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ISBN : 2253191078
Éditeur : Le Livre de Poche (08/04/2015)

Note moyenne : 3.49/5 (sur 174 notes)
Résumé :
« N'oubliez pas : la pâtisserie est une preuve d'amour. » Kathleen Eaden, L'Art de la pâtisserie, 1966.

Angleterre, de nos jours. Le concours pour élire la nouvelle Kathleen Eaden a commencé ! Cinq candidats sont en lice, réunis par une passion commune. Mais la confection d'un cheesecake ou d'un paris-brest ne suffit pas toujours à faire oublier les blessures et les peines.

Jenny, la cinquantaine tout en rondeurs, délaissée par son mar... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (81) Voir plus Ajouter une critique
Epictete
  16 avril 2015
J'aime la cuisine ; faire la cuisine (Mes amis et ma famille disent même que je me débrouille plutôt bien.) J'aime en partager le résultat et en profiter aussi (Mon tour de taille commence à en attester).
Mais je suis plutôt orienté sur les plats dits « salés » et non pas sur le « sucré ». Je ne confectionne pas et ne consomme que très peu de desserts sucrés.
Et me voici face à un livre qui traite de pâtisserie. Plus exactement d'un concours de pâtisserie, organisé par une grande chaîne pour remplacer Kathleen Eaden, auteur d'un livre de cuisine célèbre.
Le choix de l'auteur consiste à nous présenter les coulisses du concours mais vues du côté des participants. Des participants avec leur propre histoire, leur propre situation familiale et leurs propres névroses.
On va donc intercaler, chapitre après chapitre l'histoire de la vie de K. Eaden et les interrogations, les soucis de chacun des participants.
• Claire, une caissière mère célibataire.
• Jennifer, une mère qui a perdu le sens de sa vie qui consistait à cuisiner pour sa famille.
• Mike, seul homme du concours et qui ne présente pas un rôle exceptionnel dans le livre. C'est un veuf très attentif à l'éducation des enfants.
• Vicky, jeune femme un peu délaissé par son mari, avocat et gos travailleur.
• Karen, jeune mère de famille, un peu difficile à cerner.
Chacun d'entre eux va donc chercher à être désigné comme remplaçant(e) de Kathleen, jeune femme adulée dont la vie n'est peut-être pas aussi simple qu'il n'y paraît.
Ce livre est facile à lire car l'écriture est agréable, douce et nous fait vraiment prtager la vie de chacun des protagonistes. Les descriptions des desserts ( Les maisons en pain d'épice par exemple) sont très évocatrices.
Le fait d'avoir regardé quelques émissions culinaires sur des chaines spécialisées ou lors de concours aide certainement à la compréhension.
J'ai certainement moins adhéré que certains autres lecteurs adeptes de pâtisserie, même si la lecture est, comme je l'ai dit très agréable, mais j'ai fait une jolie découverte d'un style nouveau et inatendu.
Cet ouvrage navigue entre ce qui pourrait être un roman, une pièce de théatre, mais aussi une sorte de huis-clos très orienté sociologie.
Les éditions « Préludes » montrent à nouveau un flair très sûr avec cet hymne à la goumandise.
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Titania
  06 avril 2015
C'est un roman à 10000 calories qui a fait le délice de mon week-end ! Sucré ou salé, c'était la fête des nourritures du corps, pour coeurs blessés.
Ce roman de Sarah Vaughan, une jeune et talentueuse auteure britannique (et non la célèbre chanteuse de jazz à la voix ronde et enveloppante, que j'aime aussi d'ailleurs !) nous emmène dans les coulisses d'un concours de pâtisserie, mais pas seulement…
Elle entrelace deux histoires à deux époques différentes, celle de Kathleen Eaden, auteur d'un célèbre recueil de cuisine de référence des années 60, décédée récemment, et celles des cinq candidats au concours.
