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ISBN : 2081360446
Éditeur : Flammarion (04/03/2015)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.91/5 (sur 1441 notes)
Résumé :
" Adamsberg attrapa son téléphone, écarta une pile de dossiers et posa les pieds sur la table, s’inclinant dans son fauteuil. Il avait à peine fermé l’oeil cette nuit, une de ses soeurs ayant contracté une pneumonie, dieu sait comment.
– La femme du 33 bis? demanda t-il. Veines ouvertes dans la baignoire ? Pourquoi tu m’emmerdes avec ça à 9 heures du matin, Bourlin? D’après les rapports internes il s’agit d’un suicide avéré. Tu as des doutes?
Adamsbe... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (318) Voir plus Ajouter une critique
michfred
  10 mars 2015
Ce que j'aime, chez Vargas, c'est sa façon de tourner en rond, lentement, nonchalamment, par cercles concentriques, comme on griffonne sur un carnet de croquis.
Petit à petit, les cercles se détachent, se distinguent, on continue à tournoyer, mais c'est comme un ciel plein de planètes qui virevoltent chacune sur leur erre: cette fois, il y a des galaxies partout, on est perdus...Puis, insensiblement, les cercles se recoupent, se resserrent, et on touche le centre, le point névralgique. On y est. Enfin. Et c'est la fin, ou presque. On ne l'a pas sentie venir.
Vargas c'est Adamsberg, qui dessine, pour démêler son écheveau d'algues emmêlées. C'est Adamsberg qui gratte le papier de son crayon HB, et qui gratte son idée- pas- finie -qui- le -démange. Et qui arrache les grattons des gratterons accrochés à ses bords de pantalons...
Vargas, c'est Retancourt, la mère qui protège des brumes, la géante qui enlève et soulève... Chez Vargas , les humbles, comme Céleste, les tendres, comme Estalère, comme Amédée, les bêtes comme Marc sont toujours à l'abri d'une épaule, d'une cabane, d'une divinité tutélaire...
Vargas, c'est Danglard, le lettré, l'ésotérique, le fou d'histoire. Dans chacun de ses livres, elle nous ouvre une porte sur un pan inconnu ou méconnu d'histoire, de mythologie, de géographie.Ici, deux: la Terreur et l'Incorruptible, L'Islande et ses afturgangas...
Vargas c'est un monde, ou plutôt un microcosme: celui d'un commissariat où même les brutes sont sympathiques, où les idiots sont gentils, où les intellectuels sont fragiles, les chefs pleins de doutes.
On est heureux de les retrouver,tous, ses personnages familiers, et de plonger à leur suite dans une intrigue jamais banale -même si trame est celle des dix petits nègres, si l'on veut simplifier-
La subtilité des méthodes intuitives d'Adamsberg, l'érudition solide et jamais gratuite de l'intrigue fait que nous nous remettons avec bonheur entre ses pages, comme on se mettrait entre les mains d'un fabuleux acupuncteur, d'un chiropracteur de génie, d'un chiromancien bienveillant parfois...
Je ne vous raconterai pas l'histoire...Laissez-vous voyager, de planète en planète, d'ébauche en esquisse, de la Montagne à la Plaine, du Creux à l'île tiède...et relevez patiemment les signes dont Vargas émaille son récit...Cherchez, grattez là où une petite idée a commencé à faire son chemin, creusez, creusez... patient travail.... comme les fourmis de Céleste, ne lâchez pas la piste...
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Bazart
  05 mars 2015
Un acte manqué qui réussi……et c'est encore le surréalisme quotidien qui frappe à la porte du poste de Police où officie le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg.
Mais les lecteurs de Vargas le savent parfaitement bien: une enquête du commissaire, que l'on surnomme le pelleteur de nuage, n'est jamais banale, jugé plutôt : pas un mais deux ou trois secrets de famille, des paternité et maternité défaillantes, un trekking en Islande qui tourne mal, un haras et des étalons hors de prix aux portes de Paris, Robespierre, à la tribune de l'assemblée, éructant et dynamisant des révolutionnaires en habits, un sanglier domestique, un traducteur islandais au langage peu soutenuet un psychiatre qui juge complexe la gestion du commissariat.
Bon dieu, quel plaisir énorme de retrouver Adamsberg et sa joyeuse bande de flics iconoclastes!!.
Rafraichissons-nous la mémoire, il y a Danglard papa poule hypermnésique porté sur la dive bouteille, Rétancourt géante rassurante qui vaut cinq agents de sécurité, Veyrenc versificateur compulsif à la chevelure flamboyante, Vaisenet ichtyologue et ornithologue, Mercadet l'hypersomniaque, Mordent le spécialiste en contes de fées et Noël le flic con, il en faut un, dans un commissariat pas plus, tous ont leur importance et une partition à jouer.
« Les temps glaciaires » se savoure,entre polar historique,drame psychologique et conte fantastique, Fred Vargas maintient formidablement cet équilibre sans oublier de bonnes tranches de rigolade : ce qu'il advient des lascars qui prennent Rétencourt pour une femme désirable est assez croquignolet. La romancière se paie même le luxe d'envoyer Adamsberg sur les terres d'Erlendur Sveinsson.
« de l'audace, toujours de l'audace » aurait dit Danton et Fred Vargas c'est sûr n'en manque pas. Vargas rencontre Indridason le lecteur est comblé!!
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Kittiwake
  23 mars 2015
Dès les premières lignes, on est rassuré, ils sont là : Adamsberg, Danglard, Retancourt et les autres, l'auteur n'a pas changé une équipe qui gagne. Pas d'angoisse, pas de doute, le plaisir sera au rendez-vous, et c'est parti pour une nouvelle aventure.
Aux grincheux qui toisent avec mépris la littérature de genre, et fustigent la construction en intrigues parallèles dont on sait qu'elles vont converger, si ce n'est pas nouveau, c'est plaisant (quand on aime les litchees, on n'arrête pas d'en manger parce qu'on en connait déjà le gout , au contraire!). Et dans le cas présent, on est fort curieux de savoir comment vont s'articuler un voyage en Islande qui a mal tourné et une société secrète qui voue un culte à Robespierre!
La noirceur des affaires m'empêche pas l'humour (l'intervention des secours sur le dénommé Marc est un régal).
Le récit est ponctué d'anecdotes historiques bien intégrées (pas d'effet de copié-collé comme on en lit quelquefois au risque de passer en diagonale sur l'énoncé : non, ici cela apporte un plus à l'intrigue) et cependant très instructives pour qui n'a pas eu de compo d'histoire depuis…..longtemps
Enfin on retrouve ce flirt subtil avec le fantastique, en équilibre sur une lisière ambiguë, bien caractéristique des polars vargassiens.
Un seul regret : il est fini et on devra attendre quelque temps avant de retrouver avec plaisir nos compagnons de lecture

