 1950 notes)
Résumé :
La découverte d'une jeune fille assassinée de trois coups de couteau renvoie violemment Adamsberg au souvenir de son jeune frère Raphaël, disparu après avoir été soupçonné du meurtre de son amie, il y a trente ans.
Les cadavres présentent les mêmes blessures qui ressemblent aux marques d'un trident...
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Critiques, Analyses & Avis (96) Voir plus Ajouter une critique
Hugo
24 janvier 2017
Petit Jésus, petit Allah, petit Boudha , faites que l'envie de lire me revienne au plus vite…
Vilain pêcheur que je suis, beaucoup de message pour me souhaiter une bonne année, et moi qui m'enferme dans le mutisme d'une année 2016 d'enculé, ou la fée bonheur a décidé qu'il était temps d'en chier un peu…Beaucoup… passionnément…à la folie…
« Pas du tout » serait le déni volontaire, alors on navigue à prendre l'eau, on écope avec les mains, mais le trou est trop gros, et les mains se fuitent, alors on s'enlise, on rame, on s'accroche, on fatigue, on s'épuise, on se perd, on se mirage, on espère sans espoir, le sable doux, la terre ferme sont encore loin…
Le chant des sirènes se murmure, la musique est douce et lointaine, j'ai froid, j'ai peur, je m'emmerde, je me laisse aller…
Et 2017 se soleille, la séparation est inévitable, la belle veut prendre l'hiver en pleine gueule, le héros a perdu sa couronne, comme deux étrangers ils se perdent, la chute est inéluctable, prévisible, assommante, pleurante de douleur, la fin est proche, c'est triste les mauvaises fins…
Et puis la fée santé s'en mêle, la princesse suffoque, s'écroule, l'embolie se poumonerise, le coeur s'emballe, elle s'essouffle et se demande ce qui se passe…
- Je vais crever…
- Non ma belle au bois perdu, je reste là
Le repos se réfléchit, se questionne, s'existentialise le dénouement, le prince n'a plus de cheveux certes, mais l'amour sur la main, il ne sait pas oublier, apprend à pardonner, le moral trébuchant, il ne flanche pas, son petit trésor a besoin de lui :
- Papa, tu es mon amour
- Et toi tu es mon ange
- Maman est malade
- Maman va bien
Nous sommes deux, on se câline, on se blague, on s'inconditionne à l'amour paternel d'un père pour sa fille, d'une fille pour son père, maman se réa un tube dans le nez, un pot sous le cul, percée à l'eau saline qui se déverse dans son bras… tout va bien…
Le prince cuisine, lessive, étend toute sa féminité au-delà du raisonnable, il a ramassé la couronne pleine de poils, putains de chats, il la pose sur ta tête de façon à masquer cette calvitie en phase terminale, la souffrance des derniers cheveux aussi fins que de la soie, criant famine, plus trop de copains pour se faire des noeuds…
Il relève la tête, mais pas queue, fidèle à ces images d'une libido berné par la solitude, ses mains n'en peuvent plus, elles se gercent à l'eau et au froid… Il voudrait cracher un peu de bonheur sur le sourire d'un cul qui se cambrerait d'une envie levretique à en baiser, crier de plaisir de cette langue gourmande qui ensorcèlerait ses désirs les plus inavouables, quoi queue après un verre ou deux d'eau bénite au coca, les tabous tombent, et les doigts s'agilisent au fond du puits…
Et La princesse rejoint les siens, le prince lui relève la tête du mieux qu'il peut, l'espoir fané d'un printemps qui se guette, pourvu qu'il soit doux…
Bonne année à tous…
Polar de gare, avec le style "Fred Vargas", on aime, on aime pas...Moi je suis pas un grand fan...
A plus les copains
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Fortuna
17 mai 2017
Adamsberg a passé des années sur les traces d'un mystérieux tueur au trident. Il l'a identifié mais sans jamais pouvoir le confondre.
Les victimes, des jeunes femmes pour la plupart, ont toutes la même triple blessure et à chaque fois un coupable amnésique et hébété est retrouvé à proximité du corps avec l'arme du crime. Faux coupables évidemment, dont le frère d'Adamsberg, Raphaël, condamné à l'exil pour échapper à une inévitable condamnation.
L'assassin étant décédé depuis plusieurs années en ayant échappé à la justice, notre commissaire avait clos le dossier. Mais alors que son équipe s'apprête à s'envoler pour le Québec, afin de faire un stage pratique de prélèvements génétiques, voilà que son regard est attiré par un article de journal concernant le meurtre d'une jeune fille en Alsace, sa blessure portant la marque indéniable du fameux trident, instrument de Neptune...Mais comment un mort aurait-il pu frapper ? Qui pourra suivre Adamsberg dans ce nouveau défi à la logique la plus élémentaire ?
D'autant plus qu'il va se retrouver au Québec pris dans un effroyable piège, viré de la police et recherché pour meurtre.