La triste histoire de Kathleen, à l'opposé de ses écrits célébrant la réussite de la vie de famille harmonieuse autour de réussites culinaires, ponctue les étapes du concours. C'est un festival de recettes toutes plus sympathiques les unes que les autres, qui sont évoquées avec les péripéties et aléas de la compétition...J'en avais presque de la farine dans les cheveux, et sur le bout du nez !
Les 10 mains dans la pâte sont celles De Claire, jeune mère célibataire, Vicky, l'ancienne institutrice qui n'arrive pas à avoir un deuxième enfant, Karen, la sportive obsédée par son physique, Jennifer l'épouse délaissée par Nigel qui prépare de façon obsessionnelle le marathon de Paris, et Mike le jeune veuf absorbé par l'éducation de ses enfants.
Chacun a des blessures à soigner, des couples en péril, des frustrations de toutes sortes, un manque certain de confiance en soi, dans l'avenir, dans les autres, et le concours agit aussi comme un révélateur de leur force intérieure.
ça nous rappelle qu'il y a plus d'enjeux que le simple fait de se nourrir dans la préparation d'un repas ou d'un dessert, c'est un rituel social de partage, un don, quelque chose comme une preuve d'amour.
Un délicieux moment de lecture, qu'un auteur britannique ait pu me faire saliver, j'en suis encore toute perplexe, et je remercie Babélio, l'éditeur et l'auteur de m'avoir fait partager ce petit bonheur du jour.
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fabienne2909
  26 juillet 2015
Amateurs de pâtisserie et de concours culinaires télévisés, ce roman est pour vous !
Un an après la mort de Kathleen Eaden, la figure emblématique de la chaîne d'épiceries fines Eaden&Fils, la marque décide d'organiser un concours pour lui trouver un remplaçant. Cinq candidats, Karen, Vicki, Claire, Jenny et Mike sont donc sélectionnés pour passer plusieurs épreuves de pâtisseries et de cuisine.
Mais derrière ces compétiteurs hors pair, il y a des personnes, le plus souvent un peu cabossées par la vie (à croire qu'il n'y a que les gens malheureux qui aiment passer leur temps à parfaire leurs techniques de pâtisserie ; c'est l'un des reproches que j'aurais à faire à ce roman) : Vicki qui cuisine pour oublier le peu d'affection que lui a donné sa mère même si cela l'éloigne de son jeune fils, Jenny, pour qui cuisiner en quantité c'est donner de l'amour, et souffre donc du rejet de son mari devenu athlète, Karen, qui cache ses troubles obsessionnels compulsifs et sa souffrance derrière des gâteaux, Chloé, mère célibataire qui essaie de garder la tête hors de l'eau, et Mike, veuf qui élève ses enfants (et qui est le grand négligé de ce roman, étrangement, alors que développer ce personnage aurait pu donner une profondeur supplémentaire au roman). Sans oublier Kathleen Eaden, qui n'était pas aussi heureuse de sa position de reine de la pâtisserie qu'on pourrait le croire.
Ainsi, « La meilleure d'entre nous » alterne développements sur chaque candidat, avec une tranche de la vie de Kathleen Eaden et de ses conceptions culinaires, et une étape du concours. le propos se concentre d'ailleurs plus sur les personnages que sur le concours, assez brièvement présenté, qui offre un cadre mais que l'on oublie bien vite.
Sans être un grand roman très bien écrit ni très original dans ses développements (j'ai regretté certains aspects caricaturaux des personnages et des situations : par exemple Karen la femme un peu facile par souffrance, qui tente de séduire un des jurés, lequel se prête facilement au jeu, après avoir testé ses effets sur Mike, ou bien Nigel, le mari de Jenny, qui se révèle être un mufle parfait lors de passages un peu superficiels), j'ai passé toutefois un agréable moment car ce roman se révèle être quelques grammes plus profond qu'une sucrerie fondant trop vite dans la bouche (même si la passion de la cuisine n'est pas vraiment envisagée autrement que sous l'angle familial, ce qui est dommage) : doit-on faire passer les autres avant ses propres envies ? Comment faire pour dépasser ses difficultés, changer sa vie ? Peut-on concilier vie professionnelle et vie familiale ?