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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cannibalector
  11 février 2016
Celeste est une vieille dame, elle a décidé de vivre seule dans une petite cabane, en pleine forêt. Pourtant, c'est elle qui régit la propriété de la famille Masfauré. Mais, heureusement, Marc veille sur elle, ainsi, lorsqu'elle lui demande d'aller chercher le fils de la famille, il n'hésite pas, fonce et le déniche dans une auberge en train de diner avec le capitaine Adamsberg et son équipe, mais Marc ne peut franchir la porte, il n'a pas de mains, c'est un sanglier! En pressant son groin contre la fenêtre, il finit par attirer l'attention et tous les convives se mettent à courrir derrière lui pour rejoindre Celeste.
Bienvenue, mesdames et messieurs, dans l'univers de Fred Vargas. Vous découvrirez, en outre, une pierre qui chauffe en Islande, ce qu'est " une sorcière qui compte", une association mystérieuse qui rejoue, en costume d'époque, la dernière année de la vie de Robespierre mais surtout, vous saurez, dans le village des Masfauré si les corvidés qui y logent sont des choucas mantelés ou des corbeaux freux.
Voyage en Absurdie, me direz vous?
Oui, un peu et aussi voyage onirique, voyage en Islande, voyage historique.
Tout cela se mélange dans un vrai polar avec des meurtres, une enquête
et plusieurs énigmes à résoudre.
Coktail donc, mais pas explosif, plutôt une mixture qui vous égare de la réalité et vous envoie vers des cieux embrumés où vous retrouverez le "pelleteux des nuages", le capitaine Adamsberg, et toute son équipe.
Cartésien pur et dur, adeptes de perpendiculaires et des angles droits,
passez votre chemin. " Temps Glaciaires" est une vraie "critique de la raison pure"
Kant à moi, j'ai beaucoup aimé mais ce n'est que mon humble avis.
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ibon
  02 juin 2015
Bien sûr, on retrouve les personnages que Vargas a si bien croqués lors de ses précédents romans: Adamsberg en commissaire plus proche du pelleteur de nuages que du chef d'équipe, Danglard le commandant érudit qui carbure au vin blanc, l'imposante Retancourt, Lucio le vieil Espagnol qui se gratte la piqûre d'araignée sur le bras perdu lors de la guerre d'Espagne tout en conseillant à Adamsberg de "chercher là où ça te gratte"...
Tous ces personnages me plaisent beaucoup mais je n'ai pas trouvé la mise en scène habituelle qui mets tout ce joli monde en action avec le suspense et le frisson. Hors c'est un peu ce que j'attends d'un polar.
Cependant, j'ai beaucoup appris sur Robespierre ,puisqu'il en est question dans la résolution des énigmes, et les passages sur l'Islande dans la brume m'ont paru forts intéressants mais trop courts et trop peu exploités dans la montée du suspense.
Après en avoir lu plusieurs, je pense que ce n'est pas ce que Vargas a fait de mieux. "L'homme à l'envers m'a paru bien supérieur.