Tous les personnages sont atypiques et décalés, Clémentine et Josette, charmantes mais perspicaces vieilles dames, les collègues canadiens et leurs tournures de phrases hautes en couleurs, Camille, son amour impossible, Danglart à l'imperturbable logique qui élève seul sa nombreuse marmaille, la méfiante mais fidèle Rétancourt. On découvre un autre Adamsberg, une part de son enfance, son frère presque jumeau, une des clés de son personnage. Et si on traverse plusieurs fois l'océan, on traverse aussi le temps, à la croisée du passé et de la modernité, dans une dimension presque atemporelle, là où s'enracine le bon sens, les meilleures recettes et une certaine forme de générosité...Un excellent Vargas.
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carre
17 mai 2012
Ca vous tente une petite virée chez nos amis québécois ? OK , leur accent est insupportable mais leur gentillesse bien réelle et promis, juré il n'y aura pas Céline Dion. Vous auriez tort d'hésiter d'autant plus que le voyage se fait avec le commissaire Adamsberg.
Notre Jean-Baptiste préféré est sur les traces d'un tueur qui zigouille ces victimes à l'aide d'un trident, un mode opératoire utilisé dans une dizaine de meurtres sur une période de 1949 à 2003 !!!
Vargas n'a pas son pareil pour installer une ambiance décalée, mélant avec un malin plaisir humour, angoisse, personnages atypiques. Et une nouvelle fois, le charme opère. Adamsberg est vraiment un flic hors norme, dont les pensées et l'intuition sont destabilisants pour ces collègues mais jouissif pour le lecteur.
Vargas signe encore une fois, un polar original et réussi, sa marque de fabrique.
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Heureuse
14 mars 2013
Une intrigue un peu différente. Un Adamsberg qui doute, se transforme, évolue. Grandit un peu sans doute.
Des personnages tellement forts et vivants qu'on imagine qu'on pourrait les croiser au bord de la route. Non ... En fait non, on n'imagine pas. On aimerait qu'ils existent. A l'instant, là, tout de suite, j'ai même un petit pincement de coeur en pensant que Clémentine, Danglard, Adamsberg et Retancourt n'existent pas. Si ce n'est dans le coeur de tous ceux qui les ont fait vivre quelques instants.
Un Fred Vargas c'est paradoxal. On a envie de le finir vite pour aller au bout de l'énigme mais on le savoure et on déguste cet univers si riche, si imagé. Légèrement décalé ... Franchement barré même par moments.
On a envie que les dragons cotoient les cathédrales et les pylones. On aime les vieilles qui se promènent dans les tunnels en chaussons et les frères qu'on a laissés dans un champ il y a bien longtemps. On aime que la confiance tienne à un mégot écrasé avec le pouce ou les écureuils amoureux.
Un Fred Vargas c'est un moment volé, un espace à part et si elle n'existait pas il faudrait l'inventer.
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Folfaerie
16 juin 2013
Je me languissais de mon commissaire préféré, alors hop, j'ai pioché ce titre parce que dans la foulée, j'ai pu voir en dvd le film que Josée Dayan en avait tiré.
Encore une fois, c'est une enquête teintée de fantastique, de surnaturel, qui va entrainer Adamsberg de Paris au Québec sur les traces d'un vieux démon.
Pas facile de faire partie des pelleteux de nuages, ça joue de sacrés tours parfois...
Le revenant en question fait partie du passé d'Adamsberg. L'occasion d'en apprendre un peu plus sur lui et sa famille. Car le tueur au trident, comme il est surnommé, est une vieille connaissance. le commissaire va devoir également lutter contre ses propres démons. Ses failles et ses faiblesses (c'est la première fois que je vois Adamsberg perdre son sang-froid, ou prendre une cuite, et cela a de quoi déconcerter...) le rendent bien plus humain, dans le sens de terre à terre et certainement plus proche. Sa conduite est loin d'être irréprochable, que ce soit envers Camille ou Danglard, mais on ne peut que redoubler de sympathie pour ce rêveur malmené.
Pour autant, n'allez pas croire que ce roman soit complètement noir et mélancolique, ça non. Toute la partie se déroulant au Québec, malgré les moments d'angoisse, ne peut que faire rire et sourire. Rien que pour décrypter les expressions de nos cousins québecois, pfiou... sans compter les méthodes ! Et puis les réparties de Clémentine, elles valent le détour !
De nouveau, dialogues et personnages secondaires font tout le charme de ce drôle polar au suspense angoissant.
Fred Vargas a particulièrement mis en valeur les personnages féminins : mention spéciale à la formidable Violette Retancourt, qui écrase sans conteste la pâlichonne Camille (que je ne parviens pas à trouver intéressante au fil des romans), et au tandem composé par Clémentine (croisée dans Pars vite et reviens tard) et Josette, l'étonnante hacker.
Bref, c'est formidable, comme d'habitude. Vous allez bien le lire, des foyes ?
PS : le film de Josée Dayan est une bonne adaptation, et c'est un plaisir de retrouver la même équipe de comédiens, Anglade en tête...