« La meilleure d'entre nous » est donc un petit roman sans grande prétention, qui peut être une lecture agréable de vacances, une pause bienvenue entre deux ouvrages plus exigeants.
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Albertine22
  10 mars 2015
Après avoir cassé le symbole de l'encyclopédie sur pattes, je vais écorcher davantage encore la légende ! Je ne suis pas qu'un pur esprit qui se nourrit de littérature mais une gourmande qui regarde avec une attention religieuse (raillée par ma fille aînée) l'émission "le Meilleur Pâtissier". Ce concours nous fait découvrir de nouvelles recettes et au fil des semaines ,le spectateur voit se dévoiler la personnalité des candidats.
Sarah Vaughan imagine dans son roman un concours dont l'objectif est d'élire la nouvelle Kathleen Eaden. Cette femme a fait paraître en 1966 un livre "L'Art de la pâtisserie", rapidement devenue la Bible de nombreuses cuisinières. le style qui peut sembler suranné remplit pourtant d'aise les cinq candidats en lice : quatre femmes et un homme (grand oublié de la quatrième de couverture). Tous admirent l'auteur, icone parfaite qui allie classe, taille de guêpe et une vie ressemblant à un conte de fée.
Les épreuves vont se dérouler pendant l'hiver et le printemps 2012. Les "impétrants" doivent réaliser les grands classiques de Madame Eaden et de nombreux débuts de chapitre rappellent ceux-ci par des extraits du livre de cuisine : "une maison en pain d'épices est la version comestible d'une maison de poupée : un monde né de l'imagination d'une pâtissière- et réalisé grâce à un peu de sucre, d'épices, d'oeufs, de farine et de beurre... C'est, ou cela peut être la maison idéale".
le lecteur découvre peu à peu chacun des candidats, Sarah Vaughan nous plonge dans leur quotidien et nous amène à comprendre les raison de leur inscription à ce challenge. Jenny, la cinquantaine, voit ses filles quitter la maison pour leurs études dans le supérieur, son mari se jeter à corps perdu dans la course à pied comme pour nier les traces du temps qui passe. Elle voit dans ce concours un moyen de sortir de sa cuisine, de sa vie qui tournait autour du bien-être de sa famille. Vicky, jeune mère au foyer, a laissé de côté son métier d'institutrice pour s'occuper de son fils Alfie, trois ans. Elle ose à peine s'avouer que ce rôle lui pèse et cette échappée culinaire lui offre la bouffée d'oxygène dont elle a besoin. Claire, caissière au supermarché Eaden, élève seule Chloé, neuf ans et rêve de gagner le concours pour la prime qui lui permettrait d'offrir une vie meilleure à sa fille. Mike, jeune veuf, père de deux jeunes enfants, cherche sans doute à se prouver qu'il peut être, en plus d'un père, une "mère nourricière". La dernière candidate Karen, sans doute le personnage le plus intéressant,est celle qui se rapproche le plus de Kathleen Eaden : beauté parfaite et froide, peu encline aux confidences.
Les épreuves se déroulent au manoir de Bradley Hall, ancienne demeure de la cuisinière hors paire et les candidats loin de leurs proches se surpassent dans la préparation de brioches, tourtes, mignardises et autres délices sucrés. Dans ce tourbillon de farine et de sucre, des sentiments s'exaspèrent, des amitiés se nouent, des amours se font ou se défont, et les pages de ce succulent mille-feuille littéraire se dévorent avec délectation. Les personnages sont entièrement crédibles, leurs histoires attachantes et il est difficile de se détacher de ce roman. A la fin du récit, seul un candidat sera récompensé mais tous auront mis au clair leur situation personnelle.