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critiques presse (8)
Bibliobs   23 avril 2015
A partir de là, Fred Vargas déroule une intrigue qui envoûte, déroute, et comme à l’accoutumée relâche son lecteur à l’issue de 500 pages qu’il n’a pas vues se tourner.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Chatelaine   03 avril 2015
On a aimé pour l’univers et le ton uniques de Fred Vargas. Pour sa facilité à créer des ambiances si réalistes qu’on a l’impression d’y être.
Lire la critique sur le site : Chatelaine
LaPresse   30 mars 2015
Dans celui-ci comme dans bien d'autres, Adamsberg lance parfois les mots: «Je reviens». Il est bel et bien revenu.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Liberation   09 mars 2015
Fred Vargas n’a pas changé d’un poil, repart dans le froid en petit elfe frémissant.
Lire la critique sur le site : Liberation
LeFigaro   06 mars 2015
Inutile de tourner autour du pot: la recette est toujours efficace. Ce roman est encore un grand cru!
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeFigaro   04 mars 2015
Cette fois-ci, Fred Vargas fait voyager ses lecteurs entre l'Islande et Robespierre, mêlant les époques et les situations géographiques.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LesEchos   04 mars 2015
Avec Fred, ça part si vite qu'on n'en revient pas…
Lire la critique sur le site : LesEchos
Telerama   04 mars 2015
Malicieuse, Fred Vargas s'ingénie à perdre son lecteur entre brumes islandaises et souvenirs de Robespierre. Un objet de pure poésie.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (192) Voir plus Ajouter une citation
TorellionTorellion   04 décembre 2017
Il fallait prendre garde aux eaux silencieuses du commissaire, prendre garde à ce qu'elles ne vous encerclent puis ne vous absorbent avec lui.
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Josephine2Josephine2   15 mars 2015
Page 157
- On vous demande, insista Justin, d’aller retrouver là-bas, si la ruelle ou le parking ne sont pas un coupe-gorge, un inconnu qui parle comme un livre dont on ne sait pas s’il dit la vérité, ni s’il est vraiment président de cette association. Tout cela fait très conspirateur, cela sent son intrigue à l’ancienne.