Lien : http://lectures-au-coin-du-f..
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Citations & extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
FortunaFortuna16 mai 2017
A présent que l'alcool avait engourdi ses muscles, il pouvait réfléchir, commencer, essayer. Tenter de regarder le monstre que l'évocation de Neptune avait, enfin, fait émerger de ses propres cavernes. Le clandestin, le terrible intrus. L'assassin invincible et altier qu'il nommait le Trident. L'imprenable tueur qui avait fait chanceler sa vie, trente ans plus tôt. Pendant quatorze années, il l'avait pourchassé, traqué, espérant chaque fois le saisir et sans cesse perdant sa proie mouvante. Courant, tombant, courant encore.
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volubilaevolubilae17 février 2017
- J'ai pas l'impression qu'il mentait.
- S'il niaisait pas, c'est pire. C'est qu'il bouillait sous la pelouse et qu'il est partit sur une chire.
- J'ai pas l'impression qu'il était fou.
- Fait pas rire les poissons, Sanscartier. Son histoire, elle n'a ni son ni ton, elle fonctionne avec des prières.
- Tout de même, il ne les a pas inventés, ces meurtres.
- Depuis quelques jours, sergent, t'as le visage à deux taillants, dit Lalibertė en lui donnant ordre de s'asseoir, et moi, j'ai la patience qui sonne à fond de canisse. Alors écoute et prends ta logique à deux mains. Ce soir-là, Adamsberg avait une forte disposition au diable bleu, correct? Il avait tellement bu qu'il était empaqueté comme un œuf. Quand il est sorti de L'Ėcluse, il marchait sur les fentes, il était même plus parlable. C'est ce qu'à dit le serveur lui-même. Correct?
- Correct.
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BMRBMR13 janvier 2009
[...] - Josette, elle va où elle veut dans ses souterrains, déclara Clémentine. Et des foyes la voilà à Hambourg, et des foyes la voilà à New-York.
- Pirate informatique ? demanda Adamsberg, stupéfait. Hacker ?
- Aqueuse, exactement, confirma Clémentine avec satisfaction. Josette, elle pique au gros et elle donne aux maigres. Par les tunnels. Faut me boire ce verre, Adamsberg.
- C'était cela, Josette, les "transferts" et les "répartitions" ? demanda Adamsberg.
- Oui, dit-elle en croisant rapidement son regard. J'égalise.
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Lilou08Lilou0820 mai 2013
Clémentine posa un bol de dessert devant Adamsberg.
— Je vous aurais quinze jours, je vous rembourrerais, moi, déclara-t-elle. C’est quoi d’autre qui vous mine ?
— Un mort-vivant, Clémentine.
— Bon, ben ça, ça peut s’arranger. C’est moins compliqué que l’amour. Qu’est-ce qu’il a donc fait ?
— Il a tué huit fois, et il vient de recommencer. Avec un trident.
— Et depuis quand qu’il est mort ?
— Seize ans.
— Et où ça qu’il vient de tuer ?
— Près de Strasbourg, samedi soir dernier. Une jeune fille.
— Elle y avait rien fait de mal, la jeune fille ?
— Elle ne le connaissait même pas. C’est un monstre, Clémentine, un beau et terrible monstre.
— Ben je veux bien le croire. C’est pas des façons, ça, neuf morts qui vous ont rien fait.
— Mais les autres ne veulent pas le croire. Personne.
— Ça, les autres, c’est souvent des têtes de bois. Faut pas s’user à leur faire entrer quelque chose dans le crâne s’ils veulent pas. Si c’est ce que vous essayez de faire, vous vous râpez les nerfs pour des noix.
— Vous avez raison, Clémentine.
— Bon, ben maintenant qu’on s’occupe plus des autres, trancha Clémentine en s’allumant une épaisse cigarette, vous allez me raconter votre affaire. Vous nous poussez les fauteuils devant la cheminée ? Ce coup de froid, on s’y attendait pas, hein ? Paraît que ça vient du pôle Nord.
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MarineaimelireMarineaimelire10 août 2015
Il termina son café et posa son menton dans sa main. Il lui était arrivé en des tas d'occasions de ne pas se comprendre, mais c'était la première fois qu'il échappait à lui-même. La première fois qu'il basculait, le temps de quelques secondes, comme si un clandestin s'était glissé à bord de son être et s'était mis à la barre. De cela, il était certain : il y avait un clandestin à bord. Un homme sensé lui aurait expliqué l'absurdité du fait et suggéré l'étourdissement d'une grippe. Mais Adamsberg identifiait tout autre chose, la brève intrusion d'un dangereux inconnu qui ne lui voulait aucun bien.

Il ouvrit son placard pour en sortir une vieille paire de tennis. Cette fois, s'en aller marcher ou rêver ne suffirait pas. Il lui faudrait courir, des heures s'il le fallait, droit vers la Seine, puis tout au long. Et dans cette course, semer son poursuivant, le lâcher dans les eaux du fleuve ou, pourquoi pas, sur quelqu'un d'autre.
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