Après "Un parfum d'herbe coupée" de Nicolas Delesalle, les éditions Préludes nous offrent un nouveau roman, résolument contemporain mais qui explore avec intelligence les relations toujours complexes que nous entretenons avec notre famille , et cette notion tellement prégnante dans notre société qu'il faut tendre sans arrêt à la perfection dans tous les domaines.
Une excellente lecture !
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iris29
  15 septembre 2015
Un petit roman qui l'air de rien, dit beaucoup de choses , voilà comment je qualifierais ce livre.
A l'occasion d'un concours de pâtisserie organisé en hommage à Kathleen Eaden ,( laquelle a écrit un livre mythique sur la pâtisserie en 1966), cinq candidats vont s'affronter et évoluer dans leur vie.
On a Jenny, femme au foyer , la cinquantaine , négligée par son mari, Vicki qui élève son fils mais aimerait bien retravailler, Claire ,caissière, très jeune mère célibataire ,aux fins de mois difficiles , Karen la quarantaine parfaite, et Mike , jeune voeuf , avec deux enfants.
Il y a de jolies choses dans ce roman , ce que j'ai préféré étant les extraits du livre de Kathleen Eaden , si élégants, , alléchants, gourmands et en même temps si désuets. Non pas qu'ils soient démodés , c'est juste que la société (et le rôle tenu par les femmes) ,a changé .
Les passages décrivant les pâtisseries ,brioches, pains et autres gâteries, sont absolument divins...
Le bémol, c'est la multiplicité des personnages ... du coup, l'empathie (ou le phénomène d'identification que l'on peut avoir pour les personnages ), est dilué .
Peut-être aussi , de petits problèmes de traduction..... (je cite , page 133): "Ses enfants l'ont à peine vue - étant inscrits à la cantine, ils ne rentrent pas du lycée avant vingt et une heure."
Je ne savais pas que les lycées privés anglais gardaient leurs élèves jusqu'à 21h....Vu l'heure, 'j'ose espérer qu'ils y ont fait tous leurs devoirs!...
Enfin , vous me permettrez un petit message personnel aux éditions Préludes...Mais qui est le directeur artistique qui a "pondu" une couverture aussi laide !!! Avec tous les gâteaux mentionnés dans ce roman , c'était tellement facile de photographier un Paris-Brest , des macarons, , une tarte au citron etc...
Non vraiment ,quel manque de gourmandise!
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
tantquilyauradeslivrestantquilyauradeslivres   20 août 2015
Il existe de nombreuses raisons de faire la cuisine : recevoir, créer, impressionner, nourrir, chercher qui l’on est et, parfois, il faut bien le reconnaître, parfaire cet art. Mais souvent nous cuisinons pour assouvir une faim qui serait plus sûrement rassasiée par un simple geste de l’être cher. Nous cuisinons pour aimer et être aimé.
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iris29iris29   14 septembre 2015
On en apprend long sur les gens grâce au contenu de leur caddie . On ne repère pas seulement les boulimiques ou les alcooliques , mais aussi les obsessionnels , ceux qui s'en tiennent rigoureusement à leur liste , ceux qui ne cuisinent jamais et ceux qui cuisinent sans relâche.
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PalmyrePalmyre   09 mars 2018
Un biscuit fait maison est une œuvre de toute beauté. Léger et éphémère, sucré et savoureux, il doit fondre sur la langue et donner à vos invités le désir d'en déguster d'autres.
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iris29iris29   23 octobre 2017
"Je suis sincèrement convaincu que les gâteaux rendent notre existence meilleure."

Dan Lepard , Short & sweet.
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NATBNATB   04 avril 2015
Cuisiner est un moyen de choyer ceux que l'on aime.De développer un talent plaisant et désirable.Cuisiner permet de découvrir de nouvelles saveurs, de nouvelles cultures, de vous former l'esprit et de vous ouvrir à d'autres univers.
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