- Je ne serai pas seul Justin, Veyrenc et Danglard viennent avec moi, ils m’aideront à faire le liant, l’enveloppement historique de la conversation.

- Le fond de sauce en quelque sorte, dit Voisenet.

- L’histoire n’est pas un fond de sauce, protesta Danglard.

- Pardon Commandant.

- Et en protection, continua Adamsberg, car on ne sait jamais en effet, cinq agents avec moi sur les arrières. C’est-à-dire vous seule, Retancourt. Attendez-nous dans le parking et suivez-nous. C’est le point dangereux du parcours.
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BazartBazart   03 mars 2015
Il vaquait, marchait sans bruit, il ondulait entre les bureaux, il commentait, arpentait le terrain à pas lent, mais jamais personne ne l’avait vu réfléchir. Il semblait aller tel un poisson à la dérive. Non un poisson ne dérive pas, un poisson suit son objectif. Adamsberg évoquait plutôt une éponge, poussée par les courants. Mais quels courants ? D’ailleurs d’aucuns disaient que, quand son regard brun et vague se perdait plus encore, c’était comme s’il avait des algues dans les yeux. Il appartenait plus à la mer qu’à la terre.
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ladesiderienneladesiderienne   26 juin 2015
- Danton était ami de Robespierre dès l'origine, un véritable patriote à la voix de géant, dévorant le monde et la vie, homme de cœur, homme de croyance, mais en même temps homme de sang, de femmes, de désirs et plaisirs, qu'il lui fallait bien payer, confondant son argent et celui de l’État, tractant avec la Cour. Tant qu'à profiter, profitons. Loyal et corrompu. Il a écrit des lettres d'amour confondantes à Robespierre. L'Incorruptible l'a envoyé à l'échafaud en avril 1794. Robespierre ne savait pas ressentir l'amitié, pas plus ses bienfaits que ses vices. Il n'acceptait sur sa fin que l'adulation, telle celle de son frère ou du jeune Saint-Just. L'excès de vie du grand Danton a dû finir par l’écœurer à un point indicible. Le puissant homme dominait l'assemblée sans forcer sa voix, tandis que l'étroit Robespierre devait s'époumoner.
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ladesiderienneladesiderienne   25 juin 2015
- A propos d'habits, dit Adamsberg, est-ce vous, Danglard, qui nous avez hier soir photographiés en tenue de députés du XVIIIe siècle ? Et qui avez diffusé ces images sur les portables de tous les agents de la brigade ?
- Parfaitement. Je nous trouvais très honorables.
- Mais tous ont ri.
- Le rire est une défense contre ce qui impressionne.
Vous avez, je vous le signale, beaucoup plu. Froissy est tombée amoureuse de vous dès 9 h 20 du matin. Cela perturbe la vision habituelle qu'ils ont de vous. Hommes ou femmes.
- Très bien, Danglard. Et qu'est-ce que j'en tire ?
- De l'ambiguïté.
Adamsberg avait l'habitude de rester sans réponse aux répliques se son adjoint.
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Vidéo de Fred Vargas
Deux ans après « Temps glaciaires », qui avait obtenu le Prix Landerneau du polar en 2015, Fred Vargas revient avec « Quand sort la recluse », nouvelle aventure du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg. Dans son journal, baptisé « Une très légère oscillation », Sylvain Tesson rassemble ses pensées sur le monde, ses aphorismes et quelques réflexions intimes. Patrice Franceschi, explorateur, lauréat du prix Goncourt de la nouvelle en 2015, préface « L'Aventure, le choix d'une vie ». Également sur le plateau, Laetitia Colombani, qui signe avec « La tresse » son premier roman. Rencontre à New-York avec l'écrivain culte Jay McInerney, auteur d'un nouvel ouvrage, « Les jours enfuis ».